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Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 1950

course de Formule 1
Grand Prix de Grande Bretagne 1950
Tracé de la course
Données de course
Nombre de tours 70
Longueur du circuit 4,649 km
Distance de course 325,430 km
Conditions de course
Météo temps chaud et ensoleillé
Affluence environ 150 000 spectateurs
Résultats
Vainqueur Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina,
Alfa Romeo,
h 13 min 23 s 6
(vitesse moyenne : 146,378 km/h)
Pole position Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina,
Alfa Romeo,
min 50 s 8
(vitesse moyenne : 151,051 km/h)
Record du tour en course Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina,
Alfa Romeo,
min 50 s 6
(vitesse moyenne : 151,324 km/h)

Le Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 1950 (IIIrd British Grand Prix ou The Royal Automobile Club Grand Prix of Europe), disputé le sur le circuit de Silverstone (Northamptonshire), est l'épreuve inaugurale du premier championnat du monde de Formule 1. Il est également dénommé Grand Prix d'Europe 1950[1]. Le premier vainqueur d'une course du championnat du monde de Formule 1, Giuseppe Farina au volant de son Alfa Romeo 158, est également le premier auteur d'un Hat-trick, puisqu'il réalise la pole position, mène la course du premier au soixante-dixième tour, et réalise le meilleur tour en course.

Sommaire

Contexte avant le Grand PrixModifier

Le championnat du mondeModifier

Un an après la création du championnat du monde moto en 1949, la Fédération Internationale, sur proposition du comte Antonio Brivio, met sur pied en 1950 un championnat du monde réservé aux pilotes de Formule 1. Sept épreuves sont retenues pour cette première édition : six Grands Prix et paradoxalement les 500 miles d'Indianapolis, cette course se courant encore sous l'ancienne Formule Internationale. Alors disputé en mai, le Grand Prix de Grande-Bretagne se trouve être l'épreuve inaugurale, mais curieusement la portée de l’événement n'est pas très importante, guère plus considérée qu'une simple grande épreuve. Ce même week-end, certains coureurs, voire certaines écuries, jugent d'ailleurs plus opportun de s'engager dans d'autres épreuves plus richement dotées[2].

Le circuitModifier

Article détaillé : Circuit de Silverstone.
 
Vue de la base aérienne en 1945. On distingue nettement le tracé du circuit de 1950, empruntant le périmètre de l'aérodrome.

Inauguré en 1948 à l'occasion du Grand Prix de la R.A.C., le Circuit de Silverstone est tracé sur une ancienne base de la Royal Air Force. Empruntant tout d'abord les anciennes pistes d'envol et les routes extérieures, il est profondément remanié dès 1949, le nouveau tracé abandonnant les anciennes pistes jugées trop dangereuses. En 1950, légèrement modifié par rapport à l'année précédente (suppression de la chicane à Club Corner[3]), il mesure alors 4,649 km et se caractérise par une piste très large et l'absence de points de repère pour les pilotes.

Monoplaces en liceModifier

Articles détaillés : Alfa Romeo 158, Talbot-Lago T26C et Maserati 4CLT/48.
  • Alfa Romeo 158 "Usine"
 
Une Alfetta, ici dans sa dernière évolution (159), en action lors d'une manifestation historique.

L'usine milanaise engage quatre "Alfetta", pour les trois pilotes usine (les trois F : Farina, Fagioli et Fangio), la quatrième voiture étant pour l'occasion pilotée par le britannique Parnell, qui remplace Consalvo Sanesi, accidentellement blessé lors des Mille Miglia[4]. En l'absence de Ferrari, l'équipe est ultra-favorite. Par mesure de sécurité, la voiture de Parnell est néanmoins équipée d'un rapport de pont un peu plus long, afin de réduire le régime moteur en ligne droite[5]. En ce début de saison, les Alfetta (version 158/47) développent environ 350 chevaux pour 700 kg à vide (moteur 8 cylindres en ligne, 1 479 cm3, 2 compresseurs Roots étagés). Le carburant utilisé est à base de méthanol (97,7 %), avec un additif anti-détonant (1,5 %) et l'inévitable huile de ricin (0,8 %). La consommation estimée est supérieure à un litre au kilomètre[6]. Voiture à nez jaune pour Fangio, bleu pour Farina, blanc pour Fagioli et vert pour Parnell[7].

  • Talbot-Lago T26C "Usine"

Les Talbot sont les seules voitures à moteur atmosphérique du plateau (6 cylindres en ligne, 4 482 cm3). La firme de Suresnes engage officiellement deux voitures à double allumage (275 chevaux) pour Giraud-Cabantous et Martin. Elles ne peuvent rivaliser en performance pure avec les Alfa Romeo, mais ont pour atouts leur fiabilité et leur sobriété. Les voitures officielles seront épaulées par trois privées, à simple allumage (environ 240 chevaux), conduites par Rosier, Étancelin et Claes.

  • Maserati 4CLT

Avec son moteur suralimenté développant 260 chevaux (4 cylindres en ligne, 1 489 cm3, 2 compresseurs Roots), la 4CLT/48 n'a pas vraiment évolué depuis son apparition deux ans plus tôt et est surclassée par les Alfa Romeo. L'usine a de surcroît perdu ses deux pilotes principaux, Villoresi et Ascari ayant rejoint la Scuderia Ferrari. Aux côtés de Chiron sur la voiture officielle, sont inscrites six autres Maserati engagées par des écuries ou des pilotes privés, dont une 4CLT/50 (280 chevaux) développée par la Scuderia Milano (forfait pour la course) et une antique 4CL.

  • Alta GP
 
À court de développement, la BRM Type 15 n'effectuera qu’une brève parade lors de l'épreuve inaugurale du championnat du monde de Formule 1.

Le pilote irlandais Kelly engage son Alta GP3 à double compresseur (environ 250 chevaux), récemment construite, Crossley alignant sa GP2 de 1949, à compresseur simple (environ 230 chevaux)[8]. Ces voitures pèsent 650 kg à vide[9].

  • ERA (Type E & Type B/C)

Quatre ERA, engagées à titre privé, complètent le plateau. Leur moteur à compresseur développe environ 270 chevaux. N'ayant reçu pratiquement aucune évolution depuis la guerre, elles ne peuvent prétendre à la victoire.

  • Les absentes

Pourtant très attendue par le public britannique, l'équipe BRM n'est pas au nombre des engagés. La surpuissante P15 à moteur V16 suralimenté, développant alors 430 chevaux, n'est pas encore au point mais effectuera cependant trois tours de démonstration le samedi midi, aux mains de Raymond Mays[2].

La Scuderia Ferrari a également renoncé à engager ses 125 F1 (V12 1 500 cm3 suralimenté, 315 chevaux[10]) pour cette épreuve.

Coureurs inscritsModifier

Liste des pilotes inscrits[11],[12]
no  Pilote Écurie Constructeur Modèle N° châssis Moteur Pneumatiques
1   Juan Manuel Fangio Alfa Romeo SpA Alfa Romeo Alfa Romeo 158 Alfa Romeo L8s P
2   Giuseppe Farina Alfa Romeo SpA Alfa Romeo Alfa Romeo 158 Alfa Romeo L8s P
3   Luigi Fagioli Alfa Romeo SpA Alfa Romeo Alfa Romeo 158 Alfa Romeo L8s P
4   Reg Parnell Alfa Romeo SpA Alfa Romeo Alfa Romeo 158 Alfa Romeo L8s P
5   David Murray Scuderia Ambrosiana Maserati Maserati 4CLT/48 1593 Maserati L4s D
6   David Hampshire Scuderia Ambrosiana Maserati Maserati 4CLT/48 1596 Maserati L4s D
8   Leslie Johnson T.A.S.O. Mathieson ERA ERA E GP2 ERA L6s D
9   Peter Walker Privé ERA ERA E GP1 ERA L6s D
10   Joe Fry Privé Maserati Maserati 4CL 1585 Maserati L4s D
11   Cuth Harrison Privé ERA ERA C R8C ERA L6s D
12   Bob Gerard Privé ERA ERA B/C R14B ERA L6s D
14   Yves Giraud-Cabantous Automobiles Talbot-Darracq SA Talbot-Lago Talbot-Lago T26C-DA 110 052 Talbot L6 D
15   Louis Rosier Écurie Rosier Talbot-Lago Talbot-Lago T26C 110 001 Talbot L6 D
16   Philippe Étancelin Privé Talbot-Lago Talbot-Lago T26C 110 008 Talbot L6 D
17   Eugène Martin Automobiles Talbot-Darracq SA Talbot-Lago Talbot-Lago T26C-DA 110 053 Talbot L6 D
18   Johnny Claes Écurie Belge Talbot-Lago Talbot-Lago T26C 110 011 Talbot L6 D
19   Louis Chiron Officine Alfieri Maserati Maserati Maserati 4CLT/48 1606 Maserati L4s P
20   Emmanuel de Graffenried Privé Maserati Maserati 4CLT/48 1601 Maserati L4s P
21   Prince Bira Enrico Platé Maserati Maserati 4CLT/48 1607 Maserati L4s P
22   Felice Bonetto Scuderia Milano Maserati Maserati Milano 4CLT-50 1611 Maserati L4s P
23   Joe Kelly Privé Alta Alta GP n°3 Alta L4s D
24   Geoff Crossley Privé Alta Alta GP n°2 Alta L4s D

QualificationsModifier

Les essais qualificatifs se déroulent le jeudi 11 et le vendredi 12 mai. Dès le jeudi, les quatre Alfa Romeo se montrent intraitables et s'adjugent les quatre meilleurs temps : 1 min 50 s 8 pour Farina, Fagioli et Fangio n'étant qu'à deux dixièmes. Un peu en retrait avec la quatrième voiture à rapport de pont long, Parnell réalise un temps en 1 min 52 s 2. La domination de l'écurie italienne est la même le lendemain, mais les temps ne seront pas améliorés. Seul Bira (Maserati) parvient à approcher les temps des Alfa, avec un tour rapide en 1 min 52 s 6 obtenu le vendredi, pas assez rapide toutefois pour empêcher les voitures milanaises de monopoliser la première ligne[1].

 
La Maserati 4CLT pilotée par Bira, cinquième sur la grille de départ derrière quatre Alfa Romeo est la meilleure des « autres ».
Résultats des qualifications
Pos. no  Pilote Écurie Temps Écart
1 2   Giuseppe Farina Alfa Romeo 1 min 50 s 8
2 3   Luigi Fagioli Alfa Romeo 1 min 51 s 0 + 0 s 2
3 1   Juan Manuel Fangio Alfa Romeo 1 min 51 s 0 + 0 s 2
4 4   Reg Parnell Alfa Romeo 1 min 52 s 2 + 1 s 4
5 21   Prince Bira Maserati 1 min 52 s 6 + 1 s 8
6 14   Yves Giraud-Cabantous Talbot-Lago 1 min 53 s 4 + 2 s 6
7 17   Eugène Martin Talbot-Lago 1 min 55 s 4 + 4 s 6
8 20   Emmanuel de Graffenried Maserati 1 min 55 s 8 + 5 s 0
9 15   Louis Rosier Talbot-Lago 1 min 56 s 0 + 5 s 2
10 9   Peter Walker ERA 1 min 56 s 6 + 5 s 8
11 19   Louis Chiron Maserati 1 min 56 s 6 + 5 s 8
12 8   Leslie Johnson ERA 1 min 57 s 4 + 6 s 6
13 12   Bob Gerard ERA 1 min 57 s 4 + 6 s 6
14 16   Philippe Étancelin Talbot-Lago 1 min 57 s 8 + 7 s 0
15 11   Cuth Harrison ERA 1 min 58 s 4 + 7 s 6
16 6   David Hampshire Maserati 2 min 01 s 0 + 10 s 2
17 24   Geoff Crossley Alta 2 min 02 s 6 + 11 s 8
18 5   David Murray Maserati 2 min 05 s 6 + 14 s 8
19 23   Joe Kelly Alta 2 min 06 s 2 + 15 s 4
20 10   Joe Fry Maserati 2 min 07 s 0 + 16 s 2
21 18   Johnny Claes Talbot-Lago 2 min 08 s 8 + 18 s 0
Np. 22   Felice Bonetto Maserati - -

Grille de départ du Grand PrixModifier

Grille de départ du Grand Prix et résultats des qualifications[1]
1re ligne Pos. 4 Pos. 3 Pos. 2 Pos. 1
 
Parnell
Alfa Romeo
1 min 52 s 2
 
Fangio
Alfa Romeo
1 min 51 s 0
 
Fagioli
Alfa Romeo
1 min 51 s 0
 
Farina
Alfa Romeo
1 min 50 s 8
2e ligne Pos. 7 Pos. 6 Pos. 5
 
Martin
Talbot-Lago
1 min 55 s 4
 
Giraud-Cabantous
Talbot-Lago
1 min 53 s 4
 
Bira
Maserati
1 min 52 s 6
3e ligne Pos. 11 Pos. 10 Pos. 9 Pos. 8
 
Chiron
Maserati
1 min 56 s 6
 
Peter Walker
ERA
1 min 56 s 6
 
Rosier
Talbot-Lago
1 min 56 s 0
 
De Graffenried
Maserati
1 min 55 s 8
4e ligne Pos. 14 Pos. 13 Pos. 12
 
Étancelin
Talbot-Lago
1 min 57 s 8
 
Gerard
ERA
1 min 57 s 4
 
Johnson
ERA
1 min 57 s 4
5e ligne Pos. 18 Pos. 17 Pos. 16 Pos. 15
 
Murray
Maserati
2 min 05 s 6
 
Crossley
Alta
2 min 02 s 6
 
Hampshire
Maserati
2 min 01 s 0
 
Harrison
ERA
1 min 58 s 4
6e ligne Pos. 21 Pos. 20 Pos. 19
 
Claes
Talbot-Lago
2 min 08 s 8
 
Fry
Maserati
2 min 07 s 0
 
Kelly
Alta
2 min 06 s 2

Déroulement de la courseModifier

Sur la durée de l'épreuve les Alfa Romeo et les Maserati devront ravitailler une fois. 150 000 spectateurs assistent à la course[13]. Le temps est chaud et ensoleillé.

La course voit s'établir la nette domination des quatre Alfa Romeo d'usine, qui s'envolent de la première ligne et creusent d'emblée un écart important sur leurs adversaires. Elles se montreront inaccessibles du départ à l'arrivée, effectuant leur ravitaillement à mi-course en moins de trente secondes[2] et seul l'abandon de Fangio, alors en seconde position à huit tours de la fin, les prive d'un quarté assuré : surpris par une tache d'huile à Stowe Corner, le pilote argentin a heurté une balle de paille et endommagé une conduite d'huile[14]. Farina l'emporte facilement devant ses coéquipiers Fagioli et Parnell. Pour les places d'honneur, les Maserati prennent tout d'abord le dessus sur les Talbot, Bira et Graffenried occupant longtemps les cinquième et sixième positions derrière les Alfa. Leur abandon après la mi-course laissera la voie libre aux Talbot de Giraud-Cabantous et Rosier, qui termineront quatrième et cinquième, à deux tours de Farina[1].

Classements intermédiairesModifier

Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, dixième, vingtième, trente-cinquième et cinquantième tours[15].

Classement de la courseModifier

 
Les Talbot-Lago T26C de Giraud Cabantous et Rosier terminent aux quatrième et cinquième places.
 
Les ERA Type E de Johnson et Walker sont les premières à abandonner.
 
Supposées moins performantes, les ERA Type B et B/C-Type de Harrison et Gerard terminent à la porte des points.
Classement de la course
Pos. no  Pilote Voiture Tours Distance Temps/Abandon Grille Points
1 2   Giuseppe Farina Alfa Romeo 70 325,430 km h 13 min 23 s 6 1 9
2 3   Luigi Fagioli Alfa Romeo 70 325,430 km h 13 min 26 s 2 (+ 2 s 6) 2 6
3 4   Reg Parnell Alfa Romeo 70 325,430 km h 14 min 15 s 6 (+ 52 s 0) 4 4
4 14   Yves Giraud-Cabantous Talbot-Lago 68 316,132 km h 13 min 25 s 0 (+ 2 tours) 6 3
5 15   Louis Rosier Talbot-Lago 68 316,132 km h 14 min 28 s 4 (+ 2 tours) 9 2
6 12   Bob Gerard ERA 67 311,483 km h 13 min 26 s 4 (+ 3 tours) 13
7 11   Cuth Harrison ERA 67 311,483 km h 13 min 26 s 8 (+ 3 tours) 15
8 16   Philippe Étancelin Talbot-Lago 65 302,185 km h 14 min 30 s 6 (+ 5 tours) 14
9 6   David Hampshire Maserati 64 297,536 km h 14 min 3 s 6 (+ 6 tours) 16
10 10   Joe Fry
  Brian Shawe-Taylor
Maserati 64 297,536 km h 15 min 0 s 4 (+ 6 tours) 20
11 18   Johnny Claes Talbot-Lago 64 297,536 km h 15 min 28 s 6 (+ 6 tours) 21
Abd. 1   Juan Manuel Fangio Alfa Romeo 62 288,238 km Fuite d'huile 3
Nc. 23   Joe Kelly Alta 57 264,993 km Non classé 19
Abd. 21   Prince Bira Maserati 49 227,801 km Panne d'essence 5
Abd. 5   David Murray Maserati 44 204,556 km Moteur 18
Nc. 24   Geoff Crossley Alta 43 199,907 km Non classé 17
Abd. 20   Emmanuel de Graffenried Maserati 36 167,364 km Moteur 8
Abd. 19   Louis Chiron Maserati 26 120,874 km Embrayage 11
Abd. 17   Eugène Martin Talbot-Lago 8 37,192 km Pression d'huile 7
Abd. 9   Peter Walker
  Tony Rolt
ERA 5 23,245 km Boîte de vitesses 10
Abd. 8   Leslie Johnson ERA 2 9,298 km Compresseur 12

Pole position et record du tourModifier

Giuseppe Farina signe en Grande-Bretagne la première pole position de sa carrière et la première d'Alfa Romeo, que ce soit en tant que constructeur ou en tant que motoriste. Il signe par ailleurs le premier meilleur tour en course de sa carrière et le premier pour Alfa Romeo, en tant que constructeur et motoriste. Grâce à sa victoire, sa pole position et le meilleur tour en course, il réalise le premier et unique hat trick de sa carrière[16],[17],[18],[19],[20].

Tours en têteModifier

Giuseppe Farina, parti en pole position, conserve la tête de la course jusqu'au neuvième tour où il cède sa position à Luigi Fagioli, qui occupera la première place pendant six tours avant d'être dépassé par Juan Manuel Fangio. L'Argentin conserve cette place pendant seulement un tour, avant de la rendre à Farina, qui garde la tête de la course jusqu'à son arrêt aux stands au trente-septième tour. Fagioli mène ainsi la course durant un tour avant d'effectuer son ravitaillement et de rendre la position à Farina, qui reste en tête jusqu'à l'arrivée[22].

Classement général à l'issue de la courseModifier

Classement des pilotes
Pos. Pilote Écurie Points  
GBR
 
MON
 
500
 
SUI
 
BEL
 
FRA
 
ITA
1   Giuseppe Farina Alfa Romeo 9 9*
2   Luigi Fagioli Alfa Romeo 6 6
3   Reg Parnell Alfa Romeo 4 4
4   Yves Giraud-Cabantous Talbot-Lago 3 3
5   Louis Rosier Talbot-Lago 2 2
  • attribution des points : 8, 6, 4, 3, 2 respectivement aux cinq premiers de chaque épreuve et 1 point supplémentaire pour le pilote ayant accompli le meilleur tour en course (signalé par un astérisque)

StatistiquesModifier

Le Grand Prix de Grande-Bretagne 1950 représente :

Lors de ce Grand Prix :

  • Les no 7 et 13 ne sont pas attribués.
  • Voitures copilotées:

Depuis la mort de Tony Rolt (qui n'avait pas pris le départ mais avait relayé Peter Walker) le , il n'y a plus aucun participant survivant de cette course. Le dernier pilote présent sur la grille de départ est Emmanuel de Graffenried, décédé le .

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d (en) Mike Lang, Grand Prix volume 1, Haynes Publishing Group, , 288 p. (ISBN 0-85429-276-4)
  2. a b et c Jean-Paul Delsaux, 1950, Editeur : Bruno Alfieri, , 254 p. (ISBN 88-7960-029-X)
  3. (en) Ray Hutton, Silverstone 40 years, Motor racing Publications, , 144 p. (ISBN 0-947981-29-2)
  4. (en) Paul Parker, Formula 1 in camera 1950-59, Haynes Publishing, , 240 p. (ISBN 978-1-84425-553-5)
  5. Gérard Crombac, 50 ans de formule 1 - Les années Fangio, Editions E-T-A-I, , 224 p. (ISBN 2-7268-8336-2)
  6. Alain Lacombe et Christian Moity, « L'étonnante carrière de l'Alfetta », Revue Auto passion, no 38,‎
  7. Christian Moity et Serge Bellu, « L'Alfa Romeo Alfetta », Revue L'Automobile, no 389,‎
  8. (en) Mike Lawrence, Grand Prix Cars 1945-65, Motor racing Publications, , 264 p. (ISBN 1-899870-39-3)
  9. (en) Adriano Cimarosti, The complete History of Grand Prix Motor racing, Aurum Press Limited, , 504 p. (ISBN 1-85410-500-0)
  10. Alan Henry, Ferrari - Les monoplaces de Grand Prix, Editions ACLA, , 319 p. (ISBN 2-86519-043-9)
  11. (en) Bruce Jones, The complete Encyclopedia of Formula One, Colour Library Direct, , 647 p. (ISBN 1-84100-064-7)
  12. Alain Spitz, Talbot, Editions E.P.A., , 348 p. (ISBN 2-85120-170-0)
  13. Pierre Abeillon, « Les Talbot en course », Revue Auto passion, no 22,‎
  14. Johnny Rives, Gérard Flocon et Christian Moity, La fabuleuse histoire de la formule 1, Éditions Nathan, , 707 p. (ISBN 2-09-286450-5)
  15. Edmond Cohin, L'historique de la course automobile, Editions Larivière, , 882 p.
  16. a et b « Grande-Bretagne 1950 Pole positions », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  17. a et b « Giuseppe Farina Meilleurs tours », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  18. « Alfa Romeo Meilleurs tours », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  19. « Alfa Romeo Meilleurs tours », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  20. a et b « Divers Hat trick (pole position, meilleur tour et victoire) Giuseppe Farina », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  21. « Grande-Bretagne 1950 Meilleurs tours », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  22. « Grande-Bretagne 1950 Tours en tête », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  23. « Giuseppe Farina Pole Positions », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  24. « Giuseppe Farina Victoires », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  25. « Alfa Romeo Victoires », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  26. « Alfa Romeo Doublés », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)
  27. « Moteur Alfa Romeo Victoires », sur statsf1.com (consulté le 29 mai 2013)