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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chabannes.

Jacques II de Chabannes de La Palice
Jacques II de Chabannes de La Palice
Le maréchal de La Palice représenté dans l'ouvrage d'André Thevet, Les vrais pourtraits et vies des hommes illustres grecz, latins et payens, 1584.

Naissance 1470
La Palice
Décès (à 55 ans)
Pavie
Mort au combat
Origine Flag of Royalist France.svg France
Dignité d'État Maréchal de France
Conflits Guerres d'Italie
Faits d'armes 1488 : Bataille de St-Aubin-du-Cormier 1495 : bataille de Fornoue
1503 : bataille de Cérignole
1507 : Siège de Gênes 1509 : bataille d'Agnadel
1512 : bataille de Ravenne
1513 : bataille de Guinegatte
1515 : bataille de Marignan
1522 : bataille de la Bicoque
1525 : bataille de Pavie
Autres fonctions Seigneur de La Palice
Chambellan du roi
Capitaine de Pont-St-Esprit
Grand Maître de France
Conseiller du roi
Capitaine de Chantelle
Grand Veneur de France
Gouverneur de Lyon
Gouverneur du Dauphiné
Famille Famille de Chabannes
Petit-fils de Jacques de Chabannes de La Palice

Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice (ou de La Palisse), né en 1470 à Lapalisse dans le Bourbonnais et mort le à Pavie en Italie, est un noble et militaire français, maréchal de France. Il sert sous trois rois de France (Charles VIII, Louis XII et François Ier) et participe à toutes les guerres d'Italie de la période. L'historiographe du roi Louis XII, Jehan d'Authon, le qualifie dans ses Annales de Second Hector, et dans plusieurs ouvrages de biographies nationales, dont celle de Louis-Gabriel Michaud, il est considéré comme l'un des plus grands capitaines de son temps.

Sommaire

BiographieModifier

Sous Charles VIII : les premiers faits d'armes d'un chevalierModifier

 
Bataille de Saint-Aubin du Cormier en 1488. Gravure de Lesueur, XIXe siècle.
 
Antoinette de Chabannes, sœur de Jacques II , se maria le 8 novembre 1481, avec un prince du sang, de la Maison de Bourbon-Carency.

D'une fratrie de huit enfants, il est le fils aîné de Geoffroy de Chabannes, seigneur de Charlus et de La Palisse et sénéchal du Rouergue, et de son épouse Charlotte de Prie[1], demoiselle d'honneur de la reine Marie d'Anjou, il est le petit-fils de Jacques Ier de Chabannes dont le père a été tué lors de la bataille d'Azincourt ; compagnon de Jeanne d'Arc, il s'est notamment distingué à la bataille de Castillon. L'exemple de ce grand-père, qui délivra aussi en 1432 le château de Vincennes des Anglais[2] pour rendre sa demeure au roi de France Charles VII, ne manqua pas d'influencer fortement le futur apprentissage du chevalier. Le jeune seigneur, très tôt engagé au service de la Maison de France, est élevé comme enfant d'honneur à la cour d'Amboise auprès du Dauphin où il se montre doué dans les tournois et les carrousels. Il entre à l'âge de quinze ans au service du roi de France Charles VIII, qui est du même âge que lui.

Son premier fait d'armes se déroule le lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, où il accompagne son père au sein de l'armée française commandée par La Trémoille. Ayant remarqué la valeur de La Palice, le roi l'adoube chevalier au soir du combat. Cette victoire française contre l'armée de François II de Bretagne marque la fin de la Guerre Folle et la réunion du duché de Bretagne au royaume de France. À partir de l'année 1490, La Palice, en qualité d'écuyer, fait partie des 100 gentilshommes[3] pensionnaires de la Maison du roi. Afin de satisfaire à l'entretien du jeune chevalier au service de sa Maison, Charles VIII ( Menus-Plaisirs du roi ) lui fait don en 1490 d'une pension[4] de 525 livres tournois. Cette année-là, tout juste âgé de 20 ans, il est l'objet de l'attention du souverain, qui envisage de le marier avec Françoise Dauphine de L'Espinasse[5], une demoiselle alliée à la maison de Polignac. Le maître d'hôtel du roi Rigaud d'Aureille est mandaté pour satisfaire à cette mission matrimoniale, mais pour des raisons demeurées inconnues, ce projet d'union n'a pas de suite puisque le jeune La Palice épouse en premières noces, au mois de , une damoiselle originaire de l'Angoumois, Jeanne de Montberon, demoiselle d'honneur de la reine Anne de Bretagne et fille du chambellan Eustache de Montberon. Malgré le fort endettement du seigneur de Montberon, la dot de la jeune épouse est de 10 000 livres tournois. Jeune capitaine dirigeant une petite compagnie d'infanterie composée de 40 lances fournies de la compagnie d'ordonnance du roi, La Palice, devenu chambellan du roi, se voit accorder par celui-ci, durant l'année 1494, une pension de 1 500 livres en récompense de ses services.

 
Entrée triomphale de Charles VIII à Florence en 1494, vue par Francesco Granacci, musée des Offices.

Lors de la première guerre d'Italie, à la fin de l'année 1494, le capitaine de La Palice, âgé de 25 ans, suit le roi afin de conquérir le royaume de Naples. Charles VIII lui confie la direction d'une compagnie d'ordonnance, composée de 40 lances, soit un effectif de 300 hommes d'armes. Il combat d'abord dans le duché d'Asti à Valenza, Tortona et Alexandrie. À la tête d'une puissante armée, commandée par La Trémoille et le maréchal Pierre de Rohan-Gié, l'armée du roi de France fait une entrée triomphale à Florence, en novembre 1494. En octobre, La Palice est dans le Milanais dont le duc Ludovic Sforza est allié du roi de France. En , il participe à la prise de Naples. Durant cette importante expédition militaire pour la conquête de Naples, le roi Charles VIII se préoccupe de mettre à l'avant-garde de son armée les plus prometteurs de ses capitaines, parmi lesquels figure La Palice. Le 6 juillet, pendant le retour de l'armée en France, celle-ci se heurte près de Parme aux forces militaires de la ligue de Venise. Au cours de la bataille de Fornoue qui a lieu le 6 juillet 1495 et que les chroniqueurs transalpins qualifièrent de Furia francese tant la fougue des forces françaises fut grande, le commandant des armées vénitiennes François II de Mantoue se heurte à une vive résistance de l'armée française qui réussit toutefois à passer. Le jeune capitaine de La Palice contribue à ce succès.

À la suite de l'annexion encore récente de la Bourgogne, le pouvoir royal favorise aux frontières de cette province l'implantation militaire de diverses garnisons, dont celle d'une compagnie d'ordonnance composée de 39 hommes d'armes [6]et de 79 archers, du nombre de 40 lances, placée sous la conduite de La Palice et de Jean de Nocé son lieutenant. De retour dans ses terres, La Palice reçoit le roi de France dans son château de La Palisse[7], en Bourbonnois, le . Le souverain lui fait don par la suite des revenus des greniers à sel de Semur-en-Brionnais et de Marcigny. En ce début d'année 1498, La Palice, en tant que chambellan et conseiller du roi, est incontestablement un proche du pouvoir royal, puisqu'une quittance de 120 livres tournois payée au jeune capitaine de 40 lances mentionnent ces titres[8]. Après un règne écourté à 14 années, le 27 avril 1498, la lignée directe des Valois s'éteint brutalement par la mort accidentelle du jeune roi Charles VIII, âgé de seulement 27 ans, avec qui La Palice a entretenu une étroite relation d'amitié.

Sous Louis XII : le commandant tout puissantModifier

 
La Palice blessé est prisonnier de Gonzalve de Cordoue pendant le siège de Ruvo en 1503. Gravure de Pierre René de Moraine, XIXe siècle.

Lorsque Louis XII monte sur le trône, La Palice est nommé dès juillet 1498 maître des Eaux et Forêts du Languedoc[9]. Il accompagne ensuite le nouveau monarque à Milan. Se prétendant légitime héritier du Milanais par sa filiation avec Valentine Visconti, Louis XII a déjà attaqué Novare pendant que son prédécesseur et cousin, allié du duc de Milan, est à Naples. Milan est pris en octobre 1499, et Ludovic Sforza est battu et capturé à Novare en avril 1500. Afin de récompenser La Palice de cette victoire, le roi le fait dès l'an 1500 seigneur engagiste [10]de sa baronnie du château de Semur-en-Brionnais. Concernant les droits de Cens payés sur ladite seigneurie, les comptes [11]de Jean Sapin, receveur général des finances en Bourgogne , révèlent qu'ils restèrent longtemps exemptés de recettes, parce que le roi avait fait don gracieusement à M. de La Palice de sa châtellenie de Semur-en-Brionnais.

Cependant, la guerre reprend aussitôt et La Palice s'empare en 1501 de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles, et est fait vice-roi des Abruzzes en 1502. La même année, il arbitre un duel entre l'Espagnol Alonzo de Soto Mayor et le chevalier Pierre Terrail de Bayard, désigné par celui-ci pour être son parrain. Le 22 février 1503, Don Gonzalve de Cordoue, commandant l'armée du roi d'Aragon, qui tient garnison à Barlette dans les Pouilles, apprend qu'une compagnie d'infanterie française commandée par La Palice a mis le siège devant la ville de Ruvo, située à proximité. Réunissant ses troupes, El Gran Capitan entreprend d'assaillir les murs de la cité de Ruvo, afin de combattre militairement les Français. Avec son artillerie, Gonzalve fait détruire l'enceinte de la ville, mais La Palice, qui attend des renforts, résiste lors de la bataille de Ruvo. Ayant réussi à percer quelques brèches dans la muraille, Gonzalve se rend cependant maître de la cité et La Palice, grièvement blessé, doit se rendre à Gonzalve de Cordoue, qui le fait conduire sous les remparts et menace de l'exécuter. Les derniers soldats français retranchés dans Ruvo sont attaqués par les Espagnols. Gonzalve ordonne aux troupes françaises de se rendre, en échange de quoi la vie de La Palice sera épargnée. Ce dernier incite néanmoins son lieutenant Cormon à poursuivre le combat. La citadelle est finalement emportée mais Gonzalve, admiratif, fait soigner La Palice par ses chirurgiens. A peine remis d'effroyables blessures, La Palice tout juste rentré dans ses fiefs du Bourbonnais, se voit gratifier par le roi , dès Avril 1503 , de l'office de [12]capitaine de Pont-Saint-Esprit.

 
Le Voyage de Gênes, en 1507 par Jehan Marot. Enluminures de Jean Bourdichon. BnF. Mss . Fr .5091 F°15. Au premier plan, le roi Louis XII et son armée sortant de la forteresse d'Alexandrie pour aller châtier la rébellion des Génois.

La Palice reprend par la suite du service et accompagne en avril 1507 le roi Louis XII qui envisage de faire une nouvelle expédition militaire en Italie, afin d'obtenir la soumission de la république de Gênes. Chargé de réprimer la rébellion des Génois contre l'autorité française, sous le commandement du lieutenant-général Charles II d'Amboise, Louis XII envoie une armée d'environ 50 000 hommes afin de prêter main-forte au gouverneur Philippe de Clèves. La Palice, qui commande l'avant-garde de l'ost français au siège de Gênes, se bat avec distinction et contribue à la prise du fort de la ville. Lors de cette offensive, avec 3 000 fantassins, il donne notamment l'assaut à la montagne de Gênes, foyer de résistance des Génois retranchés dans la forteresse[13]. Au cours du combat, il est grièvement blessé d'une estafilade à la gorge et doit céder le commandement à Robert Stuart d'Aubigny. S'étant rendu maître de la cité et ayant obtenu la soumission des consuls de la ville, Louis XII fait son entrée solennelle à Gênes le 28 avril 1507.

La république de Gênes à présent pacifiée, Louis XII s'en retourne à Lyon, où il fait son entrée[14] solennelle le 17 juillet 1507. C'est à cette occasion que le roi, pour récompenser La Palice, lui fait don des revenus d'un francs-fief de la ville de Lyon appartenant à la Couronne[15]. Le spectre de la guerre reprenant de plus belle, La Palice reprend du service en étant envoyé par le roi en Vénétie combattre contre la République de Venise.

En 1509, il participe au siège de Treviglio et à la bataille d'Agnadel qui s'achève sur une victoire française. Quatre mois après ce succès, la république de Venise et de la coalition des États de la Ligue de Cambrai décident de porter le conflit armé contre les troupes vénitiennes d'Andrea Gritti jugées menaçantes des intérêts territoriaux franco-autrichiens. Louis XII envoie une armée d'environ 10 000 hommes commandée par La Palice, avec mission de porter secours à Maximilien Ier de Habsbourg. Au mois d'août 1509, une armée allemande et une armée française placée sous les ordres de La Palice décident de faire conjointement le siège de Padoue.

 
Portrait de Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice, collection du château de Beauregard, XVIIe siècle.

L'empereur d'Autriche souhaitant presser la reddition de la place, La Palice réunit ses capitaines, dont Bayard, pour leur faire part de la volonté de l'empereur. Afin de contrer l'offensive militaire de l'infanterie vénitienne de Niccolò di Pitigliano, La Palice est nommé commandant en chef d'une importante armée. D'après les mémoires du Loyal Serviteur , il se range à l'avis de Bayard selon lequel les gentilhommes français sont prêts à combattre dans les rangs allemands, craignant cependant que l'arrivée des chevaliers français parmi les fantassins de l'Empereur, de basse extraction, ne provoque du désordre. Malgré d'incontestables succès militaires, l'offensive austro-française se heurte néanmoins à l'implacable résistance des Padouans. Seize jours plus tard, devant l'impossibilité de se rendre maître de la place, Maximilien d'Autriche ordonne d'abandonner les opérations et se retire dans son pays, au grand désarroi de La Palice.

Lors de la guerre de la Ligue de Cambrai engagée contre la République de Venise, La Palice participe aux sièges militaires de plusieurs places fortes, dont ceux de Castel Novo, Trévise et Monselice, qu'il fait capituler. Afin de récompenser sa bravoure à la prise de Monselice, la reine Anne de Bretagne lui fait parvenir une chaîne en or fin[16]. Dans l'ouvrage du Voyage de Venise, où le poète, Jean Marot versifie le courage du commandant français :

« Lors Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice,

Tout devant l'avant garde, la lance sur la cuisse,

Va cherchant ennemis, désirant les trouver,

En Bataille rangée, pour sa vertu prouver. »

En 1511, La Palice prend part au conflit qui oppose les Espagnols au pape Jules II et succède à Chaumont d'Amboise à la tête des troupes françaises en Italie. Envoyé en 1511 en opération militaire dans le Frioul et en Vénétie, La Palice repousse l'armée vénitienne venue assiéger certaines villes. En cette même année, La Palice obtient la charge de grand maître de France. Il est le 3e descendant de la maison de Chabannes à être promu à cette dignité.

 
Illustration de la bataille de Ravenne le 11 avril 1512, Bibliothèque nationale autrichienne.
 
Mausolée de Gaston de Foix mort en 1512 à la bataille de Ravenne. Musée Château des Sforza à Milan.

Au début de l'année 1512, quand le jeune Gaston de Foix-Nemours arrive en Italie pour prendre le commandement de l'armée française, La Palice le seconde. Sous ses ordres, il se porte aux secours des Bolonais assiégés par les troupes espagnoles. Il réussit à faire lever le siège, puis le , participe à la bataille de Ravenne. Cette victoire française sur les Espagnols voit la mort de Gaston de Foix et La Palice est désigné pour lui succéder comme commandant en chef des armées d'Italie. Parmi les nombreux chevaliers qui périssent dans la bataille se trouve également le capitaine Yves d'Alègre[17] de Tourzel, beau-frère de La Palice et commandant de l'arrière-garde française. La disparition de Gaston de Foix et celle d'Yves d'Alègre jette la consternation dans les rangs de l'armée française. Dans sa Storia di Italia (livre X), l'historien florentin François Guichardin écrit à propos du revers essuyé par les troupes françaises : « il y eut outre cela un grand nombre de blessés ; mais la perte des français à cet égard fut sans comparaison plus grande, par la mort de Gaston de Foix et d'Yves d'Alègre et par celle d'un grand nombre de seigneurs de la première noblesse de France […] ».

Au lendemain de la victoire de Ravenne, La Palice fait prisonnier le cardinal Jean de Médicis, futur pape Léon X et légat du pape Jules II. Ce prélat, après avoir gagné la confiance des cardinaux ayant prêté allégeance à Léon X, essaie d'entrer en relation avec la curie romaine, en vue de procéder à une négociation diplomatique. Face à cette situation, La Palice doit opter pour un délicat compromis politique et diplomatique. Dans un ouvrage du XVIIe siècle sur L'Histoire ecclésiatique, l'abbé Claude Fleury résume les intrigues de cet événement :

« Il demanda permission à La Palice d'envoyer à Rome pour ses affaires particulières Jules de Médicis commandeur de Rhodes (Clément VII), son cousin-germain; il promit de solliciter le Pape et ses amis à payer sa rançon faisant accroire qu'il n'auroit pas plutôt recouvré sa liberté, qu'il accommoderoit la France avec le Saint-Siège. Sur cette promesse il obtint sa permission. Jules de Médicis vint donc à Rome et eut une audience secrète avec le pape, à qui il représenta la perte des François à la Bataille de Ravenne ; la mauvaise intelligence entre La Palice et le cardinal de Saint-Séverin (Federico Sanseverino) la désertion d'un grand nombre de soldats qui s'étoient enrichis du pillage de Ravenne ; l'armée des Suisses qui commençoient à paroître sur les frontières du Duché de Milan et l'obligation où se trouveroit La Palice d'y retourner avec la meilleure partie de ses troupes, pour garder ce Duché. Enfin il n'oublia rien pour persuader au Pape, que les Victorieux avoient beaucoup plus perdu dans la dernière action que les Vaincus: que l'armée françoise étoit entièrement ruinée et que bientôt on verroit une révolution de la Ligue. »

 
Yves II d'Alègre, beau-frère de La Palice, mort à la bataille de Ravenne en 1512. Galerie des Illustres du château de Beauregard.

La victoire de Ravenne, qui est une victoire à la Pyrrhus, ne consolide en rien la position stratégique des Français en Italie, car La Palice, au lieu de marcher en direction de Rome, reçoit l'ordre de se replier dans le duché de Milan, assiégé par les armées helvètes. Cet affaiblissement des forces françaises est notamment relaté dans l'œuvre[18] de Nicolas Machiavel, illustre penseur et philosophe florentin :

« Les Suisses enfin s'étaient mis en marche; mais plus prudents que dans leurs précédentes expéditions, ils s'étaient hâtés de se joindre aux Vénitiens. Les deux armées réunies comptaient plus de trente mille hommes; il n'en restait aux Français qu'environ douze mille. Un décret de l'Empereur qui ordonnait à tous ses sujets de quitter le service de la France acheva d'affaiblir l'armée de La Palice. Pour comble de maux la discorde se mit entre les chefs et la désertion parmi les troupes. Un léger échec, éprouvé sur l'Adda, vint décider du sort de la campagne, et les vainqueurs de Ravenne se trouvèrent repoussés jusqu'au pied des Alpes deux mois après cette mémorable journée. »

L'alliance des armées helvète[19] et vénitienne s'apprêtant à occuper le Milanais complique la stratégie suivie par La Palice. Celui-ci s'empresse d'adresser un courrier à Jacques de Silly, trésorier général de Normandie et intendant de l'État de Milan. Toutefois, la lettre tombe entre les mains de quatre estradiots albanais et est portée au provéditeur Andrea Gritti qui, l'ayant fait lire en son Conseil, décide de laisser l'armée du pape et du roi d'Espagne en Romagne pour entrer en territoire milanais. La plupart des chroniqueurs du temps relatent avec quelques variantes la capture du cardinal Jean de Médicis, qui finit par réussir par son entremise auprès du Saint-Siège à mobiliser les armées du pape contre les Français. Malgré cette victoire en demi-teinte, l'attitude de La Palice, qui s'est trop attardé dans Ravenne pour livrer la ville au pillage, permet aux troupes de la Sainte-Ligue de se ressaisir afin de parvenir à chasser les Français de Lombardie. L'armée de La Palice doit finalement se replier vers le duché de Milan. Paradoxalement, en dépit de très lourdes pertes et contrairement aux commentaires très controversés émanant des chroniqueurs transalpins ou espagnols du temps ; à Ravenne la stratégie militaire observée par La Palice et Yves d'Alègre avait en fait parfaitement opérée :

" La technologie, quoi qu'il en soit, ne décide pas toujours du destin des batailles. A Ravenne, le camp du vice-roi de Naples fut vaincu à la suite d'un pilonnage massif de l'artillerie hispano-pontificale de Navarro réussit à tenir tête aux bataillons de lansquenets grâce à ses astucieux dispositifs de défense, en revanche, la cavalerie lourde de La Palice fit des merveilles en s'imposant tactiquement face à la cavalerie espagnole et en prenant l'infanterie à revers, 14.000 hommes tombèrent ce jour-là, dont Gaston de Foix. De ce fait, les français privés de leur chef charismatique et des lansquenets rappelés par l'empereur Maximilien, remportèrent une victoire à la Pyrrhus[20]."

Rentré en France à l'automne, La Palice est envoyé en octobre 1512 dans les Pyrénées pour secourir Jean d'Albret, roi de Navarre, qui voit son royaume de Navarre assiégé militairement par les troupes espagnoles de Ferdinand le Catholique. Disposant d'une armée de 10 000 hommes et de 50 canons, La Palice et le roi de Navarre décident de faire le siège de Pampelune, afin de couper l'avancée de l'infanterie du duc d'Albe. Ce dernier, qui a réussi à déjouer les plans de ses adversaires, a envahi depuis Saint-Jean-Pied-de-Port toute la Haute et Basse Navarre. Chargé de reconquérir le royaume de Navarre, La Palice se borne à exécuter les ordres de Louis XII qui s'engage à garder auprès de lui, à Blois, la reine Catherine de Navarre. La campagne se termine par un échec et Jean III d'Albret perd la souveraineté de ses territoires situés au-delà des Pyrénées au profit de l'Espagne victorieuse qui achève ainsi son unité territoriale.

 
La bataille de Guinegatte, en 1513, au cours de laquelle La Palice est fait prisonnier.

Après une trêve de quelques mois, La Palice est dépêché en mai 1513 à Thérouanne assiégée par les troupes anglaises de George Talbot et alors seule possession française en Artois depuis la paix d'Arras de 1482, mais à la fin d'août 1513, les Français sont battus à la bataille de Guinegatte, surnommée la « journée des éperons » en raison de la débandade de la cavalerie française. La Palice y est blessé et fait prisonnier, ainsi que Bayard et Louis Ier de Longueville, mais parvient toutefois à s'échapper. Le monarque anglais, qui se trouva en personne au camp de Guinegatte, note dans une lettre qu'il adresse le 17 août 1513 à Marguerite d'Autriche : « l'on dict aussi que le sieur de La Palice est blessé ou tué; nous n'en sçavons pas encore la vérité, mais dès que nous aurons les congnoissances et certennetés de toutes choses, vous en avertirons »[21]. En Artois cette mémorable défection de l'armée française à Guinegatte ( Enguinegatte ) fut évoquée dans un poème néerlandais [22]du temps, cependant la fougueuse témérité du brave La Palice ne manqua aussi d'être relevée par Louis Brésin, chroniqueur artésien, qui écrivit à ce propos : " Toustefois y demeurèrent prisonniers le marquis de Rothelin quy peu paravant , estant mort son frère de Dunois, avoit esté déclaré duc de Longueville, les sieurs de La Palice et d'Imbercourt, Baiard, de Boisy et autres; mais les sieurs de La Palice et de Imbercourt furent relachez des gens de cheval de la Franche-Comté, à raison de l'anchienne amitié et parentelle de laquelle ilz attouchoient à Hans Vosz." [23] Thérouanne est finalement conquise le 23 août par les Anglais. De retour en France, La Palice se trouve impliqué dans un contentieux avec le chapitre de Dol-de-Bretagne et se voit condamné à payer audit chapitre une amende de 3 000 livres tournois. A cette fin, la reine Anne de Bretagne offrit sa médiation afin d'acquitter en son nom la dette[24]. dudit seigneur de Chabannes.

 
Fief de sa seconde épouse, La Palice devient en 1514 seigneur de Montmirail, dans la Sarthe. Gravure du XVIIe siècle.
 
Mausolée de Louis XII et Anne de Bretagne, XVIe siècle. Basilique de Saint-Denis (atelier des Giusti).

La nouvelle donne de la politique diplomatique des Valois par le traité de Dijon du scelle la défaite française et la fin du rêve italien de Louis XII. La Palice s'échappe peu après la conclusion de la paix et se retire sur ses terres, au château de La Palice. Comme grand officier de la Couronne et de par sa charge de grand maître de France, La Palice assiste aux obsèques[25] de la reine Anne de Bretagne à la basilique de Saint-Denis, le . Quelques jours après cet événement, le , La Palice, alors âgé de 44 ans, épouse au château de La Fère, en Picardie, en présence de Marie de Luxembourg et du duc de Suffolk, Marie de Melun, âgée de 29 ans, descendante de Louis de Luxembourg-Saint-Pol et veuve de Jean V de Bruges de La Gruthuse, de qui elle a trois enfants. Lors de son remariage avec La Palice, cette dernière confie en tutelle ses trois enfants mineurs du premier lit à deux magistrats de la ville de Bruges[26]. Sa dot se montant à 16 000 livres tournois, Marie de Melun dame de Montmirail apporte également lors de son remariage avec La Palice les trois baronnies du Perche-Gouët[27].

Louis XII s'étant remarié en octobre 1514 à Abbeville avec la princesse Marie d'Angleterre, La Palice participe aux festivités[28]. Deux mois plus tard, il vend la vicomté de Châtellerault à la duchesse Anne de France[29]. Louis XII meurt le 1er janvier 1515 et, à l'occasion d'un dîner organisé à l'hôtel des Tournelles peu après les obsèques, La Palice aurait déclaré : « tous les serviteurs du feu roi sont-ils ici ? » Devant la réponse positive des convives, il aurait poursuivi : « A ceste heure Messeigneurs, je vous fait assavoir que le roy notre Sire, Loys douzième de ce nom est trépassé de ce siècle à l'autre et que notre maistre est mort et que nous n'avons plus de maistre pour ce chacun se pouvoye là où il se pourra pour voir, et en signe de vérité, je romps mon baston et le jette à terre », après quoi tous les grands seigneurs du royaume s'écrièrent : « le roi est mort, vive le roi ! »

Sous François Ier : un vétéran des guerres d'ItalieModifier

 
Le roi François Ier en 1515, par Jean Clouet.

Le roi défunt n'ayant pas d'héritiers directs, le fils de son cousin, François Ier, de la maison de Valois-Angoulême, lui succède sur le trône. Favorisant ses proches, le nouveau souverain destitue La Palice de sa charge de grand maître au profit d'Artus Gouffier de Boisy. Cependant, François Ier le récompense de sa loyauté en l'élevant à la dignité de maréchal de France le . Réformant au sommet de l'État son équipe dirigeante, le nouveau souverain, qui n'a pas écarté les grands capitaines du règne précédant (La Trémoille, La Palice, Trivulce, Galiot de Genouillac, etc.) récompense La Palice de sa fidélité[30] en lui attribuant, le 24 mars 1515, les revenus des francs-fiefs et acquêts de Rouergue. Revenu en Artois au printemps de l'année 1515, La Palice et sa femme partent pour les Pays-Bas bourguignons et rendent visite à Béthune à Isabelle de Luxembourg[31], mère de la nouvelle épouse du maréchal. Afin d'œuvrer à l'établissement du couvent des Annonciades fondé par cette dernière, La Palice et son épouse se font représenter sur l'un des vitraux[32] de l'église du monastère.

 
Charles III de Bourbon, connétable de France. Gravure de Thomas de Leu.
 
Le célèbre condottiere Prospero Colonna est capturé en août 1515 par La Palice et plusieurs autres. Extrait du Journal de Louise de Savoie.

Malgré la perte de la quasi totalité des places italiennes, les ambitions politiques de François Ier, affichant à son tour ses prétentions sur le Milanais, rallument immanquablement la guerre. L'armée française entre dans le Piémont à travers les Alpes. L'avant-garde, commandée par La Palice, passe par le col de l'Argentière, surprenant les Suisses et les Italiens, et enlève Villefranche où le général italien Prospero Colonna est vaincu et capturé[33]. Il s'avance alors jusque dans le Milanais et est un des conseillers du roi lors de la bataille de Marignan, victoire française qui scelle le traité de Noyon[34]. La paix revenue pour une courte période, La Palice remplit plusieurs obligations familiales en assistant notamment, le 8 juillet 1516, au mariage de sa nièce Françoise de Chabannes[35], veuve du maréchal de Savoie, avec Jean de Poitiers, père de la favorite Diane de Poitiers, qui assiste également à la cérémonie[36]. Quelque temps plus tard, il rentre en France mais reprend peu après le chemin de l'Italie où, comme ambassadeur plénipotentiaire du roi de France, il est, aux côtés du chancelier Antoine Duprat, un des signataires [37] du concordat de Bologne imposé au pape Léon X.

En récompense de ses talents militaires et de sa contribution au recouvrement du Milanais, par lettres patentes du , le roi lui fait don du château[38] et de la seigneurie royale de Compiègne ainsi que de tous les droits et revenus qui leur sont adjoints. Le souverain lui fait également don d'une somme de 8 000 écus d'or[39] et le nomme grand veneur de France[40]. La paix revenue, La Palice et plusieurs autres grands seigneurs et dames de la cour accompagnent François Ier, la reine Claude et Louise de Savoie au monastère de l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud le 6 juin 1517, à l'occasion de la prononciation[41] des vœux de Madeleine d'Angoulême, sœur naturelle du roi. Les nombreux faits d'armes du maréchal, déjà remarqués dans diverses œuvres littéraires de son temps, le sont notamment dans celle de François Desmoulins de Rochefort parue entre 1519 et 1520 où, dans son ouvrage sur les Commentaires de la guerre gallique, celui-ci compare allégoriquement La Palice à l'un des sept généraux de Jules César. En 1519, celui-ci est envoyé en pays champenois pour y lever des troupes destinées à la gendarmerie du roi. Le temps de la paix revenu, La Palice est en mesure de faire en Vendômois une acquisition foncière [42]en achetant la seigneurie du village de Les Hayes, située toute proche du Château de la Possonnière au sud de Montoire-sur-le-Loir. Le maréchal se préoccupe également à partir de 1520 de réaménager son vieux manoir de La Palisse en Bourbonnais, avec l'aide de divers artisans ébénistes italiens ayant travaillés pour l'atelier de Sebastiano Serlio[43] ; son épouse Marie assume seule la direction des travaux durant l'intermède de ses campagnes.

 
Entrevue du Camp du Drap d'Or à Ardres en juin 1520. Tableau attribué à Hans Holbein le Jeune, vers 1545.

En juin 1520, La Palice accompagne François Ier à Ardres où a lieu la rencontre avec le roi Henri VIII d'Angleterre lors de l'entrevue dite du Camp du Drap d'Or. Il y tient l'office de juge de tournois[44]. En 1521, afin de favoriser à un rapprochement diplomatique avec l'Angleterre, La Palice retourne en Artois aux côtés du chancelier Antoine Duprat au mois d'août en qualité d'ambassadeur du roi aux conférences de Calais. Les négociations n'ayant pas abouties, il est relevé de ses fonctions et est désigné le même mois pour conduire une armée de 3 000 hommes destinée à ravitailler la ville de Tournai, assiégée par les Impériaux. Depuis la perte des places de Tournai et de Thérouanne, la vulnérabilité des frontières picardes et champenoises sont menacées. En octobre, François Ier détache un corps expéditionnaire commandé par François Ier de Saint-Pol pour protéger Péronne. Le 16 octobre, les fortifications sont enlevées puis détruites par les troupes françaises ; La Palice prend part à l'opération en occupant avec ses hommes l'abbaye d'Arrouaise[45], en brûlant le village d'Havrincourt et en participant enfin à la prise de Bapaume[46].

À la suite de la signature du traité de Fribourg au début de l'année 1522, François Ier, cherchant à consolider son alliance avec les cantons suisses, envoie à Lucerne une ambassade[47] composée de René de Savoie, du maréchal de La Palice, de Galeazzo Sanseverino et du maréchal Anne de Montmorency. Les négociations diplomatiques sont laborieuses mais la diète de Lucerne décide finalement d'enrôler quelque 16 000 Suisses volontaires pour aider le roi de France dans sa reconquête du Milanais. Quelque temps plus tard, La Palice retourne en Italie et, sous les ordres du maréchal de Lautrec, commande la ligne principale de l'armée française lors de la bataille de la Bicoque en 1522, qui voit les Français battus par Colonna. De retour dans ses fiefs du Bourbonnais, Jacques de La Palice et sa femme deviennent seigneurs engagistes de la châtellenie de Chavroches, achetée le à la duchesse Anne de France. Après la disparition de Gaspard Ier de Coligny, lieutenant général en Guyenne, le roi nomme La Palice pour le remplacer dans cette fonction[48].

 
Portrait équestre du maréchal de La Palice par Ary Scheffer, 1844, galeries historiques de Versailles.

Le maréchal est peu après de retour dans les Pyrénées, envoyé au secours de Fontarabie qu’il parvient à ravitailler. Il oblige ensuite le connétable de Bourbon à lever le siège de Marseille, s’empare d’Avignon puis dirige l'armée française vers Milan abandonnée par les Espagnols. Lors de la défection de Charles III de Bourbon en 1523, La Palice et René de Savoie sont chargés en septembre par le roi d'arrêter le connétable, lequel parvient néanmoins à leur échapper et à se réfugier dans son duché. Malgré l'échec de l'opération, le château de Chantelle, principal fief du connétable de Bourbon, est attribué par le roi au maréchal de La Palice[49]. La même année, celui-ci reçoit aussi la charge de gouverneur de Lyon et du Lyonnais, de même que l'administration de la principauté de Dombes confisquée au connétable. Il est alors nommé premier président du parlement de Dombes.

 
Le chevalier Bayard, compagnon d'armes de La Palice. Il meurt au combat en 1524.

Lors de la bataille de la Sesia donnée le , le maréchal de La Palice perd son frère Jean de Chabannes, mort au cours de la retraite aux côtés du chevalier Bayard. Afin d'organiser des bastions défensifs face à la menace potentielle des armées helvètes, La Palice est nommé lieutenant-général du Dauphiné au mois de mai[50]. Le , La Palice se trouve avec le roi au siège de Pavie, défendue par les troupes espagnoles d'Antonio de Leiva. L'armée impériale est commandée par Fernando de Àvalos et Charles de Lannoy. Le connétable de France Charles III de Bourbon, passé sous la bannière de Charles Quint, arrive en renfort des Espagnols. La Palice, qui dirige l'avant-garde de l'armée française, figure parmi les principaux chefs militaires français lors de la bataille de Pavie, qui se déroule sous les murs de la ville le . En sa qualité de vétéran des guerres d'Italie, il fait partie des proches conseillers du roi. Au conseil du roi, La Palice, qui a préalablement déconseillé d'engager la bataille contre l'avis de Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori du roi, doit se résoudre à participer au combat.

En dépit des réticences de La Palice, le roi ordonne la charge des chevaliers. Dans le cours de la bataille, cette charge de cavalerie réduit à néant la stratégie des artilleurs du grand maître de l'artillerie Galiot de Genouillac. Comme beaucoup d'autres, La Palice, qui participe à la charge, est désarçonné par des arquebusiers et doit combattre à terre en armure, face à des lansquenets plus légèrement vêtus. Après avoir résisté pendant un temps, La Palice est vaincu par les Impériaux et doit se rendre à un capitaine napolitain du nom de Giovanni Battista di Castaldo (it). La capture du maréchal lui est néanmoins disputée par un officier espagnol nommé Buzarto, qui a lui-même espéré faire prisonnier La Palice. Furieux que l'Italien se refuse à partager l'éventuelle rançon, Buzarto décharge son arquebuse à bout portant sur la cuirasse du maréchal, le tuant[51]. La bataille de Pavie se solde par une lourde défaite française, et le roi François Ier lui-même, fait prisonnier, est conduit jusqu'à Charles-Quint à Madrid.

PostéritéModifier

Les exploits militaires du maréchal de La Palice sont relatés dans l'œuvre de plusieurs chroniqueurs ou poètes du temps : Phillipe de Commynes, Jacques de Mailles, Jean Bouchet, Marillac, Jehan d'Authon, Gringore, Hugues de Colonges, Jean de La Vigne, Jean Marot, Jean Molinet, Jean Barrillon, Varillas, Martin du Bellay, le maréchal de Fleurange, François Rabelais, Claude de Seyssel, Blaise de Monluc, Ronsard, Guichardin, Antoine du Saix, Montaigne, Étienne Dolet , André Thevet, etc. Dans son ouvrage édité en 1524 sur Les Gestes, ensemble de la vie du Preulx Chevalier Bayard, Symphorien Champier le compare à un second Bayard. La bravoure et la disparition de La Palice inspire en 1525 à un poète de la Cour, Guillaume Dubois, le récit de la mort du maréchal dans un ouvrage intitulé L'Apparition du Mareschal sans reproche, feu Messire Jacques de Chabannes, en son vivant Mareschal de France.

Aimé de ses soldats mais redouté et respecté de l'ennemi, la figure du maréchal de La Palice apparaît dans de vieilles chroniques espagnoles, dont celle d'Hernan Pérez del Pulgar, ancien capitaine castillan au service de Gonzalve de Cordoue. Les Espagnols, qui le dénomment parfois dans leur littérature La Paliza, el capitan de muchas guerras y victorias, font de celui-ci un personnage doué d'un sens héroïque osant défier la fougue guerrière du Gran Capitan. Dans son ouvrage sur la Vie des Hommes Illustres et des Grands Capitaines Français Brantôme fait du maréchal de La Palice le portrait suivant : « Les Espagnols l'appeloient souvent, el Capitan La Paliça, grand Mareschal dy Francia. Bel Honneur ! Comme nous avons appelé Monsieur de Biron dernier, le grand et premier Mareschal. J'ay veu le portrait dudit Sieur de La Palice. Il monstroit bien ce qu'il estoit, très beau et de très belle façon ».

À la fin du XVIe siècle, marqué par les guerres de religion, la mémoire de La Palice est honorée par André Thevet, cosmographe officiel du roi, qui fait paraître en 1584 une importante anthologie biographique intitulé Les Vrais Pourtraits et Vies des Hommes Illustres, Grecz, Latins et Payens, et retraçant le destin de plusieurs grands personnages, dont celui du maréchal de La Palice. Assurément La Palice qui s'était distingué durant plus de 20 ans sur presque tous les champs de batailles aux cours des guerres d'Italie, était-il regardé comme l'un des plus grands hommes de guerre de son temps et fut en grande renommée à la Cour de France. Un artiste de cette époque (anonyme) fit exécuter au XVIe siècle, un unique et beau portrait peint du légendaire maréchal de France, dont l'original se trouvait dans la Galerie des Illustres du château de Selles-sur-Cher. Au début du XVIIe, Paul Ardier qui venait d'acheter à Florimond Robertet l'un des anciens relais de chasse de François Ier du château de Beauregard, s'appliqua à restituer une Galerie des Illustres digne d'orner cette magnifique demeure du Val de Loire. Par chance, le nouveau propriétaire du château de Beauregard, put faire copier juste avant leur disparition plusieurs de ces portraits d'illustres du château de Selles, dont précisément celui de M. de La Palice. Plusieurs grandes demeures françaises possédèrent jadis des Galeries d'Illustres, mais hormis l'exceptionnel patrimoine de Beauregard, seul le château de Bussy-Rabutin en possède encore une, digne du plus grand intérêt.

Le mausolée du maréchal : une merveille de la Renaissance italienneModifier

Marie de Melun, seconde épouse et veuve du maréchal de La Palice, fit élever vers 1530 dans la chapelle du château de La Palice un mausolée en marbre de carrare qui fut plus tard saccagé pendant la Terreur sous la Révolution française. Ce XVIIIe siècle particulièrement outrageant pour la mémoire du maréchal de La Palice, le fut encore plus quand la demeure du preux chevalier fut l'objet d'un vandalisme irrespectueux des révolutionnaires marseillais remontant sur Paris. Avant les temps troublés de la Révolution française, hormis l'incomparable beauté du Salon doré, l'incontournable merveille de la petite ville de La Palisse que l'on se devait de visiter, était incontestablement le mausolée du maréchal de La Palice. Dans un ouvrage[52] paru en 1779, le parlementaire Anselme Crignon d'Ouzouer fit une description sommaire de la splendeur du monument, que tous les voyageurs de passage sollicitaient de voir, et tout particulièrement en 1775 lors d'une halte de la princesse royale Clotilde de France qui sollicita d'admirer le mausolée :
« Le château est antique et bâti sur une hauteur. Les connaisseurs estiment beaucoup le tombeau du Maréchal de Chabannes, tué à la bataille de Pavie; il est dans la chapelle du château. Les bas reliefs en sont très riches, et tout fut travaillé à Rome, par les ordres de la femme du maréchal, qui y est représentée à ses côtés. Madame en passant par La Palice pour aller épouser le Prince de Piémont logea au château, et une des premières choses qu'elle demanda, fut de voir le mausolée de M. de Chabannes. Les hommes illustres sont toujours présents à la mémoire des Princes faits pour leur ressembler (…) »

Avec le Grand Salon aux murs initialement tendus de cuirs de Cordoue, du Studiolo ou du Salon doré (en réalité la Chambre royale), ce cénotaphe somptueux représentait l'un des plus remarquables trésors du château de La Palice. Les concepteurs de ce monument appartenaient probablement à l'atelier des Giusti, des Florentins coauteurs du tombeau de Louis XII à Saint-Denis. Quelques éléments du tombeau sont abandonnés dans une cour d'auberge. Le baron de Montfaucon, ancien maire d'Avignon, voit ces débris en 1830 et les achète pour une somme de 60 francs de l'époque, avant de les léguer au musée Calvet d'Avignon où ils sont toujours exposés.

La partie conservée du tombeau est en albâtre et correspond à la base d'une composition qui a dû être beaucoup plus importante. Elle représente trois des vertus cardinales :

  • la Prudence devait tenir dans sa main droite un miroir ; sa main gauche est posée sur un crâne symbole de la vanité.
  • La Force extirpe d'une tour, symbole de l'âme chrétienne, le péché représenté par un dragon auquel il manque la tête.
  • La Justice tient le long de son bras une épée ; elle devait tenir dans sa main gauche la balance traditionnelle.
  • La Tempérance figurée traditionnellement avec un mors de cheval est perdue.
Tombeau de Jacques II de Chabannes de La Palice

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Au XVIIIe une étrangeté historique ou l'origine des lapalissadesModifier

Article détaillé : Lapalissade.

En février 1525, à la suite de la déroute de Pavie et afin de se consoler de la perte de leur chef, les soldats de La Palice qui convoyèrent vers la France sa dépouille composèrent en son honneur une complainte. La première strophe de cette chanson disait :

« Hélas La Palice est mort,

Il est mort devant Pavie,

Un quart d'heure avant sa mort,

Il faisait encore envie, »

Selon la longue tradition des chants guerriers de l'armée française, il était de coutume d'honorer la mémoire d'un grand chef militaire, qui avait brillamment combattu. Cette tradition orale s'observe depuis la Chanson de Roland.

Tout au long des XVIe et XVIIe siècles, la figure du maréchal de La Palice fut très populaire en France. Dans les lettres, nombre de ses contemporains en ont parlé avec éloges, tout particulièrement le poète Guillaume Dubois qui écrivit juste avant de mourir une Déploration sur la mort du maréchal de Chabannes. « Ainsi que l'inconcevable capture du roi François Ier à la bataille de Pavie, la mort héroïque de l'invincible maréchal de La Palice avait incontestablement fait grande impression dans tout le royaume. Vers 1530, quelques années après la mort du preux maréchal, sa veuve Marie de Melun lui fit élever dans la chapelle de son château de La Palisse, un somptueux mausolée où l'on pouvait voir ces quelques lignes gravées pour l'éternité : Hélas s'il n'était pas mort / Il ferait encore envie. »

Une lecture erronée de la seconde ligne l'a transformée en « Il serait encore en vie », ce qui fait de la phrase une évidence en elle-même[53].

Bien plus tard, on fit sur lui une chanson populaire remplie de vérités évidentes, dites vérités de La Palisse. Les paroles, écrites au XVIIIe siècle par Bernard de La Monnoye, comprennent entre autres les deux vers suivants : « Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie ». Depuis, lorsque vous dites quelque chose de la plus extrême évidence, votre interlocuteur vous répond : « La Palice en aurait dit autant ! »[réf. nécessaire].

ArmoiriesModifier

De gueules au lion d'hermine, armé, lampassé et couronné d'or. Supports : deux lévriers. Devise : NULLI CEDO ou JE NE LE CÈDE À NUL AUTRE[54].

ParentéModifier

De la maison de Chabannes, issue [réf. nécessaire] du côté paternel des barons de Matha, branche aînée des comtes d'Angoulême, et du côté maternel des sires de Chabanais et de Confolens.

Unions et descendanceModifier

Notes et référencesModifier

  1. Bulletin de la Sté Historique et Archéologique de l'Orne. Tome 38 - Histoire généalogique de la Maison de Prie, p. 17-36, janvier 1919
  2. Histoire du Donjon et du Château de Vincennes, depuis leur origine. pages 111-112 ( Jacques Ier de Chabannes )
  3. Histoire de Charles VIII Roy de France, par Guillaume de Jaligny. André de La Vigne. Recueillie par Denis Godefroy, historiographe ordinaire du roy. (p.611 : Roles des Payements des Cent Gentilhommes de l'Hôtel du Roi en 1490 aux gages de 110 livres tournois) - Imprimerie Royale . Paris 1684
  4. Dictionnaire critique de biographie et d'histoire. ( page 736 ) par Auguste Jal. Edition Henri Plon - Paris 1872. Original : Arch.Nat.: Menus plaisirs du Roy KK 76. F° 131 V° .
  5. Lettres de Charles VIII par Pierre Pélicier. Tome III (1490-1493) p. 113 . Edition Librairie Renouard. Paris 1902. ( Original Bibl .Nat. Ms. Fr..2922. F° 45
  6. Preuves pour servir la Maison de Chabannes. par le Cte Henri de Chabannes. p.376 - Tome II - Imprimerie Jobard. Dijon 1892. ---- Idem : Bulletin de la Ste d'Études du Brionnais. p.213 . Mai 1935 ( Original sur parchemin : Bibl. nat.Mss français 25782 F° 153 )
  7. Lettres de Charles VIII (1496-1498) par Pierre Pélicier. Tome V - p.71 - Edition Librairie Renouard. Paris 1905
  8. Preuves pour servir à l'Histoire de la Maison de Chabannes par le Comte Henri de Chabannes. p.698 - Edition Jobard . Dijon 1893
  9. Bulletin Philologique et Historique ( jusqu'en 1715 ) Edition Comité des travaux historiques et scientifiques.p.356 - Impimerie Nationale. 1963. ( Orig : Bibl nat Languedoc 71 F°73 V° & Bibl nat Mss Fr. 2616 N°82 )
  10. Mémoires de la Société Eduenne. - Tome 16 - p.157 . Autun 1888
  11. Archives de la Côte d'Or . Série B : Cour des Comptes de Bourgogne : B 1823 ( Recette de Semur-en-Brionnais - M. de La Palisse ) .
  12. Henri de Chabannes :
  13. Mémoires du Maréchal de Florange, Robert III de La Marck. Tome Ier - p.20 - Edition Jules Renouard - Paris 1913
  14. Entrée du Roi Louis XII à Lyon, le 17 juillet 1507. par Georges Guigue, archiviste de Lyon. Librairie Henri Georg - Lyon 1885
  15. Les Œuvres de Maitre Jean Bacquet, Avocat du Roy en la Chambre du Trésor. ( Jacques de Chabannes de La Palice pages 573-574 ) Chez Duplain Frères. Lyon 1744 - Idem : Le Domaine Ordinaire de Lyonnais au commencement du XVIe siècle. ( le Sgr de La Palisse page 28 ) par Vital de Vitalous. Librairie Auguste Brun - Lyon 1865.
  16. La revue hebdomadaire. Volume 48 - No 1 à 2 - " Monsieur de La Palice, le vrai " - page 196 -Librairie Plon - Paris 1939 ---- Victoires, conquêtes, revers et guerres civiles des Français depuis les gaulois jusqu'en 1792. par une Sté de Militaires et de Gens de Lettres. Tome 5e - Panckoucke Éditeur. Paris 1822. ( page 191 ) -- Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France et des Grands dignitaires de la Couronne. par Jean-Baptiste de Courcelles. Tome 5e - ( page 26 ) - Paris 1825.
  17. Alègre ( Yves II d' ) 1452-1512 par M. Dousse . Dictionnaire de Biographies Françaises. pp.1386-1387 - Tome Ier - Librairie Letouzey - Paris VI - 1933 . Voir également : Brantôme et Auvigny : Les vies des Hommes Illustres,, etc.
  18. Ouvres complètes de Machiavel, traduites par J.V Periès - Tome Ier, p.171, Michaud Librairie, Paris, 1823
  19. Histoire des Helvétiens, aujourd'hui connus sous le nom de Suisses par le baron d'Alt de Tieffenthal. Tome VI, p.506, chez Ignace Nicomède, Fribourg, 1750
  20. Léonard de Vinci, Homme de guerre. par Paul Brioist. Edition Alma.Paris 2013
  21. M. Le Glay, Négociations diplomatiques entre la France et l'Autriche, t. 1, Imprimerie nationale, , p. 533.
  22. Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. Janvier-Février 1894 . p.237. Idem : Journal des Savants - Juillet 1894. page 412 ( Ce poème en néerlandais écrit aux lendemains de la bataille fut imprimé à Bâle en 1521 et fut retrouvé à la bibliothèque de Goettingue , en allemand : Göttingen )
  23. Chroniques de Flandre et d'Artois par Louis Brésin .
  24. Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest. Tome 26 - Année 1910 .( pp 352/353 : M. de La Palisse et le Chapitre de Dol .) Article de M. François Duine : Choses et Gens du XVIe siècle breton. Documents inédits. - Archives Départementales . Rennes G.281
  25. Récit des funérailles d'Anne de Bretagne, par Pierre Choque dit Bretaigne son hérault d'armes. - BnF : Ms. Fr. 23.936 (le seigneur de la Palice F°24)
  26. Bruges et le Franc ou leur Magistrature et leur Noblesse par Jacques Gailliard - Tome 3e, p.67, Bruges, 1859.
  27. Dictionnaire géographique historique et politique des Gaules et de la France. par Jean-Joseph Expilly. pp.869-870 ( Montmirail - Mons Mirabilis ) Tome IV - Paris 1766
  28. Le roi des Ribauds :histoire du temps de Louis XII. Vol. IIe - p.181 par P.L Jacob - Membre de toutes les académies. Chez Eugène Renduel - Paris 1831
  29. Archives Nationales - Tîtres de la Maison Ducale de Bourbon. Tome II - p.515 - Acte N° 7966 - Edition Henri Plon . Paris 1872
  30. Catalogue des Actes de François Ier, Tome V, 1540-1547. (Supplément : 1515-1520 ) Acte N° 15852, page 223, Imprimerie nationale, Paris, 1892. (Orig. Bibl.nat. Coll. Doat, Vol. 22 F°310
  31. L'hôtel d'Isabelle de Luxembourg qui peut se visiter existe toujours : c'est aujourd'hui la plus vieille maison de Béthune qui a échappée aux destructions engendrées par les guerres. Cet hôtel surnommé L'Abiette est situé au 113 rue de La Délivrance.
  32. Mémoires de la Commission départementale des Monuments Historiques du Pas-de-Calais. Tome Ier - p.423. - Arras 1889 ( A voir sur Gallica )
  33. Négociations Diplomatiques de la France avec la Toscane. Tome II - pp.707-708 . Imprimerie Impériale. Paris 1861
  34. Ordonnances des Rois de France. Règne de François Ier. Tome I - 1515-1516. p. 429 ( Ratification du traité par le roi, le 13 Août 1516 ) Imprimerie nationale . Paris 1902
  35. Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France et des Grands Officiers de la Couronne par le Père Anselme, p.131, Paris, 1733
  36. Diane de Poitiers par Ivan Cloulas. p.32-33 - Edition Fayard 1997
  37. Ordonnances des Rois de France. Règne de François Ier - 1515-1516 . P.465 - Edition Imprimerie Nationale - Paris 1902
  38. Souvenirs historiques des résidences royales de France, par Jean Vatout, Ier Bibliothécaire du roi. Tome VII : Château de Compiègne, p.233 (La Palice) - Firmin-Didot - Paris 1848 - À la suite de la mort du maréchal de La Palice survenue en 1525, les revenus de la seigneurie royale de Compiègne seront donnés en viager au connétable Anne de Montmorency.
  39. Catalogue des Actes de François Ier. Tome 5 (Supplément 1515-1526) Imprimerie nationale, p.346, Paris, 1892. Acte N° 16467 du 22 août 1517 (Orig. Arch.Nat. KK.289 - Fol. 369 V°)
  40. Bibliothèque de Catherine de Médicis. par M. Leroux de Lincy, p. 31, chez J. Techener libraire, Paris, 1859
  41. Mémorial des Abbesses de Fontevrault, issues de la Maison royale de France. par Armand Parrot. P.56 - Angers 1880
  42. Dictionnaire du Vendômois. Tome II. page 194. par Raoul de Saint-Venant, Président de la Sté Archéologique. Chez C. Migault & Cie. Blois 1983
  43. L'architrave, le plancher, la plate-forme , sous la direction de Roberto Gargiani. Voir chapitre de Sabine Frommel : Plafonds en bois de Serlio et Lescot. ( P.251 : La Palice ) - Presses Polytechniques et Universitaires Romandes. Lausanne. 2012
  44. Monuments de la Monarchie Françoise par Bernard de Montfaucon.
  45. Dom Gosse : Histoire de l'Abbaye d'Arrouaise. ( La Palice pp.270-271 )
  46. Site internet : https://montjoye.net/chateau-de-bapaume
  47. Histoire de la Confédération Suisse par Jean de Müller - Vol. 10 , Liv. VII - Chap. IV - page 51 . Editions Paris-Lausanne 1840
  48. Archives Historiques du Département de la Gironde. p.223 - Tome 15e - Edition Charles Lefebvre - Bordeaux 1874 ( Lettre de François Ier du 31 Août 1522 )
  49. Catalogue des Actes de François Ier - Edition Imprimerie Nationale.
  50. Catalogue des Actes de François Ier - Tome I - p.378 - Impimerie Nationale . Paris
  51. http://www.liutprand.it/articoliPavia.asp?id=79
  52. Voyage de Genève et de la Touraine et de quelques opuscules par Anselme Crignon d'Ouzouer (La Palisse p. 59/60), chez la Veuve Rouzeau-Montaut, Orléans, 1779.
  53. Joëlle Chevé, Historia Spécial, no 9, janvier-février 2013, pages 120 et 121
  54. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments

AnnexesModifier

BibliographieModifier

 
Buste du maréchal de La Palice par Denis Foyatier dans la galerie des Batailles du château de Versailles.

Études historiquesModifier

Ouvrages anciens et essaisModifier

  • Jean-Charles Varennes, Le Maréchal de La Palice ou le dernier des chevaliers français, Paris, Librairie académique Perrin, 1989, 214 p., ill. (ISBN 2-262-00709-8)
  • Pierre Alexis de Ponson du Terrail : " Les Aventures du capitaine La Palisse." ( Roman Historique ) Edition Calmann-Lévy. Paris 1880 ( d'abord paru en feuilleton dans le journal La liberté , du 16 Juillet au 13 Août 1865 )
  • Mlle Clarisse Juranville, Les vieux guerriers de la France : Dunois et La Palice, Limoges, Barbou, 1881.
  • Ernest d'Hervilly, " Les Héros légendaires. Leur véritable histoire " . Ouvrage d'histoire illustré par Henri Pille. Edition Alphonse Lemerre. Paris 1889 ( BnF voir sur Gallica )
  • Georges Mermilliod, Le Maréchal de La Palice, collection « La Plume et l'Épée », Nancy, Imprimerie Berger-Levrault, 1900.
  • Gaston Davenay : " La Palisse et La Palice " . Journal Le Figaro . 5 Décembre 1904
  • Xavier Privas, « La Vérité sur la Chanson de La Palice », journal Le Pêle-mêle, 27e Année, 15 juin 1924.
  • André Gervais, Au Pays de Monsieur de La Palice, Paris, Édition La Renaissance du Livre, collection « L'Épopée de la Terre de France », 1933.
  • Général Clément-Grandcourt , En commentant La Palice, le Sabre au clou. Paris, 1933.
  • Hennet de Goutel, « Monsieur de La Palice le vrai », Revue hebdomadaire, volume 48, Édition Plon, 1939.
  • Jacques Chabannes , " On ne meurt pas d'amour, M. de La Palice " et " L'amant des Reines " . Romans historiques consacrés à La Palice. Edition Fleuve Noir. 1962
  • Jean Giono, Le désastre de Pavie. 24 février 1525, Paris, Gallimard, collection « Trente journées qui ont fait la France », 1965. Réédition Folio Gallimard. N° 204 . Octobre 2012

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