Place des femmes dans l'histoire de la musique

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L'étude à partir du XXe siècle de la place des femmes dans l'histoire de la musique démontre l'existence et la permanence, depuis l'origine et sur tous les continents, de la composition et de la pratique musicales par les femmes, longtemps occultées par l'historiographie, la musicologie et l'ethnomusicologie pour des raisons sociologiques, culturelles ou religieuses[1].

Premières attestations de la place des femmesModifier

« Ne fréquente pas la femme musicienne,
de peur que tu ne sois pris dans ses rets. »

— L'Ecclésiastique, IX, 4

La légende voit en Sappho (VIIe siècle av. J.-C.) la première compositrice[2].

Avant l'an 1000, auraient existé et composé Enheduanna, Charixène, Cai Yan (174c-220c), Lüzhu (240c-300c), Khosrovidoukht de Goghtn (active vers 750), Sahakdoukht de Siounie (active vers 750).

Musique classique occidentaleModifier

Moyen ÂgeModifier

Au Moyen Âge, la non-intégration de femmes dans les ensembles pratiquant la musique connaissait cependant une exception notable : les moniales pouvaient en effet produire des pièces pour leur communauté ; Hildegarde de Bingen (1098-1179) en est à ce titre un exemple célèbre.Elle compose plus de soixante-dix chants, hymnes et séquences, dont certains ont fait l'objet d'enregistrements récents (Ave generosa, Columba aspexit, O presul vere civitatis...)[3]. Elle compose aussi un drame liturgique intitulé Ordo virtutum, qui comporte quatre-vingt-deux mélodies et qui met en scène les tiraillements de l'âme entre le démon et les vertus[4].

Avant elle, à Byzance, Cassienne de Constantinople (ou Kassia, (805c-865c), également abbesse, est une des premières compositrices[5].

Néanmoins, ces pratiques ne restent qu’une enclave au sein des institutions religieuses, les femmes étant exclues de la production musicale au sein des églises et des cathédrales (chœurs[6], composition). Cependant, les femmes appartenant à la musique de Louis XIV, roi de France, ou à la musique du duc d'Orléans Philippe II, régent du royaume, pourront parfaitement chanter dans les offices célébrés à la chapelle. Cette quasi-exclusion de la place publique explique alors la méconnaissance historique des pièces musicales écrites par des femmes.

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A chantar m'er de so qu'eu no volria, interprétation d’une composition de la trobairitz Beatritz de Dia
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Néanmoins, dans l’Occident des XIIe et XIIIe siècles, en dehors du cadre des communautés religieuses, on trouve les premières compositrices de musique profane ou sacrée. Les trobairitz ou troubadouresses, poétesses, principalement dans le sud (occitan) de la France, issues de la noblesse, appartiennent en effet à la société courtoise.

Diverses thèses tentent d’expliquer la situation particulière de ces femmes dans la pratique de la composition musicale : la composition serait devenue un accompagnement logique des talents musicaux indispensables à la vie de cour dans la France occitane[7] (chant, instruments), ou encore le pouvoir particulier que tenaient les femmes dans le sud de la France aux XIIe et XIIIe siècles leur aurait permis d’accéder à ces pratiques artistiques[8].

La seule composition d’une trobairitz dont la musique soit aujourd’hui connue est une canso de la comtesse Beatritz de Dia (vers 1140-après 1175), intitulé A chantar m'er de so qu'eu no volria[9].

Beatritz de Dia, Beatritz de Romans, Azalaïs de Porcairagues, ou Na de Casteldoza sont des poétesses et compositrices (Trobairitz) d'expression occitane ayant vécu dans le sud de la France au XIIe siècle.

Maroie de Diergnau, Herrade de Landsberg, Tibors de Sarenom, et quelques autres poétesses d'après l'an 1000, méritent d'être évoquées.

RenaissanceModifier

Gracia Baptista est la première compositrice dont une œuvre est publiée, en 1557 : Conditor alme, pièce pour clavier autour du cantus firmus de l'hymne de l'Avent Conditor alme siderum (en)[10], paraît dans l'anthologie ibérique Libro de cifra nueva para tecla, harpa, y vihuela de Luis Venegas de Henestrosa[11].

En 1566, quatre madrigaux de Maddalena Casulana paraissent dans le recueil Il Desiderio, constituant la première musique vocale imprimée de la première femme à se considérer comme compositrice professionnelle[11]. La musicienne italienne dédie à Isabelle de Médicis son premier livre de madrigaux avec cette profession de foi[12] :

« [Je] veux montrer au monde, autant que je le peux dans cette profession de musicienne, l’erreur que commettent les hommes en pensant qu’eux seuls possèdent les dons d’intelligence et que de tels dons ne sont jamais donnés aux femmes. »

Période baroqueModifier

Période classiqueModifier

Période romantiqueModifier

Florence Launay, dans Les Compositrices en France au XIXe siècle dénombre un millier de compositrices[13] pour ce seul pays, et étudie les mécanismes qui président à leur effacement par la société masculine d'alors[14].

Période moderneModifier

 
Portrait de Lili Boulanger.

En 1913, lorsque Lili Boulanger est la première femme à recevoir le Prix de Rome, la Villa Médicis n’est pas conçue pour recevoir de jeune femme : le Conservatoire national français, embarrassé, doit alors l’installer en ville[15]. Cette anecdote atteste de la condition féminine dans la pratique de la composition musicale, durablement marquée par des barrières sociales et éducatives, que quelques femmes parvinrent cependant, au fil de l’histoire, à surmonter au gré d’occasions et de circonstances exceptionnelles.

Germaine Tailleferre participe au Groupe des Six sous l'égide de Jean Cocteau.

Claude Arrieu, après un premier prix de composition obtenu en 1932 au Conservatoire national de musique et de Paris, s'est intéressée à l'évolution du langage musical et des divers moyens techniques disponibles, ce qui l'amena à collaborer à plusieurs reprises avec Pierre Schaeffer au début de l'aventure de la musique concrète[16].

Période contemporaineModifier

Les vingtième et vingt-et-unième siècles ont vu une forte augmentation du nombre de compositrices sans pour autant que leur visibilité en soit considérablement accrue[17].

Betsy Jolas est une compositrice franco-américaine qui effectua des remplacements d'Olivier Messiaen au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris de 1971 à 1974 avant d'y être nommée professeur d'analyse en 1975 et de composition en 1978.

Jacqueline Fontyn, compositrice et pédagogue belge, après avoir étudié en Belgique, France et Autriche, est devenue en 1970 la première professeur de composition du Conservatoire royal de Bruxelles.

Édith Canat de Chizy, qui a été professeur de composition au conservatoire à rayonnement régional de Paris jusqu'en 2017, a été reçue en 2005 à l'Académie des beaux-arts par François-Bernard Mâche au fauteuil de Daniel-Lesur devenant ainsi la première femme compositrice à être admise à l'Institut de France.

Suzanne Giraud lui a succédé en 2017 au poste de professeur de composition du conservatoire à rayonnement régional de Paris. De 1984 à 1986 elle a été pensionnaire de la Villa Médicis.

Sont également remarquées Florence Baschet, Georgia Spiropoulos, Raphaèle Biston, Julia Blondeau, Unsuk Chin, Adrienne Clostre, Pascale Criton, Violetta Cruz, Marybel Dessagnes, Violeta Dinescu, Coralie Fayolle, Graciane Finzi, Marie-Hélène Fournier,Sally Gallet, Sofia Goubaïdoulina, Clara Iannotta, Madeleine Isaksson, Sophie Lacaze, Édith Lejet, Lin-Ni Liao, Liza Lim, Clara Maïda, Misato Mochizuki, Meredith Monk, Lara Morciano, Florentine Mulsant, Olga Neuwirth, Younghi Pagh-Paan (en), Camille Pépin, Claire Renard, Michèle Reverdy, Doina Rotaru, Kaija Saariaho, Rebecca Saunders, Elżbieta Sikora, Claire-Mélanie Sinnhuber, Clara Olivares, Diana Soh, Béatrice Thiriet, Leilei Tian (en), Isabel Urrutia, Francesca Verunelli, Xu Yi, Agata Zubel (pl)

Musiciennes d'orchestreModifier

Une évolution lente s'est faite dans ce domaine assez masculin, tant pour les cheffes d'orchestre que pour les instrumentistes ou les solistes :

« Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du XXe siècle que les premières cheffes commencent à s’imposer sur la scène[18]. »

« En 1906 par exemple, la harpiste Lily Laskine est restée “remplaçante titulaire” à l’orchestre de l’Opéra de Paris pendant 30 ans[19]. »

Musique électroacoustiqueModifier

La musique électroacoustique, et plus particulièrement la musique acousmatique, s'avère plus propice à une émergence des compositrices dans les programmations de concert et de festivals, avec notamment : Elisabeth L. Anderson, Natasha Barrett, Françoise Barrière, Marie-Hélène Bernard, Michèle Bokanowski, Thérèse Brenet, Martina Claussen, Marcelle Deschênes, Ingrid Drese, Chantal Dumas, Beatriz Ferreyra, Livia Giovaninetti, Christine Groult, Monique Jean, Elsa Justel (de), Elainie Lillios (en), Bérangère Maximin (nl), Kazuko Narita, Pauline Oliveros, Agnès Poisson, Lucie Prod’homme, Éliane Radigue, Carole Rieussec, Roxanne Turcotte, Annette Vande Gorne, Hildegard Westerkamp


JazzModifier

Pendant longtemps, l'histoire du jazz s'est construite autour de grandes figures (masculines), des innovateurs qui ont marqué leur époque[20]. Il faut attendre les années 1980 pour que des historiens et historiennes réexaminent ce récit du jazz, en incluant notamment les dimensions sociologique, critique, culturelle ou de genre[21]. Linda Dahl, Antoinette D. Handy ou encore Sally Placksin ont ainsi fait réémerger des figures féminines du jazz[21]. Dans son ouvrage Swing Shift: “All-Girl” Bands of the 1940s, Sherry Tucker va contre l'idée d'une essence masculine du jazz de l'époque swing en s'intéressant aux groupes exclusivement féminins (Darlings of Rhythm, Sweethearts of Rhythm, Prairie View Co-eds, Harlem Playgirls…) À partir d'une analyse de genre de cette période, elle montre comment les représentations de genre ont façonné la musique et la culture de l'époque, et apporte de nouvelles manière de les appréhender[22].

InstrumentistesModifier

 
Mary Lou Williams, vers 1946.

Les femmes instrumentistes sont plutôt rares dans le jazz. En France, les femmes instrumentistes représentent moins de 4 % des musiciens de jazz[23],[24].

Aux États-Unis, la pianiste, compositrice et arrangeuse Mary Lou Williams est une des exceptions à une époque où le jazz est massivement masculin[25].

ChanteusesModifier

À l'inverse, le chant est très féminisé. En France, 65 % des chanteurs de jazz sont des femmes[23]. La rôle de ces dernières est souvent très stéréotypé[26]. Il n'est de plus pas toujours pris au sérieux par les instrumentistes masculins qui ont du mal à accepter la chanteuse en tant que collègue, de par le manque de technicité, ou par un comportement différencié[27]. Même parmi les chanteuses reconnues et de technicité équivalente aux musiciens, il existe une marginalisation. Elles sont par exemple rarement invitées en tant que sideman[28], et elles subissent les mêmes difficultés relationnelles, économiques et de reconnaissance[28].

Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Anita O'Day, Carmen McRae, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Abbey Lincoln, Nina Simone, Shirley Horn, Jeanne Lee, Helen Merrill, Nancy Wilson, Dee Dee Bridgewater font partie des plus connues.

RockModifier

En 1944 Rosetta Tharpe compose Rock me, considéré comme le premier titre de rock 'n' roll[29],[30].

Au début des années 1990, le mouvement Riot grrrl (littéralement les « émeutières ») est créé par de jeunes féministes aux États-Unis[31]. Très actif et multiforme, ce mouvement punk underground organise aussi des espaces de discussion non mixtes, lance des fanzines[32]… Les principaux groupes sont Bikini Kill, Bratmobile et Heavens to Betsy[32]. Y figurent également Le Tigre[33], de même que L7 ou Tribe 8 (en).

En France : Les Suprêmes Dindes, Le Maximum Kouette sont des groupes de rock essentiellement féminins.

Autres genres de musique occidentaleModifier

Dans les domaines de la musique expérimentale ainsi que dans la world figurent notamment Meredith Monk, Mansfield.TYA, Femmouzes T., CocoRosie...

Les femmes sont également présentes dans les musiques du monde de différents pays, telles Cesária Évora, chanteuse capverdienne.

Musique orientaleModifier

La musique orientale est de tradition orale[34].

Musique arabeModifier

Musique chinoiseModifier

Musique indienneModifier


Musique japonaiseModifier


Musique juiveModifier

Autres traditions ethnomusicologiquesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Dubesset 2007.
  2. Augustin Lefebvre, « Où sont les compositrices ? », sur Radio Classique, (consulté le )
  3. http://www.9timezones.com/ia/ghildgrd.htm
  4. J. Millon, 1997 ; Symphonie des harmonies célestes suivi de L’Ordre des vertus (Symphonia harmoniae caelestium revelationum. Ordo virtutum, s. d.), Lenoir R. (éd.), Grenoble,
  5. « L'histoire des compositrices à travers des siècles : de l'Antiquité à la Renaissance », sur France Musique, (consulté le )
  6. L’interdiction pour les femmes de chanter dans les églises durera au moins jusqu’à la fin du XIXe siècle.
  7. Judith Tick, Women in music, 500-1500, Grove Music Online.
  8. Matilda Tomaryn Bruckner, Fictions of the Female Voice: The Women Troubadours. Speculum vol. 67 (no 4), octobre 1992 : pages 865 à 891. ISSN 0038-7134.
  9. Elizabeth Aubrey, Comtessa de Dia, Grove Music Online.
  10. (es) Pablo Rodríguez Canfranc, « Gracia Baptista, la primera compositora española « MusicaAntigua.com », sur www.musicaantigua.com, (consulté le )
  11. a et b (en) Judith Tick, Margaret Ericson et Ellen Koskoff, « Women in music », sur Grove Music Online, (consulté le )
  12. (it) Fabrizio Basciano, « Le compositrici femminili nella storia della musica classica: da Maria Anna Mozart a Francesca Caccini », sur Il Fatto Quotidiano, (consulté le )
  13. Launay 2006, p. 11.
  14. Mathilde Dubesset, « Florence Launay, Les compositrices en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, 2006, 544 p. », Clio. Femmes, Genre, Histoire, no 25,‎ , p. 249–290 (ISSN 1252-7017, lire en ligne).
  15. « http://emf.oicrm.org/nhmf-1913/ »
  16. Dictionnaire des compositeurs, Paris, Encyclopædia Universalis, coll. « Les dictionnaires d'Universalis », , 3011 p. (ISBN 978-2-85229-559-9, OCLC 495228416, lire en ligne).
  17. « WOMEN COMPOSERS / By KAPRALOVA SOCIETY ».
  18. https://www.francemusique.fr/actualite-musicale/femmes-chefs-d-orchestre-une-evolution-petits-pas-685.
  19. Aliette de Laleu, « Femmes et musique classique : les 5 questions qui fâchent », sur France Musique, (consulté le ).
  20. Buehrer 2013, p. XIII.
  21. a et b Buehrer 2013, p. XIV.
  22. Buehrer 2013, p. XV.
  23. a et b Buscatto 2018, p. 125.
  24. Catherine Monnot, « Marie Buscatto, Femmes du Jazz : Musicalités, féminités, marginalisations », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés, no 29,‎ (ISSN 1252-7017, DOI 10.4000/clio.9350, lire en ligne, consulté le ).
  25. (en) « Introduction aux archives Mary Lou Williams (2) », sur newarkwww.rutgers.edu (consulté le ).
  26. Buscatto 2018, p. 74-75.
  27. Buscatto 2018, p. 64-65.
  28. a et b Buscatto 2018, p. 65-66.
  29. (es) « Rosetta Tharpe, la mujer que inventó el rock », sur Cosecha Roja, (consulté le )
  30. « Biographie de Sister Rosetta Tharpe », sur Universal Music France (consulté le )
  31. Manon Labry, Riot grrrls : chronique d'une révolution punk féministe, Paris, La Découverte, , 138 p. (ISBN 978-2-35522-105-7).
  32. a et b Pauline Le Gall, « Riot Grrrls: 3 groupes qui ont marqué l’histoire de ce mouvement punk et féministe », sur lesinrocks.com, (consulté le ).
  33. « Riot Grrrl : Revolution Girl Style Now », sur catalogue.philharmoniedeparis.fr (consulté le ).
  34. « https://educamus.ac-versailles.fr/IMG/pdf/orient_prof.pdf »

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

En françaisModifier

Musique classique occidentale
  • Danielle Roster (trad. de l'allemand par Denise Modigliani), Les femmes et la création musicale : les compositrices européennes du Moyen âge au milieu du XXe siècle [« Allein mit meiner Musik : Komponistinnen in der europäischen Musikgeschichte »], Paris, l'Harmattan, coll. « Bibliothèque du féminisme », , 348 p. (ISBN 2-7384-6565-X, notice BnF no FRBNF36706486)
  • Jean Massin et Brigitte Massin, Histoire de la musique occidentale -deuxième partie, les 15e et 16e siècles, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la Musique », , 1312 p. (ISBN 2-213-02032-9, OCLC 630597950)
  • Florence Launay, Les Compositrices en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, , 544 p. (ISBN 2-213-62458-5, OCLC 191078494, notice BnF no FRBNF40145281).
  • Éric Tissier, Être compositeur, être compositrice en France au 21ème siècle, Paris, l'Harmattan, coll. « Univers musical », , 353 p. (ISBN 978-2-296-10835-6)
Rock
  • Les belles et les bêtes : Anthologie du rock au féminin, de la soul au metal, Camion Blanc, 2012.
Jazz
Ethnomusicologie

Dans d'autres languesModifier

Ouvrages généraux
  • (en) Aaron Cohen, International encyclopedia of women composers, New York, Books & Music, 2e édition, 1987.
  • Julie Anne Sadie et Rhian Samuel, The Norton/Grove dictionary of women composers, , Digitized online by GoogleBooks (lire en ligne).
  • (en) Karin Pendle, Women and Music : A History, Bloomington IN., Indiana University Press, , 516 p. (ISBN 0-253-21422-X).
  • (en) Marcia J. Citron, Gender and the Musical Canon, CUP Archive, , 377 p. (lire en ligne).
  • (en) Marcia J. Citron, « Gender, Professionalism and the Musical Canon », The Journal of Musicology, vol. 8, no 1,‎ , p. 102-117 (lire en ligne  ).
  • (en) Eugene Gates, « The Woman Composer Question: Philosophical and Historical Perspectives », The Kapralova Society Journal, vol. 4, no 2,‎ (lire en ligne [PDF]).
Jazz
  • (en) Linda Dahl, Morning Glory : A Biography of Mary Lou Williams, Berkeley, University of California Press, , 465 p. (ISBN 978-0-520-22872-6, lire en ligne).  
  • (en) Theodore E. Buehrer, Mary's Ideas : Mary Lou Williams's Development as a Big Band Leader, vol. 25, Middleton, A-R Editions, Inc., coll. « Music of the United States of America (MUSA) », , 290 p. (ISBN 978-0-89579-762-9, lire en ligne).  
  • (en) Linda Dahl, Stormy Weather : The Music and Lives of a Century of Jazzwomen, Limelight Editions, , 371 p. (ISBN 978-0-87910-128-2).
  • (en) Antoinette D. Handy, Black Women in American Bands and Orchestras, Metuchen, N.J./London, Scarecrow Pr, , 319 p. (ISBN 978-0-8108-1346-5).
  • (en) Sally Placksin, American Women in Jazz, 1900 to the Present : Their Words, Lives and Music, New York, Penguin Adult, , 332 p. (ISBN 978-0-87223-760-5).
  • (en) Nichole T. Rustin (dir.) et Sherry Tucker (dir.), Big Ears : Listening for Gender in Jazz Studies, Duke University Press Books, coll. « Refiguring American Music », , 472 p. (ISBN 978-0-8223-4320-2, lire en ligne).
  • (en) Sherry Tucker, Swing Shift : “All-Girl” Bands of the 1940s, Duke University Press Books, , 424 p. (lire en ligne).

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier