Ouvrir le menu principal

Cazaux-Savès

commune française du département du Gers

Cazaux-Savès
Cazaux-Savès
Château de Caumont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton Val de Save
Intercommunalité Communauté de communes du Savès (Gers)
Maire
Mandat
Jean-Claude Tournan
2014-2020
Code postal 32130
Code commune 32098
Démographie
Gentilé cazalais/cazalaise
Population
municipale
314 hab. (2016 en augmentation de 11,35 % par rapport à 2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 00″ nord, 0° 58′ 00″ est
Altitude Min. 150 m
Max. 241 m
Superficie 5,62 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte administrative du Gers
City locator 14.svg
Cazaux-Savès

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte topographique du Gers
City locator 14.svg
Cazaux-Savès

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cazaux-Savès

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cazaux-Savès

Cazaux-Savès (Casaus Savés en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Commune de Gascogne située dans le Savès et sur la rivière Save.

Communes limitrophesModifier

Cazaux-Savès est limitrophe de cinq autres communes.

 
Carte de la commune de Cazaux-Savès et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Cazaux-Savès[1]
Castillon-Savès
Noilhan   Endoufielle
Labastide-Savès Pompiac

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 562 hectares ; son altitude varie de 150 à 241 mètres[2].

Cazaux-Savès se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[3].

HydrographieModifier

La commune est arrosée par la Save qui la longe dans sa partie est sud-est.

Voies de communication et transportsModifier

L'accès à la commune se fait par l'ancienne route nationale 634 et les routes départementales D 39 et D 160.

ToponymieModifier

HistoireModifier

Cazaux-Savès est situé en l'ancienne province de Comminges (Gascogne), voisine des communes de Labastide-Savès, Endoufielle, Auradé, Castillon-Savès, Marestaing, Frégouville, Monferran-Savès et Clermont-Savès, qui formaient au Moyen Âge un petit territoire appelé Cogotois[4]. Ce dernier est érigé en vicomté en 1342, par lettre patentes de Philippe VI de Valois, au bénéfice du baron Bernard de Marestang. En 1791,le dernier vicomte du Cogotois, Henri Thomas de Preissac[5], marquis de Marestang ayant émigré en Espagne, tous ses biens sont confisqués et le Cogotois divisé en 60 lots pour être vendus comme biens nationaux.

Au XVIIe siècle, il est mentionné que ses biens de Cazaux-Savès consistaient en une métairie,une forge et divers lots de terres[6]. Mais aucune source ne montre que Cazaux-Savès faisait partie du Cogotois, alors que la commune est située en lisière Nord de l'ancien Comté de Comminges et de l'ancien comté de L'Isle (L'Isle-Jourdain).

Vers 1170, Gaston Phoebus fut seigneur d'un château fort au lieu-dit Caumont, détruit par le Prince Noir lors de destructions massives par les Anglais de la ville voisine de Samatan en 1355.

En 1520, Marguerite de l'Isle-Jourdain possédait les terres de Caumont, comprenant la majeure partie de la commune actuelle ainsi qu'une partie de la commune voisine de Castillon-Savès, par veuvage de Bertrand du Gua, seigneur de Caumont et de Cazaux. Elle épouse en secondes noces Pierre de Nogaret de La Valette qui construisit le château de Caumont, encore visible de nos jours.

Les divers propriétaires, dont le duc d’Epernon et son frère Bernard de Nogaret de La Valette, construisirent au centre du village un couvent de Minimes et un mausolée de marbre pour leurs parents Jean de Nogaret de La Valette et Jeanne de Saint-Lary Bellegarde, décédés en 1609 et 1613.

L'architecte du couvent fut Gilles de La Touche par bail à prix du 20 avril 1612[7]. Le couvent fut détruit à la Révolution et les sépultures profanées et emportées par cercueil de plomb à l'Isle-Jourdain en 1795. Des éléments de la bâtisse ancienne, dont des éléments du cloître subsistent aujourd'hui dans le village[8].

Au début du XXe siècle, un couvent école pour filles est construit par Gaston de Castelbajac, ancien maire de Cazaux-Savès, pour instruire les jeunes filles du village. La bâtisse est toujours visible sur la D39 avant le château.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[9],[10].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la communauté de communes du Savès et du canton de Val de Save (avant le redécoupage départemental de 2014, Cazaux-Savès faisait partie de l'ex-canton de Samatan).

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Claude Tournan[11] DVG Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2016, la commune comptait 314 habitants[Note 1], en augmentation de 11,35 % par rapport à 2011 (Gers : +0,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
241290296310331350336341350
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
345359320305290296292279266
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
249220172181170183174165173
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
137145120134138224236248300
2016 - - - - - - - -
314--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 265 215 286 268 287 168 136 123
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

ÉconomieModifier

L'économie de la commune est essentiellement basée sur l'agriculture (céréales : maïs, blé…).

EnseignementModifier

Cazaux-Savès fait partie de l'académie de Toulouse.

L'école a été fermé fin 2009.

Culture et festivitésModifier

Activités sportivesModifier

Chasse, pétanque, randonnée pédestre,

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM)[20].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Après vérification auprès de la mairie, la commune n'a pas de blason officiel.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. I : Arrondissement d'Auch, Auch, Société Archéologique et Historique du Gers, , 460 p. (ISBN 2-9505900-7-1, notice BnF no FRBNF39151085)
  • Georges Costa, « Les chantiers de Gilles de la Touche-Aguesse, architecte du duc d'Épernon à Cazaux-Savès (Gers) », dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 2006, tome 66, p. 175-193 (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Plan séisme
  4. Marestaing Tome 2-Manuscrit de Mr le Curé Fourment
  5. Revue de Gascogne publié par le comité historique de la province ecclésiastique d'Auch-Société Historique de Gascogne-Auch- 1864 -1939
  6. Nobiliaire de la province du Languedoc-Généalogie de la maison de Preissac par Gaslier de la Tour-1683
  7. Bail à prix faict de Monseigneur Despernon du bastiment de l’église et couvent de Cazaulx en Gascoigne à Mre Bernard Serres (A.D. Haute-Garonne, 3E.3175, f° 133-137)
  8. http://societearcheologiquedumidi.fr/_samf/memoires/t_66/08_Costa.pdf
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  11. Site de la préfecture - fiche de Cazaux-Savès
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  20. http://www.trigone-gers.fr/Les-SICTOM-du-Gers
  21. Paul Roudié, J.-H. Ducos, Le château de Caumont, pp. 272-288, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société française d'archéologie, Paris, 1970
  22. Lien du Château de Caumont