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Criel-sur-Mer

commune française du département de la Seine-Maritime

Criel-sur-Mer
Criel-sur-Mer
La plage et des maisons.
Blason de Criel-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Communauté de communes des Villes Sœurs
Maire
Mandat
Alain Trouessin
2014-2020
Code postal 76910
Code commune 76192
Démographie
Gentilé Criélois
Population
municipale
2 704 hab. (2016 en diminution de 2,73 % par rapport à 2011)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 00″ nord, 1° 19′ 06″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 106 m
Superficie 21,12 km2
Localisation

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Criel-sur-Mer

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Criel-sur-Mer

Criel-sur-Mer est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de la commune.

Criel-sur-Mer s’est développée de part et d'autre de la vallée de l’Yères jusqu’à son embouchure. Les hameaux ruraux du Quesnay, de Mesnil-Val et de Mesnil-à-Caux dans l’arrière-pays se consacrent à l’agriculture ; le centre du bourg, autour de la rue de la Libération, abrite les commerces, les principales administrations et l’église, tandis que les activités touristiques de la station balnéaire sont concentrées autour de la plage de galets et sur le plateau jusqu’au vallon de Mesnil-Val.

Victimes de l'érosion côtière, les falaises de craie sont régulièrement rognées, obligeant les autorités à interdire les constructions, voire à exproprier les résidents que le recul de la falaise, plus d'un mètre par an[1] met désormais en péril (loi Barnier 1995)[2].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Criolii, Criolio, Criolium vers 1059[3].

Ce toponyme provient de l'agglutination du nom de personne gallo-romain critos et du suffixe ellum et signifie : la « terre de critos ».

HistoireModifier

 
Église Saint-Aubin de Criel-sur-Mer.

Au XIXe siècle, un archéologue amateur, l'abbé Cochet, retrouve les traces d'un site gallo-romain[4]. Chef-lieu de canton sous la Révolution, Criel reste essentiellement un village de pêcheurs et d'agriculteurs jusqu'à l'arrivée du chemin de fer en 1872. L'existence d'une gare permet de développer l'exploitation des galets et l'implantation de deux stations balnéaires élégantes, l'une à l'embouchure de l'Yères et l'autre à Mesnil-Val[4]. C'est la grande époque des stations balnéaires normandes qui servent de prototype au Balbec de Marcel Proust : Trouville, Cabourg, Deauville, Dieppe. En 1902, Criel prend le nom de Criel-sur-Mer.

Le casino disparaît au cours d'une tempête en 1914[5]. La station ne survit pas à la Première Guerre mondiale, et le tourisme ne reprend son essor qu'avec l'avènement des congés payés en 1936.

Le 24 juillet 1940, le Meknès, paquebot transportant des militaires français, est torpillé devant Criel par une vedette allemande. Sur les 1 300 hommes à bord, 420 périssent. Certains sont inhumés localement. Une plaque commémorative relatant l’événement est scellée sur le mur du cimetière[6].

Paul Moreau : habitant de Criel-sur-Mer né à Waziers le 24 novembre 1920, instituteur à Eu, s'engage dans le réseau de résistance « Agir » en juillet 1942. En 1943, il dépose un engin explosif dans un cinéma de la ville d'Eu fréquenté uniquement par les troupes d'occupation. Il est arrêté le 22 avril 1943, interné à Abbeville, puis à Amiens, il est condamné à mort et fusillé le 2 août 1943 à la citadelle d'Amiens.

Avec Le Tréport, Criel est la plage la plus proche de Paris, facilement accessible par le chemin de fer dans les années 1950[1]. Criel-plage devient alors une station familiale, autour de laquelle commencent à se construire de nombreuses résidences secondaires[4].

Le circuit de Dieppe sur lequel se sont courus quatre Grands prix de l'ACF passait par Criel-sur-Mer.

Entre 1950 et 1972, Criel voit se développer une véritable industrie autour de l'exploitation des galets, destinés soit à l'industrie pharmaceutique, soit à être broyés[7].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1965 Louis Delaporte    
mars 1965 1970 Firmin Bagnier Le Chartier    
1970 mars 1983 Marcel Guérin    
mars 1983 juin 1995 Jean Lesca   Ingénieur des travaux publics retraité
juin 1995 mars 2001 Jean-Pierre Lannel    
mars 2001 30 mars 2014 Jean Mauger DVG Pharmacien
30 mars 2014[8],[9] En cours
(au 23 juin 2015[10])
Alain Trouessin SE-DVG Retraité
Vice-président de la CC d'Yères et Plateaux (2014 → )
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2016, la commune comptait 2 704 habitants[Note 1], en diminution de 2,73 % par rapport à 2011 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3501 2561 2101 2011 2951 2281 2681 2731 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2951 2681 2771 1431 1581 1501 051983975
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9691 0121 0671 0591 0801 2381 2891 2801 428
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 7691 9272 1082 1552 4522 6702 7792 7072 729
2016 - - - - - - - -
2 704--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Le château de Chantereine.
  • Le manoir de Briançon, dont la Grande Mademoiselle fit l'acquisition en 1695 pour en faire une école de jeunes filles. Remanié, puis transformé en hospice jusqu'en 1955, il a été restauré à la fin du XXe siècle et héberge la mairie ainsi que des expositions temporaires[15].
  • Le château de Chantereine, centre d'hébergement qui peut accueillir jusqu'à 255 personnes. Il a été construit au XVe siècle. Il a été racheté par la commune de Criel-sur-Mer en 1930.
  • L'église Saint-Aubin.
  • Les villas XIXe siècle de Mesnil-Val.
  • La vallée de l'Yères.
  • Les falaises : Criel-sur-Mer possède, avec ses falaises qui s'élèvent à 107 m, les plus hautes falaises de craie d'Europe.

Patrimoine environnementalModifier

 
Falaises vues depuis la plage.

L'érosion côtière impose des travaux (construction d'épis) plus ou moins efficaces depuis les années 1960. Depuis les années 1990, les falaises sont l'objet d'une surveillance sévère. Une partie de la commune, notamment des falaises et des zones humides, a été classée Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique ou ZNIEFF. La basse vallée de l'Yères est classée en ZNIEFF de type 1[16], tandis que le mont Joli Bois est classé, lui en zone de type 2.

Personnalités liées à la communeModifier

  • La Grande Mademoiselle.
  • Louis Delaporte (1896-1985), député de la Seine-Maritime de 1958 à 1962, né à Criel-sur-Mer[17].

HéraldiqueModifier

Les armes de Criel-sur-Mer se blasonnent ainsi :

D'argent à trois canettes mal ordonnées de gueules.[18]

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b [1] Rapport de l'ANEL, p.92
  2. ANEL, p. 25
  3. Adigard des Gautries - Les noms de lieux de la Seine-Maritime attestés entre 911 et 1066 (suite) [article] page 240.
  4. a b et c Site officiel
  5. [2] ANEL p.91
  6. A. M., le Courrier picard, 26 juillet 2015, p. 11.
  7. ANEL, p. 93.
  8. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 2 avril 2014, p. 18..
  9. Jérôme Buresi, « Alain Trouessin est élu maire : Après la victoire sans appel de sa liste lors des élections municipales, Alain Trouessin est devenu maire de Criel-sur-Mer. Six adjoints ont été élus. », L'Informateur - L'Eclaireur,‎ (lire en ligne).
  10. Compte rendu de la réunion du conseil municipal du signé par le maire le , [lire en ligne].
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Source : « Le site du quid »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  16. [3]
  17. [4]
  18. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=2186