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Lassouts

commune française du département de l'Aveyron

Lassouts
Lassouts
Tympan de l'église de Lassouts.
Blason de Lassouts
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Lot et Palanges
Intercommunalité Communauté de communes Comtal Lot et Truyère
Maire
Mandat
Élodie Gardes
2014-2020
Code postal 12500
Code commune 12124
Démographie
Gentilé Lassoutois(e)
Population
municipale
291 hab. (2016 en diminution de 8,2 % par rapport à 2011)
Densité 9,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 14″ nord, 2° 51′ 53″ est
Altitude Min. 360 m
Max. 863 m
Superficie 30,74 km2
Localisation

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Lassouts

Lassouts est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

GéographieModifier

GénéralitésModifier

 
Vue sur la vallée du Lot et Saint-Côme-d'Olt depuis Roquelaure.

Dans le quart nord-est du département de l'Aveyron, la commune de Lassouts s'étend sur 30,74 km2. Bordée au nord-est et au nord sur environ dix kilomètres par le Lot, dont une partie importante dans la retenue du barrage de Castelnau-Lassouts, elle est arrosée par son affluent, le Dourdou de Conques, qui prend sa source sur le territoire communal.

L'altitude minimale, 360 mètres, se trouve à l'extrême-nord, là où le Lot quitte la commune et sert de limite entre celles de Castelnau-de-Mandailles et Saint-Côme-d'Olt. L'altitude maximale avec 863 mètres est localisée à l'est, sur les pentes du Puy de Campèch, en limite de la commune de Sainte-Eulalie-d'Olt.

Le bourg de Lassouts, traversé par la route départementale (RD) 6, se situe, en distances orthodromiques, neuf kilomètres au sud-est d'Espalion.

Le territoire communal est également desservi par les RD 59, 206, 306 et 664.

Le sentier de grande randonnée GR 620 traverse ou longe le territoire communal au nord-ouest, sur environ quatre kilomètres.

LocalisationModifier

Lassouts est limitrophe de six autres communes.

ToponymieModifier

Lassouts est un nom typiquement occitan, « Las Sots » (prononcer 'soutts'), et désigne des abris pour les cochons. L'origine du mot est sans doute gauloise, sutegia, le mot latin correspondant étant suile.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Montrouge[1].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Des galets aménagés, outils du Paléolithique (environ 100 000 ans), ont été découverts près du hameau de Roquelaure.

AntiquitéModifier

Aux environs immédiats de Lassouts, dans la vallée du Dourdou, ont été repérés plusieurs sites contenant des vestiges gallo-romains (tegulae, fragments d’amphores, meule, bas-fourneaux métallurgiques).

Moyen ÂgeModifier

Bénéfice de l’église « Sancti Jacobi de Sudibus » ancien nom de Saint-Jacques de Lassouts. En 1147, le prieuré de Lassouts fut donné au chapitre cathédral de Rodez par le pape Eugène III.

Les seigneurs de Lassouts, sous l’Ancien Régime, se partageaient des droits sur l’actuel territoire de la commune de Lassouts. Le village et une grande partie de la paroisse de Lassouts appartenaient au domaine du chapitre cathédral de Rodez. Depuis 1310, la justice appartient au roi en paréage avec le chapitre. En 1786, le roi céda ses droits sur Lassouts aux Roquelaure de Bessuéjouls.

Le hameau de Roquelaure et la paroisse de Notre-Dame d’Albillac dépendaient de la famille de Roquelaure de Bessuéjouls, cette seigneurie était suzeraine de la puissante baronnie de Calmont d’Olt près d’Espalion. La Dômerie d’Aubrac avait des droits (taille, justice), sur les hameaux situés le long de la vallée du Lot (Le Cros, le Poujet La Fage, Le Gua, Saint-Savy…). En 1326 Lassouts était nommé Castri de Sudibus qui pourrait se traduire par « le Fort de Lassouts », en effet en ces temps-là Lassouts était entouré de murailles à l’intérieur desquelles s’appuyaient les maisons. Aujourd’hui encore nous pouvons voir les traces de ces murailles dans le village. Les chanoines possédaient une résidence à Lassouts, où ils venaient se retirer, il s’agit de la maison que l’on nomme de nos jours le château. Roquelaure dépend de la paroisse de Notre-Dame d’Albiac, village situé en contrebas du château, l’église contient une très belle vierge (en noyer) du XVe siècle.

Époque moderneModifier

Époque contemporaineModifier

Entre 1790 et 1794, la commune voisine de Saint-Lary est réunie à celle de Lassouts[1].
En 1837, la commune de Lassouts absorbe celle de Roquelaure[1] peuplée de 200 habitants au recensement de 1800[2].

