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Vestale

prêtresse romaine
Sculpture d'une vestale, au musée du palais Braschi, à Rome.

Une vestale (en latin virgo vestalis) est une prêtresse de la Rome antique dédiée à Vesta. Le collège des vestales et son bien-être sont considérés comme essentiels au maintien et à la sécurité de Rome. Elles doivent entretenir le foyer public du temple de Vesta situé dans le Forum romain. Les vestales sont libérées des obligations sociales habituelles de se marier et de donner naissance à des enfants, et font vœu de chasteté pendant 30 ans afin de se consacrer à l'étude et au respect des rituels de l'État interdits aux collèges de prêtres masculins.

HistoireModifier

Sous la Royauté et la RépubliqueModifier

 
Tarpeia, une des premières vestales, qui après avoir livré le Capitole aux soldats sabins, est ensevelie sous les boucliers et les bracelets des Sabins.
 
Denier de 89 av. J.-C. où l'on peut voir sur l'avers Tarpeia, une des premières vestales nommées, ensevelie sous les boucliers sabins.

Tite-Live, Plutarque et Aulu-Gelle attribuent la création des vestales comme une prêtrise soutenue par le roi Numa Pompilius, qui règne entre 717 et 673 av. J.-C. Selon Tite-Live, Numa Pompilius présente les vestales et leur attribue des salaires provenant du trésor public. Tite-Live mentionne également que la prêtrise de Vesta tient ses origines d'Albe la Longue[1]. Aulu-Gelle, un érudit du IIe siècle, écrit que la première vestale prise à ses parents est emmenée par la main par Numa Pompilius.

Plutarque attribue la fondation du temple de Vesta à Numa Pompilius, qui nomme d'abord deux prêtresses; Servius Tullius augmente le nombre à quatre[2],[3]. Ambroise de Milan fait allusion à une septième vestale durant l'Antiquité tardive[4]. Numa Pompilius fait également désigner le pontifex maximus pour surveiller les vestales. Pour Denys d'Halicarnasse, elles sont d'abord quatre, puis Tarquin l'Ancien ajoute deux vierges sacrées supplémentaires[5]. Il est difficile de savoir quel crédit accorder à ces mentions, mais une augmentation progressive du nombre de vestales reflète la tendance plus générale à l'extension de la prêtrise pendant la Rome républicaine[6]. En tout état de cause, les vestales sont au nombre de six à l'époque historique[7],[8].

Les premières vestales, selon Varron, s'appellent Gegania, Veneneia, Canuleia et Tarpeia. Tarpeia, fille de Spurius Tarpeius, est décrite comme une traîtresse dans la légende.

En 390 av. J.-C., lors de l'incursion des Gaulois contre Rome, les vestales sont mises en sécurité à Caere, ville étrusque voisine et amie de Rome, et sont ainsi épargnées lors du sac de Rome[9].

En 273 av. J.-C., la vestale Sextilia, convaincue d'adultère, est enterrée vive près de la porte Capène[10],[11].

Vers 204 av. J.-C., la vestale Claudia Quinta accueille miraculeusement la statue de la déesse Cybèle[12].

En 114 av. J.-C., l'inconduite des vestales Aemilia, Marcia et Licinia qui multiplient les amants est dénoncée par un esclave. Le grand pontife Lucius Caecilius Metellus Delmaticus ne condamne qu'Aemilia et acquitte les deux autres. L'affaire est rejugée l'année suivante par Lucius Cassius Longinus Ravilla à la demande du peuple indigné par le premier jugement, et les trois vestales sont exécutées[13].

Au Ier siècle av. J.-C., les vestales deviennent une force puissante et influente dans l'état romain. Lorsque Sylla mentionne le jeune Jules César dans ses proscriptions, les vestales intercèdent en faveur de Jules César et lui accordent leur pardon[14].

En 73 av. J.-C., Catilina, accusé d'avoir eu une relation criminelle avec la vestale Fabia (demi-sœur de Terentia, l'épouse de Cicéron), est finalement acquitté.

Sous l'EmpireModifier

Les vestales dans différents arts
 
Gravure d'une vestale par Sir Frederic Leighton vers 1880.
 
Bas-relief en marbre de l'époque de l'empereur Hadrien représentant une vestale.
 
Statue d’une vestale datant de 1839.
 
Fragment en marque retrouvé en 1935 et représentant les vestales lors d'un banquet.
 
Illustration d'une vestale.
 
Statue d'une Vestalis Maxima datant du IIe siècle.

Auguste inclut les vestales dans toutes les grandes dédicaces et cérémonies. Elles sont craintes et on leur attribue certains pouvoirs magiques. Pline l'Ancien, par exemple, dans le livre 28 de son Histoire naturelle, discutant de l'efficacité de la magie, choisit de ne pas la réfuter mais plutôt de l'accepter tacitement comme vérité[15].

L'historien Suétone témoigne d’une certaine désaffection des Romains pour cette institution au début de l’Empire :

« comme le décès de l'une d’entre elles imposait le choix d’une remplaçante, voyant beaucoup de citoyens faire des démarches pour ne point soumettre leurs filles au tirage, il (Auguste) jura que si l’une ou l'autre de ses petites-filles avait eu l’âge requis, lui-même l’aurait offerte. »

— Suétone, Vie des douze Césars, Auguste, XXXI

Néanmoins, Tacite témoigne sous Tibère du zèle de deux familles patriciennes à proposer leur fille pour remplacer une défunte vestale. Tibère choisit celle dont les parents n’avaient jamais divorcé, et consola l’autre candidate d’une dot d’un million de sesterces[16].

Le respect accordé aux vestales reste grand. Personnes sacrées, elles sont intouchables, et nul ne peut leur interdire d'aller où bon leur semble, ce qui permet de leur confier des missions d'intermédiaires de dernier recours :

  • en 48, Messaline, devinant que Claude va la condamner pour son inconduite, fait intervenir la Grande vestale Vibidia en sa faveur, pour solliciter une rencontre avec Claude : « [Narcisse] ne put éloigner Vibidia, ni l'empêcher de demander que l'on ne fît point périr une épouse sans entendre sa défense »[17].

Suétone signale un scandale qui eut lieu sous Domitien (81-96) :

« quant aux débordements sacrilèges des vestales, sur lesquels son père et son frère avaient fermé les yeux, il (Domitien) les punit avec sévérité, de différentes manières, d'abord de la peine capitale, ensuite selon la coutume des ancêtres. Il permit aux sœurs Oculata ainsi qu'à Varonilla de choisir leur supplice et relégua leurs séducteurs, mais plus tard Cornelia, la grande Vestale, autrefois acquittée, ayant après un long intervalle été accusée de nouveau et convaincue, il ordonna de l'enterrer vive et de flageller ses complices jusqu'à la mort, exception faite pour un ancien préteur qu'il condamna simplement à l'exil parce qu'il avait avoué son crime alors que l'affaire était encore mal éclaircie et que ni les enquêtes ni la torture ne permettaient de conclure. »

— Suétone, Vie des douze Césars, Domitien, VIII

L'affaire témoigne d’une dissolution des mœurs des vestales, du moins si les accusations sont exactes car l'instruction du procès de Cornelia est douteuse, et repose sur un témoignage extorqué. Il est toutefois difficile d'en tirer une conclusion générale sur un relâchement des mœurs des vestales, car c'est le seul scandale rapporté par Suétone pour toute la période du Ier siècle, en dehors de l'insinuation d'un viol de vestale commis par Néron.

Après l'incendie qui ravage une partie du centre de Rome à la fin du règne de Commode, la Maison des vestales est reconstruite durant le règne de Septime Sévère. Au cours du IIIe siècle, plusieurs statues et inscriptions honorifiques y sont élevées en l'honneur des grandes vestales, ces monuments et leurs textes témoignent du prestige maintenu de la fonction, de la vitalité du culte, du recrutement social élevé des vestales et de l'étendue de leurs relations sociales.

Après onze siècles d'existence, le collège des vestales est aboli et le feu sacré est éteint en 394 par l'édit de l’empereur chrétien Théodose Ier qui interdit le culte païen. Zosime raconte comment une femme noble chrétienne dénommée Serena, nièce de Théodose, entre dans le temple et prend un collier de la statue de la déesse et le place à son propre cou[19]. Une vieille femme apparaît, la dernière des vestales, qui reprend Serena et la condamne à une juste punition pour son impiété[20]. Toujours d'après Zosime, Serena est alors soumise à de terribles rêves lui laissant présager une mort prématurée. Augustin d'Hippone se serait inspiré de cet événement pour écrire La Cité de Dieu en réponse aux rumeurs selon lesquelles la capture de Rome et la désintégration de son empire sont dues à l'avènement de l'ère chrétienne et à son intolérance des anciens dieux qui défendent la ville depuis plus de mille ans.

La Vestalis Maxima ou Vestalium Maxima, est la plus importante des grandes prêtresses de Rome, supervise les efforts des vestales et est présente au collège des pontifes. La Vestalis Maxima Occia préside les vestales pendant 57 ans, selon Tacite. Coelia Concordia, la dernière vestale et virgo vestalis maxima de l’histoire, démissionne de son poste en 394 après la dissolution du collège des vestales et finit, sur le tard, par se convertir au christianisme.

StatutModifier

SélectionModifier

Les vestales dans la peinture
 
Offrandes à la déesse Vesta de Sebastiano Ricci (1723), Gemäldegalerie Alte Meister de Dresde.
 
Vestale, vierges antiques par Jean Raoux.
 
Le sacrifice de Vesta par Alessandro Marchesini vers 1710.
 
Vue des ruines de la maison des Vestales depuis le Palatin. On distingue en haut à gauche les restes du temple circulaire de Vesta. Dans la cour les statues et les inscriptions honorant les vestales ont été replacées après les fouilles archéologiques et ne sont pas nécessairement à leur place originelle.

Les critères de sélection des Vestales sont décrits par Aulu-Gelle, citant Antistitius Labeo, auteur d'un traité de droit pontifical et Ateius Capiton[21], tous deux juristes de l'époque d'Auguste. Depuis le milieu de l'époque républicaine, elles sont choisies parmi les fillettes âgées de 6 à 10 ans dans un groupe de vingt candidates de haute-naissance ayant encore leurs deux parents par le pontifex maximus. À l'origine la jeune fille devait être patricienne, puis la fonction s'est ouverte aux plébéiennes car il devenait difficile de trouver des patriciens disposés à confier leur fille pour une durée de 30 ans comme vestale, et enfin la fonction est ouverte aux filles d'affranchis[22],[23].

Elles doivent être sans défaut physique ni mental, et non émancipées par leur père, ce qui les rend orphelines aux yeux de la loi[24]. Elles doivent également être nées de parents libres et n'exerçant pas de professions déshonorantes (negotia sordida)[25],[26],[24]. Leurs deux parents doivent également résider en Italie, une dispense étant possible à partir de 18. Des exemptions sont également possibles, par exemple pour la sœur d'une vestale ou la fille d'un flamine. Elles n'ont pas toujours exercées, comme le montre le cas des sœurs Oculutae[27].

La cérémonie de choix est connue sous le nom de captio (capture). Le père, c'est-à-dire leur tuteur légal, présente sa fille au grand pontife. Une fois qu’une jeune fille est choisie pour être une vestale, le pontifex maximus la pointe vers elle et l'emmène loin de ses parents avec les paroles suivantes « afin de pratiquer les rites sacrés que la règle prescrit à une Vestale de célébrer, dans l'intérêt du peuple romain et des Quirites, en tant que candidate choisie selon la plus pure des lois, c'est toi qu'à ce titre je prends, Amata (« bien-aimée ? »), comme prêtresse Vestale ». Dès qu’elle entre dans l'atrium vestae, elle est désormais au service et sous la protection de la déesse[28].

Pour remplacer une vestale morte, les candidates sont présentées dans les quartiers de la vestale principale pour la sélection des plus vertueuses. Contrairement aux sélections des jeunes filles, des candidates plus âgées n’ont pas à être des prépubères, ni même des vierges (il peut s’agir de jeunes veuves ou même de divorcées, bien que cela soit désapprouvé et vu comme malchanceux), même les candidates sont rarement plus âgées que la vestale qu’elles remplacent. Tacite raconte comment Gaius Fonteius Agrippa et Domitius Pollio offrent leurs filles en tant que candidates vestales en 19 pour pouvoir un poste vacant[29]. La fille de Domitius Pollio est choisie uniquement parce qu’Agrippa vient récemment de divorcer[29]. Le pontifex maximus, en la personne de Tibère, « console » Agrippa en lui offrant une dot d'un million de sesterces[29].

ServiceModifier

Leur collège s'organisait en trois groupes d'âges différents, sous l'autorité de la grande vierge Vestale (virgo Vestalis maxima) : les plus jeunes sont instruites par les plus anciennes pendant dix ans, celles de la classe d'âge intermédiaire entretenaient le feu civique en permanence[30]. À l'issue de son temps de sacerdoce, la Vestale pouvait, si elle le souhaitait, revenir à la vie civile et se marier. La plupart choisissent néanmoins de continuer leur sacerdoce[31] : Tacite mentionne par exemple une certaine Occia qui officie jusqu'à la fin de sa vie[29].

Leurs tâches comprennent le maintien du feu sacré à Vesta, la déesse du foyer et de la maison, la collecte de l’eau depuis une source sacrée, la préparation de la nourriture utilisée dans les rituels et l'entretien des objets sacrés situés dans le sanctuaire du temple[22]. En maintenant le feu sacré de Vesta, d’où chacun peut recevoir le feu pour son usage domestique, il fonctionne ainsi comme « substituts domestiques », au sens religieux, pour tout Rome. Le feu sacré est traité, à l’époque impériale, comme le feu domestique de l’empereur.

Les vestales sont chargées de protéger les testaments de diverses personnes telles que celui de Jules César et de Marc Antoine. Par ailleurs, les vestales gardent aussi quelques objets sacrés, dont le Palladium, et fabriquent une farine spéciale appelée mola salsa qui est saupoudrée sur toutes les offrandes publiques à un dieu.

Statut et privilègesModifier

 
Vestale, par Jean Raoux.

Les vestales possèdent un statut juridique très particulier. Alors qu'une femme romaine est mineure toute sa vie, elle est affranchie de l'autorité paternelle (patria potestas)[32] et exemptées de la tutelle[33]. Elles avaient le droit de rédiger leur testament du vivant de leur père[34],[32].

Les privilèges accordés aux vestales sont significatifs[35]. À une époque où la religion est riche en paysans, la présence du Collège des vierges vestales est nécessaire pour de nombreuses cérémonies publiques et où qu’elles aillent, elles sont transportées dans un carpentum, un carrosse couvert à deux roues, précédé d’un licteur. Lors de jeux et des spectacles publics, elles ont une place d’honneur réservée. Les vestales témoignent sans le serment coutumier, leur parole ne pouvant faire aucun doute. L'inviolabilité du temple de Vesta et de la personne de ses prêtresses faisait qu'on déposait entre les mains de celles-ci les testaments ou les documents d’État comme les traités publics qu'on voulait mettre en sûreté, et parfois même certains traités solennels. Leur personne est sacro-sainte : la mort est la peine pour avoir blessé leur personne et elles ont des escortes pour les protéger contre les voies de fait. Lorsqu'une vestale rencontre un condamné qu'on mène au supplice, elle a le droit de demander qu'il soit gracié, à la condition toutefois de jurer que la rencontre est fortuite[36]. Les vestales participent au jet de mannequins de paille rituelles appelées Argei dans le Tibre le 15 mai[37],[38].

Elles témoignaient sans prêter serment à un procès[39]. À la fin de la République romaine, elles étaient précédées d'un licteur pendant leurs déplacements ; les consuls et les préteurs leur cédaient le pas et faisaient abaisser leurs faisceaux devant elles en signe de respect[36],[40]. Même le veto d’un tribun de la plèbe, pourtant également sacro-saint, ne pouvait faire opposition aux déplacements d’une vestale. Ainsi la vestale Claudia permit à son frère à qui le Sénat refusait les honneurs du triomphe d’aller quand même au Capitole : elle monta à bord du char de son frère, et personne ne put les empêcher de parcourir la Via Sacra et d’atteindre le Capitole[40]. Enfin, leurs cendres étaient inhumées à l'intérieur même du pomœrium, en dérogation aux prescriptions de la loi des Douze Tables sur les inhumations[41].

Punitions et obligation de virginitéModifier

 
Supplice d'une vestale d'Henri-Pierre Danloux, musée du Louvre, 1790.

Laisser s'éteindre le feu sacré de Vesta est un grave manquement à leur devoir. Cela suggère que la déesse ait retiré sa protection à Rome. Les vestales coupables de cette infraction son punies de coups de fouet ou de coups, qui sont exécutés « dans l'obscurité et à travers un rideau afin de préserver leur pudeur »[42].

La chasteté des vestales est considérée comme ayant une incidence directe sur la santé de l'État romain. Quand elles entrent dans le collège, elles laissent l'autorité de leurs pères et deviennent filles de l'État. Les Vestales sont, de leur nom complet, des « vierges Vestales » (virgines Vestales). Elles sont tenues à la virginité durant tout leur service. Toute relation sacrilège est qualifiée d'acte de trahison[20] et d'« inceste » (incestus) au sens originel d’« impureté » : « in-castus », atteinte à la chasteté qui constitue un tabou[43].

Le crime est puni de mort : la vestale coupable est tout d'abord fouettée nue[44], puis enterrée vivante (viva defossa) et emmurée, ou condamnée au bûcher[45]. C'est le seul moyen de la tuer sans verser son sang, ce qui est interdit. Cependant, cette pratique contredit la loi romaine selon laquelle nul ne peut être enterré dans la ville. Pour résoudre ce problème, les Romains enterrent la prêtresse incriminée avec de la nourriture et d'autres provisions afin qu'elle descende dans une « pièce habitable »[46]. Son amant, quant à lui, est flagellé à mort par le grand pontife[47] au Forum Boarium ou au Comitium[48], de même que les esclaves au courant de l'affaire[49],[50].

L'enfant né éventuellement de leur union, est considéré comme impur et jeté dans le Tibre[51],[52]. En comparaison, l'inceste ordinaire (stuprum) est puni de précipitation du haut de la roche Tarpéienne[53],[54],[55] et, à l'époque républicaine, relevait de la compétence des comices[56].

Les cas de manque de chasteté et de punition sont rares[57]. En 483 av. J.-C., à la suite d'une série de présages et des conseils des devins selon lesquels les cérémonies religieuses ne sont pas assez soignées, la vestale, Oppia, est déclarée coupable de fornication et punie[58]. La vestale Tuccia est accusée de fornication, mais elle transporte de l'eau dans un tamis pour prouver sa chasteté[59]. Pendant les mille années de l'existence des vestales, il n'y a eu que dix condamnations pour manque de chasteté et ces procès ont tous eu lieu en période de crise politique pour l'État romain. Les historiens suggèrent[60] que les vestales sont utilisées comme boucs émissaires en période de grande crise. C'est ainsi que Pline le Jeune est convaincu que Cornelia, innocente des accusations de fornication, est enterrée vivante sous les ordres de l'empereur Domitien. Elle décrit comment elle cherche à préserver sa dignité quand elle entre dans la chambre[61].

Après avoir été fouettée de verges, elle était habillée comme une défunte et transportée dans une litière fermée selon l'usage lors des funérailles jusqu'au campus sceleratus dans une chambre souterraine approvisionnée en eau et nourriture, qui était situé dans l'enceinte de la cité, tout près de la porte Colline. Le fait que son exécution ait lieu à l'intérieur du pomerium est là aussi révélateur du caractère particulier des Vestales, puisque la mort était bannie de cette enceinte sacrée : les armes et les légionnaires n'y entraient pas, le champ de Mars était à l'extérieur, les exécutions capitales aussi. La coupable est descendue dans une petite pièce sans ouverture avec une lampe et une petite provision des choses nécessaires à la vie, du pain, de l'eau dans un vase, du lait et un peu d'huile[62],[63].

Le crime pouvait être découvert par dénonciation, par un comportement et une toilette jugés trop légers, par des événements prodigieux (prodigia) ou des épidémies (pestilentia), mais le plus souvent par l'extinction du foyer public signe de la négligence de leurs devoirs par les vestales[64]. Quand survenaient de grandes catastrophes pour la cité, on soupçonnait rapidement les Vestales. Ce fut le cas à l'occasion du sac de Rome par Brennos, de la défaite de Cannes dans la guerre contre Hannibal ou encore à la suite des troubles liés aux Gracques[65]. L'exécution qui suivait servait à rétablir la pax deorum rompue par cette souillure[66].

