Henri Gouraud (général)

général français
(Redirigé depuis Henri Joseph Eugène Gouraud)

Henri Gouraud, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un militaire français.

Général d'armée, il s’illustre dans les colonies du Soudan français (actuel Mali), de Mauritanie, du Tchad et du protectorat marocain, puis, pendant la Grande Guerre, en Argonne, aux Dardanelles et en Champagne.

Haut-commissaire de la République française au Levant de 1919 à 1923 et gouverneur militaire de Paris de 1923 à 1937, c'est l'une des figures importantes de l'histoire de la colonisation française, dans le sillage de Gallieni et de Lyautey. Il est davantage connu pour sa mission en Syrie et au Liban que pour ses vingt années passées en Afrique.

BiographieModifier

FormationModifier

Né à Paris[3], Henri Joseph Eugène Gouraud fait ses études au collège Stanislas où il reçoit une éducation marquée par la foi. Il se trouve rapidement une vocation coloniale.

Il réussit le concours d'entrée à Saint-Cyr en 1888, avec la promotion de « Grand Triomphe ». À sa sortie de l'école, Gouraud espère partir outremer ; mais son père s'y oppose et Henri Gouraud est d'abord affecté au 21e bataillon de chasseurs à pied à Montbéliard.

En AfriqueModifier

Soutenu dans son projet par sa mère, Henri Gouraud part en 1894 au Soudan. Il s'y révèle être un chef de guerre efficace mais surtout chanceux. En 1898, sous les ordres du général de Trentinian, il parvient à mettre la main, difficilement, sur Samory Touré, chef mandingue, trafiquant d'esclaves qui s'opposait aux Français depuis plus d'une décennie. Il était parvenu à conquérir un empire au Sud du fleuve Niger et disposait de nombreuses forces armées. L'arrestation de fait d'Henri Gouraud une célébrité au moment même où la France doit laver l'affront de Fachoda. Le jeune capitaine est alors invité dans le-tout-Paris colonial où il fait la connaissance des personnes impliquées ou intéressées par la colonisation de l'Afrique, Auguste d'Arenberg et Eugène Étienne, futurs fondateurs du « parti colonial ». Grâce à l'actif soutien du parti colonial et de son chef Eugène Étienne, Henri Gouraud mène une belle carrière en sillonnant l'Afrique durant encore quinze ans (Niger, Tchad, Mauritanie).

 
Henri Gouraud, colonel commandant le 1er régiment d'infanterie coloniale de marche, embarque pour le Maroc depuis Marseille le .

En 1907, il est promu colonel et commissaire du Gouvernement général en Mauritanie, et mène, à son initiative, une grande campagne contre des guerriers qui lancent des razzias. Par sa campagne de Mauritanie, il assure au moins partiellement la sécurité des transports entre le Maroc et la Mauritanie. Il participe ainsi au grand projet colonial français de constitution d'un vaste empire français en Afrique de l'Ouest.

Bras droit de Lyautey au MarocModifier

Après avoir suivi les cours du centre des Hautes études militaires, le colonel Gouraud part en 1911 au Maroc. A Casablanca, le 13 mai 1912, Henri Gouraud accueille Hubert Lyautey, coordinateur de la colonisation française au Maroc, qui le prend à son service. Tout deux participent à la défense de Fez face aux tribus qui assiègent la ville. A cette époque, l'autorité du Sultan Moulay Hafid est affaiblie par diverses révoltes séparatistes qui contestent à la fois son pouvoir et la présence croissante de la France dans le pays. Le 28 et 29 mai 1912, Gouraud se voit confié par Lyautey cinq bataillons, deux escadrons et une batterie d'artillerie pour neutraliser les tribus qui encerclent la ville[4]. Cette opération est un succès. Lyautey exploite la situation de faiblesse du Sultan pour obtenir à la fois la signature du traité de Fez, qui officialise le protectorat français sur le Maroc puis son abdication en faveur de son demi-frère, jugé plus facilement contrôlable[4].

Il mène des combats victorieux qui lui valent de recevoir les étoiles de général de brigade. Il est nommé en 1914 au commandement des troupes du Maroc occidental. Début mai 1914, Lyautey décide de neutraliser la poche de résistance des tribus de Taza[5] et place Gouraud à la tête d'un corps de trois colonnes qui doivent traverser le territoire de Tsouls pour atteindre les rebelles de Taza. Les combats sont difficiles, mais Gouraud fait finalement sa jonction avec la colonne du Général Baumgarten à Bab-el-Hamama le 17 mai, parachevant la pacification du Maroc[5].

Première Guerre mondialeModifier

En 1914, la guerre éclate en France et il est à la tête de la 4e brigade marocaine envoyée en renfort sur le front français. Il est nommé général de division et reçoit le le commandement de la 10e division d'infanterie coloniale. En 1915, le général Gouraud est nommé au commandement du Corps d'Armée colonial. Il dirige notamment des combats en forêt d'Argonne, et y est blessé par une balle le , en se rendant sur une position du front, où les soldats français viennent de repousser une attaque allemande, mais subissent encore des tirs de mitrailleuses[6]. Quelques mois plus tard, il est nommé au commandement du Corps expéditionnaire français aux Dardanelles.

 
Des officiers et sous-officiers doivent s'opposer par la force à tout mouvement de repli.
 
Aux Dardanelles.

Fin juin, il est grièvement blessé par un obus. Sur le navire hôpital qui le ramène en France, la gangrène se déclare ; il faut l'amputer du bras droit. Poincaré le décore de la médaille militaire sur son lit d'hôpital.

 
En 1920 au Liban avec le Grand Mufti de Beyrout, Cheik Moustafa Naja, et le Patriarche maronite Elias Pierre Hoayek.

Gouraud se rétablit rapidement. À la fin de 1915, il est nommé au commandement de la IVe Armée en Champagne. En 1916, son frère Pierre Gouraud meurt au champ d'honneur.

Le 11 décembre 1916, Aristide Briand, Président du Conseil propose par télégramme à Hubert Lyautey le porte-feuille de Ministre de la Guerre. La question se pose de trouver un remplaçant à la Résidence Générale apte à maintenir l'ordre au Maroc. Gouraud est proposé par Briand, ce que Lyautey accepte par télégramme[7]. Il écrit :

"Gouraud est tout à fait apte à faire face à la situation et je lui remettrai le commandement en toute confiance. Toutefois, il y aurait intérêt majeur pour atténuer l'inconnu de la situation et ménager la transition, à ce que la désignation de mon successeur fût provisoire, au moins au début pour que je reste aux yeux du Sultan et de la population, la caution de la politique suivie jusque ici"[7].

Gouraud est toujours sur le front à ce moment et refuse de quitter le théâtre des opérations. C'est Briand qui arrive à le persuader, à la faveur d'une entrevue, de la nécessité de prendre le poste de résident général. Il retourne ainsi quelques mois au Maroc (de à ) pour remplacer Lyautey. Contrairement à ce que Lyautey avait souhaité, la nomination de Gouraud est définitive, ce qui met à mal la stratégie de Lyautey visant à rendre acceptable et peu pesante la présence française au Maroc[7].

Gouraud revient finalement en au commandement de la IVe Armée. Jusqu'au date de l'armistice, il lance ses hommes dans des batailles acharnées comme la bataille des monts de Champagne en 1917 et à la contre-offensive victorieuse du 15 juillet 1918. Sa mère meurt quelques jours plus tard.

Il est choisi parmi les militaires vainqueurs pour faire une entrée triomphale dans Strasbourg en . Le mois suivant, en décembre, le général Pétain lui remet la grand-croix de la Légion d'honneur. Le 5 décembre, il décore l'émir Fayçal en tant que grand-officier de la Légion d'honneur pour le soutien que les Hachémites et leurs alliés ont apporté à l'Entente sur le front d'Orient[8].

Au Proche-OrientModifier

Arrivée en Orient et mise en place de la Syrie-VitrailModifier

Le général Gouraud est envoyé par Georges Clemenceau comme haut-commissaire de la République en Syrie et au Liban et commandant en chef de l'armée du Levant. Il arrive à Beyrouth en , quand la France obtient enfin l'évacuation des troupes britanniques de la zone bleue des accords Sykes-Picot (Zone Ouest), qui occupaient le Proche-Orient depuis la défaite de l'Empire Ottoman à l'automne 1918[9]. Le remplacement des Britanniques par des soldats français fait suite à l'acceptation de la France du mandat britannique sur la Palestine (en violation des accords secrets de 1916) et du compromis négocié par Clemenceau et Lloyd sur l'épineuse question du pétrole de la région de Mossoul[9].

Pour autant, sa mission n'est pas totalement claire : entre 1918 et 1920, la France hésite entre sa « grande politique arabe » traditionnelle (consistant à cultiver de bonnes relations avec la majorité musulmane en Syrie), qui aurait pour objet la mise en place d'une Syrie autonome sous influence française avec l'émir Fayçal à sa tête, et sa « petite politique arabe », centrée sur les relations avec les Chrétiens orientaux, historiquement très francophiles[10]. Dans cette optique, le Proche-Orient devait être divisé en une mosaïque de petits États homogènes sur le plan confessionnel, et voir encouragé leur esprit de particularisme religieux. Robert de Caix de Saint-Aymour résume ce projet de la sorte : « Ainsi organisée, la Syrie devrait pendant un certain nombre d'année au moins être comme un vitrail dont le plomb serait français »[11].

 
Version officielle du discours de Gouraud lors de son arrivée à Beyrouth. Archives de la Courneuve (Fonds Gouraud, 399 PAAP/151).
 
Suite et fin du discours.

Le 21 novembre 1919, lors de son débarquement à Beyrouth, Gouraud prononce un discours mettant en avant les liens historiques unissant la France et la Syrie, par la référence aux Croisades puis aux Capitulations, mais souligne aussi que les Français sont les « fils de la Révolution » et entendent garantir l'égalité de traitement entre les différents cultes[12].

Un mois après son arrivée, il reçoit de la part des représentants de la communauté alaouite un message esquissant un rapprochement avec les autorités françaises. 76 notables de la montagne alaouite envoient un télégramme sollicitant auprès du général la formation d'un « syndicat autonome alaouites sous protection française »[13]. Néanmoins, cet élément ne doit pas donner l'impression que les Alaouites seraient insensibles à la vision unitaire du nationalisme arabe du Fayçal, car dès l'été 1919 a démarré dans la montagne alaouite une révolte ouverte contre les autorités françaises, menée par le Cheikh Salih Ali al-Alawi[13], qui ne termine qu'en 1921, lorsque Gouraud décrète l'amnistie générale des rebelles.

Écrasement du Royaume arabe de DamasModifier

Le 31 mars 1920, conformément aux accords de San Remo, octroyant à la France un mandat de la SDN sur la Syrie, Gouraud signe un décret établissant une Banque de Syrie, et une monnaie, la « livre syrienne ». L’acceptation de cette monnaie est obligatoire dans la « zone bleue » (Zone Ouest)[14]. L'arrêté est composé de neuf articles, dont le sixième prévoie une peine maximale de six mois d'emprisonnement et 1 000 livres syriennes d'amende en cas de manœuvre ayant « pour but ou pour effet de déprécier ou tenter de déprécier la valeur » de cette monnaie[14].

Le , le général Gouraud proclame la création de l'État du Grand Liban, en y annexant le mont Liban et les villes côtières conformément aux souhaits émis par les maronites. À la fin de 1920, après la bataille de Khan Meyssaloun, qui met fin au royaume arabe de Damas rêvé par Fayçal, la situation s'est effectivement dégradée, avec la lutte des nationalistes arabes emmenés par Abdallah, le frère de Fayçal. Mais les Hachémites ne représentent pas complètement tous les Arabes de Syrie. D'autres oppositions internes — comme celle entre les villes de Damas et d'Alep — sont à prendre en compte dans l'instauration du mandat.

Alain Tami rapporte une anecdote apocryphe selon laquelle, en , le premier geste symbolique d'Henri Gouraud, en tant que Haut-commissaire de la République en Syrie aurait été, lorsqu'il entra dans Damas, d'aller visiter le tombeau de Saladin (alā al-dīn al-Ayyūbī) devant lequel il aurait déclaré : « Réveille-toi, Saladin, nous sommes de retour. Ma présence ici consacre la victoire de la croix sur le croissant. »[15]. Cette phrase est rapportée dès 1926 par Pierre La Mazière[16].

Tentative d'assassinatModifier

Le , Gouraud tombe dans une embuscade sur la route entre Damas et Kuneitra[17]. Son traducteur est tué d'une balle dans la tête, mais le général s'en sort indemne, tout comme Georges Catroux et Hakki Bey Al-Azm, le gouverneur de Damas, qui l'accompagnaient. Trois balles ont perforé sa manche vide (Gouraud est manchot depuis la bataille des Dardannelles)[17]. Les agresseurs ont été mis en fuite par le général Mariano Goybet et le consul général Carlier, secrétaire général adjoint du haut-commissariat de France en Syrie et au Liban, eux-mêmes attaqués et qui suivaient dans une deuxième voiture.

Catroux ouvre une enquête, qui identifie rapidement un dénommé Ahmed Merawed[18]. Celui-ci aurait annoncé la mort de Gouraud avant de fuir en Transjordanie (alors sous mandat britannique) quand la rumeur de l'échec de l'attentat s'était répandue. L'enquête finit par remonter jusqu'à Abdallah et Ibrahim Hanano, nationaliste syrien fondateur du bloc national hostile à la présence française, réfugié dans la zone mandataire anglaise. Gouraud se tourne du côté des Britanniques pour punir les coupables, mais n'obtient d'eux que de vagues promesses. Les relations entre les Anglais et les Français en Orient se dégradent alors davantage, tandis que le haut-commissariat français regarde désormais avec une grande méfiance l'ensemble de la famille hachémite, Fayçal compris.

Il met cependant en place en 1922 une Fédération syrienne, à la tête de laquelle il place Soubhi bey Barakat. Issu d'une grande famille de notables d'Antioche, cet ancien responsable militaire proche de Fayçal a été l'ennemi des Français au moment de la prise de Damas. Gracié par Gouraud, il est élu à la présidence de la Fédération en 1923.

Au-delà de ces péripéties politiques, les années syriennes d'Henri Gouraud contribuent au développement économique de l'intérieur de la Syrie : le tourisme, en particulier le tourisme archéologique et le commerce sont pensés comme des outils de développement par la commission Lenail venue en 1922 étudier le potentiel du pays (cf. Julie d'Andurain, Henri Gouraud, Photographies d'Afrique et d'Orient, op. cit.). Gouraud souhaite s'appuyer sur le développement économique du pays pour prévenir les tensions qu'il sent venir, en particulier avec les Druzes. Une fois que Paris a refusé de financer l'architecture mandataire proposée par le haut-commissariat, Gouraud estimant qu'on ne lui donnait pas les moyens d'établir la paix, pose sa démission et rentre en France.

Action en faveur de l’archéologie française au Moyen-OrientModifier

Dès son arrivée à Beyrouth il manifeste un grand intérêt pour l'action archéologique française en Orient et soutient le projet de création d'un Service des Antiquités de Syrie, rattaché à l'administration mandataire. Pour lui, poursuivre le travail de redécouverte des antiquités s'inscrit dans une perspective historique de l'action française à l'étranger. Il déclare dans la préface de l'ouvrage Les travaux archéologiques en Syrie de 1920 à 1922 :

"C'est une tradition française qui se maintient ; quand la présence sur l’Euphrate de la colonie française permet à M. Cumont de relever ces admirables peintures de Salihiyé, quand est créé à Damas l'Institut Français d'archéologie et d'arts musulmans, nous ne faisons que suivre l'exemple des soldats français de l'expédition de 1860 auxquels Renan a rendu hommage et celui du Général Bonaparte au Caire"[19].

Gouraud charge Joseph Chamonard d'organiser le Service des Antiquités de Syrie, début 1920 qui sera épaulé dans sa tâche par la "Mission archéologique permanente" en 1921. Il soumet à la Commission consultatives pour les fouilles en Asie Occidentale (rattaché au Ministère de l'Instruction) une série de texte et de décrets afin de moderniser et rationaliser le cadre légal de l'activité archéologique[20], en remplacement des anciennes législations ottomanes, tombées en désuétudes du fait de la disparition de l'Empire Ottoman.

 
Le général Gouraud avec la IVème armée française à Strasbourg le 22-11-1918.

Retour à ParisModifier

Il rentre définitivement à Paris en 1923. Nommé membre du Conseil supérieur de la guerre, il devient membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Paris. Au cours d'un voyage en 1923 aux États-Unis, il apprend sa nomination au poste de gouverneur militaire de Paris, poste qui le place désormais dans des fonctions éminemment représentatives et de nature diplomatiques. Le président des États-Unis étant mort, il représente à ses obsèques le Gouvernement de la République en tant qu'ambassadeur extraordinaire. Après avoir inauguré la crypte et les plaques commémoratives du Monument aux Morts des Armées de Champagne à Navarin en , il se préoccupe de soutenir l'action de l'Association du Souvenir aux Morts des Armées de Champagne. Dès l'association créée, il demande et obtient l'agrément du ministère de la Guerre pour la Fondation du Monument aux Morts des Armées de Champagne et Ossuaire de Navarin et sa reconnaissance comme association d'utilité publique (). En juin 1933, il accorde son patronage à l’exposition Visions féeriques d’Orient de l'architecte orientaliste Alexandre Raymond. Toujours prêt à présider une cérémonie, incarnation de l'ancien combattant du fait de sa manche droite vide, le peuple de Paris lui témoigne une véritable vénération. Il fait alors de nombreux voyages : la Pologne en 1925, les Indes et les États-Unis en 1929, la Turquie en 1930, l'Afrique-Occidentale française en 1933.

Fin de vieModifier

 
Sa tombe à la ferme de Navarin.
 
Monument à Henri Gouraud, square d'Ajaccio (Paris).

En 1937, à l'âge de 70 ans, il quitte le gouvernement militaire de Paris. Il quitte Paris pour Royat et revient en mai 1945. Il y meurt le , quelques mois après la fin du mandat français en Syrie.

Le gouvernement lui rend un dernier hommage par des obsèques nationales le devant le monument de Navarin. Conformément à ses dernières volontés, le général Gouraud est inhumé dans la crypte du Monument-Ossuaire de la ferme de Navarin entre les villages de Souain-Perthes-les-Hurlus et Sommepy-Tahure, « au milieu des soldats qu'il a tant aimés », son képi et sa montre sont en dépôt au fort de la Pompelle, clef de la défense de Reims.

DécorationsModifier

HommagesModifier

Au Maroc, dans la région d'Ifrane, à l'entrée d'une forêt à Azrou, un imposant cèdre porte le nom du Général Gouraud, en arabe arz-Gouraud. À Rabat est fondé en 1919 le lycée Gouraud devenu ensuite lycée Hassan II.

Bibliographie et œuvresModifier

D'Henri GouraudModifier

  • La Pacification de Mauritanie. Journal des marches et opérations de la colonne de l'Adrar, 1910
  • « La France en Syrie », Revue de France,
  • Souvenirs d'un Africain, Au Soudan, 1939
  • Zinder-Tchad. Souvenirs d'un Africain, 1944
  • Mauritanie-Adrar, 1945 ; Au Maroc, 1946

Sur Henri GouraudModifier

  • Julie d'Andurain :
  • Philippe Gouraud, Le général Henri Gouraud au Liban et en Syrie (1919-1923, Paris, L'Harmattan, coll. « Comprendre le Moyen-Orient », , 191 p. (ISBN 978-2-7384-2073-2, OCLC 243799818, lire en ligne)
  • Auguste Gyss, Henri Eugène Joseph Gouraud : sa carrière militaire : libérateur et citoyen d'honneur d'Obernai, Obernai, Impr. Gyss, , 128 p. (ISBN 978-2-9500444-3-3, OCLC 174184486).
  • Pierre La Mazière, Partant pour la Syrie, Paris, Littérature et Art français, , 224 p. (OCLC 678893194)
  • Pierre Lyautey, Gouraud, Paris, Julliard, 1949.
  • Aux Capitaines Baratier et Gouraud, souvenir de leur réception au collège Stanislas par leurs anciens camarades, les et , Paris, D. Dumoulin et fils, 1900, 58 p. Disponible sur Gallica.
  • Alan Tami, L'art de la guerre au temps des croisades (491/1098 - 589/1193) : Du théocentrisme irrationnel aux influences mutuelles et adaptations pragmatiques dans le domaine militaire., Université Michel de Montaigne - Bordeaux III, (lire en ligne). Sans donner aucune source, Alan Tami discrédite Gouraud p. 21 tout en affirmant que l'expression qu'il cite est peut-être apocryphe.

ContexteModifier

  • James Barr, Une ligne dans le sable : le conflit franco-britannique qui façonna le Moyen-Orient, Paris, Perrin, (ISBN 978-2-262-06499-0)
  • Nicole Chevalier, La recherche archéologique française au Moyen-Orient (1842-1947), Paris, Éditions Recherche sur les Civilisations,
  • Rémi Kauffer, La Saga des Hachémites : la tragédie du Moyen-Orient, Paris, Éditions Perrin, (ISBN 978-2-262-03699-7)
  • Gérard Khoury, La France et l'Orient arabe, Paris, Armand Colin, (ISBN 2-200-21322-0)
  • Nadine Picaudou, La déchirure Libanaise, Bruxelles, Éditions Complexe, (ISBN 2-87027-273-1)

Notes et référencesModifier

  1. « https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/mn_399paap_gouraud_cle81efde.pdf » (consulté le )
  2. « https://francearchives.fr/fr/file/ad46ac22be9df6a4d1dae40326de46d8a5cbd19d/FRSHD_PUB_00000355.pdf »
  3. « Base Leonore - extrait acte de naissance »
  4. a et b Jacques Benoist-Méchin, Lyautey l'Africain, Paris, Perrin, p. 147
  5. a et b Jacques Benoist-Méchin, Lyautey l'Africain, Paris, Perrin, p. 178
  6. Allain Bernède, Les combats oubliés d'Argonne, Soteca, , p. 30.
  7. a b et c Jacques Benoist-Méchin, Lyautey l'Africain, Paris, Perrin, p. 209/210
  8. Kauffer 2012, p. 319.
  9. a et b Picaudou 1989, p. 55.
  10. Khoury 1993, p. 336.
  11. Khoury 1993, p. 301.
  12. Khoury 1993, p. 283.
  13. a et b Abdallah Naaman, Les alawites, Histoire mouvementée d'une communauté mystérieuse, Paris, ErickBonnier, (ISBN 9782367600741), p. 93.
  14. a et b Antoine Hokayem et Marie-Claude Bittar, L'Empire Ottoman, les arabes et les Grandes puissances, Beyrouth, Éditions universitaires du Liban, , p. 351-352.
  15. Tami 2012, p. 21.
  16. La Mazière 1926, p. 191.
  17. a et b Barr 2017, p. 153.
  18. Barr 2017, p. 154.
  19. Chevalier 2002, p. 288.
  20. Chevalier 2002, p. 299.
  21. Décret du Commandant en chef L. 2956 de 1921 r. (Dziennik Personalny z 1922 r. Nr 1, s. 11)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier