François de Roubaix

compositeur de musique de films, fils du réalisateur Paul de Roubaix

François de Roubaix, né le à Neuilly-sur-Seine et mort à Tenerife le , est un compositeur français. En une dizaine d'années de carrière, il crée un style musical aux sonorités nouvelles[1]. Aujourd'hui, nombre de compositeurs utilisent des échantillons de ses musiques[2], notamment celle de Dernier domicile connu.

François de Roubaix
Image dans Infobox.
Portrait de François de Roubaix.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 36 ans)
TénérifeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Mère
Mimma Indelli (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Taille
1,88 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Instruments
Genre artistique
Site web
Distinctions
Films notables

BiographieModifier

Fils du réalisateur de films institutionnels Paul de Roubaix et de Mimma Indelli, cinéaste d'animation, François développe rapidement une passion pour le septième art et la plongée sous-marine, que pratiquent également ses parents.

CarrièreModifier

Débuts en autodidacteModifier

François de Roubaix découvre le jazz à l'âge de 15 ans alors que son père, Paul de Roubaix, produit et réalise des films institutionnels ; le mélange entre musique et cinéma ne le quittera plus. Il achète un trombone d'occasion, et se produit avec des amis, Pierre Richard entre autres, dans des bars parisiens. Doué d'un remarquable sens de la mélodie, il travaille énormément sur les sonorités, la diversification instrumentale et les mariages entre instruments.

De Roubaix envisage dans un premier temps de devenir réalisateur, avant de rencontrer Robert Enrico, alors élève de son père. Il compose pour lui la musique de son premier long-métrage, Les Grandes Gueules, en 1965. Il présevera tout de même cette envie de réaliser ses propres films, et obtiendra par ailleurs le César du meilleur court-métrage à titre posthume pour Comment ça va je m'en fous en 1977.

Entrée dans le cinémaModifier

En pionnier, il aménage dans son appartement parisien de la rue de Courcelles un des tout premiers home studios huit pistes dès 1972, où il travaille, finalise ou pose les bases de musiques qu'il complète ailleurs, généralement avec son ingénieur du son Jean-Pierre Pellissier (cordes, batterie).

Il travaille avec toute une génération de metteurs en scène pour le cinéma (Robert Enrico, José Giovanni, Jean-Pierre Melville, Yves Boisset, Jean-Pierre Mocky, Serge Korber…), pour la télévision (Chapi Chapo, Les Chevaliers du ciel, Commissaire Moulin, Pépin la bulle...) mais également pour de nombreuses publicités ou indicatifs (le générique Gaumont, la SNCF, ou les indicatifs de la télévision zaïroise[3]). Parmi ses compositions les plus connues figurent La Scoumoune et Les Aventuriers. Sa dernière musique de film est pour Le Vieux Fusil (1975).

Au moment de sa mort, François de Roubaix avait le projet de composer la bande originale du film Le Gitan pour José Giovanni, BO qui sera finalement écrite par Claude Bolling.

Mort accidentelleModifier

François de Roubaix trouve la mort dans un accident de plongée sous-marine[4],[5]. Le drame se déroule au large des îles Canaries où le compositeur est arrivé cinq jours plus tôt avec sa compagne Rosario et son fils Benjamin. Ce jour-là, accompagné de son ami musicien et moniteur de plongée Juan Benitez, il part visiter une grotte sous-marine afin d'y faire des photos pour l'ouvrage qu'il prépare. Au retour, après avoir fait quelques clichés, les deux hommes se perdent à cause d'une forte turbidité de l'eau provoquée par le soulèvement du sable. Leurs bouteilles d'air se vident avant qu'ils puissent retrouver l'air libre. Ce jour-là, ils avaient commis l'imprudence de plonger sans fil d'Ariane.

Sa tombe se trouve dans le cimetière de Los Cristianos[5], dans la commune d'Arona. Il laisse derrière lui une fille de dix ans, Patricia, et un garçon de six mois, Benjamin, né de Rosario, sa dernière compagne. Celui-ci est devenu à son tour tromboniste et compositeur[6].

Le 3 avril 1976, le jour où il aurait dû fêter ses 37 ans, il reçoit à titre posthume le César de la meilleure musique pour le film Le Vieux Fusil. C'est son père, Paul, qui vient chercher le trophée.

Influence et hommagesModifier

FilmographieModifier

CinémaModifier

Longs métragesModifier

Courts métragesModifier

TélévisionModifier

Séries téléviséesModifier

TéléfilmsModifier

AutresModifier

  • 1973 : Le Manège aux images (génériques de début et de fin : Le Rêve De Samba)

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Franck Ernould, « Article »,
  2. Ludovic Perrin, « François de Roubaix. Le Samouraï et les Aventuriers », sur Libération, .
  3. « Biographie de François de Roubaix », sur Universal Music France (consulté le 25 juin 2019)
  4. L'Atelier du Son de François de Roubaix, France Culture, 14 octobre 2011.
  5. a et b Gilles Loison et Laurent Dubois, François de Roubaix, charmeur d'émotions lire en ligne.
  6. Portrait de Benjamin de Roubaix sur France Inter.
  7. Voir sur totoutard.com.
  8. Ou Les Aventures de Michel Tanguy ou Les Aventures de Tanguy et Laverdure

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Gilles Loison et Laurent Dubois, François de Roubaix : charmeur d'émotions, Éditions chapitre douze, Paris, Bruxelles, , 567 p. (ISBN 978-2-915345-06-3, lire en ligne)
  • Daniel Bastié, François de Roubaix, quinze ans de musique pour l'écran, Éditions Grand Angle, Belgique, 2016.

DocumentaireModifier

  • 2007 : François de Roubaix l'aventurier, film de Jean-Yves Guilleux et Alexandre Moix, 52 min

Liens externesModifier