Adieu l'ami

film sorti en 1968
Adieu l'ami
Réalisation Jean Herman
Scénario Jean Herman, d'après le scéanrio de Sébastien Japrisot
Acteurs principaux
Sociétés de production Greenwich Film Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Thriller
drame
Durée 110 minutes
Sortie 1968


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Adieu l'ami est un film franco-italien réalisé par Jean Herman et sorti en 1968.

SynopsisModifier

Dino Barran (Alain Delon), légionnaire-médecin démobilisé, accepte d'aider la femme (Olga Georges-Picot) d'un compagnon d'armes qu'il a tué accidentellement, pour honorer la mémoire de son ami. Il doit se laisser enfermer dans la chambre forte de l'entreprise où elle travaille afin d'en ouvrir le coffre-fort et y replacer des documents compromettants pour elle. Ne connaissant qu'une partie de la combinaison qu'elle lui a donnée, la durée de la trêve de Noël ne sera pas de trop. Mais le coffre contient aussi plusieurs millions, la paie du mois des salariés de l'entreprise. Il se retrouve obligé d'impliquer Franz Propp (Charles Bronson), camarade légionnaire démobilisé en même temps que lui et qui a pour lui une vraie affection, mais à qui les millions du coffre ont donné d'autres idées.

Le soir du réveillon de Noël, Dino revient dans l'entreprise, profitant de la confusion du départ du personnel. Toutefois, il se retrouve nez-à-nez avec Franz, persuadé que Dino prépare un gros coup. Parvenant à esquiver les rondes des vigiles toutes les 6 heures,  les deux comparses, enfermés dans le local blindé, parviennent à ouvrir le coffre-fort mais constatent qu'il est vide: quelqu'un a déjà emporté les deux cent treize millions. En essayant de partir, le Mardi 26, avant la réouverture des bureaux,  ils retrouvent le corps du gardien au sol, criblé de quatre coups de revolver. La police a déjà investi les lieux tandis qu’ils se retrouvent dans un petit bar. Craignant pour eux l'accusation du meurtre, ils décident de se séparer, en prenant séparément l’avion pour Marseille, tout en se promettant de se couvrir mutuellement en cas de capture. Deux jours plus tard,  Franz est capturé à l’aéroport par l'inspecteur Meloutis, tandis que Dino parvient à s'échapper. Les journaux et les panneaux d’affichage abondent d’informations sur le crime commis par le Médecin-militaire.

Dino, chassé, cherche Isabelle et découvre, aux dires du secrétariat, joint par téléphone, qu'aucune Isabelle Moreau ne fait partie des employés de l'entreprise. Sa seule issue pour se disculper est de retrouver le dossier médical d'Isabelle. Pour y parvenir, il se rend donc au domicile parental de son ex-assistante, la jeune étudiante nommée Austerlitz, qui, amoureuse de lui, promet de chercher le dossier d'Isabelle et de le lui remettre. Partis tous deux à la recherche du dossier, Austerlitz apparaît aux côtés d'Isabelle, tenant en main le revolver de Dino: les deux étaient complices et auteurs du coup. Dino a une discussion au cours de laquelle Isabelle admet sa responsabilité, tandis que Meloutis, caché avec ses agents à proximité, écoute l’intégralité des aveux. La police fait soudain irruption,  Isabelle tire sur Dino la dernière balle laissée dans le revolver, mais elle le manque, et tue malencontreusement un inspecteur. Stationnés pour bloquer la fuite des deux femmes, à travers les couloirs des bureaux, voyant Isabelle armée, d’autres agents déchargent leurs mitrailleuses sur elle et Austerlitz, les tuant tous les deux. Désormais disculpés de quelconques complicités, Dino et Franz, amené sur les lieux pour confronter Dino,  sont séparés, non sans avoir maintenu leurs engagements de ne pas « balancer » le complice.  La scène finale laisse éclater la joie de Dino.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Incohérence dans le filmModifier

Au débarquement du bateau, Franz arbore un béret noir, alors qu'il est incorporé dans la légion étrangère, dont le couvre-chef réglementaire est de couleur verte.

Autour du filmModifier

Le réalisateur Jean Herman avait initialement pressenti la jeune chanteuse France Gall pour le rôle de Dominique, dite « Waterloo ». Celle-ci, réfractaire au cinéma et ayant demandé à son entourage de « l'empêcher de faire du cinéma » (sic), refusa la proposition prétextant les scènes d'amour avec Alain Delon parce qu'elle était fiancée dans la vie réelle. Elle confiera plus tard : « J'ai refusé parce qu'il fallait embrasser Alain Delon et que j'avais un boy-friend à l'époque, alors que c'est l'un des hommes les plus beaux que j'aie eu l'occasion de rencontrer. On est un peu « bêtiau » à cet âge… »[1]

L'auteur du livre, Sébastien Japrisot, avait dédié son livre à son ami, l'acteur Jean Gaven, en ces termes "A mon ami Jean Gaven". Japrisot demanda au réalisateur et à la production d'engager Jean Gaven dans le rôle de l'inspecteur Meloutis, ce qui fut fait et déclencha la colère d'Alain Delon qui ne voulait pas d'un acteur à qui le livre était dédié, ce qui risquait de lui faire de l'ombre. Delon menaçant de ne pas faire le film, la production le remplaça par Bernard Fresson, mais paya le contrat de Gaven. Delon exigea également que son nom figurât sur deux lignes au générique ne laissant à Bronson que le choix de figurer sur une seule ligne.

Notes et référencesModifier

  1. Interview par Laurent Boyer pour l'émission télévisée Fréquenstar M6 diffusée le .

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier