HMS Agincourt (1913)

navire de guerre

HMS Agincourt
Photo en noir et blanc d'un cuirassé fendant les flots, vu de babord.
Le HMS Agincourt en 1915.
Autres noms Rio de Janeiro
Sultan Osman Ier
Type Cuirassé Dreadnought
Histoire
A servi dans Naval Jack of Brazil.svg Marine brésilienne
Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Chantier naval Armstrong Whitworth
Quille posée [1]
Lancement
Acquisition
Commission
Statut Vendu pour démolition en 1922
Équipage
Équipage 1 115 hommes au lancement
1 268 hommes en 1917
Caractéristiques techniques
Longueur 204,7 m
Maître-bau 27,1 m
Tirant d'eau 8,2 m
Déplacement 27 500 long tons (27 940 t)
À pleine charge 30 250 long tons (30 734 t)
Propulsion 4 hélices
Turbines Parsons
22 chaudières Babcock & Wilcox
3 200 t de charbon
620 t de fioul
Puissance 34 000 ch
Vitesse 22 nœuds (41 km/h)
Caractéristiques militaires
Blindage Ceinture : 102 à 229 mm
Cloisons : 102 à 203 mm
Barbettes : 76 à 229 mm
Tourelles (face) : 305 mm
Pont : 25 à 65 mm
Château : 305 mm
Armement 7 × 2 Canons de 12 pouces/45 calibres[2]
20 canons de 6 pouces (en)
10 canons de 3 pouces AA
3 TLT de 533 mm
Rayon d'action 4 500 milles marins (8 000 km) à 10 nœuds (19 km/h)

Le HMS Agincourt est un dreadnought construit au Royaume-Uni au début des années 1910. Ce cuirassé avait la particularité d'être le cuirassé portant le plus de canons lourds (quatorze) et le plus de tourelles (sept) de l'époque. À l'origine construit pour la Marine brésilienne, il fut ensuite vendu à la Marine ottomane. Sa saisie lors de la déclaration de guerre, le , fut durement ressentie dans l'Empire ottoman.

ConceptionModifier

HistoireModifier

Le Brésil commande le navire sous le nom de Rio de Janeiro au chantier naval Armstrong Whitworth. Cependant, la fin de la fièvre du caoutchouc et le réchauffement des relations avec le grand rival argentin conduit à une vente à l'Empire ottoman.

Les Ottomans renomment le navire Sultan Osman I, d'après le fondateur de l'empire. Un deuxième est commandé, le Resadiye. Le prix d'achat fut financé par une souscription publique et versé d'avance. Le capitaine ottoman Raouf Bey devait les réceptionner le , mais la déclaration de guerre poussa Winston Churchill, Premier Lord de l'amirauté, à le faire saisir pour annuler une menace et renforcer la flotte britannique[3].

Renommé Agincourt par la Royal Navy, il rejoint la Grand Fleet dans la mer du Nord. Il passe le plus clair de son temps en patrouilles et en exercices, malgré sa participation à la bataille du Jutland avec la 1re escadre en 1916. Il est mis en réserve en 1919 et envoyé à la casse en 1922 afin de respecter les clauses du traité naval de Washington.

Notes et référencesModifier

  1. Gardiner et Gray 1985, p. 37.
  2. Friedman 2011, p. 63.
  3. Timothy Reno, La Turquie face à la perfidie des Occidentaux, Orient XXI, 19 juillet 2019.

BibliographieModifier

  • (en) Robert Gardiner et Randal Gray, Conway's All the World's Fighting Ships (1906-1921), [détail de l’édition]
  • (en) Robert K. Massie, Castles of Steel : Britain, Germany and the winning of the Great War at sea, Londres, Vintage Random House, (1re éd. 2003), 865 p. (ISBN 978-0-099-52378-9)
  • (en) Norman Friedman, Naval Weapons of World War One : Guns, Torpedoes, Mines and ASW Weapons of All Nations, Seaforth Publishing, [détail de l’édition]

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

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