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François de Roubaix

compositeur de musique de films, fils du réalisateur Paul de Roubaix
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François de Roubaix
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Naissance
Neuilly-sur-Seine (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 36 ans)
Tenerife (îles Canaries)
Profession Compositeur de musique de films
Films notables Les Grandes Gueules
Le Samouraï
Dernier Domicile connu
Les Aventuriers
La Scoumoune
Le Vieux Fusil

François de Roubaix, né le à Neuilly-sur-Seine et mort à Tenerife le , est un compositeur de musiques de films. En une dizaine d'années de carrière, il crée un style musical aux sonorités nouvelles[1]. Aujourd'hui, nombre de compositeurs utilisent des échantillons de ses musiques[2], notamment celle de Dernier domicile connu.

BiographieModifier

Musicien autodidacte, François de Roubaix découvre le jazz à l'âge de 15 ans alors que son père, Paul de Roubaix, produit et réalise des films institutionnels ; le mélange entre musique et cinéma ne le quittera plus. Doué d'un remarquable sens de la mélodie, il travaille énormément sur les sonorités, la diversification instrumentale et les mariages entre instruments. En pionnier, il aménage dans son appartement parisien de la rue de Courcelles un des tout premiers home studios huit pistes dès 1972, où il travaille, finalise ou pose les bases de musiques qu'il complète ailleurs, généralement avec son ingénieur du son Jean-Pierre Pellissier (cordes, batterie).

En 1965, il compose la musique de son premier long métrage Les Grandes Gueules de Robert Enrico. Il travaille avec toute une génération de metteurs en scène pour le cinéma (Robert Enrico, José Giovanni, Jean-Pierre Melville, Yves Boisset, Jean-Pierre Mocky, Serge Korber…), pour la télévision (Chapi Chapo, Les Chevaliers du ciel, Commissaire Moulin, Pépin la bulle...) mais également pour de nombreuses publicités ou indicatifs (le générique Gaumont, la SNCF, ou les indicatifs de la télévision zaïroise[3]). Parmi ses compositions les plus connues figurent La Scoumoune et Les Aventuriers. Sa dernière musique de film est pour Le Vieux Fusil (1975).

François de Roubaix trouve la mort dans un accident de plongée sous-marine[4],[5]. Le drame se déroule au large des îles Canaries où le compositeur est arrivé cinq jours plus tôt avec sa compagne Rosario et son fils Benjamin. Ce jour-là, accompagné de son ami musicien et moniteur de plongée Juan Benitez, il part visiter une grotte sous-marine afin d'y faire des photos pour l'ouvrage qu'il prépare. Au retour, après avoir fait quelques clichés, les deux hommes se perdent à cause d'une forte turbidité de l'eau provoquée par le soulèvement du sable. Leurs bouteilles d'air se vident avant qu'ils puissent retrouver l'air libre. Ce jour-là, ils avaient commis l'imprudence de plonger sans fil d'Ariane.

Sa tombe se trouve dans le cimetière de Los Cristianos[5], dans la commune d'Arona. Il laisse derrière lui une fille de dix ans, Patricia, et un garçon de six mois, Benjamin, né de Rosario, sa dernière compagne. Celui-ci est devenu à son tour tromboniste et compositeur[6].

Au moment de sa mort, François de Roubaix avait le projet de composer la bande originale du film Le Gitan pour José Giovanni, BO qui sera finalement écrite par Claude Bolling.

Le 3 avril 1976, le jour où il aurait dû fêter ses 37 ans, il reçoit à titre posthume le César de la meilleure musique pour le film Le Vieux Fusil. C'est son père, Paul, qui vient chercher le trophée.

Influence et hommagesModifier

FilmographieModifier

PrixModifier

Notes et référencesModifier

  1. Franck Ernould, « Article »,
  2. François de Roubaix. Le Samouraï et les Aventuriers, Ludovic Perrin, Libération, 24 février 2006.
  3. « Biographie de François de Roubaix », sur Universal Music France (consulté le 25 juin 2019)
  4. L'Atelier du Son de François de Roubaix, France Culture, 14 octobre 2011.
  5. a et b Gilles Loison et Laurent Dubois, François de Roubaix, charmeur d'émotions lire en ligne.
  6. Portrait de Benjamin de Roubaix sur France Inter.
  7. Voir sur totoutard.com.
  8. Ou Les Aventures de Michel Tanguy ou Les Aventures de Tanguy et Laverdure
  9. Film fantastico-érotique pour lequel de Roubaix prend le pseudonyme de Cisco El Rubio.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Gilles Loison et Laurent Dubois, François de Roubaix : charmeur d'émotions, Éditions chapitre douze, Paris, Bruxelles, (ISBN 978-2915345063)
  • Daniel Bastié, François de Roubaix, quinze ans de musique pour l'écran, Éditions Grand Angle, Belgique, 2016.

DocumentaireModifier

Liens externesModifier