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Hédé-Bazouges

commune française d'Ille-et-Vilaine

Hédé-Bazouges
Hédé-Bazouges
Le centre ville de Hédé.
Blason de Hédé-Bazouges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Melesse
Intercommunalité Communauté de communes Bretagne Romantique
Maire
Mandat
Jean-Christophe Benis
2014-2020
Code postal 35630
Code commune 35130
Démographie
Gentilé Hédéen
Population
municipale
2 205 hab. (2016 en augmentation de 9,32 % par rapport à 2011en augmentation de 9,32 % par rapport à 2011)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 41″ nord, 1° 48′ 09″ ouest
Altitude Min. 39 m
Max. 108 m
Superficie 14,93 km2
Localisation

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Liens
Site web www.hede-bazouges.fr

Hédé-Bazouges est une commune française qui est située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de 2 205 habitants[Note 1]. Elle est issue de la fusion de deux communes, qui se nommaient Bazouges-sous-Hédé et Hédé jusqu'en 2011.

GéographieModifier

Situation et accèsModifier

La petite ville de Hédé-Bazouges est située à vingt-quatre kilomètres au nord de Rennes, à l'intersection des routes allant à Saint-Malo et à Dol-de-Bretagne. Elle n'a qu'une étendue d'environ 23 hectares.

TopographieModifier

Hédé-Bazouges est placée sur un plateau de la chaîne des collines venant de Normandie et qui forment le commencement des petits reliefs de Bretagne. Elle se situe à la limite géographique du partage des eaux entre la Manche et l'océan Atlantique et domine d'environ quarante mètres une plaine qui se déroule au-dessous d'elle dans la direction de la mer.

Cadre géologiqueModifier

 
Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Lanhélin, Bécherel, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[1].

Géomorphologiquement, Hédé est localisée dans le domaine nord armoricain, dans la partie orientale du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives. Le site géologique de Hédé se situe plus précisément sur un massif granitique cadomien, pluton limité au sud et au nord par un bassin sédimentaire essentiellement briovérien. Ce massif de Hédé-Bécherel fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[2], qui est le témoin le plus occidental des plutons mancelliens et flanque au Nord le synclinorium paléozoïque du Ménez—Bélair (partie centrale d'une unité plus vaste, le synclinorium médian armoricain)[3]. Le territoire hédéen est ainsi constitué d'un plateau de 130 mètres d'altitude moyenne, correspondant au massif granitique occidental (allongé est-ouest[4], de 30 km de long et 2 à 3 km de large) qui représente un des apex affleurants du batholite mancellien, et au Nord et au Sud, d'un plateau de 50 mètres d'altitude moyenne, correspondant à ce bassin sédimentaire[5].

L'histoire géologique de la région est marquée par la chaîne cadomienne. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par le cycle cadomien. Cette chaîne montagneuse, qui devait culminer à environ 4 000 m, donne naissance à des massifs granitiques (batholite côtier nord-trégorrois, granite de Saint-Brieuc, immense batholite mancellien formé de nombreux plutons granitiques) produits par le surépaississement crustal. Ces intrusions vers 540 millions d'années, de magmas granitiques issus du vaste batholite mancellien, développent un métamorphisme de contact : le refroidissement des masses granitiques à des températures de l'ordre de 700 °C et à des profondeurs de l'ordre de 4 km dans l'écorce terrestre, font que les schistes briovériens, tendres et friables, sont transformés par « cuisson », variable selon la distance du massif granitique : intense et forte à proximité, cette cuisson donne les cornéennes, roches dures et compactes ; moindre et atténuée à quelques kilomètres du massif, elle donne des schistes tachetés (d'où une double auréole de cornéennes et de schistes tachetés dans le bassin sédimentaire)[6]. Ce thermométamorphisme développé par l'intrusion du granite a ainsi provoqué la cristallisation de minéraux nouveaux (biotite, andalousite), soulignant l'ancien litage sédimentaire. Ces deux roches magmatique (granite) et métamorphique (cornéenne, schiste tacheté) affleurent suite à de longs processus d'érosion qui ont aplani les reliefs anciens[7],[8]. Le vaste développement des roches thermométamorphiques montre que ce granite présente un « toit » plus ou moins parallèle à la surface topographique actuelle. Il est d'ailleurs probable que le massif de Hédé-Bécherel et de Dingé se relient en profondeur à celui de Lanhélin[9].

Pétrographiquement, le granite de Hédé-Bécherel représente une granodiorite quartzique à texture grenue, au grain moyen (minéraux de quartz, feldspath et mica noir de 2 à 3 millimètres), avec biotite, cordiérite altérée (en pinite) et un peu de pyrite disséminée ; le géologue y observe une fréquence de petites enclaves schisteuses du Briovérien métamorphique, ainsi que d’enclaves quartzeuses. Le cisaillement nord-armoricain affecte le granite de puissants filons quartzeux, en sus de la cataclase ou de la bréchification[9]. L'arénisation de ce granite a vraisemblablement débuté au Pliocène, sous l'action de climats tempérés chauds et humides, et se poursuit encore actuellement mais sous forme atténuée. La fraction fine de l'arène est principalement constituée de kaolinite[10].

Économiquement, l'exploitation des roches locales a donné lieu à l'existence de nombreuses carrières (granite pour moellons et pour arènes, filons quartzeux et cornéennes principalement pour l’empierrement). « Les aptitudes architectoniques médiocres du granite de Bécherel (teinte brunâtre peu agréable due à la météorisation, cataclase, fréquence des enclaves…) ont conduit souvent les bâtisseurs d’églises à faire appel, en sus, à d’autres roches, plus ou moins lointaines mais de meilleure qualité. C’est ainsi qu’ont été recherchés les granites du massif de Dingé (à nuance bleutée) et ceux du massif hercynien de Dinan (Le Hinglé, à grain moyen, très légèrement bleuâtre ; Brusvily, aux longs feldspaths blanchâtres ; Languédias, à grain fin, blanc-gris clair) »[11].

Touristiquement , les principaux aspects de la géologie du Nord de Rennes peuvent être abordés au cours de promenades géologiques qui permettent d'observer sur un espace réduit des roches d'âge et de nature différents, témoins de phénomènes géologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenèse, érosion)[12].

ÉcologieModifier

Du point de vue de la richesse de la flore, Hédé-Bazouges fait partie des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 524 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 51 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 20 taxons protégés et 41 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[13].

HydrographieModifier

Les étangs de la Bézardière et du Bourg se rangent parmi les étangs oligo-mésotrophes d'Ille-et-Vilaine[14]

ClimatModifier

ToponymieModifier

Hédé : le nom est attesté sous les formes Castellum Hadoicum au XIe siècle, Hedeium en 1185, Hedeyum en 1516[réf. à confirmer][15].

Hédé vient du breton Haduc et du suffixe latin acum , ou encore de la déformation du mot Alleu[réf. à confirmer][15].

Le gentilé est Hédéen.

Le toponyme Bazouges est dérivé de basilica[réf. nécessaire].

HistoireModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D’argent au chevron de sinople accompagné de trois mouchetures d’hermine de sable, au chef cousu aussi d’argent chargé de cinq mouchetures d’hermine de sable.

Premières occupations humainesModifier

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Hédé était très certainement peuplé, au nord et à l'est de la commune, à l'époque préhistorique. Les vestiges de cette époque sont :

  • le tumulus près de l'étang de la Bézardière,
  • l'alignement mégalithique de Brignerault.

À l'est de la commune, comme le confirment les dernières découvertes archéologiques de la Ville-Allée, se trouvait le village à l'époque romaine. Après la mise à sac de la Gaule et de l'Armorique par les Saxons au Ve siècle de notre ère, le siècle suivant fut celui du repeuplement de la Bretagne par les personnes fuyant l'invasion des Angles et des Saxons en Grande-Bretagne. Le clan des Haduc s'installa à cette période à Hédé, vers le lieu-dit de la Ville-Allée. Il contribua à enraciner définitivement une population, sur la commune. Le nom de Hédé vient donc de Haduc, du nom de ces Bretons.

Moyen ÂgeModifier

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Au Moyen Âge, Hédé fut une place de guerre, le siège d'une cour ducale, puis royale. Treize paroisses relevaient de sa juridiction. Chef-lieu d'une subdélégation de l'intendance, Hédé possédait une communauté de ville et avait l'honneur de figurer parmi les quarante-deux villes de Bretagne, qui avaient le droit d'envoyer des députés aux États de Bretagne, pour prendre part avec les deux ordres du clergé et de la noblesse, à la gestion des affaires de la province. Hèdé eut donc sous l’Ancien Régime son heure d'importance et une situation prédominante sur les paroisses qui l'entouraient, jusqu'à la Révolution.

Époques moderne et contemporaineModifier

À la Révolution, Hédé devint alors un chef-lieu de canton, et ne conserva que son important marché local[16]. La commune accueille cependant favorablement, comme le reste du pays, la Révolution et ses avancées. L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne du maintien d’un sentiment favorable au nouveau régime, surtout après la fin de la Terreur :

  • les victoires des armées républicaines sont fêtées, notamment la paix avec l’Autriche, principal ennemi de la France, en brumaire an VI[17] ;
  • l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, est fêté (à partir de 1795)[18] ;
  • les autres fêtes républicaines sont célébrées comme la fête de la Reconnaissance. Peu suivie dans le département, c’est un échec à Hédé, dû à la fois à la date suivant le calendrier républicain et à la trop grande proximité de certaines fêtes (le 10 prairial[19]). D’autres fêtes comme la fête de l’Agriculture ne sont suivies que par une partie du corps municipal[20].

En 1973, la commune, qui ne disposait pas de « campagne », s'est réunie avec les communes de Saint-Symphorien et Bazouges-sous-Hédé en fusion-association. En 2008, Saint-Symphorien est redevenue commune à part entière[21], et en 2009, les communes de Bazouges-sous-Hédé et Hédé ont été supprimées pour former la commune de Hédé-Bazouges[22],[23].

Urbanisme et habitatModifier

PlanificationModifier

La commune est dotée d'un plan local d'urbanisme.

HabitatModifier

Habitat écologiqueModifier

Bazouges-sous-Hédé a construit un lotissement écologique, les Courtils. Le forum Habitat sain et économies d'énergies / La construction d'un habitat écologique y est organisé[24]. Le magazine mensuel La Maison écologique y est également édité.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Hédé-Bazouges appartient à l'arrondissement de Saint-Malo depuis 2017 et au canton de Melesse depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, elle faisait partie du canton de Hédé, dont elle était le chef-lieu.

Pour l’élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription d'Ille-et-Vilaine, représentée depuis 2017 par Laurence Maillart-Méhaignerie (MoDem).

IntercommunalitéModifier

Depuis le , Hédé-Bazouges appartient à la communauté de communes Bretagne Romantique.

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[25].

Liste des mairesModifier

 
La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1968[26] 1989 Pierre Barenton   Notaire
1989[26] mars 2001 Gilles Dudognon    
mars 2001 2005[27] Roger Lelièvre    
2005 2014 Janine Feudé[28] DVG Retraitée
mars 2014 En cours Jean-Christophe Benis[29] DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Hédé-Bazouges est jumelée avec :

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].

En 2016, la commune comptait 2 205 habitants[Note 2], en augmentation de 9,32 % par rapport à 2011 (Ille-et-Vilaine : +5,55 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7056857636958248408889371 002
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
947951946894916913862852875
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
775770763653675605671694674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6246121 4321 4221 5001 8221 7111 7542 094
2016 - - - - - - - -
2 205--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Évolution démographique de la commune de Hédé-Bazouges dans ses limites d’avant la scission de Saint-Symphorien :

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999
1 5601 5551 4321 4221 5001 822
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : INSEE[34])

Évolution démographique du territoire communal actuel :

Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
1 2061 1271 0791 1811 4061 7111 754
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : INSEE[35])

ÉconomieModifier

Plusieurs restaurants sont installés sur la commune.

Lieux et monumentsModifier

Monuments historiquesModifier

La commune compte trois monuments historiques :

Autres monuments et sitesModifier

La ville closeModifier

Le duc François II de Bretagne, ordonna en 1464, d'enclore la ville de remparts mais on se contenta de l'entourer de douves au sud et à l'est, l'escarpement du rocher et le château la protégeant suffisamment des deux autres côtés. Ces douves partaient du donjon, traversaient la Grande-Rue à 25 mètres environ au sud de la place centrale, longeaient l'ancienne rue de la Fonderie, près de l'emplacement de la Maison Rouge et de l'ancien couvent des Ursulines, passaient à l'est de la rue du Chaussix, et atteignaient, au nord de l'église et de la ville les vallons des Guibarets. Ces douves furent ensuite abandonnées… Les ducs Jean IV de Bretagne et Jean V de Bretagne exemptèrent la ville de l'impôt des fouages. Hédé était une des 42 villes de Bretagne députant aux États de Bretagne.

Le canal d’Ille-et-RanceModifier

À Bazouges-sous-Hédé, se situe l’impressionnant alignement des onze écluses successives, séparées de seulement 200 à 300 mètres entre elles, assurant la transition du canal d‘Ille-et-Rance de chaque côté des bassins versants de la Rance et de la Vilaine.

Ces écluses sont alimentées en eau par différents ouvrages comme des rigoles (dont une canalisée) provenant de plusieurs étangs environnants (dont le plus important est situé aussi dans la commune) dans lesquels se déversent tout un réseau de fossés et de petites rivières. Ces ouvrages sont complétés d'un patrimoine architectural typique, anciennement construit pour les éclusiers et les constructeurs de l'ouvrage, ainsi que pour le soin des chevaux qui tiraient des challants sur les chemins de halage, avant l'arrivée des péniches motorisées.

Une association locale promeut les héritages naturels, architecturaux et culturels historiques relatifs au canal, à sa construction et aux divers travaux nécessaires à son entretien, ainsi qu'à la vie des mariniers et éclusiers qui ont vécu autour d’un canal aujourd'hui destiné à la navigation de plaisance (principalement au printemps et en été, hors des périodes d'entretien et de reconstitution des réserves en eau des étangs, qui alimentent les biefs) et au loisir des randonneurs et pêcheurs d'anguilles qui viennent profiter d'un environnement naturel unique et préservé, également inscrit au patrimoine national des forêts.

Le théâtre de pocheModifier

Le théâtre de Poche est l'ancien bâtiment des halles. Elles furent construites en 1455 et démolies en 1752. Elles se trouvaient autrefois dans la partie nord de la place actuelle. Il y avait également à Hédé-Bazouges un marché au blé et un marché au fil.

La fontaine de l'ÉcuelléeModifier

La fontaine se trouve dans les sous-bois couvrant les hauteurs de Saint-Symphorien, appelées Les Tertres. Au-dessus de cette fontaine se trouve la statue de Notre Dame placée par le propriétaire de ces lieux en 1866, il y place une première statue mais celle-ci disparait. En 1878, elle est remplacée en remerciement de la guérison d'un enfant qui ne marchait pas. La statue est à nouveau volée en 1886 et une nouvelle est offerte à la suite d'une autre guérison. Depuis ce temps, la fontaine de l'Écuellée est toujours un lieu de recueillement et de prières comme en témoignent les fleurs et les ex-voto qui l'ornent. Tous les ans, le 15 août, se déroule une messe en plein air qui rassemble les paroissiens fidèles à Notre-Dame des Tertres.

Croix de Saint-JeanModifier

Cette croix rappelle que les chevaliers de l'Ordre du Temple possédaient au XIe siècle un fief à Hédé, sur lequel se trouvait un hôpital des lépreux, transféré plus tard à la Madeleine à un kilomètre, au nord du village. La croix de Saint-Jean, au fût octogonal, est ornée d'un Christ fruste. Dans ce même quartier, la ruelle de l'Hôpital évoque l'emplacement de l'hôpital fondé au XVIIIe siècle pour accueillir les pauvres et les malades, sans ressources. En 1790, il est confisqué en tant que bien national[39].

Activité et manifestationsModifier

  • Bazouges fait son cinéma, festival de cinéma[40].
  • Jazz aux Écluses, festival de jazz[41].
  • Bonus, festival de théâtre[42].
  • Vini Circus, festival des vins naturels[43] qui se tenait tous les ans à la mi-avril (a lieu désormais à Guipel, commune voisine).

