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Maillebois

commune française du département d'Eure-et-Loir

Maillebois
Maillebois
Château de Maillebois
 Inscrit MH (1941, 1974, 2000)[1].
Blason de Maillebois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Saint-Lubin-des-Joncherets
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Christian Maisons
2014-2020
Code postal 28170
Code commune 28226
Démographie
Population
municipale
937 hab. (2015 en diminution de 4,78 % par rapport à 2010)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 48″ nord, 1° 08′ 57″ est
Altitude Min. 137 m
Max. 191 m
Superficie 41 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.maillebois.fr

Maillebois est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, traversée par la Blaise (affluent de l'Eure).

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

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Communes limitrophesModifier

Lieux-dits et écartsModifier

  • Chennevières ;
  • Feuilleuse.

HydrographieModifier

La commune est traversée par la rivière la Blaise, affluent en rive gauche de l'Eure, sous-affluent du fleuve la Seine.

ToponymieModifier

  • 1276: Maillebois (Cartulaire Saint-Père-en-Vallée de Chartres)
  • 1299: Maaillebois (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H, Abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois)
  • 1426: Mailleboys (Archives nationales.-JJ 173, no 560, fol. 276 v°)
  • 1460 Mailleboix (Archives nationales.-JJ 190, n° 20, fol. 12)
  • 1470 Mailleboix (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H, Abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois)
  • 1485: Mailleboues (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H, Abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois)
  • 1494: Maillebouees (Archives départementales d'Eure-et-Loir-G, chapitre Notre-Dame de Maillebois)
  • 1498: Jehan Bachelier, laboureur à Maillebouis, paroisse de Bléry (Archives nationales-JJ 231, n° 98, fol. 55).

Maille, latin malus = mauvais, à cause de la palatalisation, ou mail = marne (FEW, VI(1) 330b) et bois ; Maillebois = le mauvais bois.

HistoireModifier

Ancien régimeModifier

Maillebois se trouve en Thymerais, et son histoire féodale part des barons de Châteauneuf. Il passe sans doute aux Vendôme-Montoire (plus précisément à la branche cadette, seigneurs de La Châtre-sur-le-Loir et Lassay-les-Châteaux, vidames de Chartres), puis par mariages[2] aux Vieuxpont, Le Baveux et d'O. Au XVIIe siècle, vente aux Harlay de Sancy, Le Camus de Jambville, puis aux Desmarets, famille du maréchal de Maillebois.

La seigneurie de Dampierre-sur-Blévy avait dépendu du marquisat de Crécy. En 1480, François de Courseulles, est cité comme seigneur d'un fief à Dampierre ; en 1487, il acquiert la moitié d'un fourneau à fer sous la Chaussée de l'étang de Dampierre[3]. En 1552, François de Vendôme, vidame de Chartres mort en 1562, vend la terre et seigneurie de Dampierre à Pierre de Courseulles[4]. En 1591, Jean de Courseulles seigneur du Rouvray (à Dampierre), remet aux enfants de Mathurin de Ballu, la terre du Bois-Ballu (paroisse de Dampierre), confisquée par sentence de mort rendue contre Mathurin de Ballu pour crime de forfaiture. En 1677, François de Courseulles baron de Dampierre marquis du Rouvray, la vend (60000 livres) à Henri Jules de Bourbon duc d'Enghien fils du Grand Condé[5], aussi propriétaire de la forêt, des forges et des seigneuries de Sénonches et Brézolles[6].

Époque contemporaineModifier

XIXe siècleModifier

Réunion réalisée par la loi du  : Saint-Germain-de-Lézeau et Saint-Maurice-de-Lézeau sont supprimées ; Maillebois reçoit une portion de la section A de Saint-Martin-de-Lézeau, dont le bourg, et les sections A et B de Saint-Germain-de-Lézeau.

XXe siècleModifier

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1989 Pierre Pasdeloup    
1989 2008 Alain Favril    
2008 2014 Vincent Gajas    
2014 en cours Christian Maisons SE Agriculteur

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

En 2015, la commune de Maillebois comptait 937 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
563806553560477484466570561
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
530500485457417385407418400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384422362275318281275278293
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3592961 086828821917979988956
2015 - - - - - - - -
937--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La commune de Maillebois réunit au moins sept édifices remarquables, dont six classés ou inscrits au titre de monument historique.

Château de MailleboisModifier

 
Gravure du château de Maillebois par Claude Chastillon (1560-1616).

Château de Maillebois,   Inscrit MH (1941, 1974, 2000)[1].

  • Propriétaires successifs : François d'O, XVIe siècle (1535-1594). Sous Henri III, il est surintendant des finances. La châtellenie devient marquisat en 1621. Puis acquisition par Desmarets, contrôleur des finances, puis son fils Jean Baptiste Desmarets qui lui succède, appelé le maréchal de Maillebois. Le fils de ce dernier, Yves Marie de Maillebois devient sans doute le propriétaire suivant. Le marquis de Maillebois, Nicolas Desmarets (1648-1721) occupe la maison. Elle est cédée a la famille Latham qui acquièrent la propriété en 1870, un an avant l'invasion de la Prusse. Edmee Latham épouse le Dr. Paul Armand-Delille, et habite la maison jusqu'à sa mort. Son fils Lionel Armand-Delille (1913-2006) l'habite ensuite.
  • Le château : au corps principal s'ajoutent deux tours carrées formant un U, auxquelles viennent se flanquer deux grosses tours rondes. Des mâchicoulis soulignent la façade et les tours créant un ensemble harmonieux. Le château de Maillebois tel qu'il existe aujourd'hui est un mélange de plusieurs styles. Bâti en bois, puis en pierre de silex durant la seconde moitié du Moyen Âge, les murs d'origine atteignent par endroits plus de 2 mètres de large. Maillebois est à l'époque une vraie forteresse du Moyen Âge, avec un pont-levis, un donjon, quatre tours de garde et des murs à créneaux. Le château n'est doté d'un toit que pendant la Renaissance. Brûlé pendant la Révolution française, la moitie nord, détruite par les flammes, n'est jamais reconstruite, mais les fondations en pierre (aujourd'hui des murets à l’entrée du château) témoignent de sa taille d'origine. La façade sud est typique de la Renaissance, avec de grandes fenêtres, un perron en brique rouge, et des murs plus fins, un mélange de matières et de couleurs (briques rouge, silex).
  • Le château de Maillebois a servi de décor et lieu de tournage pour la cinquième saison d'une émission de la chaîne de télévision M6 : Le Meilleur Pâtissier.

Forges de Dampierre-sur-BlévyModifier

  Inscrit MH (1993, 1994)   Classé MH (1994)[9].

Article détaillé : Forges de Dampierre-sur-Blévy.

Ferme des MoulinsModifier

Cette ferme est située à Dampierre-sur-Blévy, dont le chef-lieu de commune est Maillebois.

Son activité fut très liée aux forges de Dampierre, jusqu’au milieu du XVIe siècle. Certaines parties des bâtiments datent de cette époque. L’actuel Moulin des Moulins et la Grange des Moulins ont été reconstruits aux environs de 1860. Ces bâtiments s’intègrent sur un site regroupant la Ferme des Moulins, le Moulin des Moulins et la Grange des Moulins. Cet ensemble constitue un témoignage intéressant des activités agro-industrielles qui existaient autrefois.

La Grange des Moulins est un bâtiment exceptionnel par un travail de charpente rare pour un bâtiment agricole. Entièrement réalisée en peuplier, cette charpente ne nécessite aucun appui intérieur pour soutenir sa couverture de petites tuiles datant de la construction, dégageant ainsi un espace intérieur remarquable. Orientée est-ouest, sa longueur est de 25 mètres et sa largeur de 18,40 mètres. Les murs sont construits en briques et silex, ouverts par deux vastes portes à chaque extrémité, la porte ouest a été murée. Il est possible qu’elle ait servi de bergerie car elle rappelle par certains aspects les grandes bergeries d’hivernage que l’on trouve dans d’autres contrées.

En 1856, le Dictionnaire Géographique des Communes et des Hameaux indique que la Ferme des Moulins comptait « une maison, un ménage, treize habitants ». Le moulin cesse de fonctionner quelques années après. Sa taille ayant été jugée disproportionnée par rapport au débit de la Blaise, il fut même question de le démolir. Les différentes machines qui y étaient installées et certains matériaux sont démontés et réinstallés au Moulin de Barbasse à Montreuil-sur-Eure. La turbine n’avait pas été démontée. Elle est toujours en place, bien que hors d’usage.

Ferme du RouvrayModifier

 
Ferme du Rouvray.

Ferme du Rouvray,   Inscrit MH (1963)[10].
Le nom Rouvray provient de rouvre (robur), chêne rouvre en gaulois, autrefois très commun et aujourd’hui très rare. C’est sur cette espèce de chêne que l’on recueillait le gui sacré des druides.
D’après la conformation des fossés trapézoïdaux, il semblerait que ce soit une ancienne villa gallo romaine.
Le Rouvray, vers l’an 960, était une véritable forteresse, dont l’enceinte encore existante, consiste en de larges fossés jadis revêtus de murailles et remplis d’eau. Cet ancien château fort est une place forte pendant la guerre de Cent Ans.
Les bâtiments actuels datent du XVIIe siècle. Une seule de ses anciennes tours subsiste et l’on voit les fondements des autres. Des mâchicoulis et des tourelles défendaient les portes d’entrée. Le chevet de la chapelle, dont le pignon et la croisée sont tout ce qui en est resté, présente de vastes dimensions, les croisillons sur les murs de la ferme devraient être postérieurs au XVIIe siècle.

Église Saint-François-d'AssiseModifier

Église Saint-François-d'Assise de Maillebois,   Inscrit MH (1971)[11].

Église Saint-Pierre de BlévyModifier

Église Saint-Pierre de Blévy,   Classé MH (1907)[12].

Maison à pans de bois à BlévyModifier

7 rue du Cheval-Blanc,   Inscrit MH (2013)[13].

Ancienne base aérienne de Dreux-LouvilliersModifier

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Maillebois dans les artsModifier

Maillebois est citée dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[15].

Personnalités liées à la communeModifier

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HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : parti : au 1) d’hermine, au 2) d’or au lion couronné de sinople.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b « Château de Maillebois », notice no PA00097141, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. « Maizelan, alliance Vendôme », sur Racines et Histoire
  3. http://feuilleuse.free.fr/wikini/wakka.php?wiki=AutourDampierreFermeDesMoulins&show_comments=1
  4. http://www.denisjeanson.fr/site_toponymie/lettre_c/lieux_chateau18d/chateau18dd.html
  5. http://www.lesforgesdedampierresurblevy.com/portail.html
  6. « Senonches : inventaire des notaires »
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Forge de Dampierre-sur-Blévy », notice no PA00132880, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Ferme du Rouvray », notice no PA00097144, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Église Saint-François-d'Assise de Maillebois », notice no PA00097142, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Eglise de Blévy », notice no PA00097143, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Maison à pans de bois à Blévy », notice no PA28000033, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Maillebois possède également un château d'eau décoré d'une fresque murale.
  15. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  16. Généalogie Le Baveux
  17. Histoire du diocèse de Paris, contenant la suite des Paroisses du Doyenné de Montmorency, Vol. 4, p. 236, éd. Prault, 1755