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Jacques Maire (homme politique)

diplomate et homme politique français
Ne doit pas être confondu avec Affaire Jacques Maire.

Jacques Maire
Illustration.
Fonctions
Député des Hauts-de-Seine
Élu dans la 8e circonscription
En fonction depuis le
(1 an, 4 mois et 25 jours)
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Jacques Guillet
Conseiller régional de Bretagne

(6 ans et 13 jours)
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Enghien-les-Bains (Val-d'Oise)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique PS (avant 2016)
LREM (depuis 2016)
Père Edmond Maire

Jacques Maire, né le à Enghien-les-Bains (Seine-et-Oise), est un diplomate, directeur de société et homme politique français[1]. Il est député de la Huitième circonscription des Hauts-de-Seine depuis 2017[2], et a été élu vice-président de la Commission des Affaires étrangères[3].

Sommaire

BiographieModifier

Jacques Maire, né le 4 avril 1962, est le fils d'Edmond Maire et de Raymonde Le Goff[4].

FormationModifier

Jacques Maire a obtenu une maîtrise de sciences économiques de l'Université Paris-Dauphine (1980-1984), ainsi qu'un D.E.S.S. de Développement économique de l'Université Paris X-Nanterre (1984-1985). Il est également diplômé de l'Institut d’études politiques de Paris (1986)[5] et de l’École nationale d'administration (1988-1990, promotion Jean Monnet)[6],[7].

Expérience professionnelleModifier

Jacques Maire a une double expérience public-privé. Il a passé la première partie de son activité professionnelle au sein de l’État. En 1992, Jacques Maire devient conseiller politique auprès de l'ambassadeur de France en Algérie[6],[1]. Il est ensuite conseiller diplomatique, chargé des affaires européennes, auprès du Premier ministre Pierre Bérégovoy, à Matignon d'avril 1992 à mars 1993[1]. En mai 1997, il est nommé directeur de cabinet de Dominique Voynet, ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire[8]. Enfin, entre janvier 1999 et octobre 2002, il se voit confier la direction des Affaires européennes et internationales au ministère du Travail, de la Santé et des Affaires Sociales[8],[1].

En novembre 2002, il décide de se tourner vers le secteur privé. Il rejoint le groupe assureur Axa, où il exerce différentes fonctions de management[8],[1], d'abord aux ressources humaines, avant de prendre en charge le développement international du groupe[7]. Il conduit notamment la stratégie d'Axa en Europe, ainsi que dans la région méditerranéenne[6], au Proche-Orient et en Amérique latine. Il a été président-directeur général de la filiale d'Axa en Hongrie de 2009 à 2012[6],[9],[1].

Fin 2012, il rejoint le Quai d'Orsay comme directeur des entreprises et de l’économie internationale[10], avec pour mission de développer la stratégie économique de la France à l'étranger et de soutenir les entreprises françaises dans la conquête de nouveaux marchés. Son ministre de tutelle est Laurent Fabius[6],[11],[12],[13].

De retour dans le secteur privé en 2015, il est nommé directeur de la stratégie et du développement de Vigeo Eiris, agence internationale indépendante de recherche et services environnementaux, sociaux et de gouvernance[7]. Il conduit une augmentation de capital de la société et négocie l'acquisition de son concurrent britannique EIRIS.

De janvier à juin 2017, Jacques Maire est ambassadeur thématique au ministère des Affaires étrangères, chargé de la reconstruction et du développement des pays en crise[14].

Parcours politiqueModifier

Jacques Maire doit une part de son engagement associatif à ses origines familiales. En effet, son père Edmond Maire a été secrétaire général de la CFDT[6],[12],[1].

Durant ses années universitaires, Jacques Maire fonde le Pour un syndicalisme autogestionnaire (PSA), syndicat étudiant proche de la CFDT.

Il a exercé plusieurs mandats locaux dans le Finistère : conseiller municipal de Plabennec de 1995 à 2001[1],[15], vice-président de la Communauté urbaine de Brest de 2001 à 2008 et conseiller régional PS[16] de Bretagne de 1998 à 2004[1].

Il rejoint le mouvement En Marche ! en juin 2016 et est investi en mai 2017 par La République en Marche pour les élections législatives dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine[14],[17]. Au premier tour des élections législatives le 11 juin 2017, Jacques Maire arrive en tête dans cette circonscription avec un score de 48,03 %[18],[19], devant le candidat Les Républicains, Gilles Boyer, l'ex-directeur de campagne d'Alain Juppé. Jacques Maire remporte les élections législatives 2017 au second tour, avec un score de 61,03 % et devient député de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine[20].

En septembre 2018, après la nomination de François de Rugy au gouvernement, il soutient la candidature de Barbara Pompili à la présidence de l'Assemblée nationale[21].

Ouvrages et publicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h et i Romain Chetaille (Auteur) et Joseph d'Arrast (Auteur), 100 Personnalités de demain : Portraits, 127-128 = p.
  2. « Huitième circonscription des Hauts-de-Seine », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 19 juin 2017).
  3. Assemblée nationale, « M. Jacques Maire - Hauts-de-Seine (8e circonscription) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 2 juillet 2017)
  4. Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1434.
  5. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/jacques.maire86.
  6. a b c d e et f Hubert-Rodier, 25/03/2013, « Jacques Maire, un diplomate-militant au service de l'entreprise » [1]
  7. a b et c Déborah Paquet, 13/01/2015, Actu Environnement.com, « Jacques Maire est nommé directeur de la stratégie et du développement de Vigeo » [2]
  8. a b et c Le Telegramme, 21/11/2002, « Jacques Maire rejoint AXA »[3]
  9. Gwenaëlle Thomas, 09/07/2013, Le Journal Francophone de Budapest, « Un pays qui fait débat ! »[4]
  10. Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, « Diplomatie économique : Interview de Jacques Maire (France 24, 06.04.2013) », (consulté le 27 mai 2017)
  11. Direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats, Février 2014, « LE QUAI D'ORSAY AU SERVICE DES ENTREPRISES » [5]
  12. a et b Anne Denis, 08/04/2014, Slate.fr, « Le Quai d’Orsay veut régner sur la diplomatie économique »[6]
  13. Solène Davesne, LE 20/09/2012, usinenouvelle.com, « Les convictions du Monsieur "Entreprises" du quai d’Orsay »[7]
  14. a et b G. Guidi e A. Moccia di Ferrazzano, 25/05/2017, Opinione, « L’onda Macron e i suoi protagonisti »[8]
  15. « Jacques Maire », Le Telegramme,‎ (lire en ligne)
  16. « cahier spécial élections régionales », Libération,‎ (lire en ligne)
  17. Anne-Sophie Damecour, Le Parisien, « Législatives : quatre nouveaux candidats se mettent en marche dans le 92 »[9]
  18. Ministère de l'Intérieur, « Elections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 11 juin 2017)
  19. (en) « Législatives 2017 : Jacques Maire à 48 % dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine », sur m.leparisien.fr (consulté le 11 juin 2017)
  20. Ministère de l'Intérieur, « Elections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 19 juin 2017)
  21. Julie Cloris, « Duel Ferrand-Pompili pour présider l’Assemblée : qui soutient qui ? », sur leparisien.fr, (consulté le 10 septembre 2018).

Liens externesModifier