Saint-Antoine-du-Rocher

commune française du département d'Indre-et-Loire

Saint-Antoine du-Rocher
Saint-Antoine-du-Rocher
Saint-Antoine-du-Rocher, dolmen de la Grotte aux Fées.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Intercommunalité Communauté de communes de Gâtine et Choisilles - Pays de Racan
(siège)
Maire
Mandat
Claude Pain
2020-2026
Code postal 37360
Code commune 37206
Démographie
Gentilé Rocantoniens
Population
municipale
1 717 hab. (2018 en augmentation de 7,18 % par rapport à 2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 49″ nord, 0° 37′ 52″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 127 m
Superficie 24,23 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Tours
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Château-Renault
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Antoine du-Rocher
Liens
Site web saint-antoine-du-rocher.fr

Saint-Antoine-du-Rocher est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Rocantoniens et Rocantoniennes.

GéographieModifier

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Saint-Antoine-du-Rocher.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 11,41 km, comprend un cours d'eau notable, la Choisille (0,412 km), et sept petits cours d'eau dont le Saulay (7,921 km)[1],[2].

La Choisille, d'une longueur totale de 26,1 km, prend sa source à 149 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Nouzilly et se jette dans la Loire à Saint-Cyr-sur-Loire, à 42 m d'altitude, après avoir traversé 8 communes[3]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 1] et 2[Note 2] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [4],[5]. Sur le plan piscicole, la Choisille est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[6].

Deux zones humides[Note 3] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Choisille du Moulin d'Abas au Moulin Gruet » et « l'étang du Pin »[7],[8].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-Antoine-du-Rocher est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[9],[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,9 %), forêts (23,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,7 %), prairies (4,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,7 %), zones urbanisées (2,8 %), cultures permanentes (1 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

HistoireModifier

Les seigneurs de Saint-Antoine-du-Rocher : Pierre des Croix, mort après 1535 marié avec N... N... Leur fils : Jean des Croix, marié avec Anne de La Trémoïlle Leur fille : Bénigne des Croix, mariée avec René de Coutances, mort en 1602 seigneur de Baillou.

Une autre branche non rattachée à la première. Nicolas des Croix, fils d'Antoine des Croix et de N... N... marié avec Antoinette Bouju, fille d'Antoine Bouju, seigneur des Pastis et Guyonne Goyet, dame de La Brèche.

La paroisse très tôt attestée, se nommait Saint Pierre de Belle-Vallée. C'est la présence d'un ermite, Antoine, retiré dans une grotte située au milieu des bois, qui a fait préférer le nom du saint. Selon la légende, le saint Antoine de Touraine serait venu en Gaule vers 543.

Une source, se trouve à proximité de la grotte dédiée à saint Antoine de Touraine ; elle a la réputation de guérir les problèmes de peau. Selon la légende, cette fontaine serait interdite aux femmes car saint Antoine de Touraine n'ayant jamais connu les désirs de la chair, avait interdit l'accès de la fontaine aux femmes sous prétexte d'en troubler la pureté.

Les mégalithes de l'extrême sud de la commune, représentent les vestiges les plus anciens de Saint-Antoine. Le plus important, dit "la grotte aux Fées", est composé de trois tables d'environ 6 m sur 5 m. Le nom de ce dolmen indique qu'une légende s'attache à son origine. Trois créatures féminines auraient bâti l'édifice en une nuit ; si l'on s'avisait de déplacer les pierres, celles-ci reprendraient leur place en une nuit. Une autre tradition veut que les fées aient élu domicile à l'intérieur du dolmen.

Au chevet de l'église paroissiale est une grande verrière (= vitrail) du XVIe siècle représentant la fontaine de vie. La croix est dressée au milieu d'un pressoir où tombe en jets le sang du Christ. Ce sang vermeil s'échappe de la cuve par quatre mascarons qui figurent les attributs des quatre évangélistes. Les apôtres, la Vierge et sainte Madeleine contemplent une scène qui trouve toute sa résonance dans un pays de vignoble.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Le Rocher[16].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifsModifier

 
La mairie de Saint-Antoine-du-Rocher.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Marsaud André   Maire Honoraire
1893 1904 Berruer François    
1904 1906 Sevault Louis    
1906 1919 Dufresne Louis    
1919 1921 Lesourd Louis    
1921 1925 Coutard Louis    
1925 1935 Niepceron Armand    
1935 1943 Huvet Julien    
1943 1944 Holstein Gaston    
1944 1948 Vassor Jacques    
1948 mai 1953 Constantin Georges    
mai 1953 1978 Vassor Jacques    
1978 1980 Picard Gabriel    
1980 1981 Muller Gérard    
1981 mars 1989 Blanot Raymond    
mars 1989 juin 1995 Marsaud André    
juin 1995 mars 2001 Dhénin Daniel    
mars 2001 mars 2008 Jack Lissandre    
mars 2008 mars 2014 Suzel Rouméas    
mars 2014 mai 2020 André Meulot UMP-LR Ingénieur
mai 2020 En cours Claude Pain DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[17].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2018, la commune comptait 1 717 habitants[Note 6], en augmentation de 7,18 % par rapport à 2013 (Indre-et-Loire : +1,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630610598539676670671691770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
719715666693691728778794762
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
751720651669671631609620671
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
7196606798189241 0961 2461 4851 670
2018 - - - - - - - -
1 717--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Saint-Antoine-du-Rocher se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Saint-Cyr-sur-Loire.

L'école primaire accueille les élèves de la commune.

Lieux et monumentsModifier

EducationModifier

Saint Antoine du Rocher dispose d'une école maternelle et élémentaire. Le collège de rattachement est celui de Neuillé-Pont-Pierre.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  2. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  3. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 4 février 2019).
  2. « Carte hydrologique de Saint-Antoine-du-Rocher », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019).
  3. « Fiche Sandre - la Choisille », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019).
  4. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019).
  5. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019).
  6. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019).
  7. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 4 février 2019).
  8. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 4 février 2019).
  9. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  15. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Cass
  17. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.