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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Boyer.

Gilles Boyer
Illustration.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(1 mois et 21 jours)
Élection 26 mai 2019
Circonscription France
Législature 9e
Groupe politique RE
Conseiller politique du Premier ministre

(1 an, 8 mois et 26 jours)
Premier ministre Édouard Philippe
Biographie
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1997-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2017)
SE (depuis 2017)
Diplômé de Université Paris-Nanterre

Gilles Boyer, né le à Paris, est un homme politique français qui a été élu député au Parlement européen le 26 mai 2019[1]

Sommaire

BiographieModifier

Né de parents professeurs d'université[2] de gauche[3], Gilles Boyer passe son enfance à Sèvres (installation en 1977) et à Ville d'Avray dans les Hauts-de-Seine. Il obtient une maîtrise de droit à l’université Paris Nanterre et un DESS de droit public en février 1993[4],[5] à l'université de Paris 1 Sorbonne[4]. En 1997, il entre au Rassemblement pour la République (RPR) pour exercer le poste de directeur juridique chargé des investitures[2],[6]. De 2002 à 2004, Gilles Boyer est directeur de cabinet d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux[7]. Après un passage au groupe M6 comme directeur des relations institutionnelles[3], il redevient son directeur de cabinet en 2006 à Bordeaux[2]. De 2010 à 2012, toujours auprès d'Alain Juppé, il est conseiller politique au ministère de la Défense, puis au ministère des Affaires étrangères[2].

Lors des élections municipales de 2014, il se présente sur la liste dissidente de Pierre-Mathieu Duhamel à la mairie de Boulogne-Billancourt, mais elle termine en deuxième position derrière celle menée par Pierre-Christophe Baguet[7]. Proche d'Édouard Philippe, ils publient ensemble deux polars « politiques » intitulés L'Heure de vérité et Dans l'ombre[8]. Gilles Boyer est par ailleurs auteur de deux ouvrages, Un monde pour Stella (2015) et Rase campagne (2018)[9],[10].

Créateur d'une entreprise de conseil, Brainstorm[3], il est le directeur de campagne d'Alain Juppé lors de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[3]. En , il se fait remarquer en déclarant faussement que le jeune candide, connu pour un pastiche d'Alain Juppé, avait piraté le compte Twitter de ce dernier[11],[12]. Après la défaite de ce dernier et la victoire de François Fillon, il devient trésorier de la campagne présidentielle de ce dernier[13],[14]. Le 2 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il quitte cependant son équipe de campagne[15].

En février 2017, il obtient l'investiture des Républicains pour les élections législatives dans la huitième circonscription des Hauts-de-Seine[16]. Il est battu à l'issue du second tour, le 18 juin par le candidat investi par La République en marche (LREM), Jacques Maire. Peu après, il est nommé conseiller politique auprès du Premier ministre Édouard Philippe[17], devenu Premier ministre en mai après avoir été député-maire du Havre. Il démissionne de la dernière fonction le 27 mars 2019, après son investiture sur la liste LREM en vue des élections européennes de 2019. Il n'est cependant pas membre du parti présidentiel[18]. Le 26 mai 2019, il est élu député au Parlement européen.[19]

PolémiqueModifier

Le jeudi 30 mai 2019, interrogé sur les élections municipales de 2020, il déclare au micro d'Europe 1 : « Un maire qui sera réélu avec l’apport de La République en marche et du MoDem sera un allié du président pour 2022, et un maire qui sera réélu sans leur apport sera un ennemi du président pour 2022. » La déclaration et l'expression « ennemi du président » déclenchent une polémique le lendemain[20].

Vie privéeModifier

Il est père de deux filles[3].

OuvragesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Résultats européennes : ils entrent au Parlement », sur leparisien.fr, (consulté le 29 mai 2019)
  2. a b c et d Alain Auffray, « Droit dans ses tweets » sur Libération, 29 novembre 2015.
  3. a b c d et e Caroline Bonacossa, Michaël Moreau et Fabrice Tassel, « Les 30 Français les + influents », GQ no 99, juin 2016, pages 94-105.
  4. a et b « Gilles Boyer », sur Linked In (consulté le 26 mars 2019)
  5. Philippe Bidalon, « Sa garde rapprochée » sur L'Express, 12 avril 2007.
  6. Mael Thierry, « Gilles Boyer, homme de l'ombre et gagman de #Juppé » sur L'Obs, 14 décembre 2014.
  7. a et b Julien Rebucci, « Gilles Boyer, l’homme de l’ombre d’Alain Juppé » sur Les Inrockuptibles, 19 décembre 2014.
  8. Charles Jaigu, « Gilles Boyer, le double de Juppé » sur Le Figaro, 30 octobre 2015.
  9. « Un monde pour Stella », sur JC Lattès, Le Masque, (consulté le 25 mars 2019).
  10. « "On est trop haut trop tôt", l'ex-conseiller de Juppé raconte les coulisses de sa défaite », sur Les Inrocks (consulté le 25 mars 2019).
  11. https://www.marianne.net/politique/candide-le-maxi-troll-des-politiques-sur-twitter-qui-ne-fait-pas-rire-juppe.
  12. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/07/alain-juppe-candide-et-les-limites-de-l-humour-en-ligne_4941448_4355770.html.
  13. « François Fillon présente son équipe de campagne », parismatch.com, 15 décembre 2016.
  14. C.O., « Gilles Boyer nommé trésorier de la campagne de François Fillon » sur le site de France 3 Aquitaine, 15 décembre 2016.
  15. « Défections en cascade dans l'équipe de campagne de François Fillon », lepoint.fr, 2 mars 2017.
  16. Julien Chabrout, « L'ancien directeur de campagne d'Alain Juppé candidat à l’investiture LR aux législatives dans les Hauts-de-Seine », lelab.europe1.fr, 22 février 2017.
  17. « Le juppéiste Gilles Boyer nommé conseiller à Matignon », challenges.fr, 24 juin 2017.
  18. Marion Mourgue, « Européennes : candidat sur la liste LREM, Gilles Boyer démissionne de Matignon », lefigaro.fr, 26 mars 2019.
  19. « Résultats européennes : ils entrent au Parlement », sur leparisien.fr, (consulté le 29 mai 2019).
  20. Voir sur nouvelobs.com.

Liens externesModifier