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La France en 1477

Cet article expose les itinéraires du roi Louis XI de 1461 à 1483.

Sommaire

IntroductionModifier

Louis XI se déplaçait beaucoup dans le royaume de France, à tel point que durant son règne ses séjours prolongés au même endroit ont été exceptionnels. Les seules portions du territoire français moderne qu'il n'a pas parcourues ont été la Bretagne, indépendante à cette époque, ainsi que la Provence d'Anjou. Ces voyages obéissaient à trois motifs principaux : comme les rois à la Renaissance, et avant que Nicolas Machiavel n'écrive Le Prince, il savait que pour « régner mieux », le souverain doit se présenter au peuple. Ensuite, il lui fallut effectuer plusieurs campagnes militaires. Enfin, même lors des guerres, il n'hésitait pas à partir en pèlerinage.

De plus, ce roi dictait un grand nombre de lettres afin que ses ordonnances soient précisées. Si l'on suppose qu'elles furent quasiment perdues, il existe encore plus de 2 100 lettres conservées et publiées[1] il y a cent ans, par Jeseph Vaesen[2] et Étienne Charavay, grâce auxquelles nous pouvons connaître précisément ses itinéraires, alors son art exceptionnel de géopolitique.

Cet Itinéraire imprimé par la Société de l'Histoire de France parut en 1909[3]. De nos jours, ces itinéraires sont plus florissants, notamment grâce aux dernières études de Jean Favier et de Jacques Heers, inspirées par la biographie de Paul Murray Kendall (1974). En présentant un des plus grands hommes d'État français, elle devint le livre de chevet de François Mitterrand et de Valéry Giscard d'Estaing[4]. Cet historien retrouva des documents diplomatiques italiens, notamment ceux des ambassadeurs milanais en France[5].

Mais, pourquoi faut-il connaître ces parcours ? Parce que c'est lui qui forma l'Hexagone, en annexant 120 000 km2 de territoires[6]. De plus, il laissa au dauphin Charles en 1483, une France prospère, une France qui eut achevé la reconstruction si largement amorcée sous Charles VII, en neutralisant trois gros dangers : les Bourguignons, les Anglais et les grands vassaux[7]. Afin de comprendre sa politique, il faut « lire » ses itinéraires avec la carte de France.

Comment rétablirent-ils les itinéraires ?Modifier

Si les lettres du Louis XI négligent des années, il existe un certain nombre d'exceptions : « Donne a Senlis, le deuxiesme jour de may M CCCC LXX IIII. » (Orig. Bibliothèque nationale de France, Fr. 2908, fol.9 ; Josephe Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome V p. 243, Librairie Renouard et Libraire de la Société de l'Histoire de France, Paris 1895) ; Datum Bituris (Bourges), die XIIII° mensis januarii, anno ab rexurrectione domini MCCCCLXVI (Archives de Florence, classe X, reg. no 3, fol.154 ; tome III p. 130).

Un grand nombre de lettres au parlement de Paris, qui sont actuellement conservées dans les Archives nationales, furent précisément datées leur réception, sauf leurs copies : « Donne a Selommes, le VIe jour de mars. A noz amez et feaulx conseillers les gens tenans nostre court de Parlement. Recepte ix marcii M° CCCC° LXXVII° (avant Pâques) » (Archives nationales X 1A 9317, fol.79 ; tome VI p. 339). De même, plusieurs archives conservent les lettres du roi avec cette précision : « Donne a l'abbaye Nostre Dame de la Victoire, le IIIIe jour de septembre. A noz chiers et bien amez les bourgoys, manans et habitans de nostre ville et cite de Lyon. Receuez le jeudi XIIe d'octobre mil IIIIc LXXV. » (Archives de Lyon, AA23, no 25 ; tome VI p. 21). Les lettres patentes de Louis XI, quant à elles, furent en général bien datées[8],[9].

Dès Pâques 1472, le roi dictait généralement ses lettres du Plessis-du-Parc-lèz-Tours au lieu du nom de Montilz-lèz-Tours, après avoir parachevé les travaux. Toutefois, il existe une lettre dictée auparavant : « l'annee derreniere passee, a nostre threzorier du Daulphine, offrir par chascun mercredi, en ladicte eglize…… Donne au Plessis du Parc lez Tours, le XXVIe jour de mars. A noz chers et bien amez les doyen et chapitre de l'église de Nostre Dame d'Ambrun. » La date fut précisée par un justificatif : « Nous, chanoines et chapitre de l'eglise d'Ambrun, certifions avoir receu d'Antoine Danneseau, escuier ordinaire de l'esquierie du roy, nostre sire, trente ung escus d'or pour une oblacion en ladicte eglise……, le samedy XXVIIe jour d'avril, l'an de grace MCCCCLXXI. » (Bibliothèque de Lyon, publié par A. Fabre en 1860, Recherches historiques sur le pèlerinage des rois de France à Notre-Dame d'Embrun p. 137-139). Aussi est-il certain qu'elle fut expédiée en 1472 avant Pâques, et non en 1473. C'est la raison pour laquelle l'équipe de Vaesen fallut consulter les documents sans cesser, pendant plus de 30 ans.

Pour fixer les années, les signatures des secrétaires du roi étaient considérablement utiles, car, selon Jean Favier, « beaucoup ne font au secrétariat qu'un séjour de trois ou quatre ans ». Il présente sa liste en détail, dans son Louis XI (p. 267-268). Par exemple, Jean Charpentier, de 1479 à 1483.

1461Modifier

Sacre du roi Louis XIModifier

  • juillet - octobre : aussitôt renseigné la mort de Charles VII de France, son père, Louis XI partit de Genappe, en terminant son exil, afin d'être sacré à Reims. En effet, si la reine Marie d'Anjou lui avait écrit qu'il était roi, il restait en France Charles de France (1446-1472), son frère cadet, qui pourrait demander le droit de la couronne[10]. Le 30 juillet, Louis XI expédia, en tant que le roi, ses premières lettres patentes à Avesnes[11]. La date du sacre fut soigneusement choisie : Assomption, à savoir une des fêtes les plus importantes de Notre Dame, la patronne de France. Puis, il rentra à Paris, avec beaucoup de précaution. Il n'avait pas oublié de passer l'Abbaye de Saint-Denis, nécropole royale. Toutefois, à cette époque-là, les situations politique et sécuritaire dans la région parisienne étaient encore dangereuses. Donc, le roi décida le 23 septembre[12] d'aller à Tours, une des villes les plus fidèles, afin de régner mieux le royaume. De plus, il avait grandi en Touraine, notamment à Loches et à Amboise[13].

1462Modifier

Première diplomatie avec les maisons d'Aragon et de CastilleModifier

  • Janvier - juin : en 1461, la mort de Charles d'Aragon causa, en Espagne, la crise de succession, en provoquant une guerre civile. Pour Louis XI, il s'agissait d'un bon prétexte pour intervenir, car Charles était descendant du roi Jean II de France par Jeanne de France, sa fille et mère de Charles III de Navarre, à savoir arrière-grand-mère de Charles[14]. Le roi partit de Tours en janvier[15], et séjournait à Bordeaux durant les négociations avec Jean II d'Aragon et Henri IV de Castille ainsi que la Catalogne. Grâce à cette diplomatie, le royaume de France obtint une autorisation à occuper le Roussillon et la Cerdagne. Par ailleurs, en traversant la région, le roi confirmait les privilèges des communes et des abbayes octroyées par ses prédécesseurs[16]. Aussitôt signé le Traité de Bayonne, il retourna à Amboise.

Défense contre Édouard IVModifier

1463Modifier

 
Entrée de Louis XI à Toulouse

De nouveau jusqu'à la frontièreModifier

Décembre 1462 - mai : afin de finir une longue et coûteuse campagne au Roussillon, Louis XI dut repartir vers les Pyrénées occidentales. D'abord, une autre troupe française avait brutalement occupé la Navarre. Tout de suite, l'ambassadeur Jean de Montauban avait déclaré au roi Henri IV de Castille qu'elle n'y quitterait pas jusqu'à ce que l'armée de Castille parte de la Catalogne. Les négociations furent rétablies. C'était grâce aux entretiens repris en avril que la paix fut parachevée, notamment au Roussillon[20].

Incendie de ToulouseModifier

Mai - juin : le 7 mai 1463, la ville de Toulouse subit d'un incendie catastrophique. Aussitôt après la nouvelle, le roi étant à Saint-Jean-de-Luz partit vers Toulouse. Il y séjourna pendant trois semaines afin de soutenir la restauration de la ville[21].

Rachat des villes de la SommeModifier

Août - juillet 1464 : en bénéficiant des bonnes relations avec Philippe III de Bourgogne, le roi commença à récupérer les villes de la Somme, perdues selon le Traité d'Arras. Il fallait que les Bourguignons fussent éloignés de Paris (Voir la carte). Le duc accepta cette proposition 20 août, pour 400 000 écus d'or[22]. Après cette conclusion, le roi s'en alla de la capitale et arriva à Abbeville le 27 septembre.

Négociation avec l'AngleterreModifier

Septembre - octobre : le 28 septembre, Louis XI entra dans le château de Hesdin possédé par son oncle Philippe III de Bourgogne, afin de préparer les négociations avec l'Angleterre. Lors de l'arrivée du duc Philippe, les habitants avaient eu beau chercher la figure de Louis XI, il ne parut pas. En fait, le roi montait sur un mauvais petit cheval, avec le duc, vêtu de sa tenue de chasse[23], en imitant l'entrée de Jésus-Christ à Jérusalem. Il s'agissait du style particulier de sa manifestation politique[24].

Décès de la reine Marie d'AnjouModifier

Novembre : la reine Marie d'Anjou décéda le 29 novembre 1463 dans l'abbaye des Châtelliers après avoir débarqué à La Rochelle[25]. À la suite de cette nouvelle, le roi étant à Dieppe célébra pieusement une messe pour sa mère.

1464Modifier

Séjour en Flandre et hostilité de Charles le TéméraireModifier

Janvier - février: en Bourgogne, le conflit entre le duc Philippe III et le comte de Charolais, son fils, s'aggravait depuis quelques années. Surtout, la restitution des villes de la Somme était, pour le comte Charles, une grosse et inadmissible erreur de son père. En janvier 1464, Louis XI qutta la Somme et arriva à Arras. Puis il continua à demeurer en Flandre, notamment à Tournai[29]. L'on comprend que Charles fût coléreux, faute de communication, et que la cour de Bourgogne ait été dispersée. Par conséquent, le comte n'hésita pas à organiser une fronde dangereuse contre Louis XI, en sollicitant les princes mécontents de la mer du Nord jusqu'à la chaîne des Pyrénées[22].

Naissance de Jeanne de FranceModifier

Mars - mai : Louis XI arriva au château de Pierre de Brézé, en mars, auprès de la reine Charlotte de Savoie. En tant que roi de France, il patientait un héritier mâle. Nogent-le-Roi est une petite ville où les reines de France venaient prier les bienfaits de la Vierge Marie pour la naissance de leurs enfants. Toutefois, il s'agissait d'une fille, future sainte Jeanne, à laquelle la reine donna la naissance le 23 avril. Cela est la loi salique qui explique la différence entre les itinéraires de juillet 1470 et ceux de mai 1464. En réalité, il interdit toutes les réjouissances pour célébrer cette naissance[30]. Trois semaines plus tard, le roi regagna les routes vers la Somme.

Défense en NormandieModifier

Juillet - septembre : à la suite de la nouvelle que François II de Bretagne rassemblait des troupes, le roi se déplaça jusuqu'à Rouen[31]

1465Modifier

Ligue du Bien publicModifier

Pèlerinage vers Notre-Dame-du-Pont de Saint-Junien[33]

Mars - avril : Louis XI quitta Poitiers le 4 mars 1465, pour un pèlerinage vers Notre-Dame-du-Pont de Saint-Junien. Son frère Charles avait renoncé au pèlerinage sous prétexte d'une chasse. En fait, Odet d'Aydie, ancien confident de Charles VII, le conduit en Bretagne. À peine la nouvelle fut-elle renseignée que le roi retourna diligemment à Poitiers. En analysant la situation[34], il se déplaça vers Thouars de sorte que le trésor royal soit conservé. La première manœuvre de l'armée royale devant Saumur fut effectuée le 26 mars, sans bataille. Aussitôt reçu les clefs, il s'installa dans le château de son oncle René d'Anjou. D'une part, ce positionnement pouvait couper le ravitaillement entre la Bretagne et ses complices. D'autre part, le premier fils de René Jean II de Lorraine adhérait à la ligue du Bien public, cette fronde. Enfin, le roi René s'y présenta le 10 avril. Louis XI put rentrer à Tours le 19 avril[35].

Jusqu'à Notre-Dame de Marsat

Avril - juin : l'offensive du roi se lança à la fin d'avril, avec une campagne menée en Bourbonnais. Bourges était déjà occupée par les troupes de Jean II de Bourbon, gendre et ancien conseiller de Charles VII, tandis que les Bourguignons arrivèrent à Moulins. L'armée royale reprit Bourges, ensuite occupa Moulins. Le roi demeurait principalement à Montluçon puis à Saint-Pourçain-sur-Sioule, de sorte que ses opérations militaires soient optimisées. Certains historiens concluent la soumission de la maison de Bourbon[36]. Juste avant de retourner à Paris, Louis XI alla jusqu'à l'église Notre-Dame de Marsat près de Riom le 23 juin, en octroyant 50 livres de don par an[37]. Il avait adressé ses vœux à cette Notre Dame[38].

Bataille indécise de Montlhéry

Juillet - septembre : en renouvelant la mémoire de la victoire de Dieppe[39], Louis XI célébra solennellement une messe à Cléry-Saint-André le 11 juillet, devant tous ses gens d'armée[40]. La bataille de Montlhéry fut sanglante et indécise. Le roi eut son cheval tué sous lui et faillit y perdre la vie. Pour le comte de Charolais (qui fut lui-même blessé à la gorge), les pertes humaines furent lourdes, dont certains de ses meilleurs capitaines. Il resta néanmoins maître du terrain et se considéra comme victorieux, mais le roi et l'armée royale réussirent à rentrer sans encombre à Paris. L'on s'aperçoit un bouleversement évident : dès le 17 juillet, lendemain, Louis XI expédiait fréquemment ses lettres aux villes fidèles dans le royaume, malgré quelques erreurs[41]. Cela signifie que le roi rétablit le réseau de correspondance avec assez d'équipe. Les premières sont conservées à Lyon (Archives municipales, AA23, no 6), à Abbeville[42] et à Milan[43] : « De par le roy. Chiers et bien amez, hier, environ deux heures appres disner, estans les contes de Charroilois et de Saint Pol, Atof de Cleves, le bastard de Bourgongne et tous leurs gens en bataille, empres Montlehery, fortiffiez de leurs charroiz, fossez, ribaudequins et autre grosse artillerie, feusmes conseillez de les assaillir et combatre, et ainsi fut fait. Et graces a Dieu eusmes du meilleur, et fut la victoire pour nous, et par deux ou trois foiz s'enfouyrent le dit conte de Charolois et la plus part de ses gens, et le dit conte de Saint Pol ; et desquelz ont este destroussez, que mors que prins, depuis la bataille qui s'enfouyrent bien deux mille ; et entre autres le sire d'Esmeries et le sire de Haplincourt ont est prins. Et en y a encores plusieurs qui s'ent sont fouiz, lesquelz on poursuit, et desja en ont este admenez plusieurs en ceste ville de Corbueil. Et en tant que touche le principal de la bataille, il en est mort des leurs dix contre ung des nostres, ainsi qu'il a este trouve ; et y a eu de quatorze a quinze cens mors de leur part, et de deux a trois cens prisonniers, dont il en y a de gens de bien beaucoup. Et comme avons sceu, le bastard de Bourgongne a este tue (faux) ; et oultre nous a este rapporte que lesdits contes de Charrolois et de Saint Pol ont este griesvement (faux) blecez. Et demourasmes ou champ jusques a soleil couchant ; et environ soleil couchant, que le champ nous estoit demoure, nous retraismes et venismes en ceste dicte ville de Corbueil, et toute nostre armee avec nous, excepte aucuns qui cuidoient les choses aultrement estre, et, a ceste cause, s'en sont retraiz en plusieurs lieux. Lesquelles choses vous voulons bien signiffier, afin qu'en puissiez rendre graces a Nostre Seigneur. Donne a Corbueil, le XVIIe jour de juillet. Loys. Toustain. A noz chiers et bien amez les bourgois, manans et habitans de nostre ville de Lyon »[44].

À partir du 10 août, Louis XI parcourait la Normandie afin de renforcer ses troupes. Grâce à cette stratégie, certains princes commencèrent le 3 septembre à négocier la paix[45].

Traité de Conflans, la paix

Septembre - novembre : l'expiration de la dernière trêve au 17 septembre provoqua les nouvelles batailles affaiblissant encore le royaume. Ainsi Louis XI décida-t-il de visiter le camp des Bourguignon près de Conflans, de sorte que la guerre se termine. Louis XI, parrain de Marie de Bourgogne, fille unique du comte de Charolais, connaissait ce dernier paradoxalement davantage que d'autres princes français. Avant que ne se signe le traité de Conflans le 5 octobre[46], les processions furent effectuées à Paris le 1er octobre. En perdant leur chef, les princes aussi, sauf François II qui gardait Charles de France en Bretagne, acceptèrent la paix. Le roi et le comte de Charolais allèrent célébrer ensemble Toussaint à Villiers-le-Bel. Finalement, Louis conserva son nouveau système d'administration pour rétablir le royaume de France, sans modification[47].

Campagne en NormandieModifier

Décembre : en dépit du traité de Conflans[48], le duc Charles subissait d'énormes difficultés à gouverner la Normandie. À la suite de sa lettre demandant un secours immédiat au roi, l'armée royale partit d'Orléans en décembre. Louis XI put profiter extraordinairement de la situation. D'abord, le frère du roi perdit ce duché en raison du secours de Louis XI. Ensuite, la Normandie retourna à la couronne, faute d'héritier direct. Enfin, Louis XI signa le 23 décembre le traité de Caen avec François II de Bretagne[49].

Article connexe : Ligue du Bien public.

1466Modifier

Soumission de RouenModifier

Janvier : à la fin du mois de janvier 1466, Louis XI retourna à Rouen. En effet, le 28 septembre 1465, selon l'intention de la veuve de Pierre de Brézé, la ville de Rouen avait spontanément fait ouvrir les portes à une troupe de la ligue du Bien public[53]. À Pont-de-l'Arche, le roi avait donné le 14 janvier, à l'ambassade de la ville, deux jours de délai pour une reddition complète[54].

Château de la Motte d'Esgry et Notre-Dame de BoiscommunModifier

Juillet - septembre : dès 1466, Louis XI aimait visiter la Motte d'Esgry (Égry), château du seigneur de Lhuillier situé près de l'église Notre-Dame de Boiscommun édifiée par le roi Philippe III de France[55]. Tout comme les princes de la Renaissance, le roi avait le goût de campagne. Le premier passage avait été daté le 28 juillet 1466 tandis que le dernier séjour se termina le 16 août 1480.

1467Modifier

Séjour aux Montilz-lèz-ToursModifier

Mars - avril : Louis XI passa six semaines dans son joli château de petite taille aux Montilz-lèz-Tours, acquis le 15 février 1463 pour 5 300 écus. Afin d'éviter les interférences politiques des serviteurs de la reine, il décida d'éloigner sa résidence de celle de la famille d'Amboise. En 1469, les travaux se commencèrent pour l'amélioration des établissements. Le château reconstruit deviendra, en 1472, le Plessis-du-Parc-lèz-Tours[56].

Entretiens avec WarwickModifier

Mai - juin : en passant par Rouen, Louis XI et la reine Charlotte de Savoie arrivèrent à la Bouille. Le comte Warwick y débarqua le 7 juin en tant qu'ambassadeur d'Angleterre pour négocier un traité d'amitié. À Rouen, les conversations durèrent une semaine. En lui présentant les soieries françaises, Louis XI, qui connaissait Bruxelles où les industries du luxe contribuaient les finances, lui proposa quelques privilèges commerciaux. Warwick et les ambassadeurs de Louis XI s'en allèrent le 16 juin pour la rédaction définitive. Le décès de Philippe III de Bourgogne de la veille bouleversera pourtant ces négociations[57],[58].

1468Modifier

États générauxModifier

Le mois d'avril 1468 se caractérise par un long séjour de Louis XI à Tours. Il s'agissait d'un des seuls états généraux assemblés par lui. 192 représentants firent confiance au roi[59].

Mariage de Galéas Marie Sforza et de Bonne de SavoieModifier

Mars - juin : Louis XI passa au printemps à Amboise, auprès de Charlotte de Savoie. Notamment, le 9 mai 1468, ils y célébrèrent le mariage de Galéas Marie Sforza et Bonne de Savoie, sœur de la reine[60]. Ce mariage signifiait que Louis XI paracheva la construction d'une muraille forte depuis la Savoie jusqu'à la Lombardie, contre le duc de Bourgogne.

Campagne en Picardie et traité d'AncenisModifier

Juin - septembre : Louis XI préparait la guerre sur la frontière de Picardie, à cause d'une nouvelle alliance entre la Bourgogne et l'Angleterre, symbolisée par le mariage de Charles le Téméraire et de Marguerite d'York. Le duc de Milan Galéas Marie Sforza aussi organisait pareillement son attaque contre les Bourguignons. Le roi demeurait à Compiègne ainsi qu'à Noyon. En septembre, la tension s'affaiblit subitement. C'était grâce aux états généraux et à la campagne suivante en Normandie contre l'armée de Bretagne. Le traité d'Ancenis se signa le 10 septembre avec François II de Bretagne et Charles de France[61]. Ils renoncèrent officiellement l'alliance avec Charles le Téméraire depuis la ligue du Bien public[62].

Traité de Péronne et campagne vers LiègeModifier

Octobre - novembre : à la suite de cette détente, Louis XI envoya son ambassadeur, le cardinal Jean Balue, à Charles le Téméraire. Le 9 octobre, en doutant le piège du duc, le roi arriva à Péronne où une entrevue était proposée. Le duc était cependant si profondément courtois que la négociation débuta paisiblement. Il était une véritable coïncidence que, ce jour-là, les Liégeois contre le duc attaquèrent la ville de Tongres. Deux jours plus tard, Charles aperçut deux commissaires royaux dans les attaquants. Dès que toutes les portes de Péronne avaient été fermées, le roi en grand péril dut signer le traité de Péronne le 14 octobre[63]. De plus, il se libérera, à condition que l'armée royale rejoigne la croix de Saint-André. Aussitôt que la ville de Liège avait été conquise, Louis XI et son armée quittèrent vivement le camp le 2 novembre[64].

1469Modifier

Château de VaujoursModifier

Juin : Louis XI visita le château de Vaujours, auprès de nouveau grand chambellan de France Jean V de Bueil le 3 juin 1469[66]. Il est normal que Louis XI ait modifié sa politique militaire à la suite d'une cohabitation obligée entre l'armée royale et celle des Bourguignons en octobre 1468. Comme le roi connaissait désormais l'armée du duc en détail et vice versa, il fallait que son armée fût attentivement améliorée. Aussi plusieurs vétérans rentrèrent-ils en grâce en 1469, et furent nommés de la première promotion de l'ordre de Saint-Michel[67].

Fondation de l'ordre de Saint-MichelModifier

Août : inspiré par celui de la Toison d'or, Louis XI étant à Amboise créa le 1er août, par ses lettres patentes[68], l'ordre de Saint-Michel, non seulement pour sa foi catholique mais aussi son immense objectif politique[69].

Réconciliation entre Louis XI et Charles de GuyenneModifier

Septembre : au début du mois de septembre, Louis XI partit de Niort. De sorte que son frère s'éloigne des adversaires du royaume, le roi avait choisi la transformation de la Guyenne en apanage. Louis XI était si satisfait que fut proposé au duc un entretien à la frontière. Leur réconciliation fut achevée, le 7 septembre, à un port près de Puyravault. Puis, ils se déplacèrent jusqu'à Coulonges-sur-l'Autize, vers le château du sire de Malicorne, pour une grande chasse ainsi qu'un nouveau traité. Sitôt en signé le 18 septembre[70], le roi quitta le lieu.

Décembre : le duc passa Noël auprès de son frère et de la reine[71],[72].

1470Modifier

Pèlerinage au printempsModifier

Le mois d'avril 1470 est illustré par un pèlerinage exceptionnel du roi. Notamment, il célébra Pâques dans l'abbaye royale Notre-Dame de Celles-sur-Belle où l'on gardait une légende du pèlerinage de Clovis Ier[73]. Avant de s'installer à Amboise le 5 mai, auprès de la reine, le roi voyagea selon un itinéraire vraiment compliqué, en visitant 9 communautés.

Naissance du dauphin Charles et offrandes de Louis XIModifier

Juin - août : le 30 juin 1470, la reine Charlotte de Savoie donna la naissance au dauphin Charles, futur Charles VIII de France. Ceux que Louis XI effectua étaient, à nouveau avec un montant considérable d'offrandes, les pèlerinages. Tout d'abord, il visita quatre hauts lieux dans la région. Juste deux jours plus tard, il alla à Saint-Martin de Candes[74]. Puis, le 4 juillet, il arriva au Puy-Notre-Dame[75]. Ensuite, c'est la cathédrale Notre-Dame de Nantilly qui aussi bénéficia de la naissance du dauphin[76]. Enfin, il retourna, le 14 juillet, à l'église Notre-Dame de Béhuard en travaux. En août, en revisitant tous ces quatre lieux, Louis XI célébra Assomption à la basilique Notre-Dame de Cléry et alla jusqu'à l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

Diplomatie contre Édouard IVModifier

Juin - juillet : le 8 juin, le roi accueillit Warwick au pied du château d'Amboise. À présent, il était le capitaine contre Édouard IV d'Angleterre, dont la flotte avait mouillé ses ancres près de Honfleur en mars[77]. Louis XI commença à pratiquer sa diplomatie. À la fin du mois, Marguerite d'Anjou, reine d'Angleterre réfugiée, arriva à Amboise. Elle refusa l'union proposée avec son ancien ennemi[78]. Sitôt achevé ses pèlerinages, le roi s'installa le 15 juillet au château des Ponts-de-Cé, afin d'organiser une réunion avec la famille d'Anjou. Le 22 juillet, la réconciliation entre Marguerite d'Anjou et Warwick fut dénoncée. Finalement, le 25 juillet, la cathédrale d'Angers devint un témoin des fiançailles entre le prince de Galles Édouard et Anne Neville, fille de Warwick, ainsi que des serments[79].

