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Marc Lazar

historien et sociologue français

CarrièreModifier

Ancien élève du lycée Buffon, Marc Lazar soutient sa maîtrise d'histoire à Paris I en 1975, sous la direction de Jacques Droz. Elle s'intitule 1917-1923, origines et débuts d'une organisation du mouvement ouvrier : l'Association républicaine des anciens combattants[1].

Il fait son DEA à l'EHESS avec Jacques Julliard.

Agrégé d'histoire, Il est docteur de l'École des hautes études en sciences sociales. Sa thèse de 3e cycle, soutenue en 1984 sous la direction de Jacques Julliard, s'intitule PCF : intellectuels et classe ouvrière: l'exemple du mineur, de la Libération au début des années 50.

Entre 1979 et 1986, il enseigne en lycée, successivement à Honfleur, Évreux et Colombes.

En 1986-87, il obtient la bourse Monnet et travaille à l'Institut universitaire européen.

De 1987 à 1989, il est détaché au Centre national de la recherche scientifique.

De 1989 à 1993, il est maître de conférences à l'université Paris I-Panthéon Sorbonne.

En 1991, il soutient son HDR avec comme garante Annie Kriegel, sur « Partis et cultures politiques en Europe » à l'université de Paris X-Nanterre.

De 1993 à 1999, il est professeur des universités à l'université Paris X-Nanterre.

Il a travaillé sur le communisme, l’étude comparée des partis politiques de la gauche socialiste et sociale-démocrate en Europe de l’Ouest, les rapports entre la gauche et les services publics en France, ainsi que sur les mutations de la démocratie en Italie.

Travaillant à la fois en histoire politique et en sociologie politique, il est partisan d’une conceptualisation accrue dans la recherche historique et de l’ouverture de l’histoire à la sociologie et à la science politique.

Professeur à l'IEP de Paris depuis 1999, il y a été directeur de l’École doctorale et membre du comité exécutif (2000-2007). Depuis 2013, il est membre du comité décennal stratégique du même établissement.

Il est chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po dont il est le directeur depuis 2014[2], et chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales, dont il dirige le groupe de recherche sur l’Italie contemporaine (GRIC).

Professeur associé à l'Université de Stanford (1994-2005), il est également professeur associé de la LUISS School of Government de Rome, dont il préside le conseil scientifique depuis 2010[3].

Il est, par ailleurs, éditorialiste à La Repubblica depuis 2006[4].

Vie privéeModifier

Marc Lazar est marié depuis 2006 à Aline Arlettaz, journaliste et photographe. Il est père de deux enfants : Julie et Anna[5].

DécorationsModifier

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 31 décembre 2015[6].

Thèses sur le communisme françaisModifier

Dans son essai Le Communisme, une passion française (2002), il estime que, bien que le Parti communiste français ait cessé d’exister dans la vie politique française, sa culture politique se maintient : « 2002 a sans doute marqué l’acte de décès du Parti communiste français (PCF), né en décembre 1920 au congrès de Tours. » Se distinguant des historiens et penseurs du politique qui considèrent le totalitarisme comme un phénomène historiquement et conceptuellement limité à quelques cas, il va jusqu’à considérer le communisme français comme une « passion totalitaire en démocratie ». Ces thèses ont été constestées par le PCF, la critique de l’ouvrage dans L’Humanité s’intitulant « Quand Marc Lazar furète »[7], en référence à François Furet et à son essai Le Passé d'une illusion paru en 1995.

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Catalogue SUDOC », sur www.sudoc.abes.fr (consulté le 14 mars 2019)
  2. « Marc Lazar - Directeur du CHSP, Professeur des universités en histoire et sociologie politique à Sciences Po », sur sciencespo.fr (consulté le 16 août 2017)
  3. (en) « Scientific Council », sur LUISS Guido Carli (consulté le 14 mars 2019)
  4. « Marc Lazar - Who's Who », sur www.whoswho.fr (consulté le 12 avril 2019)
  5. « Marc Lazar - Who's Who », sur www.whoswho.fr (consulté le 20 juin 2019)
  6. « Décret du 31 décembre 2015 », (consulté le 2 janvier 2016)
  7. « Quand Marc Lazar furète », par Claude Mazauric, L’Humanité, 22 novembre 2002.

Liens externesModifier