Personnalités liées à la communeModifier

Alfred Anne-DuportalModifier

Alfred Anne-Duportal est né dans la Grande-Rue (actuelle rue Jean-Boucher), à Hédé le , fils d'Alfred Joseph, né en 1804, percepteur des contributions directes à Hédé (décédé à Hédé en 1852). Il épouse Marie-Thérèse Boscher des Ardillets le , il aura trois enfants : Ludovic, Alfred-Charles et Marie.

En 1870, il est capitaine des gardes mobiles d'Ille-et-Vilaine. Il résidera ensuite à Saint-Brieuc, où il décèdera le , à l'âge de 79 ans.

Membre de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine depuis 1863, il y œuvra pendant plus de cinquante ans, jusqu'en 1914. On retrouve, lors d'une séance en 1913, un bel hommage, de la part de ses collègues, pour ses 50 ans de travaux dans cette société savante. Il a publié entre 1885 et 1915, beaucoup de textes relatifs à ses travaux sur Hédé et sa région. Toute la matière historique concernant la ville de Hédé aura été traitée dans ses travaux : les origines, les châteaux, les Templiers, l'église, l'hôpital, le couvent, les écoles, la seigneurie… Les dernières découvertes archéologiques à la Ville-Allée ne feront que renforcer une partie de ses analyses.

En 2005, la ville a donné son nom à une des rues de la ville.

André ChesnotModifier

André Chesnot est né à Paris le . Une plaque est apposée sur la maison de ses parents à Hédé. Il a été décoré à titre posthume de la médaille de la Résistance, de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme. Jeune patriote engagé dans la résistance armée, sergent FTPF du groupe Victor-Hugo dont les activités se situaient en région parisienne (sabotages, déraillements de trains ennemis, attaques de convois allemands…).

Il a été arrêté le , par la Brigade spéciale des Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris, sur dénonciation d'un agent de la Gestapo infiltré dans les rangs de son organisation. Livré aux autorités allemandes quelques jours après son arrestation et emprisonné à la prison de Fresnes, il est resté quatre mois au secret le plus absolu, avant d'être fusillé le au Mont-Valérien en même temps que quinze camarades. Extrait de ses derniers écrits : « Vous pouvez être assurés que je saurai me conduire en homme et en Français devant les fusils allemands ; tous mes camarades ont un moral aussi inébranlable que le mien ».

Depuis septembre 2003, son nom figure sur la cloche du Mont-Valérien qui comporte les 1 008 noms de résistants identifiés fusillés en ce lieu tragique.

Jean BoucherModifier

 
Statue de Jean Boucher sur la place de l’Église.

Jean Boucher est né à Cesson-Sévigné (35) le . Remarqué jeune pour ses dessins, il suit l'École des beaux-arts de Rennes puis celle de Paris dans la section sculpture où il enseignera après la Première Guerre mondiale. Son temps est partagé entre Paris et Hédé où il possède un atelier. Membre de l'académie des beaux-arts en 1936, il meurt le et est inhumé au cimetière de l'Est à Rennes. Le monument aux morts, la Marianne en bronze à la mairie ainsi qu'une sculpture en l'église sont ses sculptures conservées à Hédé.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016, légale en 2019.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  2. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Cette province magmatique est caractérisée par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  3. F. Paris, P. Jegouzo, J. Estéoule-Choux, Carte géologique de Caulnes n° 281 (IGN 11-17), éditions du BRGM, 1977, p. 2
  4. Cet allongement résulte en partie de la tectonique cassante varisque.
  5. Jacques Bouffette, Sylvain Blais, Jean Hérisset, Promenade géologique à Fougères, Biotope, , p. 4.
  6. Ces deux roches métamorphiques sont exploitées dans la carrière du Gué-Morin à Vieux-Vy-sur-Couesnon. « En fonction de l'état de l'exploitation on peut parfois distinguer des plis isoclinaux resserrés, antérieurs au métamorphisme de contact et résultant de la tectogenèse cadomienne ». Cf Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 96.
  7. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  8. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  9. a et b F. Paris, op. cit., p. 5
  10. F. Paris, op. cit., p. 24
  11. Louis Chauris, « Pour une géo-archéologie du patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne », Revue archéologique de l'Ouest, vol. 31,‎ (DOI 10.4000/rao.2755).
  12. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 96.
  13. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  14. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 64.
  15. a et b « Étymologie et Histoire de Hédé », infobretagne (consulté le 11 décembre 2016)
  16. d'après Alfred Anne-Duportal - Les Origines.[réf. non conforme]
  17. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 397
  18. Dubreuil, Fêtes…, p. 398-399.
  19. Dubreuil, Fêtes…, p. 406.
  20. Dubreuil, Fêtes…, p. 407.
  21. Philippe Mathé, « Saint-Symphorien, 353e commune du département », Ouest-France,
  22. Arrêté préfectoral du 21 avril 2009
  23. Renommage de la commune par le décret no 2011-311 du 22 mars 2011, consulté le 25 mars 2011.
  24. Habitat sain et économies d'énergies / La construction d'un habitat écologique
  25. Art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  26. a et b « Pierre Barenton, maire pendant vingt et un ans, nous a quittés », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 décembre 2017)
  27. « Jean-Christophe Benis, tête de liste aux municipales de 2014 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 décembre 2017)
  28. « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320,‎ 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138)
  29. Jean-Christophe Benis, nouveau maire, s'entoure de 5 adjoints », Ouest-France, 2 avril 2014.
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  34. Hédé sur le site de l'Insee
  35. Population d’Hédé sur le site de l'Insee
  36. « Restes du Vieux-Château », notice no PA00090599, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Alignement de menhirs de Bringuerault », notice no PA00090506, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Église Notre-Dame », notice no PA35000080, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. "Le patrimoine d'Ille-et-Vilaine, Éd. Flohic, Paris, 2000".
  40. Site officiel de Bazouges fait son cinéma
  41. Site officiel de Jazz aux Écluses
  42. Site officiel du Festival de Poche
  43. Site officiel du Festival Vini Circus

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

(travaux universitaires)

  • Martine Collet, Étude économique et sociale des cantons de Saint-Méen-le-Grand et Hédé en 1921 et 1935 à partir des déclarations de succession, Rennes, 1990, 170 p., (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 862).
  • Nicolas Toussenot - Maîtrise d'histoire - Rennes 2 - 2002-2003 Pouvoirs et politisation : Hédé et son canton 1785 - An II " http://patrice.bonjour.free.fr/hede/toussenot/index.html
  • Gaëlle Codrus - Maîtrise d'histoire - Rennes 2 - 1991 - 95 p. Monographie d'une ville de Haute-Bretagne : Hédé 1739 - 1792. http://patrice.bonjour.free.fr/hede/codrus/gaelle0.html
  • Régine Dalnoky - Thèse d'histoire - EHESS Paris -1979 La vie quotidienne dans une ville bourgade de Haute-Bretagne : Hédé 1737 - 1792.
  • Philippe Landuré - Maîtrise d'histoire - Rennes 2 - 1995 - 141 p. Les Exploitants agricoles au pays de Hédé à la fin du XVIIIe siècle : étude réalisée à partir d'une centaine d'inventaires après décès de la juridiction du Châtellier et de la Sénéchaussée Royale de Hédé (1775 - 1790 ).
  • Stéphanie Ledéan - Maîtrise d'histoire - Rennes 2 - 1997 - 2 volumes. Étude archéologique d'un bourg castralet de son terroir au Moyen Âge : Hédé et les paroisses proches de Bazouges sous Hédé et Saint-Symphorien.
  • Élisabeth Larsonneur-Marjot - Maîtrise d'histoire Rennes 2 -1987 - 341 p. Criminalité & délinquance dans la Sénéchaussée Royale de Hédé (1694 - 1789). http://patrice.bonjour.free.fr/hede/marjot/index.html
  • Yoann Vignier - Maîtrise d'histoire - Rennes 2 - 1997 - 133 p. Douze écluses pour un canton : le canal d'Ille & Rance et le canton de Hédé. Transformation et effets d'une voie d'eau artificielle sur un canton rural breton.