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Châtelperron

commune française du département de l'Allier

Châtelperron
Châtelperron
Vue de l'église et du château.
Blason de Châtelperron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Moulins-2[1]
Intercommunalité Communauté de communes Entr'Allier Besbre et Loire
Maire
Mandat
André Ratinier
2014-2020
Code postal 03220
Code commune 03067
Démographie
Population
municipale
147 hab. (2016 en diminution de 3,29 % par rapport à 2011)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 59″ nord, 3° 38′ 14″ est
Altitude Min. 234 m
Max. 352 m
Superficie 20,8 km2
Localisation

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Châtelperron
Liens
Site web http://chatelperron.interco-abl.fr

Châtelperron est une commune française située dans le département de l'Allier en région administrative Auvergne-Rhône-Alpes.

Les découvertes préhistoriques qui y ont été faites lui ont valu de donner son nom à une période de la préhistoire, le Châtelperronien.

Sommaire

GéographieModifier

 
Vue sur Châtelperron.

LocalisationModifier

  • Longitude est : 03° 39′ 00″ (degrés-minutes-secondes)

3,65 degrés décimaux 0,063705 radians

  • Latitude nord : 46° 23′ 00″ (degrés-minutes-secondes)

46,3833 degrés décimaux 0,809542 radians

Châtelperron est longé par la Besbre sur la limite occidentale de la commune et traversé par le Graveron, ruisseau qui se jette dans la Besbre en rive droite, à la pointe nord de la commune.

Ses communes limitrophes sont[2] :

Communes limitrophes de Châtelperron
Vaumas
Thionne   Saint-Léon
Jaligny-sur-Besbre
Chavroches
Sorbier

HéraldiqueModifier

« Écartelé d'or et de gueules. »

Blason des seigneurs de Châtelperron

« Écartelé aux 1 et 4 d'or au dauphin pâmé d'azur aux 2 et 3 de gueules au lion d'hermine, lampassé et couronné d'or. »


Armes présentées sur site de la commune de Châtelperron.
L'écartelé est composé en 1 et 4 des armes des Dauphins d'Auvergne et en 2 et 3 de celles des Chabannes-La Palisse

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Article détaillé : grotte des Fées (Châtelperron).

La grotte des Fées sur Châtelperron a été occupée dans un premier temps au Moustérien, puis au Châtelperronien. Elle est le site qui a fait donner le nom du village à ce faciès culturel préhistorique.

Époque gallo-romaineModifier

Toujours dans la grotte des Fées, ont été trouvées quelques objets gallo-romains.

Moyen-ÂgeModifier

Le premier possesseur connu de la terre de Châtelperron est Guichard de Castro Petri qui reconnaît la détenir du seigneur de Beaujeu en 1132. En 1215, Étienne, fils de Régnier de Chastel-Perron est homme lige du sire de Bourbon.

 
Église. Litre funéraire aux armes des Charry des Gouttes.

En 1220, Vilhelmus de Castro Petri ou Castropertis est seigneur de Saint-Léon, Vaumas, Liernolles et Lenax.

En 1329, Châtelperron est rattaché, par le mariage d'Isabeau de Châtelperron à Robert Dauphin de Jaligny, à la terre de Jaligny. Il le reste jusqu'au début du XVe siècle et, après avoir été quelques années propriété de Claude Montaigu, il est vendu le 17 mai 1443 à Jacques Ier de Chabannes, seigneur de La Palice, pour « neuf mille trois cents écus d'or vieil ».

Temps modernesModifier

Marie de Meulun, veuve de Charles de Chabannes, s'installe à Châtelperron où elle décède en 1553. C'est à cette période qu'auraient été percées les fenêtres supplémentaires sur la façade principale du château qui montre, sur le linteau de la cheminée du premier étage, les armes des Chabannes.

À l'extinction des Chabannes, le fief - avec le reste de leurs biens - va à la famille de Tournon puis, en 1571, à la famille de La Guiche. Châtelperron est vendu en 1682 ; puis de nouveau en 1685, cette fois à Gabrielle de Marmande. Après avoir été une possession d'Antoine de Charry des Gouttes, ce qui subsiste de la propriété – le château, quelques maisons du bourg et quatre domaines[N 1] – est racheté en 1803[N 2] par Jean-Baptiste Collas, qui réussit à reconstituer presque entièrement l'ancienne terre[N 3].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours André Ratinier[3]   Agriculteur retraité
réélu en 2014

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 147 habitants[Note 1], en diminution de 3,29 % par rapport à 2011 (Allier : -0,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
454464457442452459454483503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
500521499563559589622616589
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
566577532499467456405374345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
315287250219189137141149145
2016 - - - - - - - -
147--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-PierreModifier

 
Chapelle latérale nord.

XIIe siècle : Comprise dans l'ancienne enceinte du château, elle appartenait à sa première construction. Elle se compose d'une seule nef, dont les arcades sont à plein-cintre et le mur latéral droit décoré d'arcades appliquées, et de deux chapelles latérales, de chaque côté du chœur, formant un transept de taille réduite ; celle de gauche a été entièrement reconstruite au XIXe siècle par la famille Collas de Chatelperron. Les trois autels – dont le maître-autel en marbre du pays – sont d'un travail postérieur à l'édifice. Le portail est orné d'un tympan en bâtière, de grès fin rouge, représentant en bas-relief l'Agneau pascal, entouré de motifs végétaux, posé sur une croix pattée[N 4]. Ce fronton est soutenu par six colonnes dont cinq ont été remplacées, dans la seconde partie du XXe siècle par des colonnes de grès rose, sous l'égide de Marcel Génermont, architecte des Monuments historiques et président de la Société d'émulation du Bourbonnais.

Le portail est classé monument historique depuis le 7 juin 1933. Le reste de l'église a été inscrit à l'inventaire supplémentaire le 8 février 1986.

ChâteauModifier

XIIe et XVe siècles : Ce qui reste du bâtiment d'origine est du XVe siècle. Il avait, à l'origine, la forme d'un parallélogramme flanqué de quatre tours. Le château est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 9 décembre 1929.

Site préhistorique de la grotte des FéesModifier

Article détaillé : Grotte des Fées (Châtelperron).

La grotte des Fées est située à environ 1 km au nord du bourg, sur la rive gauche du Graveron (03° 03’ 18”E, 46°24’42”N), à 5 ou 6 m au-dessus du niveau du ruisseau. C'est au site de la grotte des Fées (35 000 - 30 000 ans av. J.-C.) que le « castelperronien » ou « châtelperronien » doit son nom. Les résultats des fouilles ont notamment alimenté la controverse sur la cohabitation ou non entre les hommes anatomiquement modernes et les Néandertaliens.

Ce site a fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles aux XIXe et XIXe siècles, initialisées, pour les premières, lors de la construction du chemin de fer devant relier les mines de Bert à Dompierre-sur-Besbre.

AutresModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • H. Delporte, F. Surmely, A. Urgal, Châtelperron : un grand gisement préhistorique de l’Allier, Moulins, Conseil général de l’Allier, 1999, 48 p.
  • René Germain (dir.), Dominique Laurent, Maurice Piboule, Annie Regond et Michel Thévenet, Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éd. de Borée, , 684 p. (ISBN 2-84494-199-0)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. En Bourbonnais, le vocable « domaine » désigne une exploitation agricole.
  2. Jean-Baptiste Collas achète la propriété le cinquième jour complémentaire de l’an XI.
  3. Cette famille devient par la suite les « Collas de Chatelperron ».
  4. Certains ont voulu voir dans cet emblème la preuve de la présence d'une commanderie de Templiers. Une telle présence aurait été incompatible avec celle, au même endroit et à la même période, du seigneur attesté de ces terres, Vilhelmus (Guillaume) de Castro Petri.
  5. Les seigneurs des Escures étaient seigneurs de Pontcharraud, de La Tour-du-Bois, de Gincay, de Brulle, de Lesparre, de La Vernède, de Plaisance, de Sauzat, de La Vivère, de Marcellange, du Reray et de Prabillard.
Notes sur la démographie
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Décret no 2014-265 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Allier.
  2. Géoportail (consulté le 26 mai 2017).
  3. Liste des maires de l'Allier [PDF], sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 26 juin 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.