Fort-Mahon-Plage

commune française du département de la Somme

Fort-Mahon-Plage
Fort-Mahon-Plage
La mairie.
Blason de Fort-Mahon-Plage
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité CC Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Alain Baillet
2020-2026
Code postal 80120
Code commune 80333
Démographie
Gentilé Fort-Mahonnais
Population
municipale
1 300 hab. (2018 en augmentation de 9,24 % par rapport à 2013)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 31″ nord, 1° 34′ 11″ est
Altitude Min. 1 m
Max. 30 m
Superficie 13,04 km2
Élections
Départementales Canton de Rue
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Fort-Mahon-Plage
Liens
Site web https://www.fort-mahon-plage.com

Fort-Mahon-Plage est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Commune située sur le littoral de la Manche et dotée d'une plage de sable et de massifs dunaires, Fort-Mahon-Plage attire en permanence de nombreux touristes, en particulier l'été et lors des grands week-ends. Grâce à des investissements et au fait qu'elle réponde entre autres à de nombreux critères de qualité environnementale, la commune est officiellement classée « station balnéaire » depuis 2007.

GéographieModifier

DescriptionModifier

Fort-Mahon-Plage est une station balnéaire de la Manche, l'une des communes les plus septentrionales de l'ancienne région Picardie, se situant ainsi à proximité des villes du littoral sud du Nord-Pas-de-Calais telles que Berck et Le Touquet, qui fait partie de la région naturelle du Marquenterre.

Elle se trouve à l'extrémité sud de la baie d'Authie, à 32 km au nord-ouest d'Abbeville et à environ 45 km de Boulogne-sur-Mer, 70 km d'Amiens et de Calais, 110 km de Lille et 175 km de Paris à vol d'oiseau. Le nord de la commune est marqué par des zones humides la séparant de la Baie d'Authie.

Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional de la Baie de Somme Picardie Maritime.

En 2019, Fort-Mahon-Plage est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés[1].

Communes limitrophesModifier

  Baie d'Authie  
La Manche N Quend
O    Fort-Mahon-Plage    E
S
Quend

Risques naturelsModifier

La commune présente un risque de submersion marine[2].

UrbanismeModifier

Fort-Mahon-Plage est une cité balnéaire caractérisée par une urbanisation linéaire de la ville, depuis les bas-champs et les anciens hameaux du Vieux-Fort-Mahon et du Royon, vers la Manche. Le Hameau du Royon reste séparé du reste du tissu urbain, mais la distinction entre la station balnéaire et le « vieux » Fort-Mahon tend à s'estomper[3].

ToponymieModifier

L'origine du nom de Fort-Mahon reste incertaine[4].

Certains rappellent que dans la langue picarde, « ech Mahon » signifie « coquelicot »[5].

Autre explication : le nom de la localité dériverait de la victoire française de Port-Mahon remportée contre les Anglais à Minorque en 1756.

HistoireModifier

 
Carte du BRGM montrant les digues successives à partir de 1258 et l'avancée de la dune de Fort-Mahon-Plage.
 
Le tramway, au début du XXe siècle.

Fort-Mahon-Plage est une localité dont l'existence n'est pas très ancienne. Il semble établi que rien n'y existait avant le XVIIIe siècle, à part bien sûr d'importantes dunes de sable et la mer toute proche. Alors jugée plutôt froide et sauvage, la côte n'aurait accueilli que des pêcheurs et ramasseurs de coquillages occasionnels. Le hameau de Fort-Mahon ne figure pas sur la carte de Cassini mais est représenté sur le cadastre napoléonien de 1828[3] : en fait, la première agglomération a été relevée il y a seulement un peu plus de deux siècles, avec les premières et simples petites maisons de bergers relevées en 1790.

Le tourisme apparaît à la fin du XIXe siècle, et un nouveau pôle apparaît, à côté de l'ancien village de Fort-Mahon, au cœur des dunes. En 1886, des particuliers demandent à l'État, propriétaire de la grève, l'autorisation de placer des cabines de bain, et parallèlement s'enclenche un mouvement de lotissement du cordon dunaire, enclenchant une forte croissance urbaine : le boulevard maritime est ouvert en 1899, on passe de 115 maisons à Fort-Mahon Plage (pour seulement 70 habitants) et 72 maisons au "Vieux-Fort-Mahon" (pour 246 habitants) en 1906 à 193 maisons à Fort-Mahon-Plage (pour 120 habitants) et 79 maisons au Vieux-Fort-Mahon (pour 232 habitants) en 1911. La station obtient d'être érigée en commune autonome en 1922, lorsque son territoire est détaché de Quend[3],[6],[7].

La plage est desservie par un tramway de 1903 à 1931, qui la relie à la Gare de Quend - Fort-Mahon, où les touristes pouvaient prendre les trains de la ligne Paris-Amiens-Boulogne[8]. La Compagnie des chemins de fer du Nord en profitait pour signaler en 1914, avant le début de la Guerre, que Fort-Mahon était accessible par ses trains en h 30 depuis la gare de Paris-Nord[9]...

Lors de la Première Guerre mondiale, certaines maisons de Fort-Mahon sont réquisitionnées pour accueillir les réfugiés de la Somme[3].

Son urbanisation croit régulièrement depuis le début du XXe siècle, notamment durant l'entre-deux-guerres puis dans les années cinquante, l'immense étendue de sable fin, contrairement aux plages de galets normandes, faisant beaucoup pour son attractivité, ainsi qu'une plage en pente douce très agréable l'été.

En 1930, Fort-Mahon-Plage compte 1000 villas et une dizaine d'hôtels, de nombreuses pensions de famille, un casino, des cafés, des restaurants et une organisation de bains de mer. Une société anonyme foncière est constituée, qui devient propriétaire d’un vaste domaine de 227 hectares en bordure de mer. afin de réaliser un grand lotissement structuré par une percée rectiligne à travers le massif dunaire vers la mer[10].

« En 1930-1933, un groupe scolaire (avec salle de classe, réfectoire, préaux, sanitaires et logement du directeur) est construit au Royon, sur les plans de Philippe Henri, architecte à Arras (Pas-de-Calais). Un second groupe scolaire est construit à l'entrée de la station balnéaire en 1936-1937, non loin d'une poste (1929-1930). Dès 1924, l'emplacement pour un cimetière est offert gratuitement par la famille Petit, fondateur de la station balnéaire[3] ».

Lors de la Seconde Guerre mondiale, La commune est occupée par l'armée allemande qui, pour des besoins militaires, détruit un certain nombre d'édifices. Dans la station balnéaire, toutes les villas du front de mer sont dynamitées, et d'autres constructions sont pillées. La station balnéaire, proche de la mer et des cibles militaires est la plus touchée, mais le Vieux-Fort-Mahon n'est pas épargné[3]. La population est éprouvée par cette occupation, où la Résistance est active, et un monument important honore les disparus.

L'arrêté ministériel du déclare la commune sinistrée, ce qui induit la mise en place d'un plan de reconstruction soumettant toutes les constructions nouvelles à une autorisation préalable. L'architecte urbaniste Lecompte établit un plan de reconstruction en 1946 où les parcelles sont remembrées[3]. Fort-Mahon-Plage est décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze le [11].

La commune sera ensuite renommée pour ses activités nautiques, notamment la voile et le char à voile.

La commune a aussi beaucoup investi sur sa très longue artère principale, dite « avenue de la Plage », notamment par un traitement urbain qui renforce l'attractivité de la station.

En 1985, le syndicat mixte Baie de Somme - Grand Littoral Picard aménage l'Aquaclub (piscine à vagie)[12], puis, en 1989 le golf de Belle-Dune, qui compte alors 9 trous, puis 18 en 1992[13].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis sa création en 1922 dans l'arrondissement d'Abbeville du département de la Somme.

Elle faisait partie du canton de Rue[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau du canton de Rue

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de la Somme.

IntercommunalitéModifier

Fort-Mahon-Plage était membre de la communauté de communes Authie-Maye, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2007 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Ponthieu-Marquenterre dont est désormais membre la commune.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1974 Marcel Royer    
1974 1988 Claude Baillet[15]   Hôtelier-restaurateur
1988 1995 Fernand Lebrun   Proviseur à la retraite
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean-Claude Vannicatte    
mars 2008[16] 2011 Jacky Tison   Démissionnaire
30 mai 2011[17] En cours
(au 16 décembre 2020)
Alain Baillet Droite[18] Réélu pour le mandat 2020-2026[19],[20],[21]

Distinctions et labelsModifier

La commune est classée « station balnéaire » et « station de tourisme  » depuis 2007[22].

Au dévoilement du palmarès régional des villes et villages fleuris, le 5 novembre 2015, la ville, après avoir obtenu une fleur en 2007[23] de France au Concours des villes et villages fleuris[24]., obtient une deuxième fleur pour ses efforts en matière d'environnement[25].

Politique de développement durableModifier

Une station de lagunage épure les eaux usées de la ville et de Quend. Elle héberge de nombreuses espèces d'oiseaux : Cygne tuberculé, Tadorne de Belon, Canard souchet (régulièrement de 800 à 1 600 individus à l'automne), Grèbe à cou noir, Foulque macroule… Les effluents traités de cette station permettent d'arroser le golf de Belle-Dune[13].

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

Les habitants s'appellent des Fort-Mahonnais[26].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1926. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

En 2018, la commune comptait 1 300 habitants[Note 1], en augmentation de 9,24 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
619837953860955942976978962
1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018 - -
1 0421 1401 2781 2981 3171 1901 300--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Avant la création de la commune en 1922, on dénombre en 1851 dans le hameau 51 maisons et 213 habitants. A partir de 1872, le nombre de maisons est en très légère augmentation (56 en 1872 et 54 en 1881) mais le nombre d'habitants est en baisse constante, passant de 205 en 1872, à 196 en 1881. Il s'agit principalement d'employés des douanes, de cultivateurs, ainsi que de rentiers et retraités jusqu'à la première guerre mondiale[3].

Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (38,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,5 % d'hommes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 32,7 %) ;
  • 52,5 % de femmes (0 à 14 ans = 9,6 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 14 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 44 %).
Pyramide des âges à Fort-Mahon-Plage en 2007 en pourcentage[30]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90  ans ou +
3,7 
8,5 
75 à 89 ans
15,5 
23,3 
60 à 74 ans
24,8 
20,5 
45 à 59 ans
18,8 
16,4 
30 à 44 ans
14,0 
16,2 
15 à 29 ans
13,7 
14,1 
0 à 14 ans
9,6 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[31]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

EnseignementModifier

 
L'école primaire.

La commune gère l'école primaire Raoul-Ridoux[32].

LoisirsModifier

 
La pratique de la voile est reine à Fort-Mahon.

À Fort-Mahon-Plage, il est possible de pratiquer de nombreuses activités, parmi lesquelles on trouve un certain nombre de pratiques encadrées, elles sont regroupées au sein d'un centre nautique[33] ou différents prestataires proposent :

Au sud de la station, se trouve le village club de « Belle Dune » bâtit en 1985 sur 155 hectares autour d'étangs et d'un golf de 18 trous, se présentant sous la forme d'appartements et de maisons d'inspiration picarde qui se répartissent en six quartiers distincts. L'ensemble de l'infrastructure est géré par Pierre et Vacances[34],[35].

L'Aquaclub de Belle Dune, géré par le syndicat mixte Baie de Somme - Grand Littoral Picard, permet des activités liées à sa piscine à vagues.

La presse spécialisée classe régulièrement le golf de Belle-Dune parmi les plus beaux golfs de France[réf. souhaitée].

La commune dispose également d'un cinéma[36], d'une médiathèque[37] ainsi que d'une casino dont l'extension est engagée en 2019[38].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

La fête des saveurs au pays fort-mahonnais, organisée par la confrérie de la moule de bouchot, est centrée sur la gastronomie et animée par le cortège du géant Marco Pieu de bouchot vers la place Claude-Baillet. Sa 18e édition a eu lieu en juin 2016[39]

La traditionnelle fête des fleurs se déroule un week-end de fin août de chaque année et amène des milliers de personnes. Initialement, il s'agissait d'une bénédiction de la mer, qui a évolué vers des corsos fleuris (28 chars décorés en 2019)[40].

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et sites naturels exceptionnelsModifier

  • Le milieu dunaire, sa faune et sa flore. On y distingue[41] :
    • la dune arborée, où dominent les aubépines, prunelliers, peupliers, bouleaux et saules, ou encore les pins plantés par l'Homme au cours du Xe siècle ;
    • la dune arbustive, dont l'argousier, arbuste épineux au feuillage argenté et aux fruits orangés, est l'espèce dominante ;
    • la dune grise, caractérisée par les pelouses rases, est située entre les taillis d'argousiers et d'aubépines. Le lapin de garenne est le maître des lieux, qu'il entretient en broutant sans cesse les jeunes pousses d'arbustes ;
    • la dune blanche, plus proche de la mer, colonisée par l'oyat ;
    • les pannes dunaires, c'est-à-dire les dépressions humides. Ces pannes dunaires ont leur cortège de plantes spécifiques comme le jonc ou la menthe. Ces marais grouillent de vie : batraciens, oiseaux d'eaux, libellules et insectes aquatiques.
  • La baie d'Authie, sa faune et sa flore.
  • L'estran.
  • Entre Quend-Plage et Fort-Mahon-Plage, le syndicat mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard propose un sentier de randonnée en une boucle de 4 km à parcourir en 1 h 30, le sentier du Royon.

Le milieu dunaireModifier

SituationModifier

L'immense milieu dunaire de Fort-Mahon-plage et environs fait face à la Manche et entoure également toute la commune. Les dunes de sable possèdent un exceptionnel biotope. Le milieu dunaire est particulièrement sensible aux assauts du vent. Les dunes peuvent se déplacer rapidement, mais des moyens naturels à base de plantations permettent de les stabiliser. Une graminée, l'oyat (Psamma arenaria), joue notamment un rôle important pour la fixation des dunes de sable grâce à des racines très développées. Grâce à ces graminées, le cordon dunaire littoral peut être maîtrisé.

 
Dunes de Fort-Mahon-Plage.

Le milieu dunaire propose aussi une flore, une faune et un relief particuliers et fort intéressants, qu’il convient bien sûr de respecter. Afin de ne pas marcher n'importe où et de respecter au mieux l'environnement, il est préférable de découvrir le milieu dunaire de Fort-Mahon-Plage en suivant un circuit découverte proposé dans le cadre de l'ouverture au public de terrains acquis par le Conservatoire du Littoral (ce circuit se trouve vers la baie d'Authie, à deux pas du centre équestre). Un parcours qui permet de découvrir les dunes, le sentier du Royon, (4 km, h 30 min), permet de rallier la commune toute proche de Quend-Plage et le village de Belle-Dune avant, pourquoi pas, de revenir par la plage.

La faune et la flore du milieu dunaireModifier
  • La faune est représentée par plusieurs mammifères, (lapin, écureuil, sanglier et rongeurs…), et de nombreuses espèces d'oiseaux (rossignol, mésange, fauvette ou encore pouillot…).
  • La flore présente surtout deux types d'associations végétales. Le premier est constitué des plantes herbacées du genre bec de grue et orpin âcre. Celles-ci n’excèdent généralement pas dix cm de hauteur (adaptation du végétal aux milieux difficiles soumis à la sécheresse et au vent). Le second type est plutôt arbustif, les dunes étant colonisées par l'argousier, des arbustes épineux, le tout très souvent mêlés à des aubépines, des troènes vulgaires, des prunelliers, des églantiers et des ronces. Sans oublier l'oyat, graminée qui a la propriété de fixer les dunes, et l'onagre, une plante dont on peut extraire une huile aux propriétés régénératrices utilisée en cosmétologie.

