Ouvrir le menu principal

Ugo Bernalicis

personnalité politique française

Ugo Bernalicis
Illustration.
Ugo Bernalicis en mai 2019.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(2 ans, 1 mois et 27 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 2e du Nord
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique FI
Prédécesseur Audrey Linkenheld
Biographie
Date de naissance (29 ans)
Lieu de naissance Arras (France)
Nationalité française
Parti politique PS (2007-2008)
PG (depuis 2009)
FI (depuis 2016)
Diplômé de Université Lille-III
Institut régional d'administration de Lille
Profession Attaché d'administration de l'État

Ugo Bernalicis, né le à Arras, est un homme politique français. Membre de La France insoumise, il est élu député dans la deuxième circonscription du Nord lors des élections législatives de 2017.

Sommaire

BiographieModifier

Ugo Bernalicis naît le [1] à Arras dans une famille proche de la mouvance communiste, avec un père militant, un grand-père élu municipal et un arrière-grand-père mort déporté au camp de concentration de Dachau en raison de ses convictions politiques[2]. Il grandit dans la campagne à proximité d'Arras[2]. Il est co-secrétaire départemental du Parti de gauche dans le Nord, après être passé au Mouvement des jeunes socialistes et au Parti socialiste durant ses études.

Formation universitaire et engagements syndicauxModifier

Étudiant d'abord à l'université Charles de Gaulle Lille III, Ugo Bernalicis s'engage à l'Union nationale des étudiants de France et est élu au Conseil de l'UFR d'Histoire puis au Conseil d'administration de l'Université en 2008. Il est par ailleurs élu au conseil d'administration du CROUS[3]. En 2010, à la suite d'une démission en cours de mandat du vice-président étudiant, il est lui-même élu vice-président étudiant au Conseil d'administration du CROUS. C'est à cette époque qu'il milite avec l'Union des étudiants communistes et la CGT-CROUS pour l'amélioration des conditions de vie des étudiants, et organise une grève des loyers pour lutter contre l'insalubrité des résidences étudiantes lilloises[4],[5]. Pendant ce mouvement il fonde la Fédération des étudiants en résidence universitaire de Lille.

Après l'obtention d'une Licence d'Histoire à l'université Charles de Gaulle Lille III, Ugo Bernalicis entre en master de science politique à l'université Lille-II[réf. nécessaire][Quand ?] sans pour autant le terminer, de par ses engagements politiques et syndicaux.

En septembre 2012, il intègre l'Institut régional d'administration de Lille après sa réussite au concours.

Il travaille ensuite comme attaché d'administration du ministère de l'Intérieur[6].

Parcours politiqueModifier

En 2007, il adhère au Parti socialiste et se rapproche de Marie-Noëlle Lienemann et de Jean-Luc Mélenchon. Il co-anime un courant au sein du Mouvement des jeunes socialistes qui s'appelait L'offensive socialiste[7]. En parallèle il rejoint l'association Pour la République sociale à laquelle il participe à plusieurs conseils nationaux.

Il quitte le PS en fin d'année 2008 avec Jean-Luc Mélenchon pour poursuivre son engagement politique dans sa nouvelle organisation, le Parti de gauche[8]. En mars 2010, il est candidat aux élections régionales sur la liste du Front de gauche « L'humain d'abord ! », avec Alain Bocquet comme tête de liste. En mars 2011, à la suite d'un accord avec le Parti communiste français, il est candidat du Front de gauche aux élections cantonales dans le canton de Lille-Sud-Est et obtient 9,07 % des suffrages exprimés.

Il se présente ensuite aux élections législatives de 2012 dans la deuxième circonscription du Nord, soutenu par le Parti communiste français, la Coordination communiste, la Gauche unitaire et le Parti de gauche, où il arrive en quatrième position au premier tour avec 8,87 % des voix[9]. Il se présente également aux élections régionales de 2015 dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie en 61e position sur la liste « Le rassemblement ! » menée par Sandrine Rousseau (Europe Écologie Les Verts, Parti de gauche, Nouvelle Donne et Nouvelle Gauche socialiste), arrivée en cinquième position avec 4,83 % des voix[10].

Il rejoint le mouvement La France insoumise en 2016, pour laquelle il rédige le deuxième ouvrage de la collection « Livrets de la France insoumise » : Sécurité : retour à la raison, complément du programme L'Avenir en commun[8]. Il est élu député dans la deuxième circonscription du Nord lors des élections législatives de 2017 : après avoir éliminé la députée socialiste sortante Audrey Linkenheld au premier tour, il domine largement au second tour Houmria Berrada, candidate de La République en marche, obtenant 64,15 % des suffrages exprimés[11]. Il bénéficie probablement des révélations sur son adversaire, qui a caché avoir été condamnée en 2011 pour « faux et usage de faux diplôme », et qui a été lâchée par la plupart de ses soutiens[12]. Ce résultat en fait le député FI le mieux élu de l'Assemblée en pourcentage des suffrages exprimés.

Il est membre de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République à l'Assemblée nationale[13].

Moins médiatique que d'autres membres du groupe FI comme François Ruffin, Adrien Quatennens ou Danièle Obono, il lance sa propre chaîne YouTube en 2012, où, outre les rediffusions de ses passages dans les médias, il propose depuis 2017 une émission intitulée Le Topo d'Ugo, sur le modèle de La Revue de la semaine de Jean-Luc Mélenchon[14].

À la suite de la démission de Thierry Solère (Les Républicains puis La République en marche !) du poste de questeur de l'Assemblée en , Ugo Bernalicis se présente en janvier de l'année suivante pour reprendre son rôle. Il fait alors face à Éric Ciotti, également Républicain, et, ses chances, selon France Info et Libération, sont minces vu le nombre de députés des deux groupes présentant un candidat : 17 pour La France insoumise, 98 pour Les Républicains[15],[16]. Il ne parvient pas à remporter l'élection, organisée le , perdant par 35 voix contre 186[17].

Ugo Bernalicis est désigné à la mi- comme le député référent de La France insoumise pour les départements du Cantal, de la Manche, de la Mayenne, de la Nièvre, du Nord, du Pas-de-Calais, de la Saône-et-Loire, et pour les français domiciliés au Benelux, en Suisse et au Liechtenstein[18].

Notes et référencesModifier

  1. Yann Thompson, « Infographies. Législatives : l'Assemblée prend un coup de jeune historique avec l'arrivée de 28 députés vingtenaires », sur France Info, .
  2. a et b Gril et Chehida 2017.
  3. « Les listes « UNEF & associations étudiantes » pour le CROUS de Lille - Contre la précarité : un statut social pour tous », sur unefcrous2008.free.fr (consulté le 21 juin 2017).
  4. « La grève des loyers défraie déjà la chronique à Lille ! », sur Mouvement jeunes communistes, .
  5. Marie Vandekerkhove, « Certains logements étudiants sont insalubres dans la métropole », sur Lille.maville.com, .
  6. « Qui sont les députés de La France insoumise ? », sur Le Monde, .
  7. « L'Offensive Socialiste », sur L'Offensive Socialiste (consulté le 7 août 2017)
  8. a et b Charlotte Cieslinski, « Ugo Bernalicis, le député insoumis qui tacle Ciotti sur l'état d'urgence », sur L'Obs, (consulté le 11 juillet 2017).
  9. « Le candidat », sur ugo-bernalicis.candidats.frontdegauche.fr (consulté le 21 juin 2017).
  10. « Résultats des élections régionales 2015 », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 18 juin 2017).
  11. « Résultats 2e circonscription du Nord - Législatives 2012 - 1er et 2d tour », sur Le Monde (consulté le 18 juin 2017).
  12. « Législatives: Houmria Berrada (REM) lâchée par ses soutiens », sur www.20minutes.fr (consulté le 21 avril 2018)
  13. « Ugo Bernalicis », sur nosdeputes.fr.
  14. Vincent Glad, « Les députés insoumis, premiers vrais parlementaires de l'ère numérique », sur L'An 2000, (consulté le 17 juillet 2017).
  15. Laure Equy, « Un candidat Insoumis contre Ciotti pour la questure de l'Assemblée », sur Libération, (consulté le 14 janvier 2018).
  16. Jeanne Blanquart, « Le député nordiste Ugo Bernalicis (FI) candidat pour la questure de l'Assemblée nationale », sur France Info, (consulté le 14 janvier 2018).
  17. « Assemblée nationale : Éric Ciotti accède (finalement) au poste de questeur », sur Les Échos, (consulté le 16 janvier 2018).
  18. « Liste des députés référents de la France insoumise », sur La France insoumise, (consulté le 22 mars 2018).

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier