Le Rapace

film sorti en 1968
Le Rapace

Réalisation José Giovanni
Scénario José Giovanni
Acteurs principaux
Sociétés de production Cinétel
Da.Ma. Cinematografica
Producciones Marte
Production Artistique et Cinématographique
Valoria Films
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau du Mexique Mexique
Genre Action, aventure, drame, thriller
Durée 105 minutes
Sortie 1968

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Rapace est un film franco-italo-mexicain réalisé par José Giovanni, sorti le . Il est tiré du roman du même nom de l'auteur écossais John Carrick[1].

SynopsisModifier

À Veracruz au Mexique, en 1938, « Le Rital », dit aussi « Le Rapace », fait route à travers ce pays qui n'est pas le sien. C'est un aventurier dépourvu de tout idéal, un tueur à gages désabusé, cynique et brutal. Au terme de moult précautions dans ce pays livré à une police omniprésente et toute puissante, il finit par arriver chez ses commanditaires, un groupe de conjurés qui fomentent un coup d'État.

Sa mission consiste à assassiner le président du pays. Cependant, pour entretenir le mythe du héros révolutionnaire issu du peuple, il est entendu que ce coup d'éclat sera attribué à un étudiant exalté et idéaliste, Miguel, petit-fils d'un ancien président du pays, qui le secondera au cours de l'opération. Ils profiteront d'une visite de l'homme d'État à sa maîtresse pour l'abattre.

Cachés dans une maison en face de la demeure de la courtisane, les deux hommes attendent, dans un climat tendu. « Le Rapace » ne perd en effet aucune occasion d’exprimer son mépris au jeune homme, qu'il humilie et brutalise en l'appelant constamment "petit héros" ou "chico" (gamin), le ramenant ainsi constamment à son rôle de révolutionnaire d'opérette.

« Le Rapace » tue le président sous les yeux de sa maîtresse mais en épargnant celle-ci car "on ne tire pas sur une femme", témoignant ainsi d'un code d'honneur tout à fait étranger aux mœurs locales. Puis, les deux hommes parviennent à s'enfuir, conformément au plan.

Mais ils ignorent que la suite prévoit l'élimination du « Rapace », voire si nécessaire de Miguel lui-même, et qu'ils devront tous deux défendre chèrement leur peau face à des complices sans foi ni loi. Par un retournement de situation, « Le Rapace » se révèle ainsi aux yeux de Miguel finalement comme le seul honnête homme dans cette histoire tandis que ses camarades prétendument révolutionnaires seulement mus par le bien du peuple ne sont en fait que des politicards, des reîtres brutaux ou de simples bandits en quête de pouvoir.

Mais « Le Rapace » n'est pas pour autant un idéaliste comme il le rappellera durement à Miguel, qui perdra finalement toute illusion.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Autour du filmModifier

Le film se déroule dans un pays non nommé, limitrophe du Mexique, en 1938. Lorsque « Le Rapace » quitte le Mexique, des panneaux à la frontière indiquent les villes de Tegucigalpa et de Guatemala tandis que, plus tard, la voiture officielle du président de ce pays arbore deux drapeaux du Guatemala.

La bande originale du film, composée et dirigée par François de Roubaix, a fait l'objet d'un disque 45 tours sorti en 1968 chez Philips : il comprend sur la face A (min 20 s) la chanson « Le Rapace », interprétée par le groupe Los Incas, et sur la face B (min 12 s), sur la même plage, les titres Chico et Le Bosco. La version intégrale de la musique du film a été éditée en CD en 2002[2] : la chanson Le Rapace y est présentée dans son intégralité (min 27 s), et les compositions Chico et Le Bosco sont regroupées sous le titre Le Bosco, dans une version plus longue (min 53 s). Est ajoutée la composition Le Rital (min 53 s).

Le film présente un anachronisme avec l'arme utilisée par « Le Rapace » qui est une carabine américaine M1, élaborée en 1940 et mise en production en 1942, alors que l'action se passe en 1938.

Notes et référencesModifier

  1. Ce roman a été traduit en France en 1966 dans la collection Série noire.
  2. Le disque regroupe les compositions de François de Roubaix pour trois films de José Giovanni : Dernier domicile connu, Le Rapace, et Un aller simple.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier