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Série noire (film, 1979)

film d'Alain Corneau, sorti en 1979
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Série noire (homonymie).
Série noire
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo de l'affiche de 1979.

Réalisation Alain Corneau
Scénario Alain Corneau
Georges Perec
Jim Thompson (roman)
Acteurs principaux
Sociétés de production Prospectacle
Gaumont
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
policier
Durée 111 minutes
Sortie 1979

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Série noire est un film policier français réalisé par Alain Corneau et sorti en salles le .

Le film donne lieu à cinq nominations pour la 5e cérémonie des César sans pour autant en obtenir un seul : meilleur acteur (Patrick Dewaere) ; meilleur acteur dans un second rôle (Bernard Blier) ; meilleure actrice dans un second rôle (Myriam Boyer) ; meilleur scénario original ou adaptation (Georges Perec et Alain Corneau) ; meilleur montage (Thierry Derocles).

Dessin d'après une scène du film, figurant Marie Trintignant et Patrick Dewaere.

SynopsisModifier

Franck Poupart, excentrique et imprévisible représentant de commerce, rêve d'une vie plus aventureuse. Quand sa femme Jeanne le quitte et qu'il perd son emploi après une nuit en cellule, il saute le pas : avec le soutien des beaux yeux de Mona, une prostituée de 16 ans, il va commettre un crime. Il tue la tante de Mona (qui est aussi sa maquerelle), lui vole ses économies (100 000 francs), et abat sur les lieux du crime un pauvre immigré au chômage, Tikidès, pour faire croire à un cambriolage qui a mal tourné.

Mais quand Jeanne revient et que son patron Staplin commence à avoir des soupçons, Franck, de plus en plus fou, se retrouve dans une situation ingérable. Il finira par étrangler sa femme et se faire voler son butin par Staplin. Mais qu'importe, il a eu ce qu'il voulait, une aventure et une femme, Mona.

Le désespoir des personnages reste baigné d'une tonalité sarcastique et d'un humour surréaliste.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Bande originaleModifier

  1. Moonlight Fiesta (Duke Ellington & Juan Tizol)
  2. Rivers of Babylon (Boney M.)
  3. Dieu est amoureux (Gérard Lenorman)
  4. Soleil aide moi (Shake)
  5. Lilas Lilas (Gérard Lenorman)
  6. Alexandrie Alexandra (Claude François)
  7. Je cherche une mome (Ringo)
  8. Fou d'amour (Sacha Distel)
  9. Le Lambeth Walk (Dalida)
  10. Kennedy Airport (Sheila)
  11. Magnolia for Ever (Claude François)
  12. You light my fire (Sheila Black Devotion)
  13. Vénus (Sacha Distel)
  14. Etranger au Paradis (Shake)
  15. Le jour où la pluie viendra (Gilbert Becaud)

Autour du filmModifier

  • Dans l'ouvrage Patrick Dewaere, mon fils, la vérité de Mado Maurin, Alain Corneau révèle que si l'acteur n'avait pas accepté le rôle, il aurait renoncé à réaliser le film.
  • Lors de sa dernière interview, trois jours avant son suicide, Patrick Dewaere déclare que ce rôle fut pour lui celui qu'il eut le plus de plaisir à jouer[2].
  • Pour une scène du film, l'acteur s'est précipité, la tête la première et sans aucune protection, contre le capot d'une voiture. Il refusa d'être doublé par un cascadeur.
  • Comme le relate la biographie de l'acteur publiée par Christophe Carrière en 2012, l'acteur qui subit alors une addiction à la drogue reste toujours parfaitement lucide durant toute la durée du tournage et maîtrise son texte à la perfection.
  • Dans le livre de Mado Maurin, Marie Trintignant relate combien Dewaere a été attentionné et protecteur pour la jeune actrice alors âgée de 16 ans. Elle avoue aussi : « Dans ce film, j'ai l'impression qu'on se jetait tous dans les scènes, dans les éléments, comme des animaux... C'était un film violent. Tout était violent ! ».
  • Dans le même ouvrage, Myriam Boyer précise combien le budget du film était « maigre », sans maquilleur, sans habilleuse. Après une séquence forte où le personnage joué par Dewaere bat celui de Myriam Boyer, l'acteur révèle à sa partenaire qu'il avait l'impression de frapper sa mère (Mado Maurin) comme pour régler ses comptes avec elle.
  • Inspiré par le Mean Streets de Scorsese, Alain Corneau décide de ne pas utiliser de musique originale pour son film, mais plutôt les tubes de l'époque - on entend Claude François par exemple - ce qui donne une proximité saisissante des décors et de l'action.
  • À sa sortie, et en dépit d'assez bonnes critiques[3], Série noire n'a rencontré qu'un demi-succès (seulement 890 578 entrées[4]). Cependant, au fil des années, le film est devenu un classique.
  • Le film a été tourné principalement à Saint-Maur-des-Fossés et Créteil[5].
  • Contrairement à une rumeur, Alain Chabat ne joue pas un des Hell's Angels qui danse dans le film (à environ 22mn16s)[6].

Notes et référencesModifier

  1. Traduit par Gilberte Sollacarno sous le titre Des cliques et des cloaques aux Éditions Gallimard dans la collection Série noire, no 1106, en 1967.
  2. [1] Entretien avec Patrick Dewaere, émission détaillée dans La Vie n° 3037, le
  3. http://dewaere.online.fr/serie-noire.html
  4. http://www.boxofficestars.com/8-categorie-11116755.html
  5. Bande générique du film
  6. Konbini, « Alain Chabat - Ma dernière tarte dans la tronche, c'est Spiderman New Generation », (consulté le 10 juin 2019)

Liens externesModifier