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Jacques Maire (homme politique)

diplomate et homme politique français
Ne doit pas être confondu avec Affaire Jacques Maire.

Jacques Maire
Fonctions
Député des Hauts-de-Seine
Élu dans la 8e circonscription
En fonction depuis le
(2 ans, 3 mois et 22 jours)
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Jacques Guillet
Conseiller régional de Bretagne

(6 ans et 13 jours)
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Enghien-les-Bains (Val-d'Oise)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique PS (avant 2016)
LREM (depuis 2016)
Père Edmond Maire

Jacques Maire, né le à Enghien-les-Bains (Seine-et-Oise), est un syndicaliste, diplomate, cadre et homme politique français.

Fils d'Edmond Maire, secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) de 1971 à 1988, il est le premier président de Pour un syndicalisme autogestionnaire (PSA), syndicat étudiant proche de la CFDT. Dans les années 1990-2000, il occupe différents postes au sein de la haute administration, dont ceux de conseiller diplomatique, chargé des affaires européennes, auprès du Premier ministre Pierre Bérégovoy, et de directeur de cabinet de Dominique Voynet au ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, ainsi que des postes de cadre chez Axa et Vigeo Eiris.

Membre du Parti socialiste puis de La République en marche, il exerce plusieurs mandats locaux en Bretagne dans les années 1990-2000. Il est élu député en 2017 dans la huitième circonscription des Hauts-de-Seine. A l'Assemblée nationale, il est vice-président de la commission des Affaires étrangères.

BiographieModifier

Jacques Maire, né le 4 avril 1962, est le fils d'Edmond Maire et de Raymonde Le Goff[1].

FormationModifier

Jacques Maire a obtenu une maîtrise de sciences économiques de l'Université Paris-Dauphine (1980-1984), ainsi qu'un D.E.S.S. de Développement économique de l'Université Paris-Nanterre (1984-1985). Il est également diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1986)[2] et de l’École nationale d'administration (1988-1990, promotion Jean Monnet)[3],[4].

Expérience professionnelleModifier

Jacques Maire a une double expérience public-privé. Il a passé la première partie de son activité professionnelle au sein de l’État. En 1992, Jacques Maire devient conseiller politique auprès de l'ambassadeur de France en Algérie[3],[5]. Il est ensuite conseiller diplomatique, chargé des affaires européennes, auprès du Premier ministre Pierre Bérégovoy, à Matignon d'avril 1992 à mars 1993[5]. En mai 1997, il est nommé directeur de cabinet de Dominique Voynet, ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire[6]. Enfin, entre janvier 1999 et octobre 2002, il se voit confier la direction des Affaires européennes et internationales au ministère du Travail, de la Santé et des Affaires Sociales[6],[5].

En novembre 2002, il décide de se tourner vers le secteur privé. Il rejoint le groupe assureur Axa, où il exerce différentes fonctions de management[6],[5], d'abord aux ressources humaines, avant de prendre en charge le développement international du groupe[4]. Il conduit notamment la stratégie d'Axa en Europe, ainsi que dans la région méditerranéenne[3], au Proche-Orient et en Amérique latine. Il a été président-directeur général de la filiale d'Axa en Hongrie de 2009 à 2012[3],[7],[5].

Fin 2012, il rejoint le Quai d'Orsay comme directeur des entreprises et de l’économie internationale[8], avec pour mission de développer la stratégie économique de la France à l'étranger et de soutenir les entreprises françaises dans la conquête de nouveaux marchés. Son ministre de tutelle est Laurent Fabius[3],[9],[10],[11].

De retour dans le secteur privé en 2015, il est nommé directeur de la stratégie et du développement de Vigeo Eiris, agence internationale indépendante de recherche et services environnementaux, sociaux et de gouvernance[4]. Il conduit une augmentation de capital de la société et négocie l'acquisition de son concurrent britannique EIRIS.

De janvier à juin 2017, Jacques Maire est ambassadeur thématique au ministère des Affaires étrangères, chargé de la reconstruction et du développement des pays en crise[12].

Parcours politiqueModifier

DébutsModifier

Jacques Maire doit une part de son engagement associatif à ses origines familiales. En effet, son père Edmond Maire a été secrétaire général de la CFDT[3],[10],[5].

Durant ses années universitaires, Jacques Maire fonde Pour un syndicalisme autogestionnaire (PSA), syndicat étudiant proche de la CFDT, au cours des années 1982 et 1983, au moment du mouvement contre la réforme Savary des universités de 1983. Il est le premier président de ce syndicat, qui a le soutien financier et militant de la CFDT.

Il exerce plusieurs mandats locaux dans le Finistère : conseiller municipal de Plabennec de 1995 à 2001[5],[13], vice-président de la Communauté urbaine de Brest de 2001 à 2008 et conseiller régional PS[14] de Bretagne de 1998 à 2004[5].

Député LREM de la XVe législatureModifier

Il rejoint le mouvement En Marche ! en juin 2016 et est investi en mai 2017 par La République en Marche pour les élections législatives dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine[12],[15]. Au premier tour des élections législatives le 11 juin 2017, Jacques Maire arrive en tête dans cette circonscription avec un score de 48,03 %[16],[17], devant le candidat Les Républicains, Gilles Boyer, l'ex-directeur de campagne d'Alain Juppé. Jacques Maire remporte les élections législatives 2017 au second tour, avec un score de 61,03 % et devient député de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine[18].

En septembre 2018, après la nomination de François de Rugy au gouvernement, il soutient la candidature de Barbara Pompili à la présidence de l'Assemblée nationale[19].

Jacques Maire est vice-président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, présidée par sa collègue Marielle de Sarnez, député MoDEM de Paris[20],[21].

Fin 2017, Jacques Maire a piloté un groupe de travail sur la politique commerciale des députés de la majorité qui a adressé au gouvernement des recommandations[22]. L’ensemble de ces recommandations a été repris dans le plan d’action relatif à l’Accord économique et commercial global avec le Canada (AECG/CETA), publié le 25 octobre 2017[23]. Le 18 janvier 2019, la proposition de résolution sur l'Agenda commercial européen et l'Accord de partenariat économique entre l'Union européenne et le Japon[24], portée par Jacques Maire et le groupe LaREM, a été adoptée à 31 votes pour, 7 contre et 1 abstention[25]. Durant l'été 2019, il est rapporteur du projet de loi de ratification du CETA[26].

Jacques Maire est président du groupe d’amitié France-Niger à l'Assemblée nationale[27]. Il s’est engagé dans le développement d’une stratégie interparlementaire G5 Sahel. Il a organisé, le 13 décembre 2018, le Sommet Interparlementaire G5 Sahel de Paris[28], présidé par Richard Ferrand, Président de l’Assemblée nationale française[29]. Cette initiative a donné lieu a la création d’un Comité interparlementaire permanent G5 Sahel par les cinq présidents des Assemblées nationales sahéliennes, dont Ousseini Tinni[28].

M. Maire a fait adopté trois amendements relatifs à la Loi de Programmation Militaire (2019-2025) ayant pour but de réaffirmer l'appui de la France à la force conjointe du G5 Sahel, renforcer le financement des armées locales et expliciter le rôle des forces armées dans le continuum sécurité-développement[30],[31],[32].

Jacques Maire a fait adopter un amendement à la loi immigration et droit d’asile du 10 septembre 2018[33]. Il permet à l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) de développer une expertise et une pratique du retour volontaire entre pays d’origine et pays de transit[34].

M. Maire a été nommé co-rapporteur, aux côtés d’Ugo Bernalicis député La France Insoumise, de la Mission d’évaluation de la lutte contre la délinquance financière dans le cadre du Comité d’Étude et de Contrôle des politiques publiques (CEC)[35],[36]. Le 28 mars 2019[37], Jacques Maire a présenté son rapport d'évaluation intitulé "L'augmentation et la mutation de la délinquance financière : un défi pour les moyens et l'organisation de l’État"[38],[39].

Il a également été nommé co-rapporteur, avec Michèle Tabarot, député Les Républicains, de la Mission d’information sur le contrôle des exportations d’armement lancée dans le cadre de la Commission des Affaires Étrangères de l’Assemblée nationale[40],[41].

Jacques Maire est également membre de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE)[42]. Membre titulaire de la Commission des questions politiques et démocratie de l’APCE[43], il a été chargé d’un rapport d’information sur les relations entre le Conseil de l’Europe et l’Algérie[44].

Jacques Maire s'est impliqué en tant qu'animateur du Grand débat national au sein du groupe parlementaire La République en Marche. Lors de la réunion de groupe LREM exceptionnelle autour du Premier ministre, Édouard Philippe, sur le thème de la restitution du Grand débat, il lance : « Un pack de ministres dépasse le groupe sur son aile droite », et appelle le groupe à se positionner comme garant de l’équilibre du projet de la majorité[45].

Ouvrages et publicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1434.
  2. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/jacques.maire86.
  3. a b c d e et f Hubert-Rodier, 25/03/2013, « Jacques Maire, un diplomate-militant au service de l'entreprise » [1]
  4. a b et c Déborah Paquet, 13/01/2015, Actu Environnement.com, « Jacques Maire est nommé directeur de la stratégie et du développement de Vigeo » [2]
  5. a b c d e f g et h Romain Chetaille (Auteur) et Joseph d'Arrast (Auteur), 100 Personnalités de demain : Portraits, 127-128 = p.
  6. a b et c Le Telegramme, 21/11/2002, « Jacques Maire rejoint AXA »[3]
  7. Gwenaëlle Thomas, 09/07/2013, Le Journal Francophone de Budapest, « Un pays qui fait débat ! »[4]
  8. Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, « Diplomatie économique : Interview de Jacques Maire (France 24, 06.04.2013) », (consulté le 27 mai 2017)
  9. Direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats, février 2014, « LE QUAI D'ORSAY AU SERVICE DES ENTREPRISES » [5]
  10. a et b Anne Denis, 08/04/2014, Slate.fr, « Le Quai d’Orsay veut régner sur la diplomatie économique »[6]
  11. Solène Davesne, LE 20/09/2012, usinenouvelle.com, « Les convictions du Monsieur "Entreprises" du quai d’Orsay »[7]
  12. a et b G. Guidi e A. Moccia di Ferrazzano, 25/05/2017, Opinione, « L’onda Macron e i suoi protagonisti »[8]
  13. « Jacques Maire », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mai 2017).
  14. « cahier spécial élections régionales », Libération,‎ (lire en ligne).
  15. Anne-Sophie Damecour, Le Parisien, « Législatives : quatre nouveaux candidats se mettent en marche dans le 92 »[9]
  16. Ministère de l'Intérieur, « Elections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 11 juin 2017).
  17. (en) « Législatives 2017 : Jacques Maire à 48 % dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine », sur m.leparisien.fr (consulté le 11 juin 2017).
  18. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 19 juin 2017).
  19. Julie Cloris, « Duel Ferrand-Pompili pour présider l’Assemblée : qui soutient qui ? », sur leparisien.fr, (consulté le 10 septembre 2018).
  20. « Commission des affaires étrangères - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 23 janvier 2019).
  21. « Mme Marielle de Sarnez - Paris (11e circonscription) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 23 janvier 2019).
  22. « CETA: comment des députés LREM veulent encadrer son application », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 24 janvier 2019).
  23. Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, « AECG / CETA : plan d'action du gouvernement (25.10.17) », sur France Diplomatie : : Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (consulté le 24 janvier 2019).
  24. « N° 1619 - Proposition de résolution de M. Jacques Maire sur l’agenda commercial européen et l’Accord de partenariat économique entre l’Union européenne et le Japon », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 22 février 2019).
  25. « Analyse du scrutin n° 1707 - Première séance du 18/02/2019 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 22 février 2019).
  26. Ellen Salvi, « À l’Assemblée, l’opposition fait front commun contre le Ceta », sur Mediapart, (consulté le 20 juillet 2019).
  27. « Composition du groupe d'amitié France-Niger au 25 janvier 2019 - 15ème législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 25 janvier 2019).
  28. a et b Niamey et les 2 jours, « A Paris, Ousseini Tinni porté à la tête du Comité interparlementaire du G5 Sahel, tandis que Niamey va abriter le siège du secrétariat de l’organisation », sur Niamey et les 2 jours (consulté le 25 janvier 2019).
  29. « Ouverture du Sommet interparlementaire sur le G5 Sahel / Discours / Le président / La présidence / Assemblée nationale », sur presidence.assemblee-nationale.fr (consulté le 25 janvier 2019).
  30. « Assemblée nationale ~ PROGRAMMATION MILITAIRE POUR LES ANNÉES 2019 À 2025(no 659) - Amendement no 6 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 janvier 2019).
  31. « Assemblée nationale ~ PROGRAMMATION MILITAIRE POUR LES ANNÉES 2019 À 2025(no 659) - Amendement no 7 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 janvier 2019).
  32. « Assemblée nationale ~ PROGRAMMATION MILITAIRE POUR LES ANNÉES 2019 À 2025(no 659) - Amendement no 8 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 janvier 2019).
  33. LOI n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, (lire en ligne).
  34. « Assemblée nationale ~ IMMIGRATION ET DROIT D'ASILE(no 857) - Amendement no 1143 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 29 janvier 2019).
  35. « Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 30 janvier 2019).
  36. « Composition du comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques au 30 janvier 2019Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 30 janvier 2019).
  37. « N° 1822 - Rapport d'information de MM. Ugo Bernalicis et Jacques Maire déposé en application de l'article 146-3 du règlement, par le comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l'évaluation de la lutte contre la délinquance financière », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 avril 2019).
  38. « Délinquance financière : dans un rapport parlementaire, deux députés LFI et LaREM demandent plus de moyens », sur LCP Assemblée nationale (consulté le 24 avril 2019).
  39. « L’État dépassé par le développement de la délinquance financière », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 24 avril 2019).
  40. « Contrôle des exportations d'armement - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 30 janvier 2019).
  41. « Ventes d'armes: création d'une mission d'information | ACAT France », sur www.acatfrance.fr (consulté le 30 janvier 2019).
  42. « PACE website », sur www.assembly.coe.int (consulté le 31 janvier 2019).
  43. « APCE - Membres de l'Assemblée », sur www.assembly.coe.int (consulté le 31 janvier 2019).
  44. « APCE - Doc. 14476 (2018) - Pour un renforcement du dialogue parlementaire avec l’Algérie », sur assembly.coe.int (consulté le 31 janvier 2019).
  45. « « Merde, on a voté Macron, pas Juppé ! » Les tensions secrètes de la majorité », sur L'Obs (consulté le 25 avril 2019).

Liens externesModifier