Daniel Johnson (père)

20e Premier ministre du Québec

Daniel Johnson
Illustration.
Daniel Johnson, 1966.
Fonctions
20e Premier ministre du Québec

(2 ans, 3 mois et 10 jours)
Lieutenant-gouverneur Hugues Lapointe
Législature 28e
Prédécesseur Jean Lesage
Successeur Jean-Jacques Bertrand
Vice-président de l'Assemblée législative

(2 ans, 4 mois et 15 jours)
Premier ministre Maurice Duplessis
Gouvernement Duplessis (2)
Législature 24e, 25e
Ministre des Ressources hydrauliques

(2 ans, 2 mois et 5 jours)
Premier ministre Maurice Duplessis
Paul Sauvé
Antonio Barrette
Gouvernement Duplessis
Sauvé
Barrette
Législature 25e
Prédécesseur John Samuel Bourque
Successeur René Lévesque
Chef de l'Union nationale

(7 ans et 3 jours)
Prédécesseur Antonio Talbot (intérim)
Successeur Jean-Jacques Bertrand
Biographie
Nom de naissance Francis Daniel Johnson
Date de naissance
Lieu de naissance Danville (Canada)
Date de décès (à 53 ans)
Lieu de décès Manic 5 (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Union nationale
Diplômé de Université de Montréal
Profession Avocat

Daniel Johnson (père)
Premiers ministres du Québec

Daniel Johnson, né le à Danville et mort le à Manic-5, est un homme politique québécois. Il est le 20e premier ministre du Québec, fonction qu'il occupe de 1966 à 1968.

JeunesseModifier

Né à Danville en Estrie en 1915, baptisé Francis Daniel, il est le fils de Francis Johnson, un anglophone d'ascendance irlandaise[1], et de Marie-Adéline Daniel, une Canadienne-française. Daniel est le deuxième de neuf enfants. L'anglais et le français sont parlés à la maison, mais Daniel fera ses études en français. Son père est commis dans une ferronnerie, exercera aussi divers métiers dans la vente et est un organisateur du Parti conservateur.

ÉtudesModifier

De 1928 à 1935, Daniel Johnson fait ses études classiques au séminaire de Saint-Hyacinthe. Puis, se destinant à la prêtrise, il étudie au grand séminaire de 1935 à 1937. Il change toutefois d'idée et, à l'automne de 1937, il quitte le grand séminaire et entreprend des études de droit à l'université de Montréal. Puisque la session d'études est déjà commencée, il doit pour s'inscrire obtenir une permission du bâtonnier général, qui est à ce moment Maurice Duplessis. C'est à cette occasion qu'il rencontre pour la première fois Duplessis, qui lui accorde la permission demandée. Il étudie le droit de 1937 à 1940. La famille Johnson étant de condition modeste, les études de Daniel au grand séminaire, puis à l'université, sont financées à partir de 1935 par une riche bienfaitrice, Mme Huot, une amie de sa mère[2].

En 1939, Daniel Johnson est président de l'association des étudiants de l'université de Montréal. En ce début de Deuxième Guerre mondiale, ils sont engagés dans la campagne anti-conscriptionniste. Johnson se fait le porte-parole du mouvement et participe notamment à la manifestation devant l'hôtel de ville de Montréal à l'occasion de laquelle les étudiants obtiennent le soutien du maire Camillien Houde à leur cause. Johnson développe aussi l'argumentation du mouvement dans divers textes publiés dans les journaux[3].

Début de carrièreModifier

Daniel Johnson est admis à la pratique du droit en 1940. Il exerce d'abord à Montréal dans un bureau du quartier des affaires sur la rue Saint-Jacques. Puis, il s'associe avec deux avocats anglophones pour former l'étude Robinson, Wilson et Johnson[4]. L'un de ses nouveaux associés, Jonathan Robinson, est depuis 1936 le député de l'Union nationale de la circonscription de Brome à l'Assemblée législative du Québec. L'étude est prospère et s'occupe notamment des intérêts du colonel Robert R. McCormick, riche industriel américain propriétaire des journaux New York Times et Chicago Tribune et fondateur de la ville de Baie-Comeau, sur la Côte-Nord québécoise, où il exploite de vastes concessions forestières accordées par le gouvernement québécois[5]. Ces circonstances tissent des liens étroits entre Johnson et l'Union nationale. Johnson ouvre aussi un bureau d'avocat à Acton Vale, une ville de la circonscription de Bagot.

Député de BagotModifier

En 1946, le décès du député libéral de Bagot, Cyrille Dumaine, rend nécessaire la tenue d'une élection partielle. Daniel Johnson est élu député provincial de la circonscription de Bagot pour l'Union nationale lors d'une élection partielle le . Johnson l'emporte sur ses deux adversaires, le docteur Bailly, candidat libéral, et Georges Degranpré, candidat indépendant. Johnson sera réélu sans interruption à cette fonction lors des six élections générales de 1948, 1952, 1956, 1960, 1962 et 1966.

Le , son épouse est atteinte de plusieurs balles par son amant, qui veut qu'elle quitte son mari. L'agresseur, le journaliste de Radio-Canada Bertrand Dussault, se suicide ensuite en retournant son arme contre lui. Daniel Johnson offre alors sa démission au premier ministre Maurice Duplessis, qui la refuse et use de son influence pour étouffer l'affaire. Seul le journal La Presse rapporte alors l'événement dans un court filet et sans mentionner le nom complet de la victime, ce qui préserve la réputation du député[6].

Le , il est choisi par les députés comme vice-président de l'assemblée législative. Cela lui donnera l'occasion de présider les séances de comités parlementaires et de maîtriser la procédure parlementaire.

Il accède au cabinet le en devenant ministre des Ressources hydrauliques dans le gouvernement Duplessis, poste qu'il conserve dans le gouvernement Sauvé et le gouvernement Barrette, jusqu'à la défaite de l'Union nationale en 1960.

Chef de l'Union nationaleModifier

Réélu député en 1960, il réclame la tenue d'un congrès à la direction du parti et s'y porte candidat. Son principal adversaire à cette occasion est Jean-Jacques Bertrand. L'élection est chaudement disputée. Johnson y représente la tendance conservatrice du parti et Bertrand y représente la tendance réformatrice. Johnson obtient 1 006 voix et Bertrand 912[7]. Johnson l'emporte donc et devient le quatrième chef de l'Union nationale et le chef de l'opposition officielle en 1961, succédant ainsi à Antonio Barrette (entretemps l'intérim avait été assuré respectivement par Yves Prévost et Antonio Talbot). Le parti avait gouverné le Québec sous Maurice Duplessis de 1936 à 1939, avec une interruption par le gouvernement libéral d'Adélard Godbout avant de reprendre le pouvoir en 1944 jusqu'à sa défaite en 1960 au profit des libéraux de Jean Lesage. La défaite de l'Union nationale est vue comme le début de la Révolution tranquille, qui cherche à renverser la domination de l'économie québécoise par les anglophones et le rôle dominant de l'Église catholique romaine dans la société québécoise.

Sous sa gouverne, l'Union nationale perd l'élection générale québécoise de 1962, déclenchée par Jean Lesage au sujet de son projet de nationalisation de l'électricité. Il demeure toutefois député et chef de l'opposition. En 1964, au cours d'un voyage à Paris, Johnson est victime d'un malaise cardiaque. En 1965, il publie un livre intitulé « Égalité ou indépendance » dans lequel il expose sa doctrine concernant la Constitution du Canada et l'avenir du Québec dans la Confédération canadienne. Tel qu'il l'écrit dans le livre, sa position était « l'indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l'indépendance » (une référence à la célèbre phrase du premier ministre du Canada William Lyon Mackenzie King concernant la conscription durant la Seconde Guerre mondiale).

Premier ministreModifier

À la surprise générale, sous le slogan « Québec d'abord! »[8], Johnson mène l'Union nationale à la victoire à l'élection générale québécoise de 1966. Parmi les proches collaborateurs de Daniel Johnson est l'assistant spécial Peter Whyte, qui est venu de la fonction publique fédérale où il est en poste auprès de Marcel Sauvé. Bien que son parti ait obtenu moins de votes que le parti libéral, une majorité de candidats unionistes est élue.

Johnson est assermenté à titre de premier ministre le . Il accueille le général de Gaulle en 1967. Il occupe son poste jusqu'à son décès, le 26 septembre 1968, lors d'une visite au chantier du barrage Manic 5 qu'il aurait dû inaugurer. Il est enterré au cimetière de Saint-Pie-de-Bagot, chef-lieu de la circonscription qu'il représentait. Jean-Jacques Bertrand lui succède comme chef de l'Union nationale et premier ministre.

 
Plaque du barrage Daniel-Johnson.

On donna son nom au barrage Daniel-Johnson, lieu où il est décédé. À Laval, le boulevard Daniel Johnson, dans le quartier de Chomedey, a été créé en son honneur. À Danville, sa ville natale, la rue principale est rebaptisée « Rue Daniel-Johnson ». D'ailleurs, à cet effet, la rue Saint-Aimé, une petite ruelle où se trouvait l'une des maisons où il fut élevé, est perpendiculaire à la rue rebaptisée en son nom. En octobre 2016, il est intronisé au Danville Select Club, qui honore les personnages danvillois célèbres et prestigieux de naissance ou d'adoption des domaines politiques, diplomatiques, sportifs, sociaux, scientifiques ou artistiques. De plus, une école secondaire située dans l'est de Montréal porte son nom depuis son ouverture en 1969.

Ses deux fils occupent eux aussi par la suite la fonction de premier ministre du Québec, Pierre Marc, du Parti québécois, en 1985, pendant un peu moins de 3 mois, et Daniel, du Parti libéral du Québec, en 1994, pendant environ 9 mois.

Soupçons concernant sa mortModifier

Selon les sources de l'époque, Daniel Johnson est mort d'une crise cardiaque durant son sommeil, sans témoin ni médecin, alors qu'il était en forme la veille, et qu'il avait donné une conférence de presse où il évoquait sa santé. Il avait déjà subi une crise cardiaque le 2 juillet 1968, qui l'avait obligé à réduire ses activités[9].

En juillet 2017, le journaliste Pierre Schneider affirme sur le site indépendantiste Vigile Québec que cette mort est en fait un assassinat par le biais d'un empoisonnement du verre de vin de Johnson, ce qu'aurait confirmé une amie de Johnson, qui aurait partagé ce vin. Cet assassinat aurait été motivé par la volonté de Johnson de déclarer l'indépendance du Québec[10]. Ces accusations ont été reprises par Richard Le Hir, homme politique administrateur de Vigile Québec, dans la revue Méthode[11].

Résultats électorauxModifier

Résultats électoraux de Daniel JohnsonModifier

Élection partielle québécoise de 1946 dans Bagot
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Daniel Johnson Union nationale 4 725 56,6 % 1 140
     Joseph-Fortunat-Roland Bailly Libéral 3 585 42,9 % -
     Georges De Grandpré Indépendant 40 0,5 % -
Total 8 350 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/b1.html
Élection générale québécoise de 1948 dans Bagot
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Daniel Johnson (sortant) Union nationale 5 220 59,5 % 1 925
     Hermas Cardin Libéral 3 295 37,6 % -
     Louis Vadnais Union des électeurs 254 2,9 % -
Total 8 769 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/b1.html
Élection générale québécoise de 1952 dans Bagot
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Daniel Johnson (sortant) Union nationale 5 126 57,8 % 1 381
     J.-O.-Henri Messier Libéral 3 745 42,2 % -
Total 8 871 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/b1.html
Élection générale québécoise de 1956 dans Bagot
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Daniel Johnson (sortant) Union nationale 5 696 61,5 % 2 124
     Jean-Roger Labrèque Libéral 3 572 38,5 % -
Total 9 268 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/b1.html
Élection générale québécoise de 1960 dans Bagot
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Daniel Johnson (sortant) Union nationale 5 335 55,8 % 1 116
     Jean-Roger Labrèque Libéral 4 219 44,2 % -
Total 9 554 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/b1.html
Élection générale québécoise de 1962 dans Bagot
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Daniel Johnson (sortant) Union nationale 5 336 55,1 % 989
     Hermas Cardin Libéral 4 347 44,9 % -
Total 9 683 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/b1.html
Élection générale québécoise de 1966 dans Bagot
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Daniel Johnson (sortant) Union nationale 6 640 57,7 % 2 074
     Hermas Cardin Libéral 4 566 39,7 % -
     Bernard Desrosiers RIN 163 1,4 % -
     Réal Doucet Ralliement national 140 1,2 % -
Total 11 509 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/b1.html

Résultats électoraux de l'Union nationale sous JohnsonModifier

élections précédentes • Résultats des élections générales de 1962 • élections suivantes
Partis Chef Candidats Sièges Voix
1960 diss. Élus +/- Nb % +/-
     Libéral Jean Lesage 95 51
-
63 +12 1 205 253 56,4 % +5,02 %
     Union nationale Daniel Johnson (père) 95 43
-
31 -12 900 817 42,2 % -4,46 %
     Libéral indépendant 10
-
-
-
-
11 209 0,5 % 0,13 %
     Conservateur 1
-
-
-
-
4 255 0,2 % -
     Action provinciale 11
-
-
-
-
1 445 0,1 % -
     Union nationale indépendant 2
-
-
-
-
336 0 % -0,03 %
     Communiste 1
-
-
-
-
71 0 % -0,03 %
     Indépendant 9 1
-
1
-
13 581 0,6 % 0,42 %
Total 224 95 95   2 136 967 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 79,6 % et 29 509 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 2 721 933 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection.
Source : Pierre Drouilly, Statistiques électorales du Québec. 1867-1989, Québec, Assemblée nationale du Québec, , 3e éd., 962 p. (ISBN 978-2-551-12466-4)
élections précédentes • Résultats des élections générales de 1966 • élections suivantes
Partis Chef Candidats Sièges Voix
1962 diss. Élus +/- Nb % +/-
     Union nationale Daniel Johnson 108 31
-
56 +25 948 928 40,8 % -1,33 %
     Libéral Jean Lesage 108 63
-
50 -13 1 099 435 47,3 % -9,11 %
     RIN Pierre Bourgault 73
-
-
-
-
129 045 5,6 % -
     Ralliement national René Jutras et Laurent Legault 90
-
-
-
-
74 670 3,2 % -
     Conservateur 4
-
-
-
-
6 183 0,3 % -0,07 %
     Socialiste[12] Jean-Marie Bédard 5
-
-
-
-
1 090 0 % -
     Communiste 4
-
-
-
-
502 0 % +0,02 %
     Droit vital 1
-
-
-
-
417 0 % -
     Démocratisation économique 1
-
-
-
-
125 0 % -
     Indépendant 18 1
-
2 +1 59 787 2,6 % +2,15 %
     Sans désignation[13] 6
-
-
-
-
4 647 0,2 % -
Total 418 95 108   2 324 829 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 73,6 % et 45 681 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 3 222 302 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection.
Source : Pierre Drouilly, Statistiques électorales du Québec. 1867-1989, Québec, Assemblée nationale du Québec, , 3e éd., 962 p. (ISBN 2-551-12466-2)

BibliographieModifier

  • Jean-Louis Laporte, Daniel Johnson, cet inconnu, Beauchemin, Montréal, 1968, 112 pages[14]
  • Paul Gros d'Aillon[15], Daniel Johnson - l'égalité avant l'indépendance, Stanké, Montréal, 1979, 257 pages (ISBN 2-7064-0030-1) édité erroné[16] (OCLC 6197388)
  • Pierre Godin, Daniel Johnson, Éditions de l'Homme, Montréal, 1980
  • Pierre Godin, La Fin de la grande noirceur, Éditions Boréal, Montréal, 1991[17]
  • Jean Loiselle, Daniel Johnson, le Québec d'abord, VLB Éditeurs, Montréal, 2000[18]

Notes et référencesModifier

  1. Son ancêtre George Johnson, du comté de Mayo en Irlande du Sud, arrive au Québec en 1843 et s'installe à Tingwick (Godin, 1980, t. I, p. 11).
  2. Johnson aura entièrement remboursé sa bienfaitrice en 1945 (Godin, 1980, t. I, p. 33).
  3. Godin, 1980, t. I, p. 20 à 22.
  4. Godin, 1980, t. I, p. 17-18.
  5. Godin, 1980, t. I, p. 18.
  6. L'affaire est connue dès cette époque. Elle est notamment mentionnée dans la biographie de Daniel Johnson par Pierre Godin publiée en 1980 (t. I, p. 57-58). Certains détails ne sont dévoilés qu'au moment de la parution d'une biographie non autorisée de la famille Johnson signée par Benoît Gignac en janvier 2007. On a tiré sur madame Daniel Johnson.
  7. Deux autres candidats, MM. Nadeau et Maher, obtiennent peu de voix (Godin, 1980, t. I, p. 269).
  8. Jean Loiselle, Le Québec d'abord, Québec, vlb éditeur, , 267 p. (ISBN 2-89005-712-7), p. 59
    Jean Loiselle est conseiller des communications de Daniel Johnson à partir de 1965 à la fin de des fonctions de M. Johnson comme Chef de l'Opposition Officielle et durant la campagne électorale de mai-juin 1966. Il devient ultérieurement et successivement pendant les 27 mois de M. Johnson à titre de premier-ministre du Québec, conseiller spécial et Chef de cabinet. Il occupe cette fonction jusqu'au moment du décès de l'homme politique.
  9. « Décès de Daniel Johnson « Histoire du Québec », sur histoire-du-quebec.ca (consulté le )
  10. Pierre Schneider, « J'accuse les assassins de Daniel Johnson », Vigile Québec,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. Richard Le Hir, « « Mon ami Johnson » savait-il qu’il jouait dans la cour des Grands », Méthode (revue officielle des Instituts franco-russes),‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. Le Parti socialiste du Québec n'était pas officiellement reconnu lors de cette élection. Les cinq candidats se présentaient sans désignation.
  13. Certains candidats communiste, socialiste ou conservateur ont été regroupés avec leur parti d'affiliation.
  14. Jean Louis Laporte, Daniel Johnson, cet inconnu., Beauchemin, (OCLC 3725454, lire en ligne)
  15. Paul Gros d'Aillon est né en 1924 à Aix-les-Bains, en Savoie. Diplômé en droit de l'Université de Lyon et de l'Université de Paris, il s'est établi au Québec en 1949. Journaliste au Soleil, puis au Courrier de Montmagny, il est ensuite devenu directeur de l'information du journal Le Temps, organe officiel de l'Union nationale. En 1961, Paul Gros d'Aillon fut nommé rédacteur en chef du Montréal-Matin et directeur des relations publiques de Daniel Johnson. Il conservera ses fonctions jusqu'au décès de Johnson. (« Paul Gros d'Aillon est décédé », La Presse, 19 septembre 1980, cahier A, p. 4.)
  16. Bien que ce numéro ISBN soit techniquement erroné si l'on considère sa clef de contrôle, ce numéro est celui qui est imprimé dans le livre et c'est généralement sous ce numéro que le livre est référencé.
  17. Pierre Godin, La fin de la grande noirceur, Boréal, (ISBN 978-2-89052-380-7, OCLC 757665031, lire en ligne)
  18. Jean Loiselle, Daniel Johnson: le Québec d'abord, VLB, (ISBN 978-2-89005-712-8, OCLC 247701116, lire en ligne)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier