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Endoufielle

commune française du département du Gers

Endoufielle
Endoufielle
Mairie d'Endoufielle.
Blason de Endoufielle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton L'Isle-Jourdain
Intercommunalité Communauté de communes de la Gascogne Toulousaine
Maire
Mandat
Pascale Terrasson
2014-2020
Code postal 32130, 32600
Code commune 32121
Démographie
Gentilé Endoufiellois
Population
municipale
537 hab. (2016 en diminution de 5,46 % par rapport à 2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 07″ nord, 1° 01′ 27″ est
Altitude 218 m
Min. 146 m
Max. 235 m
Superficie 17,1 km2
Localisation

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Endoufielle

Endoufielle (Endofièla en occitan) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

GéographieModifier

Commune située en Gascogne dans le Savès en Rivière-Verdun, entre L'Isle-Jourdain et Samatan.

Communes limitrophesModifier

Endoufielle est limitrophe de sept autres communes. Elle est limitrophe du département de la Haute-Garonne par un quadripoint.

 
Carte de la commune de Endoufielle et de ses proches communes.

HydrographieModifier

La commune est arrosée par la Save un affluent de la Garonne.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 1 710 hectares ; son altitude varie de 146 à 235 mètres[2].

Voies de communication et transportsModifier

Accès avec la RN 124 puis la départementale D 634 ancienne route nationale 634. Par le train en gare de L'Isle-Jourdain sur la ligne SNCF Toulouse - Auch.

ToponymieModifier

Attestations anciennes : Andofielle 1569[3], Andofiella 1570[4], Andofiele 1695[5], Andoufielle 1724[6], Andouffielle 1727[7], Andofiel 1783[8], Endouffielle 1753/1785[9], Andoufielle 1793[10], Eudouffielle 1801[10], Andofiel 1804[11], Endoufielle 1854[12], Andoufielle 1857[13], Endoufielle 1825/1866[14].

Le nom de ce lieu est connu depuis le milieu du XIe siècle par celui d'Aton, seigneur d'Endoufielle[13], mais l'attestation de la forme primitive fait défaut.

Il s'agit sans doute d'un nom de lieu mérovingien en -villa qui a donné -viala en languedocien, vièla en gascon, francisé par la suite en -ville, -vielle ou -fielle dans la même région.

Le premier élément est sans doute le nom de personne Andulfus, forme latinisée d'un anthroponyme gotique cité par Marie-Thérèse Morlet[15], -vielle serait passé à -fielle, par assimilation du [v] de -villa au [f] de l'anthroponyme. Quant à l'initiale primitive An-, elle paraît avoir été tardivement modifiée en En-, peut-être d'après les très nombreux toponymes en en[16] + noms de personnes attestés dans le Gers.

Le nom de personne Andulfus se perpétue peut-être dans le patronyme Andou attesté dans le sud ouest à époque ancienne[17], et certainement dans le patronyme italien Andolfi.

L'hypothèse d'une origine gothique du premier élément est renforcée par le fait que -ville est précédé le plus souvent par un nom de personne germanique, ainsi que par l'existence, dans les environs immédiats, du village de Goudourville qui remonte, selon Albert Dauzat et Charles Rostaing[18], à Gothorum villa « village des Goths ».

La même variante en -fielle se retrouve par ailleurs dans Renoufielle (ancienne paroisse, aujourd'hui lieu-dit à L'Isle-Jourdain : Renoufielle 1595[19] et 1763[20], Renouffiel 1763/1788[21], Renouffielle 1753/1785[22]) et dans Ségoufielle (Seguenvilla 1196[23]).

HistoireModifier

Divers seigneurs d'Endoufielle peuvent être identifiés :

  • Aton d'Andoufielle (11e s.), fils de Raymond Aton, seigneur de l'Hille (future Isle-Jourdain), et frère de saint Bertrand (né vers 1047), archevêque d’Auch. Aton prit le nom de la terre de son apanage. Il épousa la fille du baron de Montaut, dont il eut Guillaume, autre archevêque d'Auch[13].
  • Étienne du Gout, écuyer, seigneur d'Andoufielle et de Saint-Germier, écuyer d'écurie du comte d'Armagnac, qui épousa Claire de Galard, dame de Saint-Germier. Il est nommé dans deux actes datés des et [24].
  • Alain Frédéric d'Ornezan, seigneur d’Andofielle, mort en 1569[3].
  • Jean de Lastours, seigneur d’Andofiella, responsable en 1570 d'une compagnie de soldats en garnisons à Lisle-sur-Tarn[4].
  • Messire François de Bonfontan, baron d’Andoufielle, cité dans un arrêt du Parlement de Toulouse rendu contre lui le [6].
  • Philippe de Bonfontan, chevalier, seigneur, baron d'Endoufielle, comte du Puy, seigneur de Lissac, Labatut et autres places, capitoul-gentilhomme, cité en 1786 et 1787 en tant que membre de la nouvelle administration déterminée par arrêt du Conseil et l'ordonnance du Roi du [25].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[26],[27].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la communauté de communes de la Gascogne Toulousaine et du canton de L'Isle-Jourdain et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes de la Save Lisloise.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Michelle Lannes[28]    
mars 2014 En cours Pascale Terrasson    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2016, la commune comptait 537 habitants[Note 1], en diminution de 5,46 % par rapport à 2011 (Gers : +0,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
761811927915885870867853823
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
808790742720726679656668621
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
622591483538520521504416402
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
348310312397446514561543537
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[33] 1975[33] 1982[33] 1990[33] 1999[33] 2006[34] 2009[35] 2013[36]
Rang de la commune dans le département 78 119 103 72 62 57 56 59
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

ÉconomieModifier

l'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé ...) a une place très importante dans l'économie de la commune.

EnseignementModifier

Endoufielle fait partie de l'académie de Toulouse.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

 
Salle des fêtes d'Endoufielle.

Salle des fêtes,

Activités sportivesModifier

Chasse, pétanque,

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes de la Gascogne Toulousaine[37].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint Germier à clocher mur.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
Tiercé en pairle renversé : au premier de gueules à la croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d'or, au second d'argent au lion de gueules, au troisième d'azur à la gerbe de blé d'or liée de gueules[38].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a et b GeneaNet.
  4. a et b Archives départementales du Tarn : archives communales déposées de Lisle-sur-Tarn, cote 145 EDT EE 4.
  5. Alexis-Hubert Jaillot, Carte du diocèse de Toulouse, Paris, 1695.
  6. a et b Jean-Baptiste Furgole, Traité des testamens, codiciles, donations à cause de mort et autres dispositions de dernière volonté, suivant les principles et les décisions du droit romain, les ordonnances, les coutumes & maximes du royaume, tant des païs du droit ecrit, que coutumiers & la jurisprudence des arrêts, Paris, 1777, t. IV, p. 269.
  7. 2e édition. Diocèse de Lombez divisé en V districts, 1727; copie XIXe s. de Jean-Marie Cazauran (1845-1910).
  8. Lattré et R. Bonne, Carte du Gouvernement de Guienne et Gascogne avec celui de Bearn et Basse-Navarre, Paris, ~1783.
  9. Carte de Cassini.
  10. a et b Site de la Mairie
  11. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, Paris, 1804, vol. II, p. 44.
  12. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  13. a b et c Adrien Salvan, Histoire générale de l'Église de Toulouse, Delboy, Toulouse, 1857, t. II., p. 51.
  14. Cartes d’État-Major (relevés de 1825 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889).
  15. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. I (les noms issus du germanique continental et les créations gallo-germaniques), 1968, p. 36a.
  16. Ce fréquent élément de la toponymie gersoise semble représenter l'altération d'un plus ancien ne (féminin na), particule honorifique probablement issue d'une forme aphérétique du vocatif latin domine / domina « seigneur / dame »; cf. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie gasconne, Éditions Sud-Ouest, Luçon, 1992, p. 88.
  17. État civil Andou
  18. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 325, article Goudet.
  19. Dans un texte cité in Abbé J. Lestrade, Les Huguenots en Comminges, Paris / Auch, 1900, p. 304.
  20. Registre de l'Hôtel-Dieu de Toulouse.
  21. Henry Delaistre, Carte routière du diocèse de Toulouse, 1763/1788.
  22. Carte de Cassini.
  23. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963 (rééd. Guénégaud, avec supplément de Marie-Thérèse Morlet), p. 650a.
  24. Le chevalier de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, libr. Arthus Bertrand, Paris, 1826, t. VI, p. 64.
  25. le chevalier Alexandre Du Mège, Histoire des institutions religieuses, politiques, judiciaires et littéraires de la ville de Toulouse, impr. Laurent Chapelle, Toulouse, 1844, t. II, p. 459.
  26. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  27. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/032/032016.html.
  28. Site de la préfecture - Fiche d'Endoufielle.
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  33. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  34. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  35. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  36. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  37. http://www.ccgascognetoulousaine.com/Dechets-ordures-menageres.asp
  38. Banque du blason.