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Cintegabelle

commune française du département de la Haute-Garonne

Cintegabelle
Cintegabelle
le festival des Terrasses de Picarrou en 2013.
Blason de Cintegabelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Muret
Canton Auterive
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin Auterivain Haut-Garonnais
Maire
Mandat
Jean-Louis Rémy
2014-2020
Code postal 31550
Code commune 31145
Démographie
Gentilé Cintegabellois, Cintegabelloises
Population
municipale
2 899 hab. (2016 en augmentation de 10,48 % par rapport à 2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 49″ nord, 1° 31′ 53″ est
Altitude Min. 185 m
Max. 302 m
Superficie 52,92 km2
Localisation

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Cintegabelle
Liens
Site web Site de la mairie

Cintegabelle (occitan : Senta Gabèla) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Cintegabellois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans le Lauragais à 35 km au sud de Toulouse sur la route nationale 20, au confluent de Hers-Vif et de l'Ariège. Elle est limitrophe du département de l'Ariège.

Communes limitrophesModifier

Cintegabelle est limitrophe de dix autres communes dont cinq dans le département de l'Ariège.

 
Carte de la commune de Cintegabelle et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Cintegabelle[1]
Auterive Mauvaisin Aignes
Caujac   Calmont
Gaillac-Toulza,
Saint-Quirc
(Ariège),
Lissac
(Ariège)
Labatut
(Ariège)
Saverdun
(Ariège),
Canté
(Ariège)

Lieux-dits et écartsModifier

  • Anciennes paroisses des Baccarets et de Picarrou, qui possèdent toutes deux le statut de commune associée.
  • Nombreux hameaux et lieux-dits dont Boulbonne (ancienne abbaye).

HydrographieModifier

La commune est située sur l'Ariège, à sa confluence avec l'Hers-Vif ainsi que le Ruisseau de Calers et la Jade qui conflue aussi avec l'Ariège sur la commune.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 5 292 hectares ce qui en fait la quatrième plus grande superficie de la Haute-Garonne ; son altitude varie de 185 à 302 mètres[2].

Voies de communication et transportsModifier

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

ToponymieModifier

La plus ancienne attestation connue de ce nom est ipse alode de Sancta Gabella dans le testament de Hugues, évêque de Toulouse (960). Devic et Vaissete, dans leur Histoire générale de Languedoc, précisent même que Hugues avait donné à un de ses clercs, nommé Loup, l'église de Sainte-Marie où le corps de sainte Gabelle était inhumé. Ils ajoutent cependant qu'on ne sait rien de certain sur cette sainte.

Dans l'état actuel des connaissances, non doit en faire un hagiotoponyme, mais cette sainte n'apparaît nulle part ailleurs que dans l'ouvrage de Devic et Vaissete, qui, en outre, mettent son existence en doute. Il s'agit très probablement d'une sainte imaginée par les habitants de la région à partir d'un nom commun. au Moyen âge, en effet, on prêtait aux noms propres des vertus magiques. C'est ainsi qu'on modifiait le nom d'un saint ou d'une sainte de façon à en faire le guérisseur d'une maladie.

Dauzat et ses successeurs ont rattaché ce toponyme à la gabela "l'impôt sur le sel". Or, celui-ci n'est attesté en français qu'à partir de 1330, et sans doute plus tard en occitan. Il vaut donc mieux se référer à l'occitan gavèla "javelle, gerbe de blé. L'occitan cincta est une remotivation, à partir d'une prononciation *sinta, variante de santa/senta, car il n'apparaît qu'au XVIe siècle, près de 300 ans après les attestations avec Santa/Sancta.

HistoireModifier


Attentat attribué à l'Armée Révolutionnaire BretonneModifier

Le 18 Juin 1999 une explosion a endommagé la perception des impôts de Cintegabelle et provoqué des dégâts dans les maisons proches. L'Armée révolutionnaire bretonne a revendiqué cette action, qualifiée de «lâche» par Lionel Jospin.

Les habitants de la commune de Cintegabelle (Haute-Garonne), fief électoral du Premier ministre Lionel Jospin, ont été réveillés hier matin à 4-h-50 par le bruit provoqué par une violente explosion. Une bombe constituée d'un kilo de dynamite avait été placée sur la porte de la perception des impôts située rue de la République, à 400-mètres de la mairie et de la permanence du parti socialiste. Treize maisons, six commerces et quatre véhicules ont été endommagés. L'attentat n'a fait heureusement aucun blessé.

La piste bretonne Un correspondant anonyme a revendiqué l'attentat, hier en début d'après-midi, dans un appel téléphonique à l'AFP à Paris. Il a déclaré : «Ici l'Armée révolutionnaire bretonne qui revendique Cintegabelle». L'inconnu n'a pas apporté de preuve matérielle pour authentifier cette revendication. Mais les enquêteurs font remarquer que d'après les premières constatations faites à Cintegabelle, le type de système électrique de mise à feu de l'engin, constitué d'un minuteur et d'un dispositif électrique appliqué sur un kilo de dynamite, a déjà été utilisé à plusieurs reprises lors d'attentats attribués ou revendiqués par des activistes bretons.

Une vive émotion «Quand j'ai entendu l'explosion, raconte François Sartori, dont le domicile est proche de l'église, je me suis levé immédiatement et je me suis rendu sur place. Beaucoup d'habitants avaient fait comme moi. Certains étaient encore en pyjama». Les gendarmes mobiles qui patrouillent en permanence la nuit dans Cintegabelle ont aussitôt donné l'alerte et le plan Epervier a été mis en place.[3]

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt trois[4].,[5].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes du Bassin Auterivain et du canton d'Auterive (avant le redécoupage départemental de 2014, Cintegabelle était le chef-lieu de l'ex-Canton de Cintegabelle.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1973 (décès) Lucien Canals PS Conseiller général (1945-1973)
1973 1988 (décès) Jacques Pic PS Boulanger, conseiller général (1973-1988)
1989 2008 Christian Brunet PS  conseiller général (2002-2015)
mars 2008 en cours Jean-Louis Rémy PS  

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2016, la commune comptait 2 899 habitants[Note 1], en augmentation de 10,48 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0002 9843 0893 2523 7383 9274 0163 9713 938
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 1424 0994 0393 7123 5012 6262 5842 4422 346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1962 1952 1091 9621 9321 8761 8851 9541 964
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 7961 8181 9212 0612 2152 3412 4832 6182 840
2016 - - - - - - - -
2 899--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 33 45 49 62 69 77 77 77
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

EnseignementModifier

Cintegabelle fait partie de l'académie de Toulouse. L'éducation est assurée sur la commune de Cintegabelle par la crèche, l'écoles maternelles et élémentaires. Un collège (ouverture 2021[14].) y est prévu.

SantéModifier

La commune possède un centre communal d'action sociale, une maison des solidarités, infirmiers, médecins, pharmacie,

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Festival des Terrasses de Picarrou

Depuis 2010 le festival des Terrasses de Picarrou se déroule un mardi sur deux en juin et juillet sur la place Lucien-Canals à Picarrou. Chacune des cinq soirées gratuites appelée "Terrasse" aborde une thématique musicale différente en accueillant des artistes régionaux, nationaux et internationaux. Après Kent et les Bombes 2 Bal en 2013, Murray Head en 2014, Bijou et Yves Jamait en 2015, Bill Deraime et Jean-Patrick Capdevielle en 2016, Art Mengo sera la tête d'affiche de l'édition 2017.

Activités sportivesModifier

Chasse, pétanque, randonnée pédestre, rugby à XV, football, tennis, judo, cyclotourisme, et de nombreuses autres spots y sont présents[16].

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes du Bassin Auterivain Haut-Garonnais[17],[18].

ÉconomieModifier

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé…) a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine puisque Cintegabelle se trouve dans son aire urbaine. L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés.

Culture locale et patrimoineModifier

L'abbaye de BoulbonneModifier

Classée Monument Historique en 1981, l'abbaye de Boulbonne date du début du XVIIIe siècle. Elle ne doit pas être confondue avec la première abbaye de Boulbonne, fondée au XIIe siècle et détruite par les Huguenots en 1567. L'abbaye située sur le territoire de la commune de Cintegabelle a été vendue à la Révolution, ce qui explique qu'une bonne partie du mobilier se retrouve de nos jours en l'église paroissiale. Mais cela est bien peu comparé à toutes les richesse que possédait l'abbaye, forte des nombreux dons des seigneurs de la région.

L'église de l'abbaye n'est plus, mais il reste les façades, la salle capitulaire, le réfectoire, et une partie du cloître. De même, les pigeonniers et les écuries sont toujours là[19],[20].

Église Sainte-Vierge de la NativitéModifier

L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Cintegabelle est une église en brique foraine toulousaine, imposante, remaniement au XVe siècle d'un édifice plus ancien.

Objets d'artModifier

De nombreux objets d'art dignes d'intérêts y sont conservés :

L'orgueModifier

L'église de Cintegabelle est surtout connue pour son orgue, dont la construction originelle, en 1742, est attribuée à Christophe Moucherel. Il fut relevé et complètement revu par Jean-François Lépine en 1754. Cet instrument provient de l'abbaye de Boulbonne, et fut acheté, après, la révolution française, de 1789 ; en 1798 par le citoyen Jacques Fageadet pour 615 francs. On commença l'installation de l'orgue dans la tribune de l'église en 1806. Elle ne se termina qu'en 1819.

Le buffet, de style Louis XVI, en lui-même est un chef-d'œuvre classé monument historique en 1906, avec ses angelots musiciens et ses atlantes dorés, imposant dans cet édifice qui ne fut pas à l'origine prévu pour recevoir un instrument de cette taille.

La partie instrumentale (qui elle aussi fut classée en 1972) n'en est pas moins remarquable, avec ses 3 claviers et un pédalier « à la française » sur lesquels se répartissent 34 jeux. La dernière restauration (et en grande partie reconstruction, puisqu'il s'est agi de revenir à un orgue de style classique alors que l'orgue de Cintegabelle avait été modifié de multiples fois au fil des ans) date de 1989.

Ces orgues ont déjà fait l'objet d'une discographie conséquente. Le 28 mai 2011, un timbre le représentant est édité.

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Autres monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

AnecdotesModifier

Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », « Autour de... » , etc., peuvent être inopportunes dans les articles (septembre 2014).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.

Les Chevaliers du Fiel citent Cintegabelle dans leur chanson paillarde « La Simca 1000 » : « [...] On est allé danser au Kilimandjaro Tous les deux mots tu faisais un rot, Mais putain que tu étais belle Comme la mairie de Cintegabelle [...] ».

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'azur à la gerbe de blé d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles aussi d'or.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Pour l’archéologie concernant CintegabelleModifier

  • Cf. Michel Labrousse dans Gallia T. XXIV, 1966 ; T. XXVI, 1968 ; T. XXVIII, 1970 ; T. XXX, 1972 ; T. XXXII, 1974 ; T. XXXIV, 1976 ; T. XXXVI, 1978.

Depuis le 16 septembre 2012, on peut visiter une salle d'exposition d'archéologie. Elle se situe au premier étage de la mairie (heures d'ouverture). Elle retrace l'histoire des premiers hommes qui ont peuplé la commune, de la préhistoire à l'époque médiévale.

OuvragesModifier

  • Armengaud, Roger, Ycart, Roger, Cintegabelle, châtellenie royale en pays toulousain, 1983,
  • Armengaud, Roger, Boulbonne. Le Saint-Denis des comtes de Foix, Mazères, Édité par l’Association pour le Développement du Tourisme de Mazères, 1993, 328 p.

ArticlesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. https://www.ladepeche.fr/article/1999/06/19/127887-cintegabelle-attentat-dans-le-fief-de-jospin.html
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  5. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031145.html.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. https://actu.fr/occitanie/cintegabelle_31145/lauragais-college-tout-neuf-accueillir-400-eleves-cintegabelle_21313529.html
  15. http://mairie-cintegabelle.fr/index.php/arts/
  16. http://mairie-cintegabelle.fr/index.php/sports/
  17. https://www.cc-bassinauterivain.fr/
  18. http://mairie-cintegabelle.fr/index.php/dechets/
  19. Armengaud, Roger, Boulbonne. Le Saint-Denis des comtes de Foix, Mazères, Édité par l’Association pour le Développement du Tourisme de Mazères, 1993, 328 p.
  20. Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastique