Ouvrir le menu principal

Courthézon

commune française du département de Vaucluse

Courthézon
Courthézon
Blason de Courthézon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton Sorgues
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Réuni d'Orange
Maire
Mandat
Alain Rochebonne
2014-2020
Code postal 84350
Code commune 84039
Démographie
Gentilé Courthézonnais, Courthézonnaises
Population
municipale
5 476 hab. (2015 en augmentation de 1,65 % par rapport à 2010)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 18″ nord, 4° 53′ 05″ est
Altitude 31 m
Min. 27 m
Max. 126 m
Superficie 32,78 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vaucluse

Voir sur la carte administrative de Vaucluse
City locator 14.svg
Courthézon

Géolocalisation sur la carte : Vaucluse

Voir sur la carte topographique de Vaucluse
City locator 14.svg
Courthézon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Courthézon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Courthézon
Liens
Site web http://www.courthezon.fr

Courthézon est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Courthézonnais et les Courthézonnaises.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Voies de communications et transportsModifier

Voies routièresModifier

L'autoroute A7 (E714), tout comme la route nationale 7, traverse la commune selon un axe nord-sud.

Les routes principales sont les routes départementales 43, 72, 92 et 977.

Transports en communModifier

Lignes SNCFModifier

La gare de Courthézon, ancienne gare fermée, vient d'être rénovée, et les trains TER s'y arrêtent plusieurs fois par jour. La ligne permet d'aller à Orange (7 minutes) ou à Avignon (17 minutes).

Géologie et reliefModifier

La commune est relativement plate sur une majeure partie de son territoire avec une légère élévation sur l'ouest et le point le plus haut au sud-ouest.

Le village est construit sur et autour d'une butte.

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[1] :

  • La commune est traversée par le petit Roanel, la grande Mayre et la Seille (qui traverse le village), et est très irriguée grâce à un beau réseau de canaux. L'Ouvèze borde la commune.
  • Source située à 2 km de Courthézon, au quartier des Neufs-Fonts, résurgence d’une nappe souterraine de l’Ouvèze[2].
  • Quinze fontaines.

SismicitéModifier

ClimatModifier

Le climat est de type méditerranéen avec plus de 100 jours de mistral par an et se caractérise par un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps[3].

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 9 11 14 18 22 26 30 29 25 20 13 10 18,9
Températures minimales moyennes (°C) 1 3 4 7 11 14 17 16 14 10 5 2 8,7
Températures moyennes (°C) 5 7 9 13 16 20 23 23 19 15 9 6 13,8
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 44.4 57.5 61.1 58.9 72.4 43.6 27.8 56.3 67.6 97.4 57.7 48.9 693.4
Source : Archives climatologiques mensuelles - Orange (1961-1990)
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Records de températures minimales °C (Année) -13,4 (1985) -14,5 (1956) -9,7 (2005) -2,9 (1970) 1,3 (1979) 5,7 (1984) 9,0 (1953) 8,3 (1974) 3,1 (1974) -1,1 (1973) -5,4 (1952) -14,4 (1962)
Records de températures maximales °C (Année) 20,3 (2002) 23,0 (1960) 27,2 (1990) 30,7 (2005) 34,5 (2001) 38,1 (2003) 40,7 (1983) 42,6 (2003) 35,1 (1966) 29,6 (1985) 24,6 (1970) 20,2 (1983)
Source : http://www.linternaute.com/ville/ville/climat/25721/orange.shtml

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

 
Le plus ancien site néolithique de France entre Courthézon et Châteauneuf-du-Pape.

