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Cras (Lot)

commune française du département du Lot
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Cras
Cras (Lot)
L'oppidum de Murcens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Causse et Vallées
Intercommunalité Communauté de communes du Causse de Labastide-Murat
Maire
Mandat
Michel Bonhomme
2014-2020
Code postal 46360
Code commune 46079
Démographie
Population
municipale
100 hab. (2016 en augmentation de 7,53 % par rapport à 2011)
Densité 9,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 07″ nord, 1° 32′ 02″ est
Altitude 317 m
Min. 170 m
Max. 383 m
Superficie 10,22 km2
Localisation

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Cras

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Cras

Cras est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Sommaire

GéographieModifier

Commune de l'aire urbaine de Cahors située dans le Quercy des contreforts du Causse de Gramat, à 21 km au nord-nord-est de Cahors.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Le nom Cras est dérivé du pré-indo-européen kar qui signifie la pierre, le rocher[2].

HistoireModifier

En 1255, Barthélémy, évêque de Cahors fait don de l'église de Cras et de celle de Saint-Laurent à frère Raimbaut de Caromb, maître de la province templière de Provence[3]. Compte-tenu de son emplacement et du fait que cette charte figure dans les archives de Carnac, on pourrait supposer qu'elle a dépendu à un moment donné de la maison du Temple de Carnac, elle-même rattachée à celle de Cahors. Pourtant les templiers possédaient entre autres un moulin près du pont de Marquefave que l'on voit inféodé cinq ans plus tôt par le commandeur de la baillie du Temple de La Capelle-Livron car il était désaffecté, ceci avec l'approbation du commandeur templier de Cras. Puis on trouve en 1276-77 un commandeur templier des maisons du Bastit et de Cras[4]. Au XVIIIe siècle, Cras appartenait toujours au Bastit du Causse[5], une autre commanderie devenue hospitalière depuis la dévolution des biens de l'ordre du Temple. Cette dernière faisant alors partie du grand prieuré de Saint-Gilles et de la langue de Provence. En 1741, la propriété des Hospitaliers faisant une vingtaine d'hectares et comprenait le château, l'église, la basse-cour ainsi que des granges et les champs et prés dits de Laborie, Pré Redon et La Raymondie[6].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1795 Louis Pegourie    
1795 1808 Antoine Lapergue    
1808 1814 Blaise Lagarrigue    
1814 1816 Pierre Seppe    
1816 1830 Raymond Marron    
1830 1835 Jean Saulacroup    
1835 1848 Raymond Marron    
1848 1849 Antonin Parrot    
1849 1852 Raymond Ferrie    
1852 1852 Raymond Marron    
1852 1853 Alithe Marron    
1854 1860 Jean Carbonel    
1860 1864 Alithe Marron    
1865 1870 Alain Lalo    
1870 1876 Michel Miquel    
1876 1878 Alain Lalo    
1878 1881 Jean Bertrand    
1881 1892 Alain Lalo    
1892 1893 Jean Bertrand    
1893 1902 Pierre Rouquie    
2001 En cours Michel Bonhomme    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 100 habitants[Note 1], en augmentation de 7,53 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6099209401 0851 009966986918906
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
887787552520509475408433432
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
415380330250219196185148121
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1069384706270878994
2016 - - - - - - - -
100--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

  • Jacques Juillet, Templiers et hospitaliers en Quercy : commanderies et prieurés sur le chemin de Notre-Dame de Rocamadour, Le Mercure Dauphinois, , 4e éd., 332 p. (ISBN 978-2-3566-2213-6, présentation en ligne), p. 61-...
  • Annie Charnay, « La commanderie des Templiers du Bastit de 1250 à 1315 », dans Etudes sur le Quercy et les commanderies des ordres militaires : actes du XLIIe Congrès d'études régionales organisé par la Société des études du Lot à Souillac et Martel les 19, 20 et 21 juin 1987, Fédération des Sociétés académiques et savantes de Languedoc-Pyrénées-Gascogne, (présentation en ligne), p. 138-...
  • Adrien Martinaud, « Le bornage des possessions de la commanderie du Bastit (1693-1741) », Bulletin de la société des études du Lot, t. CVII,‎ , p. 217-221, disponible sur Gallica


Notes et référencesModifier

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne)
  3. Antoine du Bourg, Ordre de Malte : Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France..., Toulouse, L. Sistac et J. Boubée, , p. 554, LXVIII (doc. 101), disponible sur Gallica
    « ecclesiam villae de Cratz ».
  4. Charnay 1988, p. 139.
  5. Martinaud 1986.
  6. Martinaud 1986, p. 220.
  7. « Les maires de Cras », sur Site francegenweb, (consulté le 16 octobre 2016).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier