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Château de Vaujours

château fort français
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Vaujours.

Château de Vaujours
Image illustrative de l’article Château de Vaujours
Type Château fort
Début construction XIIe siècle
Fin construction XVe siècle
Propriétaire initial Hugues VI d'Alluye
Destination initiale Forteresse
Protection Logo monument historique Classé MH (1989)
Coordonnées 47° 31′ 40″ nord, 0° 20′ 50″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Anjou
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Commune Château-la-Vallière

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Vaujours

Le château de Vaujours est une ancienne forteresse angevine des XIIe et XVe siècles. Il appartenait à la seigneurie de Chasteaux-en-Anjou, futur Château-la-Vallière.

GéographieModifier

Le château de Vaujours (alias Vaujoyeux ou Val-Joyeux) est situé à trois kilomètres au sud de Château-la-Vallière (Chasteaux) et à proximité du château des Sept Tours, dans le département d'Indre-et-Loire.

Il s'élève aux limites orientales du Haut-Anjou. Cette région est surnommée la Touraine angevine.

HistoireModifier

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Louise de La Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière et de Vaujours.

Le fief de Vaujours dépendait de la sénéchaussée angevine de Baugé, et du diocèse d'Angers. Hugues Ier d'Alluye, vivant en 978 en est le seigneur le plus anciennement connu. Le château des barons de Chasteaux (futur Château-la-Vallière), fut édifié aux confins de l'Anjou afin d'en défendre le territoire.

La construction du château de Vaujours peut être attribuée à Hugues VI d'Alluye au Perche-Gouët, ou à Rotrou (du Perche ; sire de Montfort et Semblançay, gendre ou beau-frère d'Hugues VI par sa femme Marguerite d'Alluyes), vers 1250[2]. Les d'Alluyes, suivis des Rotrou de Montfort puis des Parthenay — Guillaume VI de Parthenay, † vers 1315/1322, épousa en premières noces Jeanne de Rotrou de Montfort —, possédaient tout un ensemble féodal dans le secteur, avec aussi, notamment, Saint-Christophe et La Motte de Sonzay.

Lors de la guerre de Cent Ans, la forteresse de Val-Joyeux ne fut jamais prise par les Anglais. Une restauration importante fut effectuée au XVe siècle : Jean V de Bueil, surnommé « le Fléau des Anglais », auteur du Jouvencel, amiral de France et comte de Sancerre, rendit les défenses telles que le château-fort devint imprenable. Il y mourut, bien plus tard, en 1478.

En effet, les Bueil, de leur propre acquisition ou en héritage de leurs ancêtres Trousseau, possédaient désormais les anciennes seigneuries des d'Alluyes : les Trousseau avaient acquis cet ensemble féodal en plusieurs étapes – 1298, 1328 et 1375 semble-t-il – sur les héritiers des Alluyes, c'est-à-dire les Montfort-le-Rotrou et les Parthenay ; puis vinrent Hardouin de Bueil (1347-1439 ; évêque d'Angers en 1374-1439, fils de Jean II de Bueil, frère cadet de Jean III et petit-fils de Marguerite Trousseau ; il acheta Vaujours en octobre 1398 à son grand-oncle maternel Pierre II Trousseau, fils de Pierre Ier Trousseau et frère cadet de Marguerite Trousseau ; il acquit aussi progressivement Chasteaux et St-Christophe), son frère Pierre de Bueil (sire de La Motte-Sonzay, du Bois/du Boys à Neuvy-le-Roi et des Roches de Sougé, † après 1413), leur neveu Jean IV de Bueil († 1415 à Azincourt), suivi de son fils l'amiral Jean V (1405-1478), qui tenait Vaujours depuis 1418 de son grand-oncle l'évêque Hardouin.

Louis XI, dont on sait qu'il affectionnait la Touraine proche (il mourut en son château de Plessis en août 1483), y séjourna lors de ses visites en Anjou, chez sa demi-sœur naturelle, Jeanne de France, fille de Charles VII et d’Agnès Sorel. Jeanne de Valois épousa en 1461 Antoine de Bueil (1440/1445-† après 1506), le fils de Jean V de Bueil. Le sire de Bueil accueillit son royal beau-frère le 3 juin 1469, avant d'être reçu dans l'Ordre de Saint-Michel. Louis XI retourna à Vaujours le 17 septembre 1470 ainsi que le 2 octobre 1471.

Sous l'Ancien Régime, le château et les seigneuries attenantes sont achetés par Louis XIV en 1666 à Renée de Bueil — fille de Jean VIII, † 1665, Grand bouteiller de France — et son mari François de Mesgrigny, puis le Roi-Soleil les offrit en 1667, comme une manière de consolation et de cadeau d'adieu, à son ancienne maîtresse des années 1661-1667, Mademoiselle Louise de La Vallière (1644-1710), devenue duchesse de La Vallière et de Vaujours en mai 1667 et jusqu'à son entrée au couvent en 1675. Le duché-pairie (sis à Vaujours, Chasteaux, St-Christophe et Courcelles) se transmit en 1675-1698 à sa fille légitimée Marie-Anne de Bourbon, la première Mlle de Blois, princesse de Conti (1666-1739), puis dans la famille du cousin germain de cette dernière, Charles-François de La Baume Le Blanc (1670-1739), duc de La Vallière en 1698[3].

En 1815, il fut vendu à Thomas Stanhope-Holland, aussi acquéreur la même année des Sept-Tours, qui l'utilisa comme carrière de matériaux.

Le site fut inscrit le 24 octobre 1944 aux Monuments historiques, et les ruines classées aux Monuments historiques le 26 janvier 1989[2].

Ce domaine est, de nos jours, une propriété privée ouverte aux visites.

ArchitectureModifier

 
Blason de la seigneurie du Château-la-Vallière

Les ruines de la forteresse se trouvent dans le vallon de la Fare, au sud de Château-la-Vallière, non loin du hameau de Vaujours.

Le château fort, aux caractéristiques typiques de l’architecture militaire, s'élevait sur un tertre, au milieu d'un étang dont l'eau alimentait les douves remplies d'eau qui l'entouraient. Il est constitué de deux forteresses : une baille à l'ouest et le château à l'est.

L'entrée de la double enceinte est défendue par deux tours cylindriques et un pont volant, flanquée au nord par un bastion. Un pont-levis et une poterne flanquée d'une tour cylindrique au nord donnaient accès à la tour d'honneur. Le logis est au sud, les ruines de la chapelle au nord, à l'est les tours permettaient d'accéder à un chemin de ronde couvert et au sud le bastion communiquait avec la forteresse et un ouvrage avancé.

À l'intérieur de l'ancien château s'élève encore le donjon, ainsi que la basse-cour. L'enceinte comprend plusieurs tours, dont certaines portent des bossages défensifs et des enduits peints. Les douves sont aujourd'hui asséchées et envahies de végétation. Les ruines sont débarrassées de leur végétation, et environnées de pelouse et de quelques arbustes et massifs.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier