La Bazoche-Gouet

commune française du département d'Eure-et-Loir

La Bazoche-Gouet
La Bazoche-Gouet
Mairie de La Bazoche-Gouet.
Blason de La Bazoche-Gouet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Châteaudun
Maire
Mandat
Jean-Paul Boudet
2020-2026
Code postal 28330
Code commune 28027
Démographie
Population
municipale
1 220 hab. (2018 en diminution de 1,13 % par rapport à 2013)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 22″ nord, 0° 58′ 53″ est
Altitude Min. 164 m
Max. 229 m
Superficie 37,44 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Brou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Bazoche-Gouet est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

SituationModifier

La Bazoche-Gouet est située dans le parc naturel régional du Perche, toute proche du département de Loir-et-Cher et de la Sarthe. Elle est traversée par des voies départementales importantes : la D 927, la D 13(1) et la D 9. Son tissu économique est préservé dans son cœur de village et elle possède un supermarché.

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Communes et départements limitrophesModifier

HydrographieModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

La Bazoche-Gouet est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66 %), prairies (23,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), forêts (4 %), zones urbanisées (2,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attestée sous la forme Basochia Gohet vers 1250[8].

De l'oïl basoche, « église »[8] et le déterminant Gouet, pour l'ancienne province du Gouët qui se situe en plein cœur de la région naturelle du Perche.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

La ville est occupée par les Anglais en 1426[réf. nécessaire]. Une des cinq baronnies du Perche, elle est connue comme La Bazoche la Pouilleuse.[9]

Époque moderneModifier

La Bazoche-Gouet souffre comme tout le Perche des guerres de la Fronde[réf. nécessaire]. Après la destruction du château par les seigneurs d'Arrou et de Courtalain, la ville ne fut protégée que par un étang et ses fossés[réf. nécessaire].

Époque contemporaineModifier

XXe siècleModifier

  • Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[10], dont La Bazoche-Gouet[11]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[12]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[13].
  • Jusqu'en 1973 lors d'un redécoupage des cantons, la ville est, avec son chef-lieu, une des deux communes les plus peuplées du canton d'Authon-du-Perche, seules celles-ci dépassent les 1 000 habitants.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 2008 Guy Vella UMP Conseiller général
mars 2008 2014 Dominique Béranger SE Pharmacien
mars 2014 En cours Jean-Paul Boudet[14],[15]   Chef d'entreprise de dix salariés ou plus

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 1 220 habitants[Note 2], en diminution de 1,13 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9132 0511 9101 9792 1372 1202 1942 3032 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1922 1642 1822 0372 1791 9511 9622 0082 000
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0051 9371 9861 9081 8681 7911 6831 6531 518
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4631 5291 4511 3111 2811 2491 2951 3031 310
2013 2018 - - - - - - -
1 2341 220-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • La foire de la Saint-Martin se tient en novembre :
    • Foire aux chevaux : concours lié à la race percheronne, samedi matin au foirail ;
    • Exposition sur le lait : patrimoine et actualité, salle des expositions premier étage de la mairie, samedi et dimanche ;
    • Foire à la brocante : le dimanche toute la journée, centre ville.

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-Jean-BaptisteModifier

  Classé MH (1907)[20] ;

Autres lieux et monumentsModifier

  • La chapelle Notre-Dame des Bois, construite en silex et grison, date du XIe siècle ; en 1827, le clocher actuel a remplacé le précédent, détruit par un ouragan[21] ;
  • Monument aux morts ;
  • Espace Emma Valladon.

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Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : parti : au 1) d’argent aux deux chevrons de sable, au 2) aussi d’argent aux trois chevrons brisés cousus d’or.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, , p. 1504.
  9. « Histoire des communes du Perche Gouet ».
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  11. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  13. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  14. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 9 août 2020).
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 9 août 2020).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Église Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00096967, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Paroisse Saint-Lubin du Perche (préf. Abbé Daniel Rambure, curé), Ces 36 églises ont quelque chose à vous dire..., , 101 p..
  22. Archives départementales d'Eure-et-Loir, « Registre d'état civil de la Bazoche-Gouet, cote 3E 027/007, images 182 à 184/373 », sur http://www.archives28.fr (consulté le 20 mai 2020).
  23. Cercle de recherche généalogique du Perche-Gouët, consulté le 14 septembre 2017.
  24. Carole Sterlé, « Les 81 ans de Villeneuve-la-Garenne », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  25. Fiche de Gilbert Garache sur le site de l'Ordre de la Libération.