Elle comprend les paroisses de Lassouts et de Notre-Dame d’Albiac, auparavant ce territoire appartenait à la commune de Gabriac.[réf. souhaitée]

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1837 1860 Jean-Joseph Ayral    
1860 1865 Théodore Combes    
1865 1876 Jean-Antoine Lacan    
1876 1884 Pierre Lemouzy    
1884 1892 Régis Delbosc    
1892 1904 Pierre Lacan    
1904 1924 Jacques Talon    
1925 1935 André de Temontels    
1935 1942 Marius Gayraud    
1942 1964 Gabriel Savy    
1964 1971 Marcel Lacaze    
1971 2008 Hubert Savy   Pharmacien
2008 En cours Elodie Gardes DVD Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2016, la commune comptait 291 habitants[Note 1], en diminution de 8,2 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
8506251 1391 1401 1271 1451 1731 0931 048
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 0901 0701 0651 000965921919900812
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
778791801744691613513420382
1990 1999 2005 2010 2015 2016 - - -
349326318320298291---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

SportsModifier

Article détaillé : Quilles de huit.

Le sport de quilles de huit est une évolution des anciens jeux à 9 quilles. C'est dans la région d'Espalion que les joueurs avaient pris l'habitude de "prendre quille", c’est-à-dire de prendre une des 9 quilles debout pour la frapper avec la boule. Aujourd'hui les quilles de huit sont la deuxième discipline sportive en Aveyron après le football et compte près de 4500 licenciés en France.

Le jeu de quille de huit est le sport traditionnel à Lassouts.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-JacquesModifier

Article détaillé : Église Saint-Jacques de Lassouts.

Dédiée à saint Jacques le Majeur, de style gothique, l’église de Lassouts fut construite à la fin du XVe siècle, par le chapitre cathédral de Notre-Dame de Rodez, bénéficiaire de l’église et seigneur du lieu. Elle prenait la suite d’un édifice roman du XIIe siècle, détruit par les grandes compagnies (ou routiers) à la fin de la guerre de Cent Ans. De cette église romane primitive il reste des vestiges intégrés dans l’édifice actuel comme le tympan, œuvre essentielle des artistes du XIIe siècle représentant un Christ en majesté dans sa mandorle, entouré du tétramorphe et accompagné de six apôtres. Les symboles des évangélistes sont : l’homme pour Mathieu, le lion pour Marc, le taureau pour Luc et l’aigle pour Jean. L'église est classée au titre des monuments historiques depuis 1927 pour son tympan[6].

D'autres vestiges romans sont notables :

  • la cuve baptismale, au fond de l’église ;
  • des autels romans, ceux du chœur et de la première chapelle à droite ;
  • la piscine romane dans la chapelle de la Vierge (à droite, près du chœur) ;
  • de nombreux corbeaux imagés à l’intérieur et à l’extérieur.

La qualité artistique de ces vestiges semble indiquer que Lassouts fut, au Moyen Âge, un centre religieux actif. En ces temps-là, Lassouts était le siège d’un archiprêtré. Les archiprêtrés avaient un rôle important dans l’occupation du territoire par l’Église face à l’emprise des seigneurs laïcs. Une particularité de l’actuelle église de Lassouts est que les voûtes des chapelles sont quasiment de la même hauteur que celles de la nef, ce qui donne à l’intérieur un style élancé contrastant fortement avec la lourdeur extérieure.

Château de RoquelaureModifier

Article détaillé : Château de Roquelaure.

Le château, datant au moins du XIe siècle, remanié plusieurs fois, fut la résidence de la famille de Roquelaure. Cette famille se fondit à la famille de Bessuéjouls en 1592. À la Révolution, le château fut vendu par l’État. Peu à peu abandonné, il servit de carrière. Il finit par s’écrouler dans les années 1950. Depuis 1966, il est restauré par son actuel propriétaire. Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1981 pour sa chapelle castrale[7]

Chapelle Saint-Laurent à RoquelaureModifier

La chapelle romane du XIIe siècle est dédiée à saint Laurent. Classée au titre des monuments historiques en 1981[7], elle recèle un bas-relief représentant la Mise au tombeau du Christ (XVIe siècle).

Clapas de ThubièsModifier

Article détaillé : Clapas de Thubiès.

Amas de débris d'orgues basaltiques à l'ouest de Roquelaure où la végétation ne peut pas prendre racine à cause de ruisseaux souterrains balayant les débris fins.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Lassouts se blasonnent ainsi :
D’azur à trois rocs d’échiquier d’argent. L’écu est timbré d'une couronne murale d’or à trois tours crénelées et soutenu par deux branches de châtaignier d’or fruitées d’argent, croisées et liées en pointe en sautoir.
Les armoiries - parlantes - sont celles de la famille de Roquelaure qui possédait des terres dans la commune. Les armoiries ont été adoptées par délibération municipale du 17 octobre 1954, approuvée par le préfet le 4 décembre 1954.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel, Espaliu : Bessuèjols, Lo Cairòl, Castèlnau, Sant-Cosme, Las Sots / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Espaliu, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 312 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-16-5, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36678785)

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Notice communale de Roquelaure sur le site « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui » de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. « Église », notice no PA00094046, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 30 juin 2017.
  7. a et b « Château de Roquelaure », notice no PA00094045, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 30 juin 2017.