Vestales puniesModifier

Denys d'Halicarnasse prétend que les premières vestales d'Albe la Longue sont fouettées et mises à mort pour avoir enfreint leurs vœux de célibat et que leur progéniture soit jetée dans la rivière[51]. Selon Tite-Live, Rhea Silvia, la mère de Romulus et Rémus, est obligée de devenir une vierge vestale et, quand elle a donné naissance à des jumeaux, il est dit qu'elle est simplement chargée de chaînes et jetée en prison, ses bébés mis dans la rivière[67]. Denys d'Halicarnasse raconte également l'enterrement vivant est institué par le roi romain Tarquin l'Ancien et inflige ce châtiment à la prêtresse Pinaria[68]. L'historien byzantin du XIe siècle, Georges Cédrène, est la seule source disponible pour affirmer qu'avant le règne de Tarquin l'Ancien, le roi romain Numa Pompilius avait institué la mort par lapidation pour les vierges vestales fautives, et que c'est Tarquin l'Ancien qui a transformé la punition en un enterrement vivant[69]. Le fouet précédant parfois l'emmurement, comme c'est le cas pour Urbinia en 471 av. J.-C.[70].

Des soupçons sont d'abord portés à l'encontre de Minucia à cause d'un amour inapproprié pour les vêtements et de la preuve d'un esclave. Elle est reconnue coupable de fornication et enterrée vivante[71]. De la même manière, Postumia, qui, bien que innocent selon Tite-Live[72], est jugée pour absence de chasteté, les soupçons sont suscités par sa tenue présomptueuse. Emilia, Licinia et Martia sont exécutées après avoir été dénoncées par le serviteur d'un cavalier barbare. Quelques vestales sont acquittées.

Obligations cultuellesModifier

TenueModifier

 
Denier romain de 63 ans av. J.-C., avec sur l'avers une vestale voilée et drapée, et sur le revers un électeur romain en train de voter.

Les Romains utilisent des vêtements pour exprimer des aspects importants de leur culture, en particulier le genre et la sexualité. Les implications de la tenue vestimentaire des vestales soulignent le principe romain de la convenance sexuelle[73]. Au fil du temps, l'image de la vestale devient une femme drapée dans des vêtements sacerdotaux blancs dénotant l'essence de la pureté et de la divinité à travers une telle tenue[74].

Leur costume consiste en une tunique (stola)[75] et des bandelettes pour retenir la chevelure (vittae), typiques des matrones romaines[76]. Il est possible de noter que ces deux éléments sont étroitement liés aux vêtements traditionnels des épouses et de la matrone romaine et ne sont donc pas propres aux vestales[77]. Les vittae que portent les vestales est un ruban de tissu porté dans les cheveux par les vestales. Ils sont étroitement associés au statut de matrone romaine et sont portés par un grand nombre de femmes à différentes étapes de la vie et ne peuvent donc pas être considérés comme uniques à une seule étape. Les filles célibataires, les matrones, ainsi que les vestales en portent.

Elles portent également une coiffe rouge (flammeum) et la coiffure à six tresses (sex crines)[78] typique d'une mariée[7].

Les principaux éléments de leurs vêtements consistent en une infula, un suffibulum et une palla. L'infula est un filet, porté par les prêtres et autres personnalités religieuses à Rome. L'infula d'une vestale est blanc et fabriqué à partir de laine. Le suffibulum est le voile de laine blanche qui est porté lors des rituels et des sacrifices. En dessous se trouvent généralement des rubans de laine rouge et blanche, symbolisant l'engagement de la vestale à maintenir le feu de Vesta et à respecter son vœu de chasteté. La palla est un long et simple châle, un vêtement typique des femmes romaines. La palla et son épingle sont drapés sur l'épaule gauche.

Culte de VestaModifier

Article détaillé : Vestalia.
 
Une vestale portant une couronne de lierre.

Les vestales doivent veiller sur le feu sacré, symbole de la déesse Vesta. Une négligence de leur part, notamment l'extinction du feu, est punie par le fouet, infligé par un envoyé du grand pontife[79], voire ce dernier en personne[80]. Le culte de Vesta était intimement lié aux origines de la ville de Rome. La légende indique que les frères jumeaux Romulus et Rémus sont les fils de Rhéa Silvia fille du roi d'Albe, une vestale d'Albe la Longue et du dieu Mars. Fruits d'un amour interdit, ils ont été exposés et leur mère condamnée. Selon Tite-Live[1], c'est le Sabin Numa Pompilius, deuxième roi de la Ville, qui transfère le culte de Vesta à Rome.

Les principales fêtes de Vesta sont les Vestalia célébrées du 7 au 15 juin[81]. Uniquement le 7 juin, son sanctuaire est accessible aux mères de familles qui apportent des assiettes de nourriture, en temps normal seules vestales ont accès au lieu[81]. Les cérémonies simples sont officiées par les vestales, qui rassemblent des céréales et cuisinent des gâteaux salés pour le festival. C’est la seule fois où elles fabriquent elles-mêmes la mola salsa, car c’est la période la plus sainte pour Vesta, et ces gâteaux salés doivent être parfaits et corrects pour être utilisés lors de tous les sacrifices publics.

Autres cultesModifier

Outre le culte de Vesta, les Vestales sont les auxiliaires indispensables pour d'autres activités cultuelles. Auprès du feu sacré qui représente l’âme même de la cité, sur le Palladium auquel est attachée la fortune de Rome, elles montent une garde perpétuelle dont dépend la prospérité dans la paix, le sort des armes dans la guerre, de la patrie au service de laquelle elles sont vouées par la médiation du culte de Vesta[82].

