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Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne

syndicat professionnel français

Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne - SPIIL
Logo de l'organisation
Situation
Création octobre 2009
France 8 passage Brulon
75012 Paris
Langue Français

Site web spiil.org

Le syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL) est un syndicat professionnel français créé en octobre 2009 afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants.

Il est fondé par les responsables de sept éditeurs de presse : @rrêt sur images, Bakchich, Indigo Publications, Médiapart, Rue89, Slate.fr et Terra Eco. En 2010, il compte une soixantaine de membres.

Sommaire

HistoireModifier

CréationModifier

L'une des dispositions de la loi Hadopi, adoptée en mai 2009, officialise la création du « statut d'éditeur de presse en ligne »[1]. Celui-ci est délivré par la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP). Le numéro de commission paritaire reçu par les sites d'information leur permet d'obtenir des aides de l'État jusque-là réservés à la presse écrite. En octobre 2009, des sites d'information français uniquement présents sur le web (dits « pure players »), fondent le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL). Ils estiment que leur propre syndicat professionnel sera plus efficace que le Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste), qui rassemble les grands groupes de presse français, pour défendre leurs spécificités[2],[3].

Selon le site officiel du syndicat, son but est de « procéder à l'étude, à la représentation et à la défense des intérêts professionnels, économiques, déontologiques, matériels et moraux des éditeurs de presse en ligne indépendants, généralistes ou spécialisés »[4]. Les sites adhérents doivent être indépendants et compter au moins un journaliste professionnel employé à plein temps[5].

La première assemblée générale du SPIIL se tient en octobre 2009. Maurice Botbol du groupe Indigo Publications est désigné comme président. La vice-présidence revient à Laurent Mauriac, directeur général du site Rue89. Edwy Plenel, fondateur de Médiapart, occupe les fonctions de secrétaire général ; Éric Leser, directeur général de Slate.fr, celles de trésorier. Les autres membres sont Nicolas Beau de Bakchich, Walter Bouvais de Terra Eco et Daniel Schneidermann du site @rrêt sur images[2].

DéveloppementModifier

En l'espace d'un an, les sept sites fondateurs sont rejoints par une soixantaine de sites web[5].

En décembre 2012, Pierre Haski, président de la société Rue89, informe le président du SPIIL de son départ du syndicat « à la demande de son actionnaire ». Le site a été racheté un an auparavant par le groupe Perdriel auquel appartient l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur[6].

FinancementModifier

Les membres du SPIIL bénéficient des aides de l'État, au même titre que la presse écrite, ainsi que du soutien financier du Fonds d'aide au développement des services de presse en ligne (SPEL). Le fonds est créé à la suite des États généraux de la presse écrite et mis en place en 2009 par un décret. Il doit attribuer 60 millions d'euros d'aides sur une période de trois ans, sous forme d'avances remboursables et de subventions[7]. 15,4 millions d'euros sont attribués en 2009, dont 5 % à la presse en ligne[5].

CommunicationModifier

Activité de lobbyingModifier

Auprès de l'Assemblée nationaleModifier

Le SNPIIL est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. Le syndicat déclare à ce titre qu'en 2012, les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont inférieurs à 10 000 euros[8].

Auprès des institutions de l'Union européenneModifier

Le SNPIIL est inscrit depuis 2011 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2015 pour cette activité des dépenses d'un montant de 1 000 euros[9].

Notes et référencesModifier