C'est sur la commune de Courthézon que le plus ancien site néolithique de France a été découvert en 1971 au « Mourre de Pradel » sur le site du Baratin. Il a été daté du VIe millénaire avant notre ère et est situé en bordure ouest de la plaine de l'Ouvèze, entre le massif collinaire de Châteauneuf-du-Pape à l'est où il constitue « une zone en forme de doigt pénétrant le massif » et les terrasses molassiques de Carpentras à l'ouest. Pour la première fois, ses habitants, qui ont quitté grottes et abris pour s'installer en plaine et construire des cabanes, pratiquent l’élevage et l’agriculture. Leurs poteries décorées avec un petit coquillage se rattachent à la « civilisation cardiale », leurs pratiques pastorales et agricoles aux Chasséens, culture autochtone du Midi de la France. Ce groupe qui consommait de 30 à 40 % de viande de chasse, marque le passage de la civilisation cardiale à celle des Chasséens, agriculteurs à 90 %. Les premières fouilles sur ce site ont eu lieu de 1970 à 1972 sous la direction de Jean Courtin. Après une interruption de dix-neuf ans, elles ont été reprises en 1991 sous la direction d'Ingrid Sénépart[4].

Un autre site du Néolithique se situe dans le quartier Saint-Laurent. Dès 1927 des fouilles ont mis en avant la présence d'habitats, dont une quarantaine de fonds de cabanes, quelques sépultures et un important mobilier de céramique. En 2000, la commune devient propriétaire de ces lots, dont une urne exceptionnelle reconstituée à partir de 87 tessons, utilisée sans doute pour la conservation des céréales. Quatre oreilles de préhension percées pour le passage éventuel d'une corde, permettaient le transport de l'objet. Elle est exposée à l'Hôtel de ville.

Un castrum bâti par les Romains servait de défense avancée d’Orange. C’est sur ses assises que furent construits les remparts du Vieux Château.

Exploitation sur la commune de carrières de pierre pour la construction du théâtre d'Orange.

Moyen ÂgeModifier

Au XIIe siècle, le château appartient au troubadour Raimbaut d'Orange et il s'y tient des Cours d'amour. Toujours au XIIe siècle, l’Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait à Courthézon l’église rurale Sancti Martini de Aldreria ou Heldreria (actuel lieu-dit Saint-Martin), dont elle percevait les revenus. Elle est vendue en 1195 à l’évêque d’Avignon[5].

1302, les importantes franchises présentes sur la commune permettent, entre autres, de dispenser les habitants d'impôts[6].

RenaissanceModifier

Pendant les guerres de religion, la ville catholique fut assaillie plusieurs fois par les huguenots.

Période moderneModifier

Courthézon appartient à la principauté d'Orange jusqu'à l'annexion de la principauté par Louis XIV en 1673. D'abord sous l'autorité de la famille des comtes de Toulouse de 793 à 1173, puis de la famille des Baux de 1173 à 1393, la famille de Chalon de 1393 à 1530, la famille de Nassau de 1530 à 1703 et enfin la famille de Conti de 1703 à 1731. En 1731, un échange est fait entre le Roi de France Louis XV et le Prince de Conti : Courthézon et la Principauté d’Orange sont définitivement incorporés au Domaine royal par acte du 29 mai 1731.

Fin XVIIIe, des digues de l'Ouvèze sont construites avec des pierres provenant de la démolition du château.

1805 et années suivantes, un étang de 20 ha est asséché.

Période contemporaineModifier

ToponymieModifier

Cité en 1008 : « De Corleudone ». Étymologie celte : « curtis », la construction, et « dunum », la hauteur. Le nom occitan de la commune est Corteson.

HéraldiqueModifier

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.

Les armes peuvent se blasonner ainsi[7] :

D'azur au cornet d'or, lié et virolé de gueules, accompagné aux cantons dextre et senestre de la pointe de deux étoiles de six rais aussi d'or, et en pointe de trois clous du même posés en pairle renversé, la tête en haut.

Devise : sævis tranquillus in undis (tranquille sur des ondes impétueuses)

Les armoiries de Courthézon viendraient de Guillaume de Nassau. Concédées par la famille de Chalon, Princes d'Orange.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du ), sur 3 433 inscrits, 2 354 ont voté, ce qui représente une participation de 68,57 % du total, soit une abstention de 31,43 %. Il y a eu une victoire du non avec 1 453 voix (63,59 %) contre 832 voix (36,41 %) prononcées oui et 69 (2,93 %) de votes blancs ou nuls [8].

À l'élection présidentielle de 2002, la participation atteint 72,49 % contre 79,00 % au second tour. Le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen (FN) avec 32,42 % des voix suivi par Jacques Chirac (RPR) avec 13,19 % et Lionel Jospin (PS) avec 10,72 % des suffrages. Les autres candidats n’atteignent pas la barre des 10 %. Au second tour, c'est Jacques Chirac qui arrive en tête avec 62,40 % des voix contre 37,60 pour Jean-Marie Le Pen[9].

Lors des élections législatives de juin 2002, la participation est de 60,83 % lors du premier tour et de 54,72 % pour le second tour. Lors du premier tour, c'est Jean-Michel Ferrand (UMP) qui été arrivé en tête avec 35,55 % des voix suivi par le candidat (frontiste) Guy Macary avec 30,98 % des suffrages. Enfin, Benoit Magnat pour Les Verts est le troisième et dernier candidat à dépasser la barre des 10 % avec 17,03 % des suffrages. Lors du second tour, Jean-Michel Ferrand arrive en tête à Courthézon avec 61,52 % des voix contre 38,48 % pour Guy Macary[10].

Aux élections européennes de 2004, sur 3 487 inscrits, 1 346 ont voté, ce qui représente une participation de 38,60 % du total, soit une abstention de 61,40 %. C'est Michel Rocard pour le PS qui arrive en tête avec 23,57 % des suffrages suivi par Jean-Marie Le Pen (FN) avec 22,73 %, puis Françoise Grossetête (UMP) avec 14,71 % des voix. Aucun autre candidat ne dépasse la barre des 10%[11]

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du ), sur 3 513 inscrits, 2 545 ont voté, ce qui représente une participation de 72,45 % du total, soit une abstention de 27,55 %. Il y a eu une victoire du contre avec 1 742 voix (69,60 %), 761 voix (30,40 %) s’étant prononcées pour et 42 (1,65 %) étant des votes blancs ou nuls[12].

À l’élection présidentielle de 2007, la participation atteint 85,94 % au premier tour et 85,63 au second tour. Le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 31,12 %, suivi par Jean-Marie Le Pen (FN) avec 20,54 % et Ségolène Royal (PS) avec 18,57 %, François Bayrou (UDF) avec 14,25 % puis aucun autre candidat ne franchi les 5 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 63,66 % contre 36,34 % pour Ségolène Royal[13].

Lors des élections législatives de juin 2007, la participation est de 58,48 % lors du premier tour et de 58,16 % au second tour. Lors du premier tour, c'est Jean-Michel Ferrand (UMP) qui été arrivé en tête avec 47,41 % des voix suivi par la candidate (socialiste) Nadine Peris avec 13,23 % des suffrages. Aucun autre candidat ne dépasse la barre des 10 % des suffrages. Lors du second tour, Jean-Michel Ferrand obtient 65,79 % des suffrages contre 34,21 pour son adversaire Nadine Peris[14].

Aux élections européennes de 2009, sur 3 774 inscrits, 1 454 ont voté, ce qui représente une participation de 39,98 % du total, soit une abstention de 60,02 %. Les résultats sont Françoise Grossetête (UMP) avec 26,69 % des voix, suivie de Vincent Peillon (PS) avec 13,20 %, de Jean-Marie Le Pen (FN) avec 12,93 %, de Michèle Rivasi (Europe Écologie) avec 12,38 %, puis aucune autres listes n'a dépassés les 10 %[15].

À l'élection présidentielle de 2012, la participation atteint 84,72 % au premier tour puis 84,12 % lors du second tour. Le premier tour a vu se démarquer Marine Le Pen (FN) avec 30,58 % des voix suivi par Nicolas Sarkozy (UMP) avec 27,38 % et François Hollande (PS) avec 18,92 %, Jean-Luc Mélenchon (FG) avec 11,03 %, puis aucun autre candidat ne franchi les 10 %. Lors du second tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête à Courthézon avec 60,10 % des voix contre 39,90 % pour François Hollande[16].

Lors des élections législatives de juin 2012, la participation est de 61,16 % lors du premier tour et grimpe à 63,63 % au second tour. Le premier tour voit arriver en tête Marion Maréchal-Le Pen (FN) avec 35,56 % des voix suivi par Jean-Michel Ferrand (UMP) avec 27,81 % et par Catherine Arkilovitch, la candidate (PS) avec 22,99 % des voix. Les autres candidats ne dépassent pas la barre des 10 %. Ces trois candidats se maintiennent pour le second tour. C'est Marion Maréchal-Le Pen qui arrive en tête de cette triangulaire à Courthézon avec 43,51 % des voix contre 33,57 % pour Jean-Michel Ferrand et 22,92 % pour Catherine Arkilovitch[17].

Aux élections européennes de 2014, sur 3 974 inscrits, 1 839 ont voté, ce qui représente une participation de 46,28 % du total, soit une abstention de 53,72 %. C'est Jean-Marie Le Pen (FN) qui arrive en tête du scrutin avec 46,42 % des voix suivi par Renaud Muselier (UMP) avec 17,80 % des voix. Aucune autres listes n'a dépassés les 10 %[18].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
    François Reboul, guillotiné en 1794    
    Étienne-Joseph Gontard, guillotiné en 1794    
1803 1813 Le Boucher de Brucher    
1814 1818 Parnet    
1818 1830 Trescartes    
1830 1870 François Rey    
1870 1876 Élie Dussaud    
1876 1876 Célestin Masson   Notaire
fin 1876 1878 Léon Ligier    
1878 1882 Théophile Chabran    
1883 1894 Jean Bruguière    
1894 1901 Joseph Colonieu    
1901 1904 Frédéric Soumille    
1904 1908 Barbery    
1908 1919 Biscarel Eugène   Pharmacien
1919 1927 Gabriel Rambaud    
1927 1945 Alfred Onde    
1945 1945 Gilbert Lantuejouve    
1945 1953 Alfred Onde    
1953 1971 Jean Fauchet   Balaitier
1971 1977 Paule Viaud PS  
1977 1989 Camille Saint-Pierre PS Enseignant
1989 en cours Alain Rochebonne DVD Enseignant, président de la Communauté de communes
du Pays Réuni d'Orange

L'Hôtel de ville est installée dans le château de Val-Seille, ainsi que la police municipale (sur l'arrière du château).

Administration municipaleModifier

Le conseil municipal de la ville est composé de 29 élus répartis de la manière suivante :

Groupe Président Effectif Statut
« Courthézon Avant Tout[20] »
DVD
Alain Rochebonne 23[21] majorité
« Courthézon Ensemble[20] »
PS
Jérôme Metay 3[21] opposition
« Une nouvelle dynamique pour Courthézon[20] »
DVD
Baptiste Grangeon 3[21] opposition

FiscalitéModifier

L'imposition des ménages et des entreprises à Courthézon en 2009[22]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,95 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 24,90 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 76,70 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 21,58 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[23]).

Budget et fiscalité 2016Modifier

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[24] :

  • total des produits de fonctionnement : 5 593 000 , soit 1 007  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 4 455 000 , soit 802  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 056 000 , soit 370  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 2 747 000 , soit 495  par habitant.
  • endettement : 2 109 000 , soit 380  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 12,05 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 27,40 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 84,40 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 113 [25].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2015, la commune comptait 5 476 habitants[Note 1], en augmentation de 1,65 % par rapport à 2010 (Vaucluse : +2,66 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6002 3642 4102 8673 0533 3223 3633 4753 489
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5643 5683 6353 5983 2483 2053 1993 2793 105
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 0303 0573 1572 8172 8282 9373 1262 9533 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3 5753 9474 3374 4985 1665 3645 3125 3095 307
2013 2015 - - - - - - -
5 4895 476-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

  • Usine d'engrais, fabrication d'acide sulfurique.
  • Autrefois ancienne capitale de la fabrication des balais de sorgho (nombreuses fabriques familiales)
  • Avant 1990 fabrication de machines-outils, dans les années 1950 un ingénieux personnage local, Aimé Arnoux fabriquait des balais de sorgho, de manières très artisanale, il lui vint l'idée de mécaniser la fabrication de ces balais, c'était le début d'une aventure qui allait le conduire à construire, d'abord des machines automatiques de fabrication de balais, puis dans la foulée, diverses machines, entre autres, pour ramasser la lavande, pour fabriquer des rouleaux à peindre, des karts (la commune disposait d'un circuit de karting quartier des Sources), puis vint la célèbre tronçonneuse à métal « Arnoux » qui a équipée un grand nombre d'ateliers de ferronnerie et chaudronnerie de France entière, avant de se lancer dans la fabrication de machines beaucoup plus lourdes, des cisailles, plieuses et presses plieuses, ce qui a eu pour effet d'abandonner l'atelier situé dans Courthézon (à la place de l'actuelle boulangerie Benivay), pour s'installer dans le quartier des Balauques. Cette entreprise était composée en grande partie de personnel courthezonnais, formé comme apprenti dès l'âge de 14 ans, les ateliers "Arnoux", ont arrêté la fabrication à Courthézon début des années 1990, lors de la vente de l'entreprise pour continuer dans la région lyonnaise, jusqu'à l’arrêt complet de la fabrication en 2013.

AgricultureModifier

 
Vendange dans les vignes sur les hauteurs de Courthézon.

Un vignoble de 1 600 hectares[30] :

Sur les 13 cépages autorisés pour l’appellation[30], le Grenache reste le cépage roi.

Nombreux établissements viticoles[31],[32] (26 domaines, cave coopérative regroupant 368 exploitants[30]) et proximité de vignobles prestigieux par la route des vins.

TourismeModifier

Comme la totalité des villes et villages de Vaucluse, Courthézon vit du tourisme.

Office de tourisme, nombreux logements (chambres d'hôtes, gîtes ruraux, un camping, etc.), des restaurants...

ArtisanatsModifier

Les trois catégories principales d'artisanats sont : l'ébénisterie / travail du bois, la construction / maçonnerie et la décoration.

Vie localeModifier

Assurance, banques, imprimerie, petits commerces sur place, un supermarché, une supérette, une quincaillerie, deux boucheries, deux boulangeries, un salon de thé oriental, un bureau de poste, plusieurs bars, restaurants et pizzerias, un tabac presse, deux fleuristes, pressing, coiffeurs et esthéticiennes. Marchés le vendredi matin. L'association "mères au Foyer" du Vaucluse a son siège social sur Courthézon. Un nouveau éco-quartier qui se nomme La Barrade est en construction depuis 2015 et le chantier prendra fin début 2018 repartissant un ou deux commerce plus de 40 logements ainsi que maisons et lotissements.

EnseignementModifier

 
Un groupe scolaire et la cour de récréation

Présence de deux écoles maternelles et de deux écoles élémentaires dont une privée.

Il a été longtemps question de la création d'un collège sur la commune, mais le site de Bédarrides a finalement été choisi. La majorité de collégiens de Courthézon sont repartis entre Bédarrides et Orange.

Présence d'un centre de loisirs communal depuis l'été 2007 qui accueille les enfants de trois à douze ans.

SportsModifier

Équipements : Centre sportif, skatepark, boulodrome, centre d'équitation.

Stade de la Roquette où évolue le SCC (Sporting Club Courthézon)

Des cours d'eau permettent la pratique de la pêche. Une multitude de cours d'eau classés en 1re et 2e catégorie sillonne le territoire communal dont la "Seille", qui prend sa source sur la commune de Jonquières et qui traverse la commune du nord au sud. Elle est alimentée également par différents affluents qui sont, le "Grand Roannel", le "Petit Roannel", le ruisseau des "Ségurets", le ruisseau des "Clèdes" (probablement le dernier ruisseau de la région qui ai abrité des écrevisses, il y a 30 ans), et le ruisseau de la "Rebousse", tous classés en 1re catégorie, poissons à dominance de type salmonidées. À noter que la "Grande Mayre" est, avec ses affluents "Petite Mayre", et autre "ruisseaux des Paluds", classée en 2e catégorie, à dominance de poissons blanc et carnassiers. Elle se jette dans la "Seille" en limite sud de la commune. Ces cours d'eau sont gérés par l'"amicale des Amis de la Seille". À noter également l'"étang des Palud", aujourd'hui à l'abandon. Il a été pendant de nombreuses années un lieu privilégié des pêcheurs courthézonnais et des communes environnantes. Il était géré par "la Gaule Orangeoise".

SantéModifier

Plusieurs médecins et spécialistes (dentistes, podologue, etc.) sont installés dans la commune, ainsi que 2 pharmacies et 1 laboratoire d'analyses médicales.

Deux maisons de retraite, "Saint-Vincent" et une maison de retraite publique "Élie-Dussaud".

CultesModifier

La paroisse catholique fait partie du diocèse d'Avignon, doyenné d'Orange Bollène[33], église en cœur de village et cimetière en bordure extérieure.

Écologie et recyclageModifier

Une Déchetterie et plusieurs emplacements pour le tri sélectif dans la ville (conteneurs à emballages, papiers, verres). La commune est incluse dans la zone de protection Natura 2000 pour « l'Ouvèze et le Toulourenc », sous l'égide du Ministère de l'écologie, de la DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur, et du MNHN (Service du Patrimoine Naturel)[34].

Confrérie bachiqueModifier

La plus vieille confrérie viticole de Provence « Li Coumpaire de la Souco » (les Compères de la Souche en Provençal)[35] est aussi l'une des plus actives, basée à Courthézon[36]. Cette confrérie très ancienne[37] a été créée par les parents d'élèves de l'école Notre-Dame à Couthézon[38], qui étaient vignerons. Elle permettait de financer, grâce à des ventes de bouteilles de vin[réf. incomplète], une partie des activités de l'école. À l'heure actuelle, elle permet d'aider aux activités parascolaires de l'école mais surtout elle honore par des cérémonies d'intronisations les vignerons et des personnalités locales.

Lieux et monumentsModifier

 
Le château de Val-Seille
 
L'arrière du château
 
Lavoir, chapelle et fontaine

Patrimoine civil :

  • Remparts XIe siècle ces imposantes fortifications[39] ont été construites en pierres tirées des carrières de Saint-Georges déjà exploitées par les Romains.
  • Restes de murs crénelés de l'ancien château des princes d'Orange (VIIIe aménagé et agrandi aux XIIIe, XVIe et XVIIe siècle) au point le plus élevé de la ville. Il fut démoli en 1768.
  • 15 fontaines (dont fontaine Belle-Croix de 1857 (IMH)[40], fontaine aux Micocouliers XIXe, fontaine Sainte-Pierre de 1850, fontaine des Quatre-Saisons...) et 5 oratoires.
  • Tour de l'horloge (1653) surmontée d'un campanile en fer forgé classé monument historique[41].
  • Hospice reconstruit en 1703.
  • Halles de 1730.
  • Château de Val-Seille, construit par Élie Dussaud en 1868[42],[43].
  • Château Montellier, avec jardins.
  • Château de Verclos d'origine XIIIe, restauré au XVIe puis remanié au XIXe (donjon rectangulaire accolé à un corps de logis).
  • Domaine de Beaucastel avec château XVIIIe.
  • Châteaux La Font-du-Loup Pecoulette, le Rayas.
  • Jardin du Couvent inaugurée le 31 mai 2013.

Patrimoine religieux:

  • Église Saint-Denis (XIIe siècle nef et clocher, orgue ancien (18 jeux restauré) de Théodore Puget classé monument historique.
  • Sept chapelles ont été érigées sur le territoire de Courthézon[44]
    • Chapelle Saint-Pierre XIIe siècle
    • Chapelle Saint-Laurent
    • Chapelle Saint-Dominique
    • Chapelle Saint-Étienne
    • Chapelle Saint-Georges des Garrigues. Dès les premiers siècles du christianisme, des lieux de culte se sont élevés à l’emplacement des temples romains, et souvent avec leurs matériaux, ce fait est reconnu pour deux chapelles : « Saint-Laurent de Barbara - Saint-Georges des Garrigues ».
    • Chapelle Saint-Ramsous.

GalerieModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

JumelagesModifier

Courthézon est jumelée avec :

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

RéférencesModifier

  1. L'eau dans la commune
  2. Patrimoine de la ville de Courthézon
  3. La climatologie de Vaucluse
  4. Le plus ancien village agricole de France par Jean Courtin sur le site www.futura-sciences.com
  5. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacou et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 218
  6. Archives communales, AA 1, chartrier de la communauté
  7. Pays de Rhône et Ouvèze : Courthézon, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  8. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Referendums/elecresult__referendum_1992/(path)/referendum_1992/093/084/84039.html
  9. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle_2002/(path)/presidentielle_2002/093/084/84039.html
  10. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives_2002/(path)/legislatives_2002/084/08403903.html
  11. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Europeennes/elecresult__europeennes_2004/(path)/europeennes_2004/005/084/84039.html
  12. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Referendums/elecresult__referendum_2005/(path)/referendum_2005/093/084/84039.html
  13. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle_2007/(path)/presidentielle_2007/093/084/84039.html
  14. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives_2007/(path)/legislatives_2007/084/08403903.html
  15. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Europeennes/elecresult__europeennes_2009/(path)/europeennes_2009/05/093/084/084039.html
  16. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__PR2012/(path)/PR2012/093/084/084039.html
  17. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__LG2012/(path)/LG2012/084/08403039.html
  18. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Europeennes/elecresult__ER2014/(path)/ER2014/05/093/084/084039.html
  19. Courthézon, 1991, (ISBN 2-950-60480-3)
  20. a b et c http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/084/C1084039.html
  21. a b et c http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/084/084039.html
  22. « Impôts locaux à Courthézon », taxes.com
  23. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  24. Les comptes de la commune
  25. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  26. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  30. a b et c (fr) Les vignobles de la ville de Courthézon
  31. « coopérative vinicole Cellier des Princes », notice no IA84000770, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Coopérative vinicole intercommunale », notice no IA84000771, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. doyenné d'Orange-Bollène
  34. Responsabble Natura 2000
  35. La souche (la souco en provençal)
  36. La confrérie « Li Coumpaire de la Souco » a été la première créée en Provence en 1948 à Courthézon dans le cadre des fêtes de la jeunesse des Ecoles Libres
  37. Association Li coumpaire de la souco
  38. Li Coumpaïre de la souco
  39. « Fortifications de la ville », notice no PA00082032, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Fontaine Bellecroix », notice no PA00082031, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Beffroi », notice no PA00082030, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Ancien château de Val-Seille, aujourd'hui mairie », notice no PA00132747, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. Château de Valseille (mairie)
  44. Patrimoine de la ville de Courthézon
  45. Bienheureuse Thérèse Consolin et ses 31 compagnes