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Jean-Jacques Bertrand

personnalité politique canadienne
Ne doit pas être confondu avec Jean-Jacques Bertrand (rugby à XV).

Jean-Jacques Bertrand
Illustration.
Fonctions
Premier ministre du Québec

(1 an, 7 mois et 10 jours)
Législature 28e
Prédécesseur Daniel Johnson
Successeur Robert Bourassa
Chef de l'Union nationale

(2 ans, 8 mois et 22 jours)
Prédécesseur Daniel Johnson
Successeur Gabriel Loubier
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Sainte-Agathe-des-Monts, Canada
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès Montréal, Canada
Parti politique Union nationale
Conjoint Gabrielle Bertrand (1923-1999)
Profession Avocat

Jean-Jacques Bertrand
Premiers ministres du Québec

Jean-Jacques Bertrand, né le à Sainte-Agathe-des-Monts et mort le à Montréal, est un homme politique québécois. Il est le 21e premier ministre du Québec, fonction qu'il occupe du au sous la bannière de l'Union nationale.

BiographieModifier

Début de carrièreModifier

Après avoir étudié à l'université d'Ottawa et à l'Université de Montréal, il est admis au Barreau du Québec en 1941[1].

Ministre sous Daniel Johnson (1966-1968)Modifier

Bertrand occupe les fonctions de ministre de l'Éducation et ministre de la Justice dans le gouvernement de Daniel Johnson et lui succède lorsque ce dernier meurt dans l'exercice de ses fonctions.

Premier ministre du Québec (1968-1970)Modifier

En 1969, à la suite de la controverse de «l'affaire de St-Léonard» (où la commission scolaire de St-Léonard, à Montréal, annonçait que seules les écoles de langue française ouvriraient leur porte à l'automne 1968, provoquant la colère de la communauté anglophone), le gouvernement de Bertrand introduit le projet de loi 63 qui garantit explicitement le droit aux parents de choisir la langue d'éducation de leurs enfants. Ce projet, censé renforcer les protections de la langue française, facilitera en réalité le passage vers l'école anglaise. Cette décision extrêmement impopulaire provoquera des émeutes et des manifestations dans le Québec francophone, ainsi que la défection de nombreux militants de l'Union nationale vers le Parti québécois[2]. À l'élection de 1970, Bertrand et l'Union nationale sont défaits. Il est chef de l'opposition jusqu'au .

Il perd l'élection de 1970. Le 6 novembre, peu de temps après le conseil national du parti, il annonce qu'il quitte la direction. Un congrès à sa succession sera convoqué pour le mois de juin 1971[3]. Son successeur sera l'ancien ministre Gabriel Loubier.

Son fils, Jean-François Bertrand, est ministre dans le gouvernement péquiste de René Lévesque. Son épouse, Gabrielle Bertrand (née Giroux), est députée de Brome-Missisquoi à la Chambre des communes du Canada en 1984 et 1988.

ToponymieModifier

RéférencesModifier

  1. « Biographie de Jean-Jacques Bertrand », sur Assemblée nationale du Québec (consulté le 16 juin 2011)
  2. Herbert F. Quinn, The Union Nationale, University of Toronto Press, 2nd edition, 1979, p. 254.
  3. Herbert F. Quinn, op. cit., p. 268. Voir aussi Gilles Daoust, «L'UN élira un nouveau chef au cours de 1971», Le Devoir, 7 novbembre 1970, p. 1.
  4. (fr) Michel Laliberté, « La mémoire de Jean-Jacques Bertrand honorée par Québec », sur La Voix de l'Est, (consulté le 7 mars 2010).

ArchivesModifier

Le fonds d’archives de Jean-Jacques Bertrand est conservé au centre d’archives de Québec de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec[1].

Voir aussiModifier

Liens externesModifier