Des rites minutieux sont prévus pour la préparation de la mola salsa, qui est faite de deux substances d’une intégrité parfaite. Les trois vestales les plus anciennes sont chargées – un jour sur deux, dans la période allant du 7 au 14 mai – de récolter dans un champ spécial, griller et piler des épis d'amidonnier (Triticum turgidum subsp. dicoccon, une très ancienne céréale apparentée au blé)[83] de la qualité la plus fine. Trois fois par an (aux Lupercales, aux Vestalia et aux Ides de septembre), la farine ainsi obtenue et conservée dans de petits tonneaux était additionnée d'une saumure (muries), principe purificateur par excellence, également fabriquée par des Vestales à partir de sel brut pilé au mortier puis cuit au four puis dissous dans de l'eau puisée dans un cours d'eau[84]. Le mélange, la farine rituelle (mola salsa) dont l'invention est censée remonter à Numa[85], est répandue sur la tête des animaux destinés au sacrifice et de manière générale, sur toute offrande faite aux dieux[86]. Cette pratique a donné le français « immoler », de in-molare, « saupoudrer de mola[87] ». Le moulin et le four destinés à ces usages ont été retrouvés dans la maison des Vestales, au Forum. L’offrande de la mola salsa est présentée trois fois l’an à la déesse[82].

 
Deux vestales de Johann Baptist von Lampi.

Ce rituel revêt une importance d'autant plus grande que, depuis le traité passé entre Romains et Sabins après l'enlèvement des Sabines, les matrones romaines se voient interdire de moudre les céréales, tout comme d'apprêter les viandes[88]. Les femmes sont donc écartées du sacrifice, à l'exception des vestales qui, elles, sont présentes dans tous, par l'intermédiaire de la mola[87]. Un auteur affirme même que les vestales prenent elles-mêmes part à des sacrifices sanglants[89]. On sait qu'elles avaient droit à un couteau spécial, la secespita[90], mais on ignore s'il sert à couper autre chose que des gâteaux et des vêtements[91].

Les autres cérémonies du culte auxquelles les Vestales prenent part sont les Fordicidia et les Parilia en avril, la course et le sacrifice du cheval au Champ de Mars, en octobre, les Lupercales en février, la cérémonie des Argées et, naturellement, les Vestalia du 7 au 15 juin[82].

Aux Fordicidia, la Grande Vestale assume le rôle d’un sacrificateur en arrachant le veau des entrailles d’une vache pleine et en l’immolant ; puis le veau est brûlé et sa cendre conservée chez les vestales. Cette cendre est humectée avec le sang du cheval vainqueur de la course et sacrifié au Champ de Mars aux Ides d’octobre et que l’on conserve également dans le penus Vestae ; l’on y adjoint des tiges de paille de fèves et ce mélange sert pour les purifications des Parilia où l’on célèbre Paies, la déesse des troupeaux et des bergers, le 26 avril. À cette date, les paysans se rendent en foule au temple de Vesta et la prêtresse les asperge d’eau lustrale avec une branche de laurier. Puis, ils emportent dans leurs maisons et dans leurs champs un peu de mélange de cendres, de sang et de fèves en quoi consistent les trois substances purifiantes gardées par les vestales et ils les répandent sur des bûchers de branches dont on fait de grands feux. Les gens bondissent à grande joie par-dessus ces buissons enflammés dont la fumée passe pour communiquer une vertu lustrale et fertilisante à la terre, aux bêtes et aux gens. Ainsi, c’est toujours la même idée à laquelle la fonction des Vestales est intimement liée : la fécondité par la purification[82].

Les Vestales jouent également un rôle dans les Lupercales, où elles préparent, pour les Luperci, une bouillie de grains de blé, spécialement rôtis et salés pour eux, qu’ils prenent au repas sacré après leur course échevelée, du Forum au Palatin, leurs lanières de cuir flagellantes à la main. Ces rites de fécondation perdus dans la nuit des temps s’adressent à Lupercus, dieu de l’Italie ancienne, protecteur des troupeaux. Selon une autre tradition, ce culte a été institué en l’honneur de la Louve qui, sous le figuier sacré, le Ruminai, a allaité les jumeaux Rémus et Romulus. Lors de la fête des Lémuries aux ides de mai, elles jetent dans le Tibre trente mannequins d’osier, symbolisant les vieillards. Pour la cérémonie des Argées, elles jetent dans le Tibre, du haut du pont Sublicius, douze mannequins en souvenir des sacrifices humains qu’on disait avoir été abolis par Hercule[82].

Liste des VestalesModifier

De la création de l'institution à son abolition, un nombre indéterminé de Vestales exercent cette fonction. Plusieurs sont nommées dans le mythe et l'histoire romaine.

Vestales légendairesModifier

  • Rhéa Silvia, mère mythologique des fondateurs de Rome, Romulus et Rémus.
  • Aemilia, qui, quand le feu sacré s'est éteint, a demandé l'aide de Vesta et l'a miraculeusement rallumé en jetant un morceau de son vêtement sur les braises éteintes[92].

Vestales de la période républicaineModifier

Vestiges sur le Forum Romain à Rome
 
Reconstitution possible de la maison des vestales.
 
Reconstitution du temple de Vesta en 3D.
 
Fronton du temple des vestales.
 
Maison des vestales.
 
Détail de la cour intérieure de la maison des vestales.
 
Intérieur du temple de Vesta.
Articles détaillés : Maison des vestales et Temple de Vesta.
  • Oppia, est une vestale du début de la période républicaine. En 483 av. J.-C., à la suite d'une série de présages et des conseils de devins selon lesquels les cérémonies religieuses ne sont pas dûment assistées, elle est reconnue coupable d'atteinte à la chasteté et punie[58] ;
  • Orbinia, mise à mort pour inconduite en 471 av. J.-C.[93] ;
  • Postumia, jugée pour inconduite en 420 av. J.-C., mais acquitée[72] ;
  • Minucia, mise à mort pour inconduite en 337 av. J.-C.[71] ;
  • Sextilia, mise à mort pour inconduite en 273 av. J.-C.[94] ;
  • Caparronia, s'est suicidée en 266 av. J.-C., après avoir été accusée d'inconduite[49] ;
  • Tuccia, accusée d'inconduite, vers 230 av. J.-C., elle prouve son innocence[95],[96] ;
  • Floronia et Opimia, reconnues coupable d'inconduite en 216 av. J.-C., l'une est brûlée vive et l'autre se suicide[97] ;
  • Claudia Pulchra, fille d'Appius Claudius Pulcher (consul en 143 av. J.-C.), qui, pendant le triomphe de son père, marche à côté de lui pour repousser un tribun de la plèbe, qui tente de mettre son veto à ce triomphe[98] ;
  • Licinia, vestale en 123 av. J.-C., sa dédicace d’un autel est annulée par les pontifes car réalisée sans l’approbation du peuple romain. Elle est peut-être la vestale exécutée pour inconduite en 113 av. J.-C.[99] ;
  • Aemilia, Marcia et Licinia, accusées d'actes multiples d'incestum en 114 av. J.-C.. Aemilia aurait amené les deux autres à suivre son exemple, est condamnée sans appel et mise à mort[100]. Marcia n'est accusée que d'une seule infraction, et Licinia, qui a été accusée de nombreuses infractions, sont d'abord acquittées par les pontifes, mais sont rejugées par Lucius Cassius Longinus Ravilla et condamnées à mort en 113 av. J.-C.[101],[102]. L'accusation a donné deux prophéties sibyllines pour appuyer les verdicts finaux. Les accusations sont presque certainement inventées et peuvent avoir été motivées par des considérations politiques[103],[104] ;
  • Fonteia, qui sert entre 91 et 69 av. J.-C.. Elle est enregistrée comme vestale lors du procès de son frère en 69 av. J.-C. tout en commençant son service avant la mort de son père en 91 av. J.-C.[105],[106],[107] ;
  • Fabia, chef vestale, admise dans l'ordre en 80 av. J-.C, demi-soeur de Terentia (première épouse de Cicéron) et épouse de Dolabella, qui épousera à son tour plus tard sa nièce Tullia Ciceronis. Elle est probablement la mère du dernier consul de ce nom[108]. En 73 av. J.-C., elle est acquittée d'une accusation d'incestum avec Lucius Sergius Catilina[109]. L'affaire est poursuivie par Cicéron ;
  • Liciania, vestale entre 85 et 61 av. J.-C., aurait été courtisée par son parent, le triumvir Marcus Licinius Crassus - qui voulait en fait sa propriété. Cette relation a donné lieu à des rumeurs d'après Plutarque[110].
  • Arruntia, Perpennia et Popillia assistent à l'inauguration de Lucius Cornelius Lentulus Niger en tant que Flamen Martialis en 69 av. J.-C.. Licinia, parent de Crassus, est également présente[111].
  • Occia, vestale pendant 57 ans entre 38 av. J.-C. et 19 après J.-C.[112].

Vestales de la période impérialeModifier

Maison des vestalesModifier

La maison des vestales est la résidence des prêtresses à Rome. Derrière le temple de Vesta (qui abrite le feu sacré), l'Atrium Vestiae est un bâtiment de trois étages situé au pied de la colline du Palatin.

Dans la cultureModifier

  • La Vestale est le titre de plusieurs œuvres, tableaux et opéras.
  • Floronia est une nouvelle qui raconte le châtiment de deux sœurs Vestales (cf. Tite-Live, 22, 57) in Scènes d'esprit et autres nouvelles de Céline Maltère (Les Deux Crânes)
  • Dans le jeu "Bravely Default" édité par squareenix et Nintendo, ainsi que dans le jeu "Darkest Dungeon", quant à lui édité par Red Hook Studios Inc., apparaissent aussi des Vestales.
  • Le livre "Titus Flaminius. Tome 1. La fontaine aux vestales" de Jean-François Nahmias est un roman historique décrivant bien les rites et le rôle des vestales dans la Rome Antique.
Les vestales à Tivoli
Paysage avec le temple de Vesta à Tivoli, tableau d'Adam Elsheimer peint vers 1600. 

