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Luxé

commune française du département de la Charente

Luxé
Luxé
Mairie de Luxé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Boixe-et-Manslois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays manslois
Maire
Mandat
Armand Beaufort
2014-2020
Code postal 16230
Code commune 16196
Démographie
Gentilé Luxéens
Population
municipale
722 hab. (2016 en diminution de 7,08 % par rapport à 2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 37″ nord, 0° 07′ 01″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 98 m
Superficie 12,17 km2
Localisation

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Luxé est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Luxéens et les Luxéennes[1].

Sommaire

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

Luxé est une commune située à 5 km à l'ouest de Mansle et 27 km au nord d'Angoulême. Luxé est aussi à 8 km à l'est d'Aigre, 11 km au nord de Saint-Amant-de-Boixe et 16 km au sud de Ruffec[2].

La route principale est la D 739 entre Mansle et Aigre, qui franchit la Charente et passe à Luxé Gare. La N 10 entre Angoulême et Poitiers passe à l'est de la commune, à 6 km du bourg[3].

La ligne Paris-Bordeaux traverse la commune et franchit aussi la Charente. La gare de Luxé, située sur la rive gauche et la route de Mansle est desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-ditsModifier

La commune comporte quelques hameaux : la Folatière est située à l'est et domine la Charente. Sur l'autre rive, faisant face au bourg, se situent Luxé Gare, Séhu et les Loges. Enfin, à l'ouest et s'étageant sur la rive droite du fleuve, on trouve la Terne[3].

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Luxé
Ligné Juillé Fontenille
Fouqueure   Saint-Groux
Villognon Cellettes

Géologie et reliefModifier

La commune est située sur des terrains calcaires qui datent du Jurassique supérieur (Oxfordien au nord, Kimméridgien au sud). Sur quelques zones des plateaux (bois du Breuil et bois de Monbourg), on trouve des colluvions sous forme de grèzes argileuses et graviers datant du quaternaire, ainsi que sur les bords de la vallée de la Charente (Luxé-Gare et le bois de la Garenne). La vallée elle-même est couverte d'alluvions (argile sableuse et tourbe)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un bas plateau traversé par la vallée de la Charente. Le point culminant est à une altitude de 98 m, situé sur la limite sud-est. Le point le plus bas est à 52 m, situé le long de la Charente sur la limite aval. Le bourg, construit au bord de la vallée sur la rive droite du fleuve, est à 65 m d'altitude[3].

HydrographieModifier

 
Le pont sur la Charente, à la Terne

La Charente, section entre Mansle et Angoulême, traverse la commune et sépare Luxé-Gare du bourg, situé sur la rive droite. Sur la rive gauche, on trouve deux étangs.

Le Bief[7], ruisseau descendant de Courcôme, limite la commune à l'ouest et se jette dans la Charente près du bourg.

Un ruisseau intermittent, les Acourants, descend de Fontenille et traverse aussi la commune avant de se jeter dans la Charente près du bourg, mais à l'est[3].

ClimatModifier

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

ToponymieModifier

Les formes anciennes sont Luxiaco au XIIIe siècle[8],[Note 1], Lussiaco, Lussec, Luissec[9].

L'origine du nom de Luxé remonterait à un nom de personne gallo-romain Luxus ou prénom romain Lucius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Luxiacum, « domaine de Lucius »[10],[11].

Luxé est à peine au nord de la limite des noms en -ac (au sud de la France) et des noms en , -ay ou -y (au nord), qui traverse la France d'ouest en est et le nord-ouest du département de la Charente entre Rouillac/Montigné et Bernac/Londigny[3].

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Luxé possède de nombreux vestiges antiques.

Au nord de la commune, on trouve de nombreux dolmens et tumuli qui sont des nécropoles préhistoriques : dolmen et tumulus de la Folatière, dolmen de la Maison de la Vieille, de la Motte de la Garde, non loin des dolmens des Pérottes.

La Terne était un site gallo-romain, situé sur un embranchement de la voie d'Agrippa de Lyon à Saintes en provenance de Chassenon. Au XIXe siècle, l'archéologue Jean-Hippolyte Michon y a retrouvé les ruines d'un petit théâtre, recouvertes par la route de Mansle[12].

Article connexe : Via Agrippa (Saintes-Lyon).

De l'époque romaine, on trouve aussi sur le plateau de la Haute Terne les vestiges d'un sanctuaire, et des structures liées à un habitat. On a aussi retrouvé sur tout le territoire communal de nombreuses céramiques, tegulae, monnaies romaines et gauloises, argile sigillée et quelques statuettes, montrant que la Terne était un site important[13].

Moyen Âge et Ancien RégimeModifier

Luxé était dans la terre de Montignac et faisait partie du domaine des comtes d'Angoulême.

Dans le premier quart du XIe siècle, le comte Guillaume d'Angoulême en aliéna une partie en faveur de l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe, qui prit de l'extension au siècle suivant. Mais après les guerres du Moyen Âge, l'abbaye ne possédait plus rien à Luxé au milieu du XVIe siècle.

Pendant que le fief ecclésiastique déclinait, il s'en était formé un autre. Dès l'année 1248, en récompense de services rendus, Guillaume de Valence, seigneur de Montignac, avait accordé divers privilèges à Jean de Luxé et à son frère Pierre. Cette charte de 1248 a été remise en question en 1299, et le seigneur de Montignac, Aymar de Valence, a laissé à celui de Luxé le droit de haute, moyenne et basse justice en lui retirant son droit de châtelain. Ce n'est qu'en 1467 que le seigneur de Montignac, Jean de La Rochefoucauld, « donna plein pouvoir à Giraud de Barro d'édifier et fortifier ainsi que bon lui semblerait sa maison de Luxé, en la châtellenie de Montignac ». C'est donc à Giraud de Barro qu'est due la construction du château dont il ne subsiste que deux tours en ruines et un reste de courtine.

La Haute Terne était un emplacement idéal pour construire un château, mais la Terne fut choisi comme limite entre les deux châtellenies de Montignac et de Marcillac[Note 2].

Dix ans plus tard, en 1477, Luxé fut partagé entre Jean de Barro et Jacques de la Madeleine. Une des parties fut vendue à Merlin de Saint-Gelais, chevalier, seigneur de Saint-Séverin. La famille Saint-Gelais conserva Luxé pendant la plus grande partie du XVIe siècle. Au XVIIe siècle, Philippe de Lesmerie, sieur de la Grave, était le seigneur de Luxé.

La Terne était, au Moyen Âge, le siège d'un prieuré fondé par l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe au XIIe siècle. L'église, située sur le bord oriental du plateau, a été démolie à la Révolution.

Les plus anciens registres paroissiaux de la commune remontent à 1687[14].

Temps modernesModifier

Au début du XXe siècle, l'industrie était représentée par une fabrique de pneus et plusieurs fours à chaux. Les moulins de Pours, la Grave et la Terne n'étaient plus en fonctionnement depuis le XVIIIe ou XIXe siècle.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était aussi desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes, transversale, allant de Saint-Angeau à Segonzac, et qui passait par Mansle[14].

AdministrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Paul Pelletier    
1989 2008 Patrick Favreau    
2008 2014 Michel Mamy SE Retraité Fonction publique
2014 En cours Armand Beaufort SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2016, la commune comptait 722 habitants[Note 3], en diminution de 7,08 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
983586694957913893909852824
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
884898924972981907867749759
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
705844775811753746752806795
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
777710751733756783787790732
2016 - - - - - - - -
722--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Luxé en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90  ans ou +
4,0 
14,0 
75 à 89 ans
18,7 
18,9 
60 à 74 ans
19,3 
21,4 
45 à 59 ans
17,8 
16,0 
30 à 44 ans
16,1 
12,1 
15 à 29 ans
13,4 
16,3 
0 à 14 ans
10,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[21].

Équipements, services et vie localeModifier

 
Le centre culturel et sportif.

EnseignementModifier

Luxé possède une école primaire publique comprenant trois classes (une maternelle et deux élémentaires). Le secteur du collège est Aigre[22].

Vie locale et associationsModifier

La commune possède un centre culturel et sportif (judo et musique).

TransportsModifier

La commune est desservie par les navettes TER qui circulent entre Poitiers et Angoulême.

Article détaillé : Gare de Luxé.

La future LVG (ligne à grande vitesse) Sud-Europe-Atlantique traversera la commune (début des travaux en 2011). En 2008 les élus de Luxé se sont rassemblés à l'initiative des élus du Pays Ruffécois avec 17 communes du Nord Charente et 5 des Deux-Sèvres en une fédération qui demande des compensations aux nuisances que va leur apporter la LGV Sud Europe Atlantique[23].

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine civilModifier

 
Fragment de peinture du plafond de l'église

Tout un ensemble néolithique qui est composé du tumulus de la Folatière, du dolmen de la Folatière, du dolmen dans le tumulus dit la Motte-de-la-Garde et du dolmen de la Maison de la Vieille[24],[25],[26],[27].

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Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La forme Luciaco est celle de Lussac, près de Chasseneuil.
  2. Le nom Terne dérive peut-être du mot bas latin féminin terminis : borne, limite.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 24 janvier 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Bief (R2010500) » (consulté le 11 mai 2012)
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 81,121,284
  9. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols, , 588 p., p. 94
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 401.
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 194-196
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 143-146
  14. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 223-224
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Evolution et structure de la population à Luxé en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  22. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 6 juillet 2012)
  23. journal Sud-Ouest du 26 juillet 2008
  24. « Tumulus de la Folatière », notice no PA00104403, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Dolmen de la Folatière », notice no PA00104400, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Dolmen dans le tumulus dit La Motte-de-la-Garde », notice no PA00104402, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Dolmen de la Maison de la Vieille », notice no PA00104401, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Catillus Carol, « Luxé », (consulté le 24 janvier 2015)