Le mariage fut célébré à Amboise, auprès du roi, le 13 décembre. Le lendemain, la reine Marguerite et sa famille s'en allèrent[80].

1471Modifier

Campagne sur la SommeModifier

Janvier - juin : Louis XI recommença à restituer les villes de la Somme. Concernant le traité de Péronne, le roi put proclamer que Charles le Téméraire avait déchu de son duché pour trahison et parure, le 3 décembre 1470[84]. Il commença, le 22 janvier 1471, à organiser son armée à Paris, et s'installa habituellement dans le château de Compiègne le 29. L'armée royale reprit la ville d'Amiens, dans laquelle le roi pourrait célébrer Pâques, ainsi que Saint-Quentin. Et, il attendait l'armée de Warwick à Beauvais. Toutefois, en retournant en Angleterre en mars, Édouard IV bouleversa la situation[85].

Étau de Charles le Téméraire et Sainte-Catherine-de-FierboisModifier

Décembre : un seul pèlerinage de Louis XI vers Sainte-Catherine-de-Fierbois est connu : le dimanche 15 décembre 1471. Consacrée à Sainte Catherine d'Alexandrie, patronne des soldats, cette église est illustrée par la légende de Charles Martel et son épée récupérée par Jeanne d'Arc. Le royaume s'était renseigné que les Bourguignons préparaient une campagne de printemps en Picardie ainsi que le duc de Guyenne, Édouard IV d'Angleterre et le François II de Bretagne attaqueraient simultanément la Normandie ou la Guyenne[86].

1472Modifier

Mort du duc de GuyenneModifier

Mai - juin : le 22 décembre 1471, le roi expédia une lettre à son grand maître : « Monseigneur de Maille est aujourd'uy arrive, qui a laisse monseigneur de Guienne a Sainct Sever malade de fievres cartes... »[87]. Étant donné que Charles de France n'avait que deux filles illégitimes, il fallait que la Guyenne revînt à la couronne. Par précaution, Louis XI préparait son armée. Le 8 mai 1472, il écrit au gouverneur de Roussillon : « …Je vous prie que vous tenez a Nyort, et n'en bougez jusques a ce que aiez nouvelles de moy, et n'entreprenez rien sur la Rochelle, Xaintes, ne Saint Jehan ; car je n'ay encores point eu nouvelles de mes ambassadeurs de Bourgogne… »[88] Le 18 mai, le roi partit du Plessis-du-Parc-lèz-Tours, en écrivant au grand maître : « …j'ay eu nouvelles que monseigneur de Guienne se meurt,… »[89]. Louis XI expédia une lettre aux habitants de Bayonne, en passant à Montreuil-Bellay : « …nous avons sceu la mort de nostre beau frere, dont Dieu ayt l'ame ; et a ceste cause, nous envoyons Jehannot d'Anglade, …Si vous prions que incontinent vous saisissez de vostre ville et des deux chasteaulx… »[90] En craignant que la Guyenne ne retourne au chaos à cause de la féodalité, il avait dicté le 14 mai : « incontinent que vous me manderez pour la Rochelle, je monteray a cheval et m'y en iray a toute diligence ». Lorsqu'il arriva à Saintes le 27 mai, le roi apprit précisément que le duc était décédé le 24 mai. Sans combattre, il paracheva le rattachement du duché, et se tourna en Anjou[91].

Campagne contre les BretonsModifier

Juillet - août : en profitant d'une trêve jusqu'au 10 juin, Charles le Téméraire proposait secrètement à François II de Bretagne d'attaquer le royaume de France[92]. En effet, sous prétexte d'un empoisonnement, le duc de Bretagne avait fait prisonnier le