Notes et référencesModifier

  1. a et b Tite-Live, I, 20.
  2. Denys d'Halicarnasse, I, 9, 10.
  3. Plutarque, 3, 10.
  4. Ambroise de Milan, Lettre 18. Lettre à l'Empereur Valentinien.
  5. Denys d'Halicarnasse, III, 20, 2.
  6. Mossé et Pailleret Sablaurolles, p. 174.
  7. a et b Scheid 1990, p. 410.
  8. Cato, p. 22.
  9. Tite-Live, V.
  10. Tite-Live, XIV.
  11. Paul Orose, 4, 2.
  12. Aurelius Victor, 46.
  13. Dion Cassius, XXVI, 87.
  14. Suétone, 1, 2.
  15. Pline l'Ancien, XXVIII.
  16. Tacite, II, 6.
  17. Tacite, IX, 34.
  18. Tacite, III, 81.
  19. Zosime, 5, 38.
  20. a et b Barden Dowling.
  21. Aulu-Gelle, I, 12.
  22. a et b Encyclopædia Britannica 2003, Vestal Virgins.
  23. Kroppenberg 2010, p. 426-427.
  24. a et b Mekacher et Van Haeperen 2003, p. 66.
  25. Cicéron, I, 150.
  26. Cicéron, I, 94; 113; 123.
  27. Suétone, VIII, 4.
  28. Aulu-Gelle, I, 12-14.
  29. a b c et d Tacite, II, 86.
  30. Plutarque, X, 2.
  31. Plutarque, X, 10.
  32. a et b Aulu-Gelle, I, 12, 9.
  33. Gaius, I, 130.
  34. Plutarque, X, 5.
  35. Land 2015.
  36. a et b Plutarque, X, 6.
  37. Denys d'Halicarnasse, I, 19, 38.
  38. Smith 1875.
  39. Aulu-Gelle, VII, 7, 12 et X, 15, 31.
  40. a et b Suétone, II.
  41. Servius, XI, 206.
  42. Culham 2014, p. 143.
  43. Lovisi 1998, p. 702-703.
  44. Jeanneret 2003.
  45. Subhash 2006, p. 118.
  46. Smith 1846, p. 353.
  47. Tite-Live, XXII, 57, 3.
  48. Howatson 1989.
  49. a et b Paul Orose, IV, 5, 9.
  50. Lovisi 1998, p. 723.
  51. a et b Denys d'Halicarnasse, I, 78.
  52. Lovisi 1998, p. 705.
  53. Tacite, VI, 19.
  54. Sénèque l'Ancien, I, 3, 3-5.
  55. Quintilien, VIII, 8, 3.
  56. Plutarque, 6.
  57. Chisholm 1911, p. 1055.
  58. a et b Tite-Live, II, 42.
  59. Valère Maxime, 8, 1, 5.
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  61. Noehden 1817, p. 332.
  62. Plutarque, X, 8-13.
  63. Denys d'Halicarnasse, II, 67, 3-5.
  64. Lovisi 1998, p. 699-700.
  65. Lovisi 1998, p. 703-704.
  66. Lovisi 1998, p. 709.
  67. Tite-Live, I.
  68. Denys d'Halicarnasse, III, 48.
  69. Smith 1843, p. 1040.
  70. Denys d'Halicarnasse, IX, 41.
  71. a et b Tite-Live, VIII, 15.
  72. a et b Tite-Live, IV, 44.
  73. Beard 1995.
  74. Wagner 2010.
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  77. Gallia 2014.
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  80. Plutarque, X, 7.
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  82. a b c d et e Heymann 1958, p. 186.
  83. Servius, VII, 82.
  84. Festus Grammaticus, p. 152.
  85. Pline l'Ancien, XVIII, 7.
  86. Festus Grammaticus, p. 97.
  87. a et b Scheid 1990, p. 411.
  88. Plutarque, 85.
  89. Prudence, II, 1107-1108.
  90. Festus Grammaticus, p. 473.
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  92. Denys d'Halicarnasse, UU, 68, 3.
  93. Denys d'Halicarnasse, IX, 40.
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  96. Broughton 1952, p. 227-228.
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  99. Cicron, 136.
  100. Chrystal 2017.
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  102. Lightman 2018.
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  112. Broughton 1952, p. 395.
  113. Tacite, III, 69.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

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BibliographieModifier

Sources antiquesModifier

OuvragesModifier

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Ouvrages en langue étrangèreModifier
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ArticlesModifier

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  • Charles Diehl, « Découverte à Rome de la maison des Vestales », Revue archéologique, Paris, E. Leroux, t. 3,‎ , p. 82-87.
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  • Claire Lovisi, « Vestale, incestus et juridiction pontificale sous la République romaine », Mélanges de l'École française de Rome, vol. 110, no 2,‎ , p. 699-735 (DOI 10.3406/mefr.1998.2050).
  • Nina Mekacher et Françoise Van Haeperen, « Le choix des Vestales, miroir d'une société en évolution (IIIe siècle av. J.-C.-Ier siècle apr. J.-C.) », Revue de l'histoire des religions, vol. 220, no 1,‎ , p. 63-80 (ISSN 0035-1423, DOI 10.3406/rhr.2003.943).  .
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ChapitresModifier

  • John Scheid, « Le flamine de Jupiter, les Vestales et le général triomphant : variations romaines sur le thème de la figuration des dieux », dans J.-B. Pontalis, Le Temps de la réflexion (Paris), vol. VII, Paris, Gallimard, (ISSN 0247-3550).
  • John Scheid, « D'indispensables étrangères. Les rôles religieux des femmes à Rome », dans Pauline Schmitt-Pantel, Histoire de femmes, L'Antiquité, Plon, , chap. 8, p. 410-412.  .
Chapitre en langue étrangèreModifier
  • (it) Maria Elisa Garcia Barraco et Ilaria Soda, « Virgines vestales : il sacerdozio delle vestali romane : origine, costituzione e ordinamento », dans Giulio Giannelli, Antichità romane - Roma : Arbor sapientiae, Rome, Arbor Sapientiae, , 264 p. (ISBN 978-88-97805-12-6 (édité erroné)).

Liens externesModifier