James Callaghan

personnalité politique britannique

James Callaghan
Illustration.
James Callaghan, le .
Fonctions
Membre du Parlement du Royaume-Uni

(41 ans, 10 mois et 13 jours)
Élection 5 juillet 1945
Réélection 23 février 1950
25 octobre 1951
26 mai 1955
8 octobre 1959
15 octobre 1964
31 mars 1966
18 juin 1970
28 février 1974
10 octobre 1974
3 mai 1979
9 juin 1983
Circonscription Cardiff South (en) (1945-1950)
Cardiff South East (en) (1950-1983)
Cardiff South and Penarth (1983-1987)
Prédécesseur Arthur Evans
Successeur Alun Michael
Doyen de la Chambre

(3 ans, 11 mois et 9 jours)
Législature 49e
Prédécesseur John Parker
Successeur Bernard Braine
Chef du Parti travailliste

(4 ans, 7 mois et 5 jours)
Chef adjoint Michael Foot
Prédécesseur Harold Wilson
Successeur Michael Foot
Chef de l'opposition officielle du Royaume-Uni

(1 an, 6 mois et 6 jours)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Margaret Thatcher
Législature 48e
Prédécesseur Margaret Thatcher
Successeur Michael Foot
Premier ministre du Royaume-Uni

(3 ans et 29 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouvernement Callaghan
Législature 47e
Prédécesseur Harold Wilson
Successeur Margaret Thatcher
Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth

(2 ans et 1 mois)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Harold Wilson
Gouvernement Wilson III et IV
Prédécesseur Alec Douglas-Home
Successeur Anthony Crosland
Secrétaire d'État à l'Intérieur

(2 ans, 6 mois et 20 jours)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Harold Wilson
Gouvernement Wilson II
Prédécesseur Roy Jenkins
Successeur Reginald Maudling
Chancelier de l'Échiquier

(3 ans, 1 mois et 14 jours)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Harold Wilson
Gouvernement Wilson I et II
Prédécesseur Reginald Maudling
Successeur Roy Jenkins
Biographie
Nom de naissance Leonard James Callaghan
Surnom Sunny Jim[1],[2]
Date de naissance
Lieu de naissance Portsmouth (Île de Portsea, Angleterre, Royaume-Uni)
Date de décès (à 92 ans)
Lieu de décès Ringmer (Sussex de l'Est, Angleterre, Royaume-Uni)
Nature du décès Insuffisance cardiaque
Insuffisance rénale
Nationalité Britannique
Parti politique Parti travailliste
Conjoint Audrey Callaghan
Enfants Margaret Jay
Profession Fonctionnaire
Religion Athéisme[a]
Résidence 10 Downing Street, Londres[b]
Ringmer, Sussex de l'Est[c]

James Callaghan
Premiers ministres du Royaume-Uni

Leonard James Callaghan, dit James Callaghan et parfois surnommé Jim, né le à Portsmouth (Île de Portsea) et mort le à Ringmer (Sussex de l'Est), est un homme d'État britannique, membre du Parti travailliste et Premier ministre du Royaume-Uni de 1976 à 1979.

Entré au Parti travailliste en 1931, il s'impliqua fortement dans les Trade unions jusqu'à son entrée comme secrétaire parlementaire dans le gouvernement de Clement Attlee en octobre 1947. Devenu l'une des principales figures du Parti travailliste à la suite du retrait de Clement Attlee en 1955, il devint l'un des principaux collaborateurs d'Harold Wilson au sein du parti. À la suite de la victoire de son parti lors des élections générales de 1964, il fut nommé Chancelier de l'Échiquier par Harold Wilson. À ce poste, il fait voter un un impôt sur les plus-values en 1965 pour tenter de résorber le déficit budgétaire qui ne cessait de se creuser depuis la fin des années 1940[3]. Il occupe les principaux ministères régaliens en étant également Secrétaire d'État à l'Intérieur de novembre 1967 à juin 1970 puis Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth après le retour du Parti travailliste au pouvoir en février 1974.

L'annonce du départ surprise d'Harold Wilson en mars 1976 entraîna une consultation interne (en) au Parti travailliste. Remportant le scrutin, il fut nommé Premier ministre par Élisabeth II après le départ effectif de Wilson, devenant la personne la plus âgée à accéder à ce poste depuis Winston Churchill en mai 1940[d]. Son mandat fut marqué par les conséquences économiques liées à la récession consécutive à la Guerre du Kippour. L'économie britannique, déjà fragile, connut une inflation chronique durant la décennie 1970. Le Premier choc pétrolier et la Grève des mineurs de 1974 eurent également des conséquences non négligeables. En septembre 1976, le Royaume-Uni fut contraint de contracter un emprunt assez lourd auprès du Fonds monétaire international, au prix de concessions importantes. Callaghan fut contraint de mettre en œuvre une politique de rigueur, impopulaire auprès de la population, fortement impactée depuis plusieurs années. De plus, le Parti travailliste perdit la majorité absolue à la Chambre des communes en mars 1977, conduisant Callaghan à négocier un accord avec David Steel et le Parti libéral. Le fragile accord prit fin en septembre 1978, peu avant le début de « l'Hiver du mécontentement ». L'échec du gouvernement à prendre en compte le résultat du référendum de dévolution en Écosse conduisit au vote d'une motion de censure, déposée par la cheffe de l'opposition officielle et du Parti conservateur Margaret Thatcher. Ayant perdu la confiance de la Chambre des communes, il convoqua des élections générales qui furent remportées par le Parti conservateur. James Challagan fut ensuite chef de l'opposition officielle jusqu'en novembre 1980, puis doyen de la Chambre de juin 1983 à mai 1987, avant de rejoindre la Chambre des lords. Il est, encore aujourd'hui, le Premier ministre du Royaume-Uni ayant vécu le plus longtemps, devant Harold Macmillan.

BiographieModifier

James Callaghan est né le à Portsmouth. Son père James (1877-1921), catholique irlandais dont la famille a émigré lors de la grande famine et premier maître dans la Royal Navy, meurt alors qu'il n'a que neuf ans, d'une crise cardiaque[2],[4]. Sa mère Charlotte (1879-1861) ne bénéficiant pas de pensions de la part de l'État après la mort de son père, la famille Callaghan vécut dans la difficulté financière malgré les aides accordées par le gouvernement de Ramsay MacDonald[2].

En 1929, il abandonne son parcours scolaire pour entrer dans la fonction publique, devenant fonctionnaire aux impôts[1],[4]. La même année, il rencontre sa future épouse, Audrey, à Maidstone[2]. Il démissionne de la fonction publique en 1937 pour devenir dirigeant syndical à plein temps[5]. Élevé selon les principes du baptisme[2], il s'éloigna de la religion lorsqu'il intégra les Trade unions. En 1942, il s'engage dans la Royal Navy[4],[5]. Il termine la guerre comme lieutenant de vaisseau[1].

Parcours politiqueModifier

Premiers pas à la Chambre des communes (1945-1951)Modifier

Il entre à la Chambre des communes comme député d'une des circonscriptions de Cardiff à la suite du raz-de-marée du Parti travailliste lors des élections générales de 1945 à 33 ans en battant son adversaire du Parti conservateur[2],[6]. En 1947, il devient secrétaire parlementaire pour le gouvernement de Clement Attlee[4].

Dans l'opposition et au gouvernement (1951-1976)Modifier

Après l'échec du Parti travailliste lors des élections générales de 1951, il occupe divers postes au sein du cabinet fantôme, mais se spécialisa particulièrement sur les questions concernant les colonies. Lorsque Hugh Gaitskell décéda subitement en janvier 1963, il décida de concourir à la consultation interne (en) pour élire le nouveau chef du Parti travailliste, mais il perdit face à Harold Wilson[2]. Celui-ci le nomma chancelier de l'Échiquier après la victoire électorale du parti lors des élections générales de 1964. C'est lui qui eut à procéder, à contrecœur, à la dévaluation de la livre sterling de 14,3 % de sa valeur en novembre 1967[2],[4]. Il avait pourtant mis sa démission en jeu, ce qu'Harold Wilson refusa, dans un premier temps[2]. Il devint secrétaire à l'Intérieur lors d'un remaniement du gouvernement, en partie grâce à la persévérance de son épouse Audrey qui le dissuada de quitter la politique[7]. En août 1969, c'est lui qui décide de l'envoie de troupes en Ulster, alors que le conflit nord-irlandais s'embrase[1],[2]. Tout en étant membre du gouvernement, il n'hésita pas à s'opposer à Harold Wilson lorsqu'il le jugeait nécessaire[2]. Lorsque le Parti travailliste retourna dans l'opposition, il fut tenté de présenter sa candidature pour prendre la tête du Fonds monétaire international, mais il finit par intégrer le cabinet fantôme[2]. Lors du retour des travaillistes au pouvoir, il est nommé secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth. À ce titre, il fut chargé de négocier le maintien du Royaume-Uni au sein de la communauté européenne et défendit le « oui » lors du référendum de 1975[4].

Premier ministre du Royaume-Uni (1976-1979)Modifier

Lorsqu'Harold Wilson annonça sa démission à la surprise générale en 1976, il devint le favori pour devenir le prochain chef du Parti travailliste, et du même coup succéder à Wilson au 10 Downing Street. Il remporte la consultation interne (en) et succède à Harold Wilson le comme Premier ministre. Lorsqu'il apprit sa victoire, il déclara[2] :

Prime minister! And I never went to university!

« Premier ministre! Et dire que je n'ai jamais été à l'université! »

Il entra au 10 Downing Street à 64 ans, faisant de lui le Premier ministre le plus âgé à son entrée en fonction depuis Winston Churchill en mai 1940. Néanmoins, il arrive à la tête du gouvernement dans une situation très difficile, avec les conséquences du premier choc pétrolier et de la crise obligataire de 1974. L'économie britannique est alors très fragile[6], tandis que la livre sterling est attaquée sur les marchés financiers. En septembre 1976, il sollicite avec le chancelier de l'Échiquier Denis Healey un emprunt, la totalité du montant dont le Royaume-Uni pouvait faire la demande[8], auprès du Fonds monétaire international, au prix de nombreuses concessions[2],[4],[8]. Dans le même temps, il doit gérer l'image du Parti travailliste qui se dégrade dans l'opinion publique, avec l'incarcération d'un ancien ministre, John Stonehouse[2]

 
Répartition des votes par parti politique lors du vote de confiance du [e].

En 1977, il doit négocier un pacte (en) avec le Parti libéral pour pouvoir gouverner sereinement à la Chambre des communes, le parti ayant pardu plusieurs élections anticipées[9]. Il consent, avec beaucoup de réticences, à financer l'organisation du jubilé d'argent d'Élisabeth II en juin 1977[10]. S'il parvient à stabiliser l'inflation en dessous des 10 %, il souffre de l'opposition de l'aile gauche du parti sur une partie des mesures prises par son gouvernement[2]. Il fut d'ailleurs tout près de demander la dissolution de la Chambre des Communes et de convoquer des élections anticipées en 1978[4],[11]. En effet, le , il annonça à la télévision la fin du pacte avec le Parti libéral[12]. Cependant, il ne jugea pas utile de convoquer des élections, alors que la Chambre des communes sortante avait été élue en octobre 1974[12],[13]. Il fut accusé par Margaret Thatcher et David Steel d'avoir « la peur au ventre » en refusant de convoquer des élections anticipées[12]. Après la rupture du pacte avec le Parti libéral, sa fragile majorité reposait essentiellement sur le soutien des autonomistes écossais et gallois ainsi que des unionistes nord-irlandais[9]. Ses référendums de dévolution en Écosse et au Pays de Galles signent la fin de l'équilibre fragile dont disposait le Parti travailliste à la Chambre des communes[4],[12]. Son gouvernement est renversé par un vote de confiance, à la suite d'une motion de censure déposée par Margaret Thatcher, par 311 voix contre 310, le [9],[14]. Un député travailliste tombé malade n'avait pu prendre part au vote[14]. Celui-ci meurt d'ailleurs quatre jours plus tard. Il fut le premier Premier ministre à perdre un vote de confiance de la Chambre des communes depuis Ramsay MacDonald en 1924[14]. Il demanda à Élisabeth II la dissolution de la chambre, entrainant des élections anticipées, perdues face au Parti conservateur de Margaret Thatcher[14]. Le Parti travailliste passa alors dix-huit années dans l'opposition officielle[13].

« L'hiver du mécontentement » est considéré comme l'une des causes de la défaite du Parti travailliste lors des élections générales de 1979, au même titre que la situation difficile de l'économie britannique qui avait conduit le gouvernement à mettre en œuvre une politique de rigueur[1],[6],[8]. L'opinion publique lui a beaucoup reproché son séjour à la Barbade après la conférence de la Guadeloupe, alors que le Royaume-Uni connaissait une série de grèves[2].

Chef de l'opposition puis retrait à l'arrière-ban (1979-1987)Modifier

Après la défaite, il devint le chef de l'opposition officielle. Subissant de violentes attaques de la part de l'aile gauche du parti après la défaite, il choisit de quitter la tête du parti avant qu'une réforme de l'élection du chef entre en vigueur[2],[11]. Soutenant secrètement Denis Healey pour lui succéder, il ne put que constater la défaite de Healey et la victoire de Michael Foot, l'un des tenants de l'aile gauche du parti avec Tony Benn et Barbara Castle. Quelques mois plus tard, des dissidents de l'aile modérée du parti dont Roy Jenkins fondèrent le Parti social-démocrate[13]. Cette dissidence illustrait les difficultés pour maintenir l'unité du Parti travailliste[13].

Lors des élections générales de 1983, il désapprouve le manifeste électoral du Parti travailliste, notamment sur la question du désarmement nucléaire unilatéral porté par Michael Foot et l'aile gauche du parti[1],[4],[11]. Après les élections, il devient le doyen de la Chambre, c'est-à-dire le député ayant servi le plus longtemps à la Chambre des communes.

Dernières années (1987-2005)Modifier

Il se retire à l'occasion des élections générales de 1987, où il critiqua de nouveau le manifeste électoral du parti[2],[11]. Il fut élevé à la pairie[15], prenant le titre de Baron Callaghan of Cardiff et intégra la Chambre des lords où le rejoignit plus tard sa fille Margaret[2]. De même, il fut décoré de l'Ordre de la Jarretière[4].

En octobre 1999, il déclara qu'il ne serait pas surpris d'être déclaré comme étant le « plus mauvais » Premier ministre de l'histoire[16] :

I think we are all re-evaluated as time goes by and I should not be the slightest bit surprised if there is another evaluation after I die and people come to the conclusion that I was the worst prime minister since Walpole.

« Je pense que nous sommes tous réévalués au fil du temps et je ne serai pour le moins surpris si, après une autre enquête réalisée après ma mort, celle-ci et l'opinion arrivaient à la conclusion que j'étais le plus mauvais premier ministre depuis Walpole. »

Il reconnut également avoir mal géré la crise de « l'hiver du mécontentement », et qu'il avait même été sans doute trop « insensible »[16].

Le , alors qu'il est âgé de 90 ans, il assista à un dîner au palais de Buckingham donné par Élisabeth II en compagnie de Tony Blair et de trois autres anciens Premiers ministres, Edward Heath, Margaret Thatcher et John Major[17].

Vie privéeModifier

Il rencontre son épouse Audrey en 1929 et l'épousa en 1938[7]. Ils ont trois enfants[7] :

  • Margaret Jay (née en 1940)
  • Julia (née en 1943)
  • Michael (né en 1946)

AnecdotesModifier

Il est le Premier ministre ayant vécu le plus longtemps, devant Harold Macmillan, depuis le [5],[11].

Il est le seul homme politique britannique à avoir exercé les quatre principaux postes au sein du gouvernement[1],[2],[5] :

Il est le seul Premier ministre à avoir servi dans la Royal Navy.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Au départ baptiste, il devint athée en entrant dans les Trade unions.
  2. Résidence officielle du Premier ministre.
  3. Résidence personnelle.
  4. Le plus vieux reste Lord Palmerston, nommé en février 1855 à l'âge de 70 ans.
  5. Ont voté pour : Ont voté contre :

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g Marie-Pierre Subtil, « James Callaghan, premier ministre britannique de 1976 à 1979 », sur www.lemonde.fr, (consulté le 21 février 2021).
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u (en) David McKie, « Lord Callaghan », sur www.theguardian.com, (consulté le 21 février 2021).
  3. Yves Barou, « L'économie britannique en crise : 1949-1974 », Économie & Prévision, no 24,‎ , p. 3-31 (lire en ligne, consulté le 22 septembre 2020).
  4. a b c d e f g h i j et k (en) « Obituary : Lord Callaghan », sur news.bbc.co.uk, (consulté le 22 février 2021).
  5. a b c et d AFP, « James Callaghan, ancien premier ministre britannique », sur www.lemonde.fr, (consulté le 21 février 2021).
  6. a b et c « Mort de James Callaghan, l'ancien premier ministre britannique », sur www.la-croix.com, (consulté le 21 février 2021).
  7. a b et c (en) Julia Langdon, « Audrey Callaghan », sur www.theguardian.com, (consulté le 21 février 2021).
  8. a b et c Marc Roche, « Un remake de 1976, année noire, hante le Royaume-Uni », sur www.lemonde.fr, (consulté le 21 février 2021).
  9. a b et c Marc Roche, « Majorités relatives et gouvernements éphémères », sur www.lemonde.fr, (consulté le 22 février 2021).
  10. Tristan Gaston-Breton, « Elisabeth II : 1977. Le Jubilé d'argent »  , (consulté le 21 février 2021).
  11. a b c d et e (en) Julian Glover et Patrick Wintour, « Lord Callaghan sets record », sur www.theguardian.com, (consulté le 21 février 2021).
  12. a b c et d (en) « 1978 : Callaghan accused of running scared », sur news.bbc.co.uk (consulté le 22 février 2021).
  13. a b c et d (en) Neil Clark, « How Jim Callaghan changed the world », sur www.theguardian.com, (consulté le 22 février 2021).
  14. a b c et d (en) « 1979 : Early election as Callaghan defeated », sur news.bbc.co.uk (consulté le 21 février 2021).
  15. (en) « State Intelligence », sur www.thegazette.co.uk, (consulté le 21 février 2021).
  16. a et b (en) « Callaghan expects 'worst PM' tag », sur news.bbc.co.uk, (consulté le 21 février 2021).
  17. (en) « Queen dines with her prime ministers », sur news.bbc.co.uk, (consulté le 21 février 2021).

Voir aussiModifier

Articles de revuesModifier

BibliographieModifier

Ouvrages générauxModifier

Ouvrages sur l'Angleterre et le Royaume-UniModifier

Ouvrages sur les partis politiquesModifier

Liens externesModifier