Mésange

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Mésange
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
l'appellation « Mésange » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
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Taxons concernés

Divers :

Mésange est un nom vernaculaire ambigu en français. Les mésanges sont des passereaux, pour la plupart de la famille des Paridés, hormis quelques-uns qui, comme la mésange à longue queue, font partie de la famille des Aegithalidés. Les mésanges sont de petits oiseaux actifs, au bec court, de forme assez trapue. Elles sont arboricoles, insectivores et granivores. Le mâle et la femelle sont semblables ; les jeunes ressemblent aux adultes. Elles nichent dans des trous d'arbres, mais utilisent souvent les nichoirs ou autres cavités dans les jardins. Elles sont très sociables et fréquentent volontiers les mangeoires en hiver.

ÉtymologieModifier

Le nom mésange est issu du francique meisinga (« mésange »), probablement dérivé de l'ancien haut allemand meisa ou maisa, adjectif qui signifie « menu ». Le nom anglais de la mésange, tit (« petit ») fait également référence à cette petite taille. Le nom italien cincia imite le cri de l'oiseau et le nom espagnol herrerillo (« petit forgeron ») fait référence au cri métallique de certaines mésanges[1].

Le nom latin de l'oiseau merops n'est pas passé dans la langue française[2].

Noms en français et noms scientifiques correspondantsModifier

Noms normalisésModifier

Liste alphabétique des noms normalisés selon la CINFO (2009, complétée en 2014) et Avibase, en regard du nom scientifique valide reconnu par la classification de référence (version 5.2, avril 2015) du Congrès ornithologique international.

Noms diversModifier

Liste alphabétique de noms vernaculaires ou de noms vulgaires, non retenus par la CINFO, dont l’usage est attesté[3].
Note : Cette liste est variable selon les usages et certaines espèces ont parfois d'autres noms encore. Les classifications évoluant encore, les noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide.

ÉthologieModifier

Des bandes unies pendant tout l'hiverModifier

Le mode d'organisation sociale des mésanges[Lesquelles ?] varie selon les périodes de l'année. Insectivores au printemps et plus solitaires, elles dévorent leur poids en insectes et chenilles chaque jour, mais après la reproduction, en automne et hiver, elles se réunissent en bandes, rondes qui entreprennent des voyages plus ou moins étendus à la recherche de sites de nourriture dont la distribution spatiale influe sur leur comportement agonistique[5]. Durant la mauvaise saison, ces bandes sont constituées de quelques membres à plusieurs dizaines d'oiseaux (du même genre ou d'autres : grimpereaux, pics épeichettes et sittelles torchepots)[6]. À la fin de l'hiver, les bandes se désagrègent. Poussées par l'instinct de reproduction, les mésanges retrouvent leur caractère individualiste. Les mâles se mettent en quête d'un territoire, qu'ils défendront âprement contre leurs congénères. Les femelles, quant à elles, partent à la recherche d'un partenaire pour s'accoupler[7].

Des comportements individualistes pendant la saison de reproductionModifier

La saison de reproduction des mésanges[Lesquelles ?] débute par le choix des mâles selon des critères relatifs au chant nuptial ou aux comportements de parade nuptiale. Le choix du site de nidification étant arrêté, la femelle aménage le nid, tantôt seule, tantôt aidée du mâle, selon les espèces, en le tapissant de menues racines, de tiges et de brindilles, puis d'un épais matelas de mousse et, enfin, d'une couche de poils, de crins ou de laine, éventuellement de plumes[8].

Études particulièresModifier

Les mésanges[Lesquelles ?] sont généralement monogames mais la polygynie existe au moins dans les habitats optimaux. Une étude en 1986 montre que ce mode de reproduction est à l'avantage des mâles, les copulations extraconjugales augmentant leur succès reproducteur sans qu'ils ne doivent intervenir dans l'élevage des jeunes[9].

En 2001, des chercheurs ont étudié ce qui motivait le choix des mésanges[Lesquelles ?] de rester ou non dans un petit bois (préalablement débarrassé des mésanges qui y étaient pour éviter les effets de défense de territoire). Les auteurs de cette étude ont conclu que le type de structure paysagère entourant le bois, ou la taille du bois importaient assez peu, alors que la présence d'une canopée portée par de grands arbres était un facteur décisif[10].

ChantModifier

On dit que la mésange[Laquelle ?] zinzinule ou zinzibule[11].

Influence sur d'autres espècesModifier

  • Les mésanges[Lesquelles ?], qui raffolent des graines du gui, interfèrent avec le mécanisme de propagation de cette plante parasite et le limitent, car elles les digèrent entièrement, au contraire des grives (Turdus viscivorus), qui les rejettent dans leurs fientes, et de ce fait sont les principaux responsables de la propagation de cette plante parasite des arbres.

MaladiesModifier

Comme tous les oiseaux, les mésanges peuvent être porteuses de parasites (internes ou externes).
Elles peuvent aussi être infectées par des bactéries et/ou des virus.

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Avenas, Henriette Walter, La mystérieuse histoire du nom des oiseaux, Robert Laffont, , p. 243
  2. Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Dictionnaires Le Robert, , p. 2210
  3. Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet
  4. a b c d e f g h i j k et l Meyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales. [lire en ligne]. Montpellier, France, Cirad.
  5. (en) Allen W.Stokes, « Agonistic Behaviour among Blue Tits at a Winter Feeding Station », Behaviour, vol. 19, nos 1-2,‎ , p. 118-138
  6. (en) Jan Ekman, « Ecology of Non-Breeding Social Systems of Parus », The Wilson Bulletin, vol. 101, no 2,‎ , p. 263-288
  7. La vie des mésanges. Des bandes unies pendant tout l'hiver, article sur larousse.fr
  8. La vie des mésanges. Une nichée épuisante, article sur larousse.fr
  9. (en) Mats Björklund, Björn Westman, « Adaptive advantages of monogamy in the Great Tit (Parus major): An experimental test of the polygyny threshold model », Animal Behaviour, vol. 34, no 5,‎ , p. 1436-1440 (DOI 10.1016/S0003-3472(86)80214-7)
  10. Grubb Thomas C. ; Bronson C. L (2001), On cognitive conservation biology: why chickadees leave a patch of woodland ; Journal of avian biology A. , vol. 32, no 4, p. 372-376; Éditeur Blackwell ; (ISSN 0908-8857) (http://www.refdoc.fr/Detailnotice?idarticle=10504320 résumé])
  11. « ZINZIBULER : Définition de ZINZIBULER », sur www.cnrtl.fr (consulté le 7 mars 2017)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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