La baie d'AuthieModifier

SituationModifier

Au nord de Fort-Mahon-Plage coule la rivière de l'Authie sur une distance totale de 105 km. Ce fleuve côtier se jette en mer de la Manche au niveau de la baie d'Authie, c'est-à-dire au sein d'une vaste zone située entre Fort-Mahon-Plage (Somme, Picardie) et Berck (Pas-de-Calais), ce qui offre une frontière naturelle entre les deux départements.

La baie d'Authie est une sorte de vaste marécage marin composé de reliefs de sable et de vases, parsemés de nombreuses mares et de petits cours d'eau que la mer recouvre aux grandes marées. Elle offre à ses visiteurs une multitude de promenades au sein d'une nature exceptionnellement préservée et qu'il convient de respecter.

En baie d'Authie on distingue notamment : les mollières. Ce sont des zones de chasse à la hutte se pratiquant la nuit, en fait de vastes prés salés coupés de mares. Les oiseaux migrateurs (nombreux limicoles et anatidés) s'y arrêtent et s’y nourrissent durant leurs longs voyages, d’où l’intérêt des chasseurs de gibier d’eau locaux qui les piègent avec des leurres. La chasse est importante pour les habitants et gens des environs, elle est bien sûr réglementée.

Le chemin de la digue. Celui-ci permet de suivre le cours de l'Authie et, pour les plus courageux, de remonter un peu la rivière.

La flore et la faune en baie d'AuthieModifier
 
Baie d'Authie.

Le lilas de mer. C'est une plante maritime appréciée pour ses petites fleurs mauves et que l'on peut conserver en fleur séchée. Longtemps coupée et proposée en bouquets, notamment par les enfants des gens du voyage qui la proposaient aux touristes et sur les parkings de la région pour quelques pièces, il semble qu'elle soit aujourd'hui protégée.

La salicorne. (Salicornia, famille des chénopodiacées) C'est une plante des zones littorales comestible, aux feuilles réduites à des écailles et qui pousse sur des vases salées. Appelée familièrement « haricot de mer », elle est très appréciée. Utilisé dans la cuisine locale, la salicorne est aussi proposée en bocaux de type semi-conserve au sein des poissonneries et magasins spécialisés.

 
L'immense plage de sable, une partie du front de mer et des dunes de Fort-Mahon-Plage au nord de celle-ci.

Nombre d'animaux marins ou terrestres parmi ceux familiers des baies ou des plages d'Europe : le crabe vert, la crevette grise, le goéland argenté, la mouette rieuse..., et du fait qu'il s'agit d'une zone de transition pour les migrations, de nombreux passereaux, limicoles et canards.

Parmi les mammifères remarquables, le Phoque veau-marin et le Phoque gris sont présents toute l'année.

L'estranModifier

L’estran est la vaste partie située entre le pied des dunes et la mer à marée basse. Sur toute la longueur du littoral de la commune et de sa voisine Quend-Plage, l’estran offre aux promeneurs une immense plage de sable où peut se pratiquer la pêche côtière ou « surf-casting » pour du bar, du flet ou du poisson plat, la pêche aux coques (Cerastoderma edule, mollusque lamellibranche marin comestible qui vit enfoui dans le sable / selon autorisations administratives, se renseigner !) ou aux crevettes.

D'autres coquillages et divers invertébrés vivent aussi sur cet espace : des couteaux (Ensis ensis, Ensis directus et Solen marginatus), la nasse réticulée (Nassarius reticulatus), la donace (Donax vittatus), la telline (Tellina tenuis), la lutraire, la natice et des oursins (dont Paracentrotus lividus et Echinocardium cordatum).

Le char à voile, le char à cerf-volant et le speed sail y sont aussi pratiqués, ainsi que de nombreuses promenades seul ou en famille.

Patrimoine historique et religieuxModifier

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption : architecte, Louis Quételart ; inaugurée en 1931 ; murs décorés en 1938, de peintures murales d'A. Bourgeois ; vitraux du chœur du maître-verrier amiénois D. Darquier ; porche construit dans les années 1950[42].
  • Chapelle au vieux Fort-Mahon, datée de 1892[43],[44].
  • Monument aux morts, qui présente la forme d´un cippe à ailes basses ornées de scènes en bas-relief représentant l'Exode des civils et le Combat des soldats.
    Conçu par l'architecte Ernest Jouanne et le sculpteur Paul Ganuchaud, il a été inauguré le [45],[46].

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HéraldiqueModifier

Les armoiries de la commune de Fort-Mahon-Plage crée en 1924 par partition de la commune de Quend sont une composition qui rappelle l'origine du nom de la commune : un fort protégeant l'entrée de la baie d'Authie au XVIIIe siècle ; des crevettes grises abondantes en baie d'Authie ; les fleurs de lis rappellent que sous l'Ancien Régime, le Marquenterre appartenait au comte d’Artois, le futur Charles X[47].

Blasonnement :

  • taillé : au 1) d'argent à la tour de sable sur un rocher du même, au 2) d'or aux trois crevettes de sable rangés en barre ; à la barre d'azur chargées de trois fleurs de lys d'or posées à plomb, brochant sur la partition.

Ornement extérieur :

  • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze. Citation à l'ordre du régiment du 11 novembre 1948 : « courageux village, en partie détruit au cours de la guerre 1939-1945, s'est remis avec foi et ardeur au travail.[48] »

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

  • Sueur F. (2000) Quelques observations ornithologiques 1999 sur la station de dépollution par lagunage de Fort-Mahon (Somme). Avifaune picarde, 10 : 89-96.
  • Sueur F. (2001) Actes ornithologiques 2000 de la station de dépollution par lagunage de Fort-Mahon (Somme). Avifaune picarde, 11 : 75-85.
  • Sueur F. (2002) Actes ornithologiques 2001 de la station de dépollution par lagunage de Fort-Mahon (Somme). Avifaune picarde, 13 : 55-66.
  • Sueur F. (2005) Avifaune de la Station de Lagunage de Fort-Mahon (Somme) en 2003. Groupe Ornithologique Picard, 28 p.
  • Sueur F. (2005) Avifaune de la Station de Lagunage de Fort-Mahon (Somme) en 2004. Groupe Ornithologique Picard, 30 p.
  • Sueur F. (2006) Avifaune de la Station de Lagunage de Fort-Mahon (Somme) en 2005. Groupe Ornithologique Picard, 30 p.
  • Sueur F. (2007) Avifaune de la Station de Lagunage de Fort-Mahon (Somme) en 2006. Groupe Ornithologique Picard, 32 p.
  • Sueur F. (2008) Avifaune de la Station de Lagunage de Fort-Mahon (Somme) en 2007. Groupe Ornithologique Picard, 32 p.
  • Sueur F. & Flamant N. (2009) Avifaune de la Station de Lagunage de Fort-Mahon (Somme) en 2008. Groupe Ornithologique Picard, 40 p.
  • Sueur F. & Flamant N. (2012) Avifaune de la Station de Lagunage de Fort-Mahon (Somme) en 2009. Groupe Ornithologique Picard, 35 p.
  • Sueur F. & Flamant N. (2014) Avifaune de la Station de Lagunage de Fort-Mahon (Somme) en 2010. Groupe Ornithologique Picard, 35 p.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

  • « Fort-Mahon-Plage », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le 2 janvier 2021).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

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  40. Gwendoline Plée, « Fort-Mahon-Plage. Une parade de la fête des fleurs riche en surprises et en animations : Parades illuminées, feu d'artifice, concert, vingt-huit chars en fleurs naturelles... Le programme est complet pour la fête des fleurs du week-end 24 et 25 août. », Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le 1er janvier 2021).
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  44. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, F Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 22.
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  48. Jean Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, Abbeville, 1972, F. Paillart p. 40