Chanteau

commune française du département du Loiret

Chanteau
Chanteau
L'église Saint-Remi.
Blason de Chanteau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Intercommunalité Orléans Métropole
Maire
Mandat
Christel Botello
2020-2026
Code postal 45400
Code commune 45072
Démographie
Gentilé Chanteausiens
Population
municipale
1 470 hab. (2017 en augmentation de 6,37 % par rapport à 2012)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 56″ nord, 1° 58′ 09″ est
Altitude Min. 109 m
Max. 138 m
Superficie 28,85 km2
Élections
Départementales Canton de Fleury-les-Aubrais
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Chanteau
Liens
Site web http://www.chanteau.fr

Chanteau est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de la commune de Chanteau et des communes limitrophes.

La commune de Chanteau se trouve dans le quadrant nord-ouest du département du Loiret, dans la région agricole de l'Orléanais[1] et l'aire urbaine d'Orléans[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 8,3 km d'Orléans[3], préfecture du département, et à 5,6 km de Fleury-les-Aubrais, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie d'Orléans[2].

Les communes les plus proches sont : Marigny-les-Usages (3,6 km), Semoy (4 km), Boigny-sur-Bionne (4,9 km), Fleury-les-Aubrais (5,6 km), Rebréchien (6 km), Vennecy (6,6 km), Saint-Jean-de-Braye (6,7 km), Cercottes (6,9 km), Saran (7 km) et Combleux (7,5 km)[4].


Communes limitrophes de Chanteau
Chevilly Saint-Lyé-la-Forêt
Cercottes
Saran
  Marigny-les-Usages
Fleury-les-Aubrais Semoy

Géologie et reliefModifier

 
Carte géologique de la commune de Chanteau.
  • m3-p1SASo : Sables et argiles de Sologne (Langhien supérieur à Pliocène inférieur.)
  • m2MSO : Marnes et sables de l'Orléanais (Burdigalien)
( : Gouffre, aven
$ : Carrière à ciel ouvert

La région d’Orléans se situe dans le sud du Bassin parisien, vaste cuvette composée d’un empilement de couches sédimentaires d’origines essentiellement détritiques (issus de l’érosion d’anciennes chaînes de montagnes) et carbonatées (précipitation de carbonate de calcium). Ces dépôts s'étagent du Trias (- 250 millions d’années) au Pliocène (- 23 millions d’années) et se font surtout en contexte marin, mais aussi en milieu lacustre. Les successions de périodes glaciaires et interglaciaires au Quaternaire aboutissent à la configuration géomorphologique actuelle : altération plus ou moins profonde des roches en place, terrasses alluviales anciennes perchées sur les plateaux et incision de la vallée actuelle de la Loire[5],[6].

Les calcaires de Beauce, qui constituent le socle du territoire communal, se forment à l'Aquitanien (de - 23 à - 20,5 millions d’années). Les marnes et sables de l’Orléanais (m2MSO), premiers dépôts burdigaliens (de – 20,44 à – 15,97 millions d'années) recouvrant ces calcaires de Beauce, occupent les parties nord du territoire communal et sud, le long du cours d’eau le Buat. Ces sables sont essentiellement composés de grains de quartz émoussés, accompagnés de feldspaths kaolinisés et friables, de silex à patine noire et de graviers calcaires particulièrement fréquents à la base de la formation[7],[8]. Cette formation est elle-même surmontée par les sables et argiles de Sologne (m3-p1SASO), datés du Langhien supérieur au Pliocène inférieur, une formation composée de sables (quartz gneissique ou granitique) argileux très grossiers à fins et de lentilles d’argile verte, pure ou sableuse, occupant la partie centrale de la commune[9].

Fragmentés et fissurés, les calcaires peuvent être le siège de phénomènes karstiques[8]. Les circulations préférentielles d’eaux souterraines érodent ces calcaires en profondeur et entraînent la formation de dépressions, gouffre ou dolines. Les manifestations en surface de ces fragilités ne sont pas rares dans la région orléanaise. 27 cavités ont été inventoriées par le service régional Centre du BRGM sur la commune, en octobre 2003 : neuf gouffres, dont celui des Sans-Ronce, découvert en 1952 et mesurant près de 100 m de long pour 25 m de profondeur[10], et des dolines (dépressions circulaires ou elliptiques liée à l'activité karstique)[11].

Le territoire communal est relativement plat puisque la dénivelée maximale est de 29 mètres. L'altitude du territoire varie en effet de 109 mètres à 138 mètres[12],[13].

HydrographieModifier

Le cours d'eau le Ruet se forme sur le territoire de la commune.

ClimatModifier

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000

- Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 3,6 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 5 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,2 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 678 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,2 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,4 j

La commune bénéficie d’un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes du Loiret. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l’ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[14]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Orléans-Bricy, qui se trouve à 14,40 km à vol d'oiseau[15], où la température moyenne évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[16], à 11,2 °C pour 1981-2010[17], puis à 11,7 °C pour 1991-2020[18].

Accès et transportsModifier

Chanteau est membre depuis 2000 d'Orléans Métropole. Elle est donc desservie par les transports de l'agglomération orléanaise (TAO) et le réseau de transport interurbain Ulys du département du Loiret. Les lignes TAO desservant la commune sont les lignes 16, 33 et 72.

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Site Natura 2000Modifier

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[19],[20].

Un site Natura 2000 est présent sur le territoire communal de Chanteau[INPN 1] :

Numéro Type Nom Arrêté de classement Localisation
FR2400524 SIC (directive "Habitats, faune, flore") Forêt d’Orléans et périphérie 20 août 2014[21] Deux noyaux sont localisés dans les parties nord-ouest et centre de la commune[22].

Le site de la « forêt d'Orléans et périphérie » d'une surface totale de 2 226,40 ha, est morcelé en 38 entités. Celles-ci, de tailles variables (de 0,9 à 347 ha), sont disséminées sur les 3 massifs et leurs périphéries. Au cours de la réalisation du document d'objectifs, suite aux inventaires de terrain, l'absence d'habitat ou habitat d'espèce d'intérêt communautaire dans certaines entités a conduit à la proposition de leur suppression (13 entités concernées, pour une surface totale de 207,90 ha). L'intérêt du site réside dans la qualité des zones humides (étangs, tourbières, marais, mares), la grande richesse floristique, avec un intérêt élevé pour les bryophytes, les lichens et les champignons. 17 habitats naturels d’intérêt communautaire sont répertoriés sur le site qui présente aussi un intérêt faunistique, notamment l’avifaune, les chiroptères, les amphibiens et les insectes. Ce site présente une faible vulnérabilité dans les conditions actuelles de gestion ; il s’agit en effet de parcelles de forêt domaniale dont la gestion actuelle n’induit pas de contraintes particulières pour les espèces citées. Certaines comme le balbuzard pêcheur font l’objet d’une surveillance. D’autres espèces justifieraient un suivi, comme le sonneur à ventre jaune, l’aigle botté, la pie-grièche écorcheur[INPN 2].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

 
Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Chanteau comprend une ZNIEFF[INPN 3].

La ZNIEFF et de type 1[Note 2], dénommée « Bas-marais des Crots », d'une superficie de 0,65 hectares, se situe en lisère nord de la clairière de Chanteau, à un peu plus d'un kilomètre de ce bourg[23]. Son altitude est de 135 m[INPN 4]. L'intérêt du site est principalement lié aux mares temporaires et dépressions en eau qui permettent la reproduction de nombreuses espèces de reptiles et d'amphibiens (huit amphibiens et six reptiles). Cette zone présente la particularité d'abriter trois des quatre espèces de lézards de la région Centre (lézard vivipare, lézard des souches, lézard des murailles) et de favoriser la reproduction de dix espèces d'amphibiens (dont deux salamandridae en limite d'aire de répartition)[INPN 5].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Cantoilo en 1077 et 1079[24] ; de Cantolio en 1180[25] ; de Chantolio en 1234 ; Chanteau en 1293[26] ; Chanteuil en août 1386[27] ; Chanteuil en décembre 1402[28] ; Chanteau en avril 1496 [29] ; Chanteau en 1740 [30] ; Chanteau au XVIIIe siècle sur la Carte de Cassini[31] ; Chanteau en 1801[32].

Le nom Chanteau est dérivé du Gaulois Canto (bord du cercle) et o-ialo (champ, clairière) ou du bas latin cantoialum (la clairière circulaire). Chanteau a en effet pour origine une clairière de défrichement dans la forêt d'Orléans[31].

Jusqu'au moins en 2007, la commune était appelée Chanteau-la-Foulonnerie[33].

HistoireModifier

Saint Remi, évêque de Reims s'y serait arrêté au VIe siècle. Robert II, fils d'Hugues Capet, y fit construire un prieuré en 1029.

Révolution française et EmpireModifier

Nouvelle organisation territorialeModifier

Le décret de l'Assemblée Nationale du décrète « il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[34]. En 1790, dans le cadre de la création des départements, le Loiret compte alors 367 municipalités, rattachées à 59 cantons et 7 districts[35]. La municipalité de Chanteau est rattachée au canton de Fleury et au district d'Orléans[36]. Le terme « commune », au sens de l’administration territoriale actuelle, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () : « La Convention nationale, sur la proposition d’un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée »[37]. Ainsi la municipalité de Chanteau devient formellement « commune de Chanteau » en 1793[36].

Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[38],[39]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[38]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 58 à 31[Note 3],[40]. Chanteau est alors rattachée au canton Neuville et à l'Arrondissement d'Orléans par arrêté du 9 vendémiaire an X ()[41],[36],[42]. En 1806, la commune est rattachée au canton d'Orléans-Nord-Est, un canton nouveau formé d'une commune de l'ancien canton d'Ingré, supprimé, de sept communes issues du canton de Neuville et de trois issues du canton de Patay[43]. Cette organisation va rester inchangée jusqu'en 1973.

Époque contemporaineModifier

Le Turco était un tirailleur algérien qui, lors de la guerre franco-prussienne de 1870, a réussi à arrêter pendant quelques heures une colonne de Prussiens qui se dirigeaient vers Orléans. Après avoir tué plusieurs ennemis, il tomba à son tour[réf. nécessaire]. Deux monuments rappellent son action héroïque : l'un, récemment aménagé, se trouve à l'angle de la rue des Hauts-Bois, l'autre plus imposant, dans le cimetière de Chanteau. Chaque année, en décembre, a lieu une commémoration en son souvenir.

UrbanismeModifier

Voies de communication et transportsModifier

 
Réseau routier principal de la commune de Chanteau (avec indication du trafic routier 2014).

Risques naturels et technologiquesModifier

La commune de Chanteau est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Elle est également exposée à deux risques technologiques : le risque industriel et le risque industriel [44]. Entre 1989 et 2019, six arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : deux pour des inondations et coulées de boues et quatre pour des mouvements de terrains[45].

Risques naturelsModifier

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[11]. Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[46]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumise à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), une bande à l'est du bourg étant en aléa « fort »[47].

Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante [48]. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible[45].

Risques technologiquesModifier

Dans le domaine des risques technologiques, la commune est concernée par plusieurs établissements classés "site SEVESO seuil haut" de par leurs activités : la société TDA armements. Cet établissement fait l’objet de l’élaboration d’un Plan de Prévention des Risques Technologiques approuvé par arrêté préfectoral[49]

La commune est exposée au risque de transport de matières dangereuses, en raison du passage sur son territoire d'un oléoduc exploité par la société Trapil[50], [44],[51].

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Chanteau est membre de l'intercommunalité Orléans Métropole[52], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Orléans. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux. En 2020, il s'agit du SM aménagement desserte aérienne de l'Ouest du Loiret (SMAEDAOL), du SM des bassins versants de la Bionne et du Cens et du SMAH du bassin de la Retrêve et de son affluent le ruisseau du Renard[53].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Orléans, au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[52]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Fleury-les-Aubrais pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[52], et de la cinquième circonscription du Loiret pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[54].

Politique et administration municipalesModifier

Conseil municipal et maireModifier

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Chanteau, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[55], pour un mandat de six ans renouvelable[56]. Il est composé de 15 membres[57]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Jannick Vié est maire depuis 2014. Lors du Conseil municipal extraordinaire réuni le 5 novembre 2018, le Conseil retire les délégations au Maire par 6 voix contre 1, lui reprochant "un manque de concertation et de communication". Le lendemain, les Conseillers municipaux opposés au Maire démissionnent, entraînant de nouvelles élections municipales[58].

Liste des maires successifs de Chanteau
Période Identité Étiquette Qualité
18XX 18XX Antoine René Chapon-Dabit   Négociant
Conseiller général du canton d'Orléans-Nord-Ouest
1900 1919 Charles Paulmier    
1919 1945 Henry de Bellaigue   Vicomte
1945 1950 Marcel Gondard    
1950 1975 Clément Risset   Agriculteur
1975 1983 Pierre Legrand   Agriculteur
1983 1989 Pierre Thibault DVD Enseignant
1989 2001 Denise Zermati DVG Enseignante
2001 2004 Jean-Pierre Leizour DVG Agent SNCF
2004 2008 Denis Rouet DVG Agent immobilier
2008 2014 Jean-Pierre Leizour DVG Agent SNCF
2014 2019 Jannick Vié DVD Conducteur de travaux
2019 2020 Bernard Dassy DVD  
2020 En cours Christel Botello[59] Sans étiquette Enseignante

Équipements et services publicsModifier

Gestion de l'eauModifier

Eau potableModifier

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[60]. La production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal était assurée en régie jusqu'au , par le SIAEP[Note 4] des Usages[61]. La gestion de l’eau étant une compétence obligatoire des communautés urbaines[62] et des métropoles[63], la communauté urbaine Orléans Métropole s'est substituée au syndicat pour la mise en œuvre du service public d'eau potable lors de la transformation de la communauté d'agglomération Val de Loire en communauté urbaine le , puis c'est la métropole Orléans Métropole le qui a pris cette compétence. La ville de Chanteau est alimentée en eau potable par le forage La Treille close, mis en service en 1974, pompant l'eau dans la nappe souterraine des calcaires d'Étampes[64].

Eaux uséesModifier

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[65], est assurée depuis le par la Communauté de l'Agglomération Orléans Val de Loire, puis le par la communauté urbaine et enfin depuis le par Orléans Métropole[66].

Depuis le , Orléans Métropole exploite en régie directe les réseaux et ouvrages d'assainissement de 10 communes du territoire métropolitain dont Chanteau et d'une partie d'Orléans[67]. Le réseau comprend un réseau séparatif eaux usées de 10 020 ml et un réseau d'eaux pluviales de 6 329 ml. Sur la commune, on compte 10 stations de relevage pour les eaux usées [66]. Ces stations peuvent contenir de une à quatre pompes dont les puissances peuvent varier de 1,3 kW à 140 kW (soit de 3 l/s à 450 l/s)[68].

Un zonage d'assainissement, qui délimite les zones d'assainissement collectif, les zones d'assainissement non collectif et le zonage pluvial[69] a été réalisé par l’AgglO et a été approuvé par délibération du conseil de communauté du [70].

La commune dispose de deux stations d'épuration de faible capacité : Le Berceau et La Treille[71]. Ces équipements sont conçus pour traiter respectivement 444 EH et 1 500 EH et ont été mis en service respectivement en 1985 et 2002[72] et son exploitation est assurée depuis mai 2016 par Véolia[67].

Gestion des déchetsModifier

 
Sites de collecte, de traitement et de valorisation des déchets de la communauté urbaine d'Orléans Métropole, avec localisation de la commune de Chanteau.

La collecte, le traitement et la valorisation des déchets est une compétence exclusive de la communauté urbaine Orléans Métropole depuis 2000 (l'intercommunalité était alors communauté de communes). La collecte des déchets ménagers (résiduels[Note 5] et multimatériaux) est effectuée en porte-à-porte sur toutes les communes de la communauté urbaine. Un réseau de six déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, cartons…)[73].

Une unité de traitement permettant la valorisation énergétique (l’incinération des déchets ménagers résiduels) et la valorisation matière des autres déchets (corps creux, corps plats et multimatériaux) est en service sur la commune de Saran depuis 1996. Elle est exploitée par la société ORVADE, filiale du groupe Veolia[74].

Camp militaireModifier

Le camp militaire d'Orléans-Chanteau est utilisé par le Service de santé des armées. Il accueille la Direction des approvisionnements en produits de santé des armées (DAPSA), l'Établissement central des matériels du service de santé des armées (ECMSSA) et la Pharmacie centrale des armées (PCA). Cette dernière, fondée en 1792, a été complètement rénovée en 2003 ; elle a été chargée de la production de médicaments spécifiques aux besoins militaires ou nécessaires dans le cadre de la pandémie grippale[75]. La maintenance des antennes chirurgicales est également assurée sur ce site. Le tout emploie près de 400 personnes[76].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[77]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[78].

En 2017, la commune comptait 1 470 habitants[Note 6], en augmentation de 6,37 % par rapport à 2012 (Loiret : +2,39 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263304288291344330348339366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
369362368325319302297294275
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
287270269248277241242209212
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1951863168999931 1361 2391 2441 382
2017 - - - - - - - -
1 470--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[79] puis Insee à partir de 2006[80].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Remi, datant du XVIe siècle.
  • Château de la Brossette, datant du début du XXe siècle, actuellement occupé par un centre de loisirs, priorité de la ville voisine de Fleury-les-Aubrais.
  • Gouffre des Sans-Ronce[81].
  • Carrefour du Chêne de l'Évangile.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Chanteau se blasonnent ainsi :

D'or à la barre de tenné bordée de deux cordes nouées d'argent et chargée de trois feuilles de chêne de sinople, accompagnée d'une demie ramure de tenné en chef et de trois épis de blés d'or liés d'argent en pointe [82].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. La suppression d'un canton d'Orléans par la loi du 8 pluviôse an IX (17 février 1800) avait ramené le nombre de cantons intial de 59 à 58
  4. SIAEP= Syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable.
  5. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

Inventaire national du patrimoine naturelModifier

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de LoireModifier

Autres sourcesModifier

  1. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 27 juillet 2015)
  2. a et b « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 27 juillet 2015).
  3. « Orthodromie entre "Chanteau" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
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Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

OuvragesModifier

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, lire en ligne)

RapportsModifier

  • Rapport 2015 sur le prix et la qualité du service public d'assainissement (lire en ligne)
  • Les services publics d'eau et d'assainissement (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Lien externeModifier