Guebwiller

commune française du département du Haut-Rhin

Guebwiller
Gebweiler
Guebwiller
Ville et vignoble.
Blason de Guebwiller Gebweiler
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Guebwiller
(siège)
Maire
Mandat
Francis Kleitz
2020-2026
Code postal 68500
Code commune 68112
Démographie
Gentilé Guebwillerois
Population
municipale
11 022 hab. (2018 en diminution de 2,65 % par rapport à 2013)
Densité 1 139 hab./km2
Population
agglomération
30 218 hab. (2016 [1])
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 30″ nord, 7° 12′ 39″ est
Altitude Min. 254 m
Max. 632 m
Superficie 9,68 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Guebwiller
(ville-centre)
Aire d'attraction Mulhouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guebwiller
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Guebwiller
Gebweiler
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Guebwiller
Gebweiler
Liens
Site web http://www.ville-guebwiller.fr/

Guebwiller [gebvilɛr] (En allemand Gebweiler et en alsacien : Gawiller) est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

L'église Saint-Léger, architecture romane tardive pour le massif occidental et la nef, gothique pour le chœur.
Guebwiller, vue du vignoble
Entrée Sud de Guebwiller
Saulager-01. Parking du Sandgrube. Point de départ.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

La ville a été le siège de l'une des sous-préfectures du département, jusqu'au rattachement de l'arrondissement à celui de Thann pour former l'arrondissement de Thann-Guebwiller le [2]. Elle fait partie du découpage socio-économique Sud-Alsace.

GéographieModifier

SituationModifier

Guebwiller est située à 23 km au nord-ouest de Mulhouse, à 18 km au nord-est de Thann et à 25 km au sud-ouest de Colmar, au pied des Vosges et à l'entrée de la vallée du Florival où coule la Lauch. Le Grand Ballon, point culminant du massif des Vosges, se trouve à 8 km à vol d'oiseau à l'ouest de la cité, ce qui le fait communément être nommé ballon de Guebwiller.

C'est une des 188 communes[3] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Guebwiller a été récompensée de quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Lieux-dits et écartsModifier

 
Vue de Guebwiller.
  •  
    Saulager-02. Suivre le sigle rouge-blanc-rouge
    La Croix de Mission : située sur les hauteurs de son vignoble (versant sud), à l'entrée de la vallée du Florival.
  • Le Cimetière militaire (versant nord) : y reposent des soldats français, russes et allemands (Première Guerre mondiale et Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'un officier français tombé pendant la Guerre d'Algérie).
  • Parc de la Marseillaise (Avenue des chasseurs alpins) : créé à la demande d'Aimé Gros-Schlumberger, entre 1897 et 1899, par l'architecte paysagiste parisien Édouard André, on y trouve des compositions florales et plusieurs essences exotiques. Le parc est encore orné d'un puits Renaissance et d'une grande fontaine, d'un kiosque à musique et d'un banc en arc de cercle, copie de celui où s'asseyait Sarah Bernhardt dans Théodora.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Guebwiller
Buhl Bergholtz
  Issenheim
Rimbachzell Soultz-Haut-Rhin


L'unité Guebwiller-Soultz-Issenheim-Buhl forme un regroupement de population forte de plus 24 000 habitants, après les aires de St Louis-Huningue et l'unité urbaine de Thann-Cernay. Si on se réfère au périmètre de la Com-Com de la Région de Guebwiller (18 communes au total), la population locale dépasse les 38 000 habitants.

Voies de communicationModifier

Guebwiller est desservie par la voie express (2×2 voies), dite du Florival, la reliant au réseau européen via les autoroutes A35 et A36.

TransportsModifier

La ville est traversée par la ligne ferroviaire de Bollwiller à Lautenbach, trois gares étaient réparties sur la commune : Guebwiller-marchandises aujourd'hui disparue, Guebwiller et Guebwiller Heissenstein. La ligne est désaffectée depuis 1992. Cependant la réouverture de la ligne est engagée, elle a été inscrite au contrat de plan État-Région 2015-2020[4]. La gare SNCF la plus proche est celle de Bollwiller sur la ligne de Strasbourg-Ville à Saint-Louis et desservie par les TER Alsace.

La commune est desservie par le réseau départemental d'autocars des Lignes de Haute-Alsace.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Guebwiller est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Guebwiller, une agglomération intra-départementale regroupant 8 communes[8] et 28 756 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[11],[12].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (45,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (46 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,4 %), zones urbanisées (26,2 %), cultures permanentes (15,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,2 %), terres arables (0,1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

ToponymieModifier

La première attestation écrite du toponyme de cette commune est datée de 774 sous la forme “Gebunwilare”. Ledit document est un acte de donation du territoire à l’abbaye de Murbach[15],[16].

À la convergence des influences linguistiques variées (inscription territoriale galloise, invasions des Francs et diffusion du latin) et des dialectes parlés, le nom de la commune est le fruit de deux familles lexicales différentes: le germanique et le latin.

L’origine de “gebun” est inconnue, mais il pourrait venir de l’allemand geben “donner”[17] (en référence  au don dont fut l’objet ce territoire) ou gebund, forme tronquée du participe passé de binden “attacher” [17](en référence au lien d’attachement que constitue cette commune parmi les nombreuses sources d’eau alentour).

Le suffixe “-willer” vient du latin villare “terrain attenant à une maison de campagne” ou "hameau"[18] qui vient du latin villa “maison de campagne”[19] et -aris marqueur d’appartenance.

HistoireModifier

La ville est mentionnée pour la première fois dans un acte de donation en faveur de l'abbaye de Murbach, du , ratifié par un certain Williarius et dans lequel apparaît la forme primitive du nom de Guebwiller appelée alors villa Gebunvvillare. Il s'agit alors d'un simple domaine agricole. La ville médiévale prendra forme au cours du XIIe siècle autour de l'église Saint-Léger et du château du Burgstall. La muraille d'enceinte est érigée entre 1270 et 1287.

Le à Guebwiller, les Juifs renoncent à leurs doléances et « à entreprendre une action en justice pour les dommages que leur avaient causés l'abbé Berthold de Steinbrunn et ses prédécesseurs ». Cette mention permet de croire que des Juifs résidaient dans cette ville bien avant cette date. En 1330, les archives citent pour la première fois une « Synagoga Judeorum »[20].

Guebwiller, capitale de la principauté de Murbach, est prospère et compte 1 350 habitants en 1394.

 
Guebwiller, église Saint-Léger.

Au fil des ans, la ville connaît de nombreux événements historiques :

  • Tentative d'assaut des Écorcheurs dans la nuit du 13 au 1445, après avoir ravagé le pays. Mais Guebwiller étant protégée par son enceinte fortifiée, les ennemis voulurent utiliser la ruse. La surveillance s'étant relâchée, ils placèrent leurs échelles sur la muraille mais une Guebwilléroise, Brigitte Schick, veillait en secret et donna l'alerte. Les assaillants, pris de panique par l'apparition miraculeuse de celle qu'ils prirent pour la Vierge Marie, abandonnèrent leurs échelles. Celles-ci furent conservées dans l'église Saint-Léger, en hommage à la Vierge qui avait protégé la cité[21] ;
  • Révolte des habitants contre l'autorité des princes abbés de Murbach et leurs représailles ;
  • Insurrection des Rustauds en 1525, mise à sac de la ville par les Suédois mercenaires de Louis XIII et de Richelieu lors de la guerre de Trente Ans ;
  •  
    Guebwiller, ses églises, la plaine d'Alsace avec Mulhouse et PSA Peugeot-Citroën, au fond, a gauche.
    la ville est durement touchée par la guerre de Trente Ans, le elle est prise par un détachement franco-suédois et en partie incendiée, en 1657 il ne reste plus que 176 habitants à Guebwiller ; le , la ville est absorbée par la France de Louis XIV à la suite d'un arrêté du Conseil souverain d'Alsace[22] ;
  • Entre 1761 et 1764 a lieu la sécularisation du chapitre de Murbach qui s'installe en ville, dans le château de la Neuenbourg. La domination de l’abbaye de Murbach prend fin à la Révolution française ;
  • À l'aube du XIXe siècle, apparaissent les premières entreprises textiles. C'est le début de la grande épopée de l'industrie textile dans la capitale du Florival qui devient le deuxième site textile d'Alsace après Mulhouse. On y fabrique des toiles peignées, du ruban, des indiennes. On y file de la laine et du coton ;
  •  : premier concours gymnique de France ;
  • En 1905, Guebwiller compte 13 294 habitants ;
  • Le , la commune a été décorée de la croix de guerre 1914-1918[23] ;
  • Durant la Seconde Guerre mondiale, les Guebwillerois subissent le sort de tous les Alsaciens-Mosellans (l'incorporation de force et l'occupation allemande : les Malgré-nous). Le à la nouvelle de la libération de Mulhouse, les Guebwillois espèrent une libération proche, mais les Allemands se renforcent dans la poche de Colmar. La ville devient le chef-lieu de l’administration allemande de la poche de Colmar et l'état-major de l'une de leurs armées installée à Guebwiller assèche les derniers stocks de vin du pays. Le une offensive victorieuse du 1er corps d'armée Français gagne du terrain. Le l'état-major allemand décampe de la ville et le une patrouille de blindés du 4e régiment de spahis marocains déloge les quelques ennemis restant réfugiés au château. À 16h30 Guebwiller est enfin totalement libérée ;
  • L'industrie locale connaît un nouvel essor dans les années 1946-1953 puis amorce un déclin irrémédiable. Actuellement[Quand ?], seule la société N. Schlumberger perpétue cet héritage par la construction de machines spécialisées pour la filature de la laine et des fibres longues.

La Mulhouse des VosgesModifier

Dès le début du XIXe siècle, la ville de Guebwiller est totalement métamorphosée par une industrialisation précoce et spectaculaire. La cité du Florival est considérée comme la Mulhouse des Vosges dès 1828 lorsque Charles X (roi de France), en voyage en Alsace, déclare en désignant des bobines de fil fabriquées par Nicolas Schlumberger « C'est avec cela qu'il faut battre les Anglais »[24].

Des facteurs favorables à une industrialisation précoceModifier

Plusieurs facteurs expliquent l’industrialisation de Guebwiller.

 
Saulager-03. Suivre le chemin forestier sur 50 mètres.

La proximité de la Suisse et de Mulhouse, d'où est originaire la majorité des entrepreneurs. La présence d'une rivière, la Lauch, qui fournit l'énergie hydraulique nécessaire aux premières fabriques. À la veille de la Révolution, de nombreux agriculteurs ruinés par une crise de la viticulture offrent une main-d'œuvre abondante et bon marché.

Enfin, l'absence d'un patriciat puissant, la bourgeoisie locale ayant été étouffée par la tutelle des abbés de Murbach, ouvre la voie à des investisseurs suisses ou mulhousiens qui rachètent les biens du clergé mis en vente après la Révolution. Dès 1805, l'entrepreneur bâlois De Bary fait l'acquisition des maisons canoniales et du château abbatial pour y installer une fabrique de rubans de soie[25]. Il fait d'autre part réaliser la fontaine du cygne et des dauphins[26].

Dans le sillage de De Bary, de nombreux entrepreneurs s'installent dans la capitale du Florival. Les Zurichois Jean-Jacques Ziegler et Louis Greuter créent la maison Ziegler Greuter & CIE dans l'enceinte du couvent des Dominicaines en 1806. Ils y installent une filature, un tissage, un blanchissement et un atelier d'impression d'indiennes. En 1823, cette entreprise est à son apogée avec plus de 2 000 employés[27].

Cependant, le principal fondateur de l'industrie textile à Guebwiller est Nicolas Schlumberger. Il s'établit en amont de la ville en 1808 en rachetant le moulin de la Bleichenmühle. Il fonde l'entreprise « Nicolas Schlumberger et Compagnie » en association avec son beau-père Jean-Henri Bourcart, originaire du canton de Zurich, qui finance la construction d'une première filature de coton de 10 000 broches en 1810.

Un patrimoine industriel exceptionnelModifier

Les bâtiments industriels guebwillerois adoptent au fil du temps différentes formes, en fonction des besoins de la production et des nouvelles techniques de construction. Au début du XIXe siècle, les industriels utilisent dans un premier temps des bâtiments préexistants : moulins ou bâtiments ecclésiastiques pour installer leurs fabriques. L'usine-bloc est la première forme d'architecture spécifique à l'industrie textile. Elle apparaît à Guebwiller vers 1830 avec l'entreprise Ziegler, Greuter & Cie, puis avec les établissements De Bary, actuel lycée Deck.

Ces usines-bloc sont caractérisées par une forme rectangulaire et allongée. La façade présente de multiples fenêtres alignées sur l'ensemble des murs pour assurer un éclairage suffisant, et disposent de plusieurs niveaux, entre 3 et 6, qui permettent de disposer les machines, sur deux rangées.

Dès le milieu du XIXe siècle, apparaît l'usine plain-pied. Une des premières d'Alsace, de style Néo-Tudor, est installée en 1851 à Issenheim, une commune proche de Guebwiller, par Édouard Gast. Cette usine est ensuite recouverte de sheds. Les bâtiments à sheds caractérisés par une toiture en dents de scie constituent une véritable révolution dans l'architecture usinière, ils se généralisent à partir de 1870 mais sont présents à Guebwiller dès 1853 avec la 1re filature fondée par Jean-Jacques Bourcart.

La dernière forme architecturale présente à Guebwiller est celle du béton armé. Le premier bâtiment en Alsace est construit en 1911 à Guebwiller. Cette architecture est encore visible aujourd'hui : il s'agit du « Louvre », bâtiment de l'entreprise N. Schlumberger.

Aujourd'hui encore la ville de Guebwiller est un musée industriel à ciel ouvert[28].

 
Saulager-04. Prendre sentier à droite.

Les forces motrices dans l'industrie guebwilleroise au XIXe siècleModifier

Les industriels du XIXe siècle de la région du Florival utilisent l'énergie hydraulique de la Lauch (rivière qui traverse Guebwiller) principale source motrice des usines guebwilleroises au début du XIXe siècle.

 
Saulager-05. La clairière est sur notre droite, en montant le sentier.

En 1773, à la veille de l'industrialisation, on compte 35 moulins dans la vallée du Florival. Ce n'est qu'à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que les turbines remplacent peu à peu les roues à aubes. Elles possèdent des inconvénients, notamment le coût de fabrication, leur fragilité et une usure rapide des pâles, mais elles possèdent deux avantages déterminants : un rendement important et une vitesse très élevée. Les frères Zimmermann font l’acquisition dès 1850 de ce type de turbine que l'on retrouve chez Adolphe Astruc à Buhl en 1856. Aujourd'hui encore ces installations du XIXème produisent de l’électricité pour EDF.

Les usines de Nicolas Schlumberger utilisent en parallèle des machines à vapeur dès 1818, mais celles-ci ne se diffusent que lentement et ne remplaceront jamais totalement les turbines et les moulins qui restent actifs tout au long du XIXème[29].

Un paysage urbain bouleversé par l’industrialisationModifier

 
Saulager-06. Le "Saulager" était utilisé pour nourrir les cochons, avec les glands des chênes centenaires.

L’industrie va totalement transformer le tissu urbain d'une ville auparavant principalement viticole et ecclésiastique. La population est multipliée par quatre entre 1800 et 1905. Cependant, il faut attendre 1850 pour que la limite des remparts médiévaux soit dépassée. Les industriels s’installent dans un premier temps dans des bâtiments religieux ou d'anciennes résidences nobiliaires sans modifier le paysage urbain de manière notable. La croissance démographique entraîne dans cette première phase une densification du noyau urbain originel, un nouveau quartier est construit vers 1840 rue St Léger et rue St Antoine et les bâtiments plus anciens sont agrandis par des adjonctions en bois[30]. Les usines installées hors des murs sont rares jusqu’à cette date, on peut citer l’usine N. Schlumberger installée sur les bords de la Lauch hors de la ville, en direction de Buhl, à partir de 1808.

 
Saulager-07. La clairière avait la forme d'un losange.

La ville ne commence à s’étendre qu'à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle. De nombreuses usines s’installent alors en périphérie comme les établissements Bourcart en direction de Buhl, les établissements Frey en direction d’Issenheim. Des logements ouvriers sont également construits à proximité de ces nouveaux sites industriels en périphérie du centre urbain d'origine et des faubourgs se forment. La Cité Bourcart construite dès 1856 est la première cité ouvrière d'Alsace, au début du XXe siècle ce type d'habitat représente un logement sur dix. En 1895 la ville atteint son apogée démographique avec 13 000 habitants[31].

HéraldiqueModifier


Les armes de Guebwiller se blasonnent ainsi :
« D'argent au bonnet albanais de gueules rebrassé d'azur. »

 
Saulager-08. De magnifiques chênes centenaires.

Le blason date du XVIe siècle, confirmé en 1697 par une ordonnance de Louis XIV. Selon une légende, il ferait référence à la venue de populations albanaises, arrivées pour travailler dans les vignes. L'abbé Charles Braun (1820-1877) a avancé l'hypothèse d'une confusion linguistique.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

 
Saulager-09. Un havre de paix, où les marcheurs se ressourcent.

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[32].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
François Throo MRP puis CD Conseiller général du canton de Guebwiller (1961 → 1976)

(démission)
Joseph Storck SE Inspecteur d'académie
André Bingert CDS Agent général d'assurances
Charles Haby RPR Fonctionnaire de la protection civile
Député de la 2e circonscription du Haut-Rhin (1978 → 1986)
Conseiller général du canton de Guebwiller (1976 → 1998)
Daniel Weber RPR puis UMP Directeur de maison de retraite
Conseiller général du canton de Guebwiller (1998 → 2011)
Président de la CC de la Région de Guebwiller (2001 → 2008)
Denis Rebmann PS Photographe publicitaire
En cours
(au 31 mai 2020)
Francis Kleitz [33]
Réélu pour le mandat 2020-2026
UDI Chef d'entreprise
Conseiller régional du Grand Est (2015 → 2021)
3e vice-président de la CC de la Région de Guebwiller (2014 → 2020)
2e vice-président (2020 → )
Conseiller départemental depuis 2021
 
Saulager-10. Jusque dans les années 1970, les instituteurs(trisses) des écoles de Guebwiller, emmenaient les enfants au "Saulager", pour y découvrir la Nature et faire du sport, toutes les semaines de l'année.

Finances localesModifier

Cette section est consacrée aux finances locales de Guebwiller de 2000 à 2018[Note 3].

Les comparaisons des ratios par habitant sont effectuées avec ceux des communes de 10 000 à 20 000 habitants de 10 000 à 20 000 hab appartenant à un groupement fiscalisé, c'est-à-dire à la même strate fiscale.

Budget généralModifier

Pour l'exercice 2018, le compte administratif du budget municipal de Guebwiller s'établit à 15 159 780  en dépenses et 18 397 530  en recettes :

  • les dépenses se répartissent en 10 634 200  de charges de fonctionnement et 4 525 580  d'emplois d'investissement ;
  • les recettes proviennent des 12 494 020  de produits de fonctionnement et de 5 903 510  de ressources d'investissement.

FonctionnementModifier

T1p - Section de fonctionnement de Guebwiller en 2018
Guebwiller
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Résultat comptable 159  135   
Charges de personnels 438  652   
Achats et charges ext. 263  264   
subventions versées 39  89   
contingents 27  34   
charges financières 12  26   
Impôts locaux 281  554   
dotation globale de fonctionnement 229  178   
Autres impôts 48  112   
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
  de 0 à 10 % ;   de 10 à 30 % ;   supérieur à 30 %

Pour Guebwiller en 2018, la section de fonctionnement[Note 4] se répartit en 10 634 200  de charges (912  par habitant) pour 12 494 020  de produits (1 071  par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 1 859 820  (159  par habitant) :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 5] pour une somme de 5 109 000  (48 %), soit 438  par habitant, ratio inférieur de 33 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (652  par habitant). En partant de 2014 et jusqu'à 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 432  par habitant en 2014 et un maximum de 453  par habitant en 2017. Viennent ensuite les groupes des achats et charges externes[Note 6] pour 29 %, des subventions versées[Note 7] pour 4 %, des contingents[Note 8] pour 3 % et finalement celui des charges financières[Note 9] pour 1 % ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 10] pour une valeur de 3 278 000  (26 %), soit 281  par habitant, ratio inférieur de 49 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (554  par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio augmente de façon continue de 260  à 280  par habitant. Viennent ensuite de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 11] pour 21 % et des autres impôts[Note 12] pour 4 %.

La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2017.

Fiscalité communaleModifier

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Guebwiller. Ils n'ont pas varié par rapport à 2017 :

InvestissementModifier

T3p - Investissement de Guebwiller en 2018
Guebwiller
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Dépenses d'équipement 279  324   
Remboursements d'emprunts 73  87   
Nouvelles dettes 129  74   
fctva 42  36   
subventions reçues 39  61   
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
  de 0 à 10 % ;   de 10 à 30 % ;   supérieur à 30 %

Cette section détaille les investissements[Note 13] réalisés par la commune de Guebwiller.

Les emplois d'investissement en 2018 comprenaient par ordre d'importance :

  • des dépenses d'équipement[Note 14] pour une valeur de 3 250 000  (72 %), soit 279  par habitant, ratio inférieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (324  par habitant). Pour la période allant de 2014 à 2018, ce ratio augmente de façon continue de 89  à 278  par habitant ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 15] pour une somme de 853 000  (19 %), soit 73  par habitant, ratio inférieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (87  par habitant).

Les ressources en investissement de Guebwiller se répartissent principalement en :

  • nouvelles dettes pour une somme de 1 500 000  (25 %), soit 129  par habitant, ratio supérieur de 74 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (74  par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0  par habitant en 2017 et un maximum de 700  par habitant en 2016 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur totale de 484 000  (8 %), soit 42  par habitant, ratio supérieur de 17 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (36  par habitant).

EndettementModifier

T4p - Endettement et capacité d'autofinancement de Guebwiller en 2018
Guebwiller
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Encours de la dette 810  864   
annuité de la dette 85  112   
Capacité d'autofinancement 211  189   
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
  de 0 à 10 % ;   de 10 à 30 % ;   supérieur à 30 %

L'endettement de Guebwiller au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 16], l'annuité de la dette[Note 17] et sa capacité de désendettement[Note 18] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 9 453 000 , soit 810  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2014 à 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 454  par habitant en 2014 et un maximum de 834  par habitant en 2016 ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 988 000 , soit 85  par habitant, ratio inférieur de 24 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (112  par habitant). En partant de 2014 et jusqu'à 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 32  par habitant en 2015 et un maximum de 467  par habitant en 2016 ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 2 456 000 , soit 211  par habitant, ratio supérieur de 12 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (189  par habitant). Sur la période 2014 - 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 93  par habitant en 2014 et un maximum de 210  par habitant en 2018. La capacité de désendettement est d'environ 3 années en 2018. Sur une période de 19 années, ce ratio présente un minimum d'environ 2 années en 2015 et un maximum d'environ 9 années en 2000.
Évolution de la capacité d'autofinancement (CAF) et de l'encours de la dette de 2000 à 2018Modifier

Les courbes G4a et G4b présentent l'historique des dettes de Guebwiller.

G4a - Capacité d'autofinancement et encours total de la dette de Guebwiller
Valeurs en euros
Guebwiller, Par habitant :   CAF   Encours total de la dette
G4b - Nombre d'années pour rembourser la dette en fonction de la CAF de Guebwiller
Valeurs en années
Guebwiller  :   Ratio = Encours de la dette / CAF

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[36],[Note 19]

En 2018, la commune comptait 11 022 habitants[Note 20], en diminution de 2,65 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0052 5523 1743 7033 6373 8733 8823 9333 946
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
8 97110 68012 21811 35011 62212 45212 38812 36712 439
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 25413 31313 02411 69111 63411 16410 57710 08510 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10 56810 84011 07210 68910 94211 52511 60911 51711 062
2018 - - - - - - - -
11 022--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Guebwiller compte 14 établissements scolaires, dont trois lycées, et l'établissement privé Daniel qui va de la maternelle au lycée.

  • Maternelles
    • École Charles Kienzl
    • École Magenta
    • École Saint-Exupery
  • Élémentaires
    • École Adélaïde Hautval
    • École Emile Storck
    • École Jeanne Bucher
  • Collèges
  • Lycées
    • Lycée polyvalent Théodore Deck[39].
    • Lycée général et technologique Alfred Kastler.
    • Lycée Économique et Hôtelier Joseph Storck.
  • Autres établissements
    • Établissement scolaire privée Daniel
    • Institut Médico Éducatif "Saint-Joseph"
    • École de musique de Guebwiller.

Économie & IndustrieModifier

Tissu socio-économiqueModifier

Les habitants actifs exercent dans les commerces dits de proximité ou dans les implantations industrielles locales. Un grand nombre est employé dans le bassin d'emploi proche de Mulhouse, Colmar ou tout proche dans la plaine du Rhin. Situées sur la route des vins, Guebwiller et sa région captent de nombreux emplois dans le domaine viticole, touristique et hôtelier. Ceci est facilité par l'accès de la ville grâce à un axe routier express depuis et vers Mulhouse.

ViticultureModifier

Guebwiller fait partie des communes viticoles d'Alsace. À ce titre, cette commune peut produire les AOC Alsace et Crémant d'Alsace, ainsi que 4 AOC Alsace Grand Cru: Kessler, Kitterlé, Saering et Spiegel[40].

IndustrieModifier

  • L'entreprise Corderie Meyer-Sansbeuf, cordages de marine, cordes techniques (depuis 1881)[41].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

En 2004, la ville de Guebwiller obtient le label Villes et Pays d'art et d'histoire.

Patrimoine religieuxModifier

  • Couvent des Dominicains.
  • L'église protestante[42] près de l’église de Notre-Dame[43] et son orgue construit par le facteur rouffachois Callinet[44]. Attenant au temple, la paroisse construit un presbytère, une école, puis un foyer. Sur la façade de ces bâtiments, partie la plus ancienne de l'actuel ensemble paroissial, une plaque rappelle que Alfred Kastler, citoyen d'honneur de la ville et prix Nobel de physique en 1966, est né dans cette maison en 1902.
  • Synagogue inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du [45].
  • Chapelle Notre-Dame-du-Sehring inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du [46], [47], et sa cloche de 1696 classée au titre des objets mobiliers par arrêté du [48],[49].

Patrimoine civil et militaireModifier

  • Hôtel de ville, style gothique flamboyant (1514) et sa cloche de 1719[50].
  • Ruines du château du Hugstein (à cheval sur la commune de Buhl).
  • Ruines du château du Burgstall (longtemps on le pensait perdu et seulement de rares écrits le mentionnaient. Dans les années 1960, une partie des ruines furent découvertes lors de la construction d'une supérette[51].
  • Château de Neuenburg[52].
  • Château fort, château d'Angreth[53].

SitesModifier

  • Cimetière militaire.
  • Site classé des Quatre chênes[54].

Musées et animationsModifier

  • Musée Théodore Deck (rebaptisé en ), anciennement nommé Musée du Florival (1984-2008), contient une importante collection du céramiste Théodore Deck.
  • Le Centre de recherches sur l'histoire des familles (CRHF), centre de généalogie ouvert au public[55].
  • Guebwiller possède beaucoup d'hôtels, dont deux accueillent des musiciens chaque semaine. Le patron de l'hôtel de l'Ange organise les jeudis de l'ange : tous les jeudis soir un groupe de musique est invité à donner un concert de 20 h à 22 h, puis le public est invité à venir jouer avec les artistes. Tandis qu'au Domaine de Beaupré, chaque mardi est organisé un apéritif-concert de 19 h 30 à 21 h 30 avec souvent du jazz, du blues et du swing en acoustique.
  • Ville étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle[56] avec un gîte d'étape qui est le seul hébergement en Alsace spécialement destiné aux pèlerins.
  • Espaces VTT entre plaine, vignoble et montagne. 20 circuits balisés FFC pour tous niveaux. Le club local ACTF organise tous les jeudis de l'Ascension une rencontre internationale des cyclos avec chaque année des parcours différents (1 203 participants en 2011).

CultesModifier

  • Église Évangélique Libre de Guebwiller, avenue du Maréchal Foch[57].
  • Paroisse Protestante Réformée de Guebwiller, rue des Chanoines[58].
  • Église Josué, route d'Issenheim[59].
  • Synagogue of Guebwiller, rue de l'Ancien Hôpital.
  • Notre-Dame de Guebwiller, rue du 4 Février[60].
  • Église Saint-Léger, place du Marché.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Cette section est réalisée à partir des données des données du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global du ministère de l'Économie et des Finances. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 3.0.0 : Yin Yang Sigma a effectué la synthèse des tableaux du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global concernant Guebwiller. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  4. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune. Y figure aussi le remboursement des intérêts des emprunts. Elle enregistre également les recettes fiscales, les dotations et participations de l’État ainsi que les recettes d’exploitation des services municipaux.
  5. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  6. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  7. Les « subventions versées » rassemblent l'ensemble des subventions à des associations votées par le conseil municipal.
  8. Les « contingents » représentent des participations obligatoires d'une commune au financement de services départementaux, notamment aux sapeurs-pompiers du département.
  9. Les « charges financières » correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt.
  10. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  11. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  12. Les « autres impôts » couvrent certains impôts et taxes autres que les impôts locaux.
  13. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  14. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  15. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  16. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  17. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  18. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Guebwiller.
  19. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  20. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Aire urbaine de Guebwiller (198) - Dossier complet, insee.fr, consulté le .
  2. « Décret n° 2014-1720 du 29 décembre 2014 portant suppression des arrondissements de Guebwiller et de Ribeauvillé (département du Haut-Rhin) », sur Légifrance, (consulté le ).
  3. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  4. « François Hollande à Strasbourg pour signer le Contrat de Plan Etat Région - Collectivités territoriales », sur www.lemoniteur.fr (consulté le ).
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Unité urbaine 2020 de Guebwiller », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mulhouse », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Xavier Mossmann, Murbach et Guebwiller: histoire d'une abbaye et d'une communauté rurale d'Alsace, Strasbourg, J.-B. Jung, , 95 pages p. (lire en ligne), p. 52
  16. « BNF Gallica », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
  17. a et b (de) « Wörterbuchnetz », sur woerterbuchnetz.de (consulté le )
  18. (de) « FEW » (consulté le )
  19. « Gaffiot », sur lexilogos.com (consulté le )
  20. Freddy Raphaël, « Présence du Juif dans la statuaire romane en Alsace », Revue des Sciences sociales de la France de l'Est, Strasbourg, no  2, 1973, p.  54-73. Lire en ligne.
  21. Christian Grawey, « Le 14 février 1445, l’acte héroïque de Brigitte Schick », sur dna.fr, (consulté le )
  22. Philippe Legin, L'abbaye de Murbach, Saint-Ouen, La Goelette, , 86 p. (ISBN 2-906880-70-1).
  23. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  24. Guebwiller éditions Coprur Guebwiller un destin inassouvi Georges Bischoff 1982
  25. Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse no 4 1982 Guebwiller et le Florival Jean-Marie Schmitt
  26. La fontaine du cygne et des dauphins"
  27. AM Guebwiller Histoire Documentaire de l'Industrie de Mulhouse 1920
  28. Laissez vous conter l'industrie textile Pays d'art et d'histoire de la région de Guebwiller
  29. Source: Brochure "Au fil de l'industrie textile, un patrimoine insoupçonné" Pays d'art et d'histoire comcom du Florival
  30. Bulletin de la SIM no 787 p 72 et 75 Le paysage guebwillerois Georges Bischoff
  31. Bulletin de la SIM no 787 p 75 Le paysage guebwillerois Georges Bischoff
  32. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  33. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  34. « Les maires de Guebwiller », sur Site francegenweb, (consulté le ).
  35. « Almanach royal et national... : présenté à Sa Majesté et aux princes et princesses de la famille royale », sur Gallica, (consulté le ).
  36. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  39. Site officiel du lycée
  40. Placido Llorca, « Vin Guebwiller », sur Vin Vigne, (consulté le ).
  41. « Journal économique et financier », sur La Tribune (consulté le ).
  42. Guebwiller, paroisse réformée
  43. l'église protestante inaugurée en 1824
  44. L'orgue du temple, construit en 1827, par le facteur rouffachois Callinet. L'instrument sera restauré et complété en 1884 par Koulen et en 1976 par Muhleisen.
  45. Notice no PA00085449, base Mérimée, ministère français de la Culture synagogue
  46. Notice no PA00085763, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Notre-Dame-du-Sehring
  47. Notice no IA00054969, base Mérimée, ministère français de la Culture chapelle de cimetière depuis 1810
  48. Notice no PM68000079, base Palissy, ministère français de la Culture chapelle Notre-Dame du Sehring
  49. Notice no IM68000061, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche : Evangélistes
  50. Notice no IM68000378, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de l'actuel hôtel de ville
  51. Notice no IA00054850, base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort dit Burgstall
  52. Notice no IA00054848, base Mérimée, ministère français de la Culture Château de Neuenburg
  53. Notice no IA00054851, base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort, château d'Angreth
  54. Site classé des Quatre chênes dans la forêt de Gubwiller
  55. Site officiel du Centre de recherches sur l'histoire des familles (CRHF)
  56. Les Amis de Saint Jacques en Alsace
  57. « Église Évangélique de Guebwiller » (consulté le )
  58. « Bienvenue sur le site de la paroisse protestante réformée de Guebwiller » (consulté le )
  59. « Église Josué » (consulté le )
  60. « Paroisses Catholiques Notre-Dame Saint-Léger Guebwiller » (consulté le )
  61. François Conrad Schlumberger
  62. [1]