Les Mystérieuses Cités d'or (série télévisée d'animation, 1982)

série d'animation franco-japonaise
Les Mystérieuses Cités d’or
Description de l'image cites-d-or.jpg.
Titre original 太陽の子エステバン
Translittération Taiyō no ko Esuteban
Genre Animation
Aventure
Fantasy historique
Création Jean Chalopin
Mitsuru Kaneko
Mitsuru Majima
Sōji Yoshikawa
Production MK Production (Japon)
DIC (France)
Musique Haim Saban, Shuki Levy, Ryuji Sasai (V.F.)
Nobuyoshi Koshibe (V.J.)
Pays d'origine Drapeau de la France France
Drapeau du Japon Japon
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Chaîne d'origine NHK (Japon)
Antenne 2 (France)
RTL Télévision (Luxemboug)
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 39
Durée 28 minutes
Diff. originale

Les Mystérieuses Cités d’or (太陽の子エステバン, Taiyō no ko Esuteban?, litt. « Esteban, l’enfant du Soleil ») est une série télévisée d’animation franco-nippo-luxembourgeoise en 39 épisodes de 28 minutes, diffusée initialement sur la chaîne NHK au Japon à partir du .

En France, la série est diffusée sur Antenne 2 à partir du dans l'émission Récré A2 ; au Canada, elle est diffusée à partir du à la Télévision de Radio-Canada.

La série est librement adaptée du roman La Route de l'or (The King's Fifth, 1966) de Scott O'Dell, une fiction historique qui met en scène la découverte et l'exploration de l'Amérique.

En 2012, soit trente ans plus tard, une nouvelle série basée sur celle de 1982 est mise en production. Bien qu'issue d'une équipe de production totalement différente, elle reprend l'histoire là où la série originale s'arrêtait. Elle est aussi nommée Les Mystérieuses Cités d'or et ses saisons sont numérotées à partir de la saison 2.

SynopsisModifier

AccrocheModifier

« Le XVIe siècle.
Des quatre coins de l'Europe, de gigantesques voiliers partent à la conquête du Nouveau Monde.
À bord de ces navires, des hommes, avides de rêve, d'aventure et d'espace, à la recherche de fortune.
Qui n'a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes, ou d'une richesse soudaine qui se conquerrait au détour d'un chemin de la Cordillère des Andes ?
Qui n'a jamais souhaité voir le Soleil souverain guider ses pas, au cœur du pays Inca, vers la richesse et l'histoire des Mystérieuses Cités d'or ? »

— Texte de l'accroche du générique de début de chaque épisode, rédigé par Jean Chalopin et lu par l'acteur Michel Paulin[1],[2],[3],[4],[5],[6].

Résumé détailléModifier

De l'Espagne au Nouveau MondeModifier

 
Barcelone au XVIe siècle.

L'histoire commence en 1532 à Barcelone, durant le Siècle d'or espagnol.

Esteban, un jeune orphelin âgé d'une douzaine d'années vit dans un monastère de la ville. Il est populaire auprès des habitants car il semble être capable d'influencer l'apparition du Soleil ; mais il est aussi sujet à une forte acrophobie (phobie des lieux élevés).

À la mort du père Rodriguez, le supérieur du monastère qui est aussi le père adoptif d'Esteban, ce dernier est approché par un navigateur espagnol, Mendoza, qui l'a suivi jusque dans le monastère. Il l'aborde pour une raison très précise : le médaillon d'Esteban, que le marin a remarqué au cou de l'enfant. Mendoza offre ensuite de l'embarquer à bord de l’Esperanza, un galion sur le point de partir vers le Nouveau Monde à la recherche des légendaires Cités d'or. À cette occasion, Esteban apprend une partie de sa propre histoire, qu'il ignorait jusque-là : dix ans auparavant, Mendoza était membre de l'expédition de Magellan vers le Nouveau Monde, et assista au naufrage d'un navire menacé par une violente tempête dans l'océan Pacifique. Ceinturé d'une corde, il avait alors plongé puis nagé vers l'épave pour secourir un bébé (Esteban) des bras de son père, juste avant que l'embarcation ne sombre dans les flots. Esteban accepte de le suivre.

 
L’Esperanza est un galion espagnol directement calqué sur le Golden Hind, navire anglais dont la réplique contemporaine (mouillant ci-dessus dans le port côtier de Brixham) apparaît dans le documentaire suivant le deuxième épisode[7].

Au cours du voyage à bord de l’Esperanza, Esteban se lie d'amitié avec Zia, une jeune fille Inca enlevée lorsqu'elle avait sept ans dans les Andes sur ordre du cruel conquistador espagnol Francisco Pizarro. Élevée à la cour d'Espagne, elle parle couramment espagnol. Mais sa présence sur le navire n'est pas volontaire : elle a été amenée par Mendoza sur ordre du seigneur Gomez, présent sur le navire, qui travaille lui-même pour Pizarro. Quand le navire aura atteint les Amériques, elle doit aider à déchiffrer les quipus incas pour le compte de Gomez.

Rapidement, Esteban et Zia découvrent qu'ils possèdent chacun un pendentif identique, nommés les « médaillons du Soleil » et censés être les clés de l'une de ces mystérieuses « Cités d'or ». Toutefois la partie centrale du médaillon d'Esteban manque : elle est gardée par Mendoza depuis le jour où il l'a sauvé des eaux. Il semble également que les pères respectifs des deux enfants aient une histoire liée aux Cités d'or. Cependant, ils sont découverts sur le bateau le premier jour et le capitaine du navire, Gaspard (qui n'est pas au courant de l'utilité de leur présence) menace de les « balancer par-dessus bord », comme le veut la coutume marine. Mais Mendoza les prend sous sa protection, après avoir ridiculisé le capitaine d'infanterie, ce qui crée d'emblée une vive tension entre le navigateur et les officiels du vaisseau.

Au terme de la traversée de l’Atlantique, et après avoir franchi le détroit de Magellan à l'extrême sud du continent américain, une prouesse nautique dirigée par Mendoza — considéré dès le départ comme le seul capable de passer ce point périlleux —, une trombe marine détruit presque entièrement l’Esperanza, alors que les deux enfants sont dans le même temps injustement emprisonnés dans la cale. Grâce au canot de sauvetage du navire, l'équipage de l’Esperanza parvient à fuir le galion, condamné. Il reste cinq personnes sur l'épave : Mendoza, Sancho et Pedro (des deux comparses de Mendoza), Esteban et Zia. Ceux-ci dérivent pendant plusieurs jours sur l'épave flottante, avant d'échouer dans l'archipel des Galápagos.

Leur escale en ce lieu les amène à rencontrer Tao, un jeune garçon amérindien qui affirme être le dernier descendant du peuple de Mu, un légendaire empire antique à la technologie très avancée, qui semble-t-il a été totalement englouti il y a plusieurs siècles dans des conditions obscures. D'abord hostile à la présence des adultes Blancs sur son île, Tao finit toutefois par se joindre au groupe dans leur voyage. Avant de partir avec eux, et comme pour signifier l'aspect irrévocable de sa décision, il met le feu à l'ensemble des cabanes qu'il a construites sur l’île où il habitait depuis son enfance. Il n'emporte avec lui que son encyclopédie ancestrale, ainsi qu'un mystérieux vase en or, hermétiquement clos, qui se transmet dans sa famille depuis des générations. Il est aussi accompagné par son fidèle perroquet vert, Pichu, qui porte une crête caractéristique du cacatoès.

Le navire Solaris et le fort de TumbesModifier

 
Le dieu Viracocha, tel que représenté dans la salle du vaisseau Solaris.

Aux Galápagos, les voyageurs découvrent le navire Solaris, libéré des entrailles de la terre. Immense navire à la technologie futuriste, c'est une relique de l'empire de Mu qui fonctionne à l'énergie solaire.

En utilisant ce navire merveilleux, les voyageurs arrivent rapidement au Pérou, accostant à Tumbes. Cependant, ils sont immédiatement repérés par l'armée espagnole du général Alvarez, qui assiège le Solaris et soupçonne ses passagers d'être des pirates, eu égard à l'apparence tout bonnement extraordinaire du navire. Mendoza tente de retourner la situation en rappelant à Alvarez qu'il arrive d'Espagne avec l'ordre officiel de remettre Zia au gouverneur général Pizarro, qui se trouve précisément au fort de Tumbes.

Les prisonniers sont alors conduits devant le gouverneur Pizarro, qui confirme à Alvarez qu'il attend effectivement l'arrivée de cette enfant. Il vient personnellement au contact de Zia et lui ordonne de traduire le « quipu d'or », qu'elle seule semble capable de déchiffrer, présumé contenir les indications concernant l'emplacement d'une Cité d'or. Comprenant que la Cité se trouve juste à côté de son village d'origine, Zia refuse d'en délivrer la moindre traduction. Pizarro, sur le point de mandater Alvarez pour torturer la jeune fille afin de la faire parler, est interrompu par Mendoza qui intrigue pour obtenir l'autorisation de lui délier la langue. Pizarro lui accorde la nuit pour achever cette tâche, les autres prisonniers étant jetés au cachot. Mendoza profite de l'occasion pour incendier la poudrière, permettant ainsi la libération des prisonniers, que l'on charge d'éteindre l'incendie. Esteban, Tao, Pedro, Sancho et les Incas captifs s'évadent alors au milieu de la cohue, tandis que Mendoza organise seul l'évasion de Zia. Les protagonistes se retrouvent sur le Solaris et peuvent à nouveau reprendre la mer.

Pour venger cet affront et récupérer Zia, Pizarro ordonne le pillage et l'incendie du village inca duquel sont originaires les prisonniers évadés. C'est alors que l'on voit la réapparition de Gomez et de Gaspard à bord de la San Miguel, un galion qui les a secourus dans le Pacifique. Le navire sous pavillon espagnol engage alors une bataille navale contre le Solaris, mais ce dernier en sort largement vainqueur, en raison de sa voile solaire qui accélère considérablement son allure et qui permet aussi d'incendier les voiles adverses par réflexion de la lumière et de la chaleur du Soleil. Une fois hors de portée, les voyageurs réemploient cette arme étonnante près de la côte pour forcer la retraite de l'armée du village inca.

Les voyageurs se rendent ensuite au chevet des Indiens souffrants, ce qui laisse le temps aux Espagnols d'assiéger à nouveau le Solaris, exigeant Zia en contre-partie. Néanmoins Gomez, qui dirige le siège, trahit rapidement sa promesse de ne plus toucher au village inca sitôt que Zia lui a été livrée, ne laissant pas d'autre choix à Tao, qui a entre-temps rejoint clandestinement le Solaris, que de détruire son propre bateau. Pour empêcher les tirs de canons en provenance du galion espagnol, il actionne le dernier levier du Solaris, qui agit alors comme un bombe en s’auto-détruisant, anéantissant dans le même temps le navire espagnol contigu. Tao et Zia, qui s'étaient réfugiés dans la cabine de pilotage indestructible du Solaris sont épargnés, ainsi que Gomez et Gaspard.

Au pays incaModifier

 
Le village du « Vieux Pic » fait ouvertement référence au Machu Picchu[8], vaste complexe agraire, urbain et religieux de l'Empire et de la civilisation inca[note 1].

En empruntant un passage souterrain, les six protagonistes parviennent à semer les hommes de Pizarro qui les poursuivaient. Le souterrain est gardé par un prêtre centenaire, le seul à savoir comment dégager la voie qui permet de se rendre de l'autre côté du fort espagnol. Néanmoins, l'ouverture de ce passage entraîne l'écroulement de la forteresse et la mort du vieux prêtre, qui tient à mourir au cœur de son temple.

Les trois enfants, séparés des trois adultes par les circonstances, arrivent au village de Zia, étonnamment désert. Mais Gomez et Gaspard les encerclent et, en menaçant Esteban et Tao d'être dévorés par une colonie de fourmis, arrachent à Zia les révélations du quipu d'or : la Cité d'or de Tseila se trouve après la montagne du « Vieux Pic », une région redoutée par les explorateurs mais aussi par la population locale. La nuit venue, deux guerriers incas qui avaient suivi les enfants depuis leur fuite du temple souterrain, Waïna et Ketcha, leur permettent de s'évader. Ils les emmènent au « fort de l'Aigle Noir », une forteresse inca destinée à protéger le village du Vieux Pic des offensives espagnoles.

Pendant ce temps, Mendoza, Sancho et Pedro retrouvent Gomez et Gaspard. Profitant de la crainte qui semble alors assaillir les deux espagnols, Mendoza leur propose ses compétences en navigation pour les orienter sur la route du Vieux Pic. En dépit de la haine de Gaspard, qui souhaite depuis longtemps tuer Mendoza pour venger l'affront remontant à la traversée de l'Atlantique à bord de l’Esperanza, Gomez accepte l'offre de Mendoza, reconnaissant qu'ils partagent avant tout « le même but : l'or ». Envoyés en repérage près de la forteresse de l'Aigle Noir, Mendoza et ses deux équipiers s'assurent alors que les enfants y sont bien présents, mais se heurtent à l'hostilité du chef Yupanqui qui menace de les abattre si jamais ils s'approchent davantage. Mendoza a néanmoins eu le temps de les prévenir indirectement qu'une menace les attend le soir même. Grâce à leur inventivité, les enfants parviennent alors à trouver comment éclairer la scène de combat, permettant ainsi aux soldats incas de repousser l'armée espagnole, alors qu'ordinairement elle ne combat jamais de nuit. Les habitants incas de la forteresse reconnaissent alors en ces trois enfants des envoyés des dieux venus les aider.

Le lendemain, les trois enfants sont introduits devant le chef du Vieux Pic, Kraka, vénéré par tous les habitants. Ce séjour dans la ville permet à Esteban de faire la rencontre de Mayuka, un vieux sage ermite qui lui raconte une légende qui semble éclaircir le mystère de ses origines. Néanmoins Mayuka ne peut lui dire où se trouve actuellement le « Prophète voyageur », ce pèlerin venu de la « grande mer de l'Ouest » et ayant eu un fils avec une vestale dédiée au culte du dieu Inti (Dieu Soleil) il y a une douzaine d'années, qui pourrait être le père d'Esteban. Cet entretien laisse Esteban pensif et contristé.

Au même moment, Mendoza trahit une nouvelle fois Gomez en lui volant un canon, quatre boulets et un baril de poudre, qu'il apporte aux soldats de l'Aigle Noir. Toutefois, il est arrêté par Yupanqui qui ne lui fait aucunement confiance, le tenant pour responsable de la mort de plusieurs Incas qui ont été capturés, en raison des renseignements qu'il aurait fournis à Gomez et Gaspard : il le voue ainsi au peloton d'exécution. Mendoza, Sancho et Pedro ne sont sauvés d'une mise à mort imminente que par l'arrivée salvatrice d'Esteban, que demande leur libération en improvisant que Mendoza est en réalité venu pour lui rendre la partie manquante de son médaillon. Forcé, du fait des circonstances, à obéir à Esteban, ce qu’il avait dédaigné depuis leur première rencontre, Mendoza confirme les propos de l'enfant pour se sauver. Esteban arbore alors enfin son pendentif au complet.

L'utilisation, plutôt malhabile, du canon espagnol par Mendoza, suivie de l'utilisation inventive de la poudre à canon par les enfants permet de retarder la prise de la forteresse de l'Aigle Noir par l'armée espagnole. Néanmoins, celle-ci tombe entre leurs mains et les incas sont contraints de se replier au Vieux Pic. Lors de cette retraite, Mendoza détruit le pont suspendu qui mène à la cité, retardant fortement les soldats de Gomez. Kraka autorise le départ des trois enfants, accompagnés des trois Espagnols, à condition qu'ils soient escortés par Waïna et Ketcha.

Les Andes, Tseila et le Grand CondorModifier

Les voyageurs traversent ensuite une zone désertique de la cordillère des Andes. Mais ils sont rapidement repérés et attaqués par les Urubus, une tribu d'hommes géants recouverts de peaux d'ours qui manient de grands arcs armés de flèches de bronze. Cependant, grâce au concours des incas Waïna et Ketcha qui connaissent bien la région, les six étrangers parviennent à s'échapper. Ils découvrent alors, cachée derrière un passage étroit entre deux montagnes, une jeune fille nommée Lana qui a été enlevée par les Urubus, ces derniers souhaitant la sacrifier dans une cérémonie virginale tribale. La jeune fille confie être originaire d'une tribu vivant au cœur du lac Titicaca ; les voyageurs décident de la raccompagner là-bas.

 
L'escale des personnages sur le village flottant en roseaux du lac Titicaca leur permet de se rapprocher de l'emplacement de la cité de Tseila.

Arrivés au village, le chef de la tribu (qui est aussi le père de Lana) les invite en guise de remerciements à rester pour la nuit sur leur îlot. Mais le village est rapidement menacé par les Urubus, qui arrivent et dressent un bivouac sur la rive, le soir venu, en vue de lancer une offensive le lendemain matin. Alors que Lana se résigne déjà à se sacrifier pour épargner les siens, Esteban et Tao se lancent dans l'élaboration d'un sous-marin de fortune composé de deux barques en jonc traditionnelles assemblées l'une sur l'autre, dans le but d'endommager le radeau des Urubus. Au matin, l'opération est un succès et les deux enfants parviennent même à capturer le chef des Urubus, Kuruga qui, terrifié, a pris leur invention flottante pour le « monstre du lac ». Le chef vaincu jure alors que les siens ne s'attaqueront plus aux habitants du lac et indique aux voyageurs l'emplacement de la cité de Tseila.

Ayant repris leur route, les protagonistes retrouvent le chef Kuruga en plein désert, esseulé, déshydraté et agonisant. Il se confie auprès d'Esteban après que ce dernier a décidé, avec Zia, de lui donner leur ration d'eau. Il leur explique avoir été chassé de sa tribu en raison de son échec, et que les autres Urubus leur tendent une embuscade afin d'offrir Zia en sacrifice à leur dieu. Les voyageurs parviennent à leur échapper, après un passage périlleux dans un champ de geysers de soufre.

Au coucher du soleil, ils atteignent la montagne de Tseila, devant laquelle se trouve une statue monumentale de la déesse Pachamama, la Terre-Mère de la cosmogonie inca. En déclinant, le Soleil passe dans la fente d'une formation rocheuse verticale, dont un rayon illumine le front de la déesse. Se souvenant du récit d'une légende entendue au Vieux Pic, Mendoza comprend alors qu'il faut placer les deux médaillons du Soleil dans les encoches de la poitrine de la statue. À cet instant, un mécanisme interne provoque l'ouverture d'une paroi de la montagne qui laisse apparaître un complexe architectural religieux, constitué d'une longue allée de colonnes menant à un temple inca. Grâce au reflet du Soleil sur la pierre, le crépuscule donne l'illusion que la ville et ses bâtiments sont entièrement composés d'or[note 2] mais, sitôt le soir venu, la ville retrouve son aspect normal.

Explorant le temple de la ville, Esteban retire un disque en or fixé au mur de la battisse, ce qui provoque le déclenchement d'une machinerie interne, conduisant à une lumière aveuglante au milieu de laquelle apparaît bientôt une immense statue d'oiseau en or massif, le Grand Condor, qui leur apparaît avoir surgit du sous-sol du temple comme par magie.

Le lendemain, après avoir visité une galerie souterraine au fond de laquelle réside un lac de lave en fusion, les voyageurs comprennent que Tseila est en réalité assise sur le site d'un volcan actif, menaçant de se réveiller. Peu après, ils referment précipitamment la muraille d'entrée de la cité (en retirant les médaillons du Soleil de la statue de Pachamama) en raison l'arrivée imminente des Urubu à l'horizon. C'est alors que le volcan se réveille ; les voyageurs, en dernier recours, se réfugient dans l'habitacle de la statue du Grand Condor, grimpant sur son dos pour y accéder.

Après la destruction du temple lors de l’éruption volcanique, la statue du Grand Condor est expulsée haut dans les cieux, ce qui leur sauve la vie. Alors que le Grand Condor entame sa chute vertigineuse vers le sol, Esteban, aiguillé par Tao, place sur le tableau de bord de l'habitacle le disque en or du temple qu'il avait conservé, ce qui miraculeusement permet à la statue du Grand Condor de se métamorphoser en un appareil volant, réalisant alors un vol plané à la manière d'un planeur, les emmenant hors de la ville à une vitesse fabuleuse.

Retour au Vieux PicModifier

Mais la machine volante du Grand Condor, fonctionnant à l'énergie solaire, s'arrête au crépuscule et atterrit au milieu des géoglyphes de Nazca qui semblent servir de repères à l'appareil.

Entre-temps, Pizarro a été alerté par un de ses hommes qu'un gigantesque oiseau d'or, à bord duquel se trouvent les trois enfants, a été aperçu dans le ciel et qu'il se trouve désormais sur le site de Nazca. Pizarro décide de s'y rendre immédiatement. Sur place le lendemain, il ordonne à Esteban de lui expliquer comment fonctionne son appareil, retenant ses amis en otage. Mais les six protagonistes parviennent à échapper au gouverneur, subitement aveuglé par la lumière dégagée par le Grand Condor au moment de son décollage, contrairement à ses otages qui s'y étaient préparés.

L'armée de Gomez, sur le point d'envahir le Vieux Pic, vient tout juste de réparer le pont suspendu et fait traverser son canon dessus. Depuis le ciel, Esteban (qui désormais pilote l'engin avec facilité et qui a réussi à conjurer inconsciemment sa propension au vertige) réalise un vol juste au-dessus du pont, ce qui fait tomber le canon dans la rivière. Le passage menant à la cité ayant été muré par les incas, Gaspard propose d'utiliser la poudre du canon pour faire sauter le mur. Mais la détonations de cette poudrière provoque de manière collatérale l'écroulement de la falaise sur laquelle les soldats se trouvent, emportant les espagnols dans la cascade de pierres. Dans le même temps, cette démolition permet de sécuriser pour longtemps l'accès au Vieux Pic par des envahisseurs.

Lorsque les voyageurs s'y rendent par les cieux avec le Grand Condor, et qu'Esteban y apparaît en tant que pilote de l'appareil, il est unanimement reconnu par les habitants du Vieux Pic comme Viracocha, l'envoyé du dieu Soleil. Devant l'insistance d'Esteban, Mayuka lui réaffirme qu'il ne sait rien de plus du Prophète voyageur, mais souligne que Papacamayo, parti pour le pays maya, est probablement le seul qui l'ait bien connu. Zia reconnaît alors le nom de son père.

Le pays mayaModifier

Le Grand Condor arrive en vue de l’Amazonie. Alors qu'il survole la forêt, il se retrouve au sein d'un orage et, ne pouvant plus capter l'énergie du Soleil, s'écrase dans la jungle. Au cours de l'incident, des arbres recouvrent le poste de pilotage. Cette épaisse végétation empêche alors la machine de décoller à nouveau. Peu après, les protagonistes se font attaquer par un anaconda géant caché dans le fleuve. Quittant l'appareil, ils tombent nez a nez sur un jaguar mais prennent la fuite.

Trouvant refuge dans un vallon empli de fleur, ils sont alors capturés par des femmes en arme, des Amazones. Emmenés jusqu'à la cité de ces femmes guerrières, les protagonistes arrivent au beau milieu d'une cérémonie rituelle dirigée par la grande prêtresse amazone, Omoro, et présidée par la reine des amazones. La cérémonie ayant pour but de protéger les amazones de la pluie, Omoro insiste pour couper la tête des étrangers afin de les offrir au dieu de la pluie. Mais Mendoza convainc la reine des amazones de laisser à Esteban une chance d'invoquer le soleil. Bien que réticent, ce dernier réussit à dissiper les nuages, sauvant ainsi sa tête et celle de ses compagnons.

Les protagonistes sont ensuite invités a rester dans la cité, mais sous bonne garde. Mendoza, Pedro et Sancho partent à la recherche d'un moyen de s'échapper pendant que les enfants rencontrent Morca, la suivante de la reine des amazones. Celle-ci leur apprend qu'Omoro complote contre la reine et veut la sacrifier. Les enfants se rendent ensuite dans le temple du dieu de la pluie où ils découvrent un mécanisme (un totem avec un masque) capable de mesurer l'hydrométrie pour prévoir quand il pleuvra. Ils comprennent que c'est ainsi que la prêtresse Omoro « communique » avec le dieu de la pluie. Peu après, Omoro et Laoda arrivent dans le temple ; les enfants, cachés, les entendent annoncer leurs intention de se débarrasser de la reine et de Morca. En sortant du temple, Tao modifie le mécanisme du dispositif de prédiction (il attache le masque par les cheveux pour qu'il reste en haut du totem), ce qui leur permettra de déjouer les plans de la prêtresse.

Les enfants retrouvent Mendoza qui leur dit que Pedro et Sancho ont trouvé une hache pour dégager le Grand Condor. Ils retournent au Condor mais sont de nouveau attaqués par l’anaconda du fleuve. Heureusement, Paola, une proche de la reine amazone, tue l'animal. Quand ils retournent à la cité, Paola est accusée d'avoir tué le protecteur de la cité. En effet le serpent géant empêchait le peuple des Seibon d'attaquer les Amazones. Dans le temple, Omoro découvre que le masque de la pluie est tout en haut du totem. Elle jubile, pensant qu'une pluie diluvienne va s'abattre sur la cité et menace la reine de voir la cité anéantie si elle ne sacrifie pas Morca aux dieux. La reine n'a d'autre choix que d'accepter. Mais la nuit, Omoro et Laoda voient le masque de la pluie tomber et se rendent compte que leur plan est compromis.

Au petit matin, la reine apprend que la prêtresse Omoro et Laoda ont rejoint les Seibon et qu'ils vont attaquer les Amazones. La reine est alors désespérée car elle avait juré sur le miroir de la Lune de ne plus partir en guerre. Zia note ce détail et demande à la reine de leur prêter ce miroir. L'objet, posé sur des canots, permet aux protagonistes de réfléchir la lumière du Soleil et ainsi de faire décoller le Condor. Ils se servent ensuite de l'engin pour effrayer le hommes de la tribu des Seibon, qui s'enfuient et laissent finalement les Amazones en paix.

SuiteModifier

Fiche techniqueModifier

 
Logo japonais de la série.
 
Bernard Deyriès et Jean Chalopin tenant l'ouvrage de Maroin Eluasti et Nordine Zemrak, Les séries de notre enfance : Ulysse 31, Les cités d'or, Inspecteur Gadget
(convention Cartoonist, Nice, 2013).
  • Titre français : Les Mystérieuses Cités d’or
  • Titre japonais : 太陽の子エステバン (Taiyō no ko Esuteban)
  • Direction de la production : Katsuhiko Fujita, Kenichi Murakami, Kenichi Maruyama (NHK)[9]
  • Production de l'animation : Tadayoshi Watanabe (MK, Japon)[9]
  • Supervision de l'animation : Hisayuki Toriumi (Pierrot)[9]
  • Réalisation de l'animation : Bernard Deyriès et Édouard David (DIC)[9]
  • Scénario : Mitsuru Kaneko, Mitsuru Majima et Sôji Yoshikawa (Japon) ; Jean Chalopin et Bernard Deyriès (France) d'après La Route de l'or de Scott O'Dell
  • Direction artistique : Takashi Nakamura
  • Conception graphique des personnages : Toshiyasu Okada (Pierrot)[9]
  • Animation : Mitsuki Nakamura, Yoshiteru Kobayashi, Hisatoshi Motoki, Takemi Tanemoto pour le studio Pierrot
  • Photographie : Akio Wakana
  • Effets sonores : Ryuichi Wakui et Masao Tanaka
  • Montage : Tetsuo Matsumoto ; Claudio Ventura (musique, version française)
  • Musique : Nobuyoshi Koshibe (version japonaise) ; Shuki Levy et Haim Saban (version française), Jacques Cardona (paroles du générique)
  • Production : Max Saldinger, Kanae Mayuzumi, Atsumi Yajima assistés de Suzanne Remiot et Laurent Omont
  • Sociétés de production : DIC et MK ; RTL, NHK et Antenne 2 (coproduction)
  • Pays d'origine :   France /   Japon /   Luxembourg
  • Nombre d'épisodes : 39 (1 saison)
  • Durée : 28 min.
  • Dates de première diffusion :

Note : La série étant une production franco-japonaise, les génériques japonais et français ne font pas apparaître les mêmes informations selon le générique français et le site du Studio Pierrot[10].

DistributionModifier

Voix françaisesModifier

Version française réalisée au studio START.

PersonnagesModifier

Personnages principauxModifier

  • Esteban : Mendoza le sauve du naufrage du navire de son père alors qu’il est tout jeune enfant[11]. Orphelin ramené à Barcelone, il est recueilli par le père Rodriguez. Mendoza convainc l'enfant d’embarquer sur l’Esperanza, le navire de l’Armada espagnole. Pour tous, Esteban est le « fils du Soleil », capable d’« invoquer » l’astre solaire. Il porte une partie d’un médaillon du Soleil, la partie amovible ayant été conservée par Mendoza après que ce dernie lui sauva la vie. Bien qu'étant sujet à des vertiges (qui disparaissent au cours de la première saison), Esteban se révèle un jeune garçon d'un grand courage, parvenant à surmonter ses peurs à de très nombreuses reprises. D'une grande gentillesse (bien que d'un caractère affirmé) et d'un altruisme à toute épreuve, il pense d'abord aux autres avant de penser à lui. Il tient énormément à ses amis, notamment à Zia. Il considère Mendoza comme une sorte de mentor, ce qui touche ce dernier.
 
Un quipu.
  • Zia : jeune Inca envoyée à la cour d'Espagne par Francisco Pizarro après sa capture dans un village des Andes. Pizarro ordonne par la suite de la ramener au Pérou car elle seule est en mesure de déchiffrer le quipu d’or qu'il détient. D'une nature plutôt discrète, elle est d'une très grande sensibilité et voue une amitié profonde à Esteban et à Tao. Elle n'a pas confiance en Mendoza (qui l'a enlevée) ni aux adultes espagnols en général. Courageuse, elle est prête à se sacrifier pour empêcher Pizarro de mettre à sac le village de ses parents. Zia porte également un médaillon du Soleil.
  • Tao : jeune descendant de la civilisation de Mu. Depuis la mort de son père, il vit seul aux îles Galápagos et y croise le chemin de Zia, dont la date de la venue était annoncée par une légende. Les trois enfants se retrouvent ensuite et découvrent ensemble le Solaris, un vaisseau bénéficiant de la technologie avancée du peuple de Mu. Toujours accompagné de son perroquet Pichu, Tao conserve précieusement deux legs de ses ancêtres : une encyclopédie reliée et un vase hermétique en or qu'il transporte dans un baluchon. Particulièrement débrouillard et inventif, signe d'une grande intelligence, il est le plus vif des trois enfants et trouve souvent les astuces et solutions qui permettent à l’équipe de se sortir des mauvais pas. Il est réservé quant aux actions des trois adultes, dont il se méfie.
  • Pichu : perroquet compagnon de Tao, ses plumes sont vertes, son bec est jaune. Il sert toujours d'alarme en criant : « Alerte ! Alerte ! » à chaque fois qu'un danger approche. Il a beaucoup de caractère et aime les enfants.
  • Mendoza : duelliste émérite, marin courageux et navigateur hors pair — formé jadis par l'explorateur portugais Magellan —, Mendoza est un charismatique aventurier espagnol. Le personnage paraît ambigu, capable d'un acte héroïque (le sauvetage du nourrisson Esteban) mais demeurant essentiellement motivé par le désir de découvrir les cités d'or. Ainsi, il n'hésite pas à enlever Zia à Barcelone afin de la ramener avec lui dans le Nouveau Monde pour le compte du gouverneur Pizarro. En outre, Mendoza se montre fondamentalement indépendant, tirant souvent son épingle du jeu grâce à divers arrangements retors avec l'armée espagnole ou en parlementant de manière intéressée avec les personnes qu'il croise. Au-delà de ses qualités et de ses défauts, le navigateur s'avère être un allié précieux d’Esteban et son attachement vis-à-vis des enfants ne fera que croître lors de leurs aventures communes.
  • Pedro et Sancho : deux marins espagnols, les équipiers de Mendoza forment un duo comique par leur allure et leur comportement. Pedro le grand maigre, et Sancho le gros bègue, sont des acolytes couards, cupides, paresseux et maladroits. Toutefois, ils savent se rendre utiles à l'occasion et demeurent fidèles à Mendoza envers et contre tout.
  • Gomez et Gaspard : deux officiers espagnols, cupides et belliqueux et par la suite déserteurs. Gomez est le supérieur hiérarchique de Gaspard, qui lui reste d'une indéfectible fidélité. Ils savent très bien manier les armes, particulièrement Gaspard qui est un excellent bretteur. Rancunier, celui-ci nourrit une soif de vengeance personnelle contre Mendoza, qui l'a publiquement humilié au cours de leur voyage à bord de l'Esperanza.
  • Papacamayo : ce vieil homme est le père de Zia. Après la capture de sa fille par les Espagnols il y a de cela plusieurs années, il a parcouru le continent sud-américain pour donner un but à sa vie, parvenant même à trouver l'emplacement d'une cité d'or. Mortellement blessé par une flèche Olmèque, il a néanmoins la joie de retrouver sa fille et de la reconnaître.
  • Le prophète voyageur : d'après une légende racontée par Mayucca, vieillard résidant au Vieux Pic[12], un énigmatique voyageur serait tombé amoureux d'une vestale du Soleil dans le Nouveau Monde. La femme a engendré un fils. Afin de lui faire expier ce sacrilège car elle devait rester vierge, son peuple l'aurait sacrifiée au dieu Inti avant de condamner l'homme et le nourrisson à l'exil. Séparé de son enfant lors d'un naufrage, le prophète voyageur se dirigea ensuite vers la cité d'or en espérant que son fils l'y rejoindrait. À la mort du grand prêtre de la cité, le mystérieux prophète s'est proposé pour remplacer ce dernier et poursuivre ainsi sa mission sacrée, préserver la paix du monde. Bien qu'il en ait eu l'occasion, il n'a pas révélé à Esteban qu'il était son père et s'est sacrifié pour empêcher le grand héritage de déclencher une catastrophe mondiale.

L'empire de Mu et les AtlantesModifier

Après avoir fait la rencontre de Tao, Esteban et Zia visitent le réseau de cabanes construites dans les arbres par la famille de Tao et lui-même. Au sommet, Esteban remarque que le paysage a une forme étrange. Tao lui explique alors, que c'est « l'empereur de Mu qui l'a faite tailler ». Il raconte qu'il y a longtemps, le paysage était bien différent. L'empire de Mu était le plus vieux continent de la Terre. Alors qu'aujourd'hui, l'île sur laquelle vit Tao est en forme de croissant de Lune, il y avait autrefois une extension de l'île en face de leur point de vue. Le peuple était prospère et technologiquement avancé jusqu'au jour où la terre trembla. Dès lors, cette partie de l'île disparut dans l'océan[13].

Plus tard dans la série, le grand prêtre des Cités d'Or conte à Esteban et Zia une légende qui complète l'histoire du peuple de Mu. Celui-ci vivait sur un continent dans l'océan Pacifique tandis qu'à la même époque reculée, l'Atlantide prospérait dans un continent situé dans l'océan Atlantique. Le peuple de Mu et les Atlantes avaient maîtrisé « une source d'énergie pareille au cœur de notre soleil. » Puis une guerre éclata entre ces civilisations rivales, pour une raison futile que l'histoire a oubliée. Elles utilisèrent l'énergie solaire dans leur combat mais cette puissance finit par les détruire mutuellement[14],[15].

Engins volants et navires de la sérieModifier

En relation avec l'Empire de MuModifier

 
Les plaques réfléchissantes de Solaris rappellent les miroirs ardents d'Archimède.
  • Le Solaris, gigantesque navire légendaire de l’Empire de Mu. Il possède de nombreux secrets du savoir de ses habitants. Mendoza le découvre en tirant des balles de pistolet sur un iguane géant et en faisant ainsi retentir le tonnerre sous la terre. Bien que Pedro et Sancho le trouvent facile à diriger, il est très mystérieux et plus difficile à comprendre qu'en première impression. Son architecture multicolore et d'or, à l'intérieur comme à l'extérieur, fascine tous les personnages, protagonistes comme antagonistes. Il comporte des centaines de salles et une dizaine d'étages. Sa cabine de pilotage a une forme de temple et l'avant de sa proue représente un visage humain. Il parait à première vue peu adapté pour le combat en raison de sa petite voile pour son tonnage le faisant aller trop lentement, mais un seul levier déclenche un mécanisme entraînant l'apparition d'une voile solaire avec des plaques réfléchissantes et la sortie de deux cent rames qui laissent croire que deux cent marins se trouvent à bord et les font avancer à très grande vitesse. Les plaques réfléchissantes peuvent produire un rayon qui est une arme redoutable et qui vise ses ennemis automatiquement, mais elles peuvent aussi produire une explosion qui détruit le bateau et les éventuels autres navires qui se trouvent à proximité. Le Solaris possède bien d'autres mystères.
  • Le Grand Condor, gigantesque oiseau entièrement en or massif, évoquant un avion, probablement construit par ceux qui semblent être les ancêtres des Incas : les habitants de Mu. Il est découvert par Esteban en retirant un emblème d’or qui se détache de la même manière que son médaillon et celui de Zia. Cet emblème permet le vol du condor lorsqu'il est déposé dans un emplacement dédié de la cabine de pilotage. Celle-ci se trouve au niveau de la nuque et peut prendre six passagers avec trois places à l'avant et trois à l'arrière. Lorsque le Condor est à l'arrêt, la tête s'abaisse pour permettre aux passagers de monter dans le cockpit et descendre au sol. Une manette en forme de serpent, qui apparaît lorsque l'emblème est installé dans son emplacement, permet de le diriger. Il est rapide, mais avec certaines limites : il ne peut voler qu'au soleil (et doit éviter de voler par temps nuageux), et ne dispose d'aucun armement, problème souligné lors de l'apparition de la machine Olmèque. Le Condor semble sensible à certains signaux au sol et atterrit en mode automatique à l'approche du plateau de Nasca ou des premières ruines du pays maya. En mouvement, le Condor passe pour un monstre aux yeux de Gomez et Gaspard tandis qu'immobilisé au sol, Marinche, Laguerra et les Olmèques le prennent pour une statue en or.

Autres véhiculesModifier

  • La Machine Volante des Olmèques, gigantesque machine volante qui dort dans le Bouclier Fumant dont seul Ménator, le roi des Olmèques, connait l'existence jusqu'à sa révélation. Cette machine possède des armes et de nombreuses salles et couloirs comme Solaris, et elle est capable de voler comme le Grand Condor. Pour passer dans un endroit étroit, elle peut se séparer en cinq parties et fusionner après le passage. Elle possède aussi un rayon destructeur très puissant capable de creuser un trou de plusieurs mètres de diamètre et de profondeur.
  • L'Esperanza, galion espagnol dont le commandant Perez est le capitaine. C'est à son bord que les protagonistes quittent Barcelone, traversent l'Atlantique et le détroit de Magellan, puis naviguent dans le Pacifique. Il aura à traverser bien des tempêtes et de plus, il est en très mauvais état ce qui n'arrangera pas les choses. Il ne possède qu'un seul canot de sauvetage. Un motif de décoration symbolique de l'Esperanza est la tête de vache se trouvant sur la proue jouant un rôle similaire à la tête humaine sur la proue de Solaris.
  • La San Miguel, galion espagnol qui a recueilli Gomez et Gaspard auquel ne cessera d'être confronté Solaris. Elle sera sans arrêt ridiculisée par la puissance du majestueux bateau de Tao.
  • Le sous-marin de Tao, inventé par Tao, il est construit à partir de deux canots de roseau superposés. Il est créé pour défendre un village et passera pour le monstre du lac Titicaca chez les adversaires. On ignore ce qu'il devient après être passé à l'action.

ÉpisodesModifier

  1. Esteban, fils du Soleil
  2. Vers le diabolique détroit de Magellan
  3. L'Effroyable Tornade
  4. Dérive dans la mer infernale
  5. L'Île au bout du monde
  6. Solaris, le navire géant de l’empire de Mu
  7. Le Secret du Solaris
  8. Le Nouveau Continent
  9. La Fin du Solaris
  10. Le Secret du temple souterrain
  11. Les Messagers de la région des mystères
  12. Le Secret des pendentifs
  13. Le Mystère des parents d'Esteban
  14. Les Deux Pendentifs
  15. La Dernière Évasion
  16. L'Attaque des géants Urubus
  17. Le Grand Condor
  18. Le Premier Vol du Grand Condor
  19. Le Secret du Grand Condor
  20. Le Canon des Espagnols
  21. Les Amazones
  22. Le Miroir de la Lune
  23. La Colère du dieu Maya
  24. Le Secret du masque de jade
  25. Le Mystère de la fontaine sacrée
  26. Le Marais du dieu de la pluie
  27. Le Déchiffrage des manuscrits
  28. La Forêt des statues de pierre
  29. La Base des Olmèques
  30. L'Évasion
  31. Le Village du nouveau Soleil
  32. Le Retour du Grand Condor
  33. La Révolte des Mayas
  34. La Grande Bataille
  35. Le Secret de la base des Olmèques
  36. La Machine des Olmèques
  37. Aux portes de la cité d'or
  38. Le Grand Héritage
  39. Vers de nouvelles aventures[16]

ProductionModifier

Sources et inspirationsModifier

DessinsModifier

La production est assurée par DIC Audiovisuel (producteur exécutif) et Pierrot (studio d'animation) est dirigée (réalisateur en chef) par Hisayuki Toriumi[17].

Dans l'équipe française, on retrouve Bernard Deyriès à la réalisation, et Jean Chalopin qui signe les scénarios, tous deux déjà à l’origine de la série Ulysse 31, et qui réaliseront ensuite d’autres séries à succès comme Inspecteur Gadget, Les Minipouss, MASK ou encore Jayce et les Conquérants de la lumière, pour ne citer qu’elles.

DocumentairesModifier

À chaque fin d'épisode, est diffusé un mini-documentaire durant de deux à trois minutes expliquant un sujet en particulier, souvent en rapport avec l'épisode en question. Celui-ci est commenté en voix-off par Jean Topart.

Effets sonoresModifier

MusiqueModifier

La musique originale du dessin animé dans sa version occidentale est composée par Haim Saban et Shuki Levy (Nobuyoshi Koshibe dans la version japonaise[18]).

La bande originale de la série a été composée par Le Groupe Apollo, dont Jacques Cardona faisait partie. Les différents titres ont été créés à partir de synthétiseurs.[réf. nécessaire]

Caractéristiques de la sérieModifier

D’un point de vue narratif, Les Mystérieuses Cités d’or est une œuvre de fiction très classique, qui met en scène une quête initiatique sur un modèle éprouvé par la littérature ou le cinéma.

La série fait partie intégrante, depuis sa toute première diffusion, du patrimoine télévisuel et culturel francophone. Son scénario, très riche pour un programme grand public, ses musiques de qualité, son animation exemplaire (à la pointe des techniques de l’époque) et la représentation d’un voyage initiatique servent encore aujourd’hui de référence.

La série est bâtie sur son propre scénario qui n’a presque rien en commun avec le roman de Scott O'Dell qui, selon le générique, l’a inspirée. On n’y retrouve que les noms de certains personnages et le thème général de la recherche des Cités d’or et de l’Eldorado. Le réalisme (la plupart des personnages, des lieux et des aventures s’appuient sur des faits concrets et réels, par ailleurs précisés dans le documentaire suivant chaque épisode) et la noirceur se retrouvent autant dans le roman que dans le dessin animé, ce dernier misant également sur l’évasion et l’onirisme, n’hésitant pas à introduire une dose de fantastique ou de science-fiction.

Chaque épisode est suivi d’un mini-documentaire (en prises de vue réelles) sur la culture précolombienne, donnant un éclairage historique et géographique sur le contexte de la fiction. Le timbre chaleureux et singulier de l'acteur Jean Topart, qui prête sa voix aux commentaires en voix off, a contribué à la fascination que cette série a exercée sur les téléspectateurs.

DiffusionsModifier

Pays francophonesModifier

  • Belgique/Luxembourg : sur RTL Télévision début des années 1980, dont les programmes étaient reçus en Belgique, en Lorraine et au Luxembourg. Club RTL la seconde chaîne de la production RTL-TVI a rediffusé la série en 2004. la série repassait au rythme d'un épisode par semaine le dimanche matin à 8h45.
  • Canada, la série a été diffusée à partir de 1984, puis rediffusée à plusieurs reprises, notamment en 2005, sur Radio-Canada.
  • France
    • Antenne 2 : elle a d’abord été diffusée à partir du mercredi jusqu'au dans l'émission pour la jeunesse Récré A2[19],[20]. Elle était alors la deuxième série animée franco-japonaise à être sur la télévision française, juste après Ulysse 31, deux ans plus tôt[21].
    • Télétoon : en , Antenne 2, qui avait coproduit la série, a autorisé la diffusion de la série sur la chaîne jeunesse de TPS.
    • France 5 : à partir du , la série est diffusée dans Midi les Zouzous et Bonsoir les Zouzous. Elle a également bénéficié de rediffusions sur la chaîne en 2004 et 2005.
    • TV Breizh : en , la chaîne bretonne reprend la diffusion de la série qui bénéficie d’une version multilingue en français et en breton ; la version bretonne ayant été créée pour l’occasion par l’association Dizale (adaptation : Corinne Ar Mero), sous le titre Bugel an Heol.
    • Ma Planète : en , c’est la chaîne de Canalsat qui a repris la diffusion de la série.
    • Gulli : depuis le , la chaîne jeunesse de la TNT diffuse à son tour la série.
    • NT1 : à partir du , précédant ainsi la diffusion de la saison 2 prévue pour Noël 2012 sur Tfou, TF1.
    • TF1 : saison 1 durant l'été 2013, lors de la pause de diffusion de la saison 2.
    • NT1 : saison 1 depuis , précédant ainsi la diffusion de la saison 3 prévue pour fin 2016 sur Tfou, TF1.
    • Mangas : Depuis le .

Autres paysModifier

  • Japon : du au (première diffusion de la série, avant les diffusions française et luxembourgeoise) sur NHK G, la chaîne généraliste de la NHK (coproducteur de la série). Rediffusion du au sur NHK-BS2.
  • Royaume-Uni (sous le titre The Mysterious Cities of Gold) : diffusion milieu des années 1980 sur la BBC. En langue anglaise, la série a aussi été diffusée aux États-Unis sur Nickelodeon, en Australie sur ABC et en Nouvelle-Zélande sur TV2.
  • Italie (sous le titre Esteban e le misteriose città d'oro) : la série a été diffusée en 1984 sur la Rai Due deuxième chaîne nationale.
  • Espagne, en version basque à la fin des années 1980 sur ETB. Une version espagnole a été diffusée sous le titre Las Misteriosas Ciudades De Oro au Chili sur Canal 13 entre 1993 et 1995.
  • Allemagne (sous le titre Die geheimnisvollen Städte des Goldes) en 1988 en RDA sur le réseau d'état Deutscher Fernsehfunk puis en Allemagne réunifiée sur les Dritten Fernsehprogramme MDR et ORB.
  • Pologne (sous le titre Tajemnicze Złote Miasta), sur les chaînes TVP 2 et RTL 7.
  • Suède (sous le titre De gåtfulla guldstäderna), plusieurs diffusions dans les années 1980 et 1990 sur la chaîne TV 3.
  • Bulgarie (sous le titre Тайнствените златни градове) : sur Efir 2 à partir des années 1990 et puis rediffusée sur Diema+ en 2005.
  • Monde arabe (sous le titre الأحلام_الذهبية - Les Rêves Dorés) : doublée par un studio syrien, la série fut diffusée sur plusieurs chaînes arabes dans les années 1990.

Édition DVDModifier

Il est sorti plusieurs versions et rééditions en DVD en France.

  • Une première par Sony en 2000 comportait 6 DVD, contenant chacun les épisodes en français et leurs documentaires.
  • Une ré-édition par Sony en 2001 mais cette fois avec un 7e DVD regroupant les bonus aussi contenus dans les 6 autres. Pas de nouveauté par rapport à la première version.
  • Une édition suivante par AK Video sortie pour les 20 ans de la série en 2003 un simple coffret 4 DVD regroupant les 39 épisodes et leurs documentaires respectifs. Aucun bonus.
  • Toujours chez Sony, en 2004. En 6 DVD (reprise de la version 2000 sous une pochette dépliante cette fois)
  • Enfin, une ultime édition sortie en 2008 cette fois par Kaze, faisait la promo de la suite annoncée cette même année par Jean-Chalopin. Cette édition contient 8 DVD contenant les 39 épisodes, et des bonus exclusifs de production, le livre de l'histoire original La Route de l'or par Scott O'Dell. Et un livre style Art-Book de la série et sur les Incas.

Produits dérivésModifier

MangaModifier

Une adaptation en manga par le dessinateur français Thomas Bouveret[22] a été publiée par Kazé en [23]. Le roman La Route de l'or est disponible avec le premier tome du manga[24].

LivreModifier

Un livre consacré à cette série culte est paru le , aux éditions Soleil, sous le titre Les Mystérieuses Cités d'or : Les secrets d'une saga mythique[25]. Entre bible et Artbook, il retrace les origines de la production de la série, présente des croquis et illustrations originales, pour beaucoup inédites, et revient sur le succès toujours palpable 30 ans après sa première diffusion en France. Le tout accompagné de fiches techniques et d'illustrations d'artistes actuels, en guise d'hommage.

JouetModifier

En , la société Japonaise High Dream Corporation (HL Product)[26], sous le label Metaltech, commence la diffusion sur le territoire français de son modèle articulé de 20 cm du Grand Condor die-cast (en) (moulage métallique sous pression).

AdaptationsModifier

Film en prise de vues réellesModifier

Un projet d'adaptation cinématographique est actuellement en développement. Le producteur français indépendant Raphaël Benoliel y travaille depuis qu'il a obtenu l'accord et le soutien de Jean Chalopin, l'auteur et producteur français de la série d'origine qui désire depuis longtemps déjà l'adapter au cinéma[27].

Le , une projection privée au cinéma Max Linder Panorama à Paris (dans laquelle seules étaient présents une poignée de professionnels du cinéma et quelques adeptes) levait le voile sur ce projet d'adaptation cinématographique. Le , un sondage est lancé pour demander aux fans si le film devait être un film live (avec de vrais comédiens) ou un film d'animation[27].

Le , lors d'une conférence hommage aux Mystérieuses Cités d'or au festival Cartoonist à Nice, Jean Chalopin invite Raphaël Benoliel à annoncer officiellement l'adaptation cinématographique à l'occasion des 30 ans de la série. Les résultats du sondage Facebook sont également révélés à cette occasion : c'est le film live qui a été choisi à la majorité (62 % contre 38 % pour un film d'animation).

Le , à 16 h 28, soit exactement 30 ans jour pour jour après la diffusion du premier épisode de la série à la télévision française, la première bande-annonce internationale est diffusée sur le site officiel du film[28]. À cette occasion, les fans du monde entier sont invités à participer au financement du film via un site de crowdfunding.

Film d'animationModifier

Le , AK Video et Ben-J Productions sortent un film d'animation inspiré du roman original The King’s Fifth de Scott O'Dell, intitulé Esteban et Zia : À la recherche des sept cités d'or.

SuitesModifier

En 2012, soit 30 ans après la première saison, TF1, Télétoon+ et Blue Spirit (détenteur des droits d'adaptation des Mystérieuses Cités d'Or) lancent une nouvelle série homonyme, qui fait directement suite au dessin animé de 1982 : la saison 2. En 2014, la série est prolongée pour donner naissance à une saison 3 et une saison 4 est prévue[29].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'expression Machu Picchu signifie « Vieille Montagne » ou « Vieux Sommet » en quechua.
  2. Cette séquence, fondamentale dans le déroulement initiatique du parcours, fait partie des rares qui sont directement inspirées du roman La Route de l'or, dans lequel se trouve un épisode analogue.

RéférencesModifier

  1. Broche et Pascoal 2013, p. 53.
  2. Broche et Pascoal 2013, p. 153.
  3. Page de présentation des Mystérieuses Cités d'Or, sur le site de la chaine Gulli (consulté le 7 février 2017).
  4. « Traduction Les Mystérieuses Cités D'Or Générique Version Espagnollyrics », paroles-musique.com (consulté le 7 février 2017).
  5. « Les paroles des chansons - Les Mystérieuses Cités d'Or », lescitesdor.com (consulté le 7 février 2017).
  6. « Les Mystérieuses Cités d’Or », citesdor.com (consulté le 7 février 2017).
  7. Broche et Pascoal 2013, p. 94.
  8. Broche et Pascoal 2013, p. 96.
  9. a b c d et e Broche et Pascoal 2013, p. 154.
  10. [1]
  11. Eluasti et Zemrak 2012, p. 69.
  12. Épisode no 13 : Le Mystère des Parents.
  13. Épisode no 6 : « Solaris, le navire géant de l'Empire de Mu ».
  14. Épisode no 37 : « Aux portes de la cité d'or ».
  15. Broche et Pascoal 2013, p. 6.
  16. Les titres édités sur les différentes éditions DVD ne sont pas tous des originaux. Ils sont parfois incomplets ou ne correspondent pas à l'épisode. Les titres présentés ici sont les originaux, traduits directement des titres japonais.
  17. Broche et Pascoal 2013, p. 29.
  18. Eluasti et Zemrak 2012, p. 89.
  19. Carletti 2013, p. 124.
  20. Bien qu’il s’agisse de la première diffusion en France, celle-ci a fait suite à la diffusion sur RTL Télévision. La première diffusion a eu lieu au Japon.
  21. Histoire de l’arrivée en Europe, puis en France de la japanimation.
  22. Les Mystérieuses Cités d'or en manga !!
  23. Le manga des Mystérieuses cités d'or en mars
  24. La Route de l'or
  25. Les Mystérieuses Cités d'or chez Soleil
  26. http://www.hl-pro.com/home/4584924732
  27. a et b Olivier Fallaix, « Les Cités d'Or au cinéma ? », Animeland, 6 mai 2012.
  28. Site officiel du film
  29. « Développements / créations originales », sur francetelevisions.fr, (consulté le 6 septembre 2018)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Jason Bainbridge, « New worlds of animation : Ulysses 31, The Mysterious Cities of Gold and the cultural convergence of anime in the West », The Journal of the Oriental Society of Australia, vol. 42,‎ , p. 77-94 (ISSN 0030-5340, lire en ligne).
  • Gilles Broche et Rui Pascoal, Les Mystérieuses Cités d'or : Les Secrets d'une saga mythique, Paris, Soleil, coll. « Beaux livres », , 168 p. (ISBN 978-2-302-02807-4, présentation en ligne).  
  • Sébastien Carletti, Nos années « Récré A2 », Paris, Flammarion, , 237 p. (ISBN 978-2-08-130155-9).  
  • Maroin Eluasti et Nordine Zemrak (préf. Jean Chalopin), Les Séries de notre enfance : Ulysse 31, Les Cités d'or, Inspecteur Gadget, Wambrechies, Pollux, , 208 p. (ISBN 978-2-9543363-0-5, présentation en ligne).  

Articles connexesModifier

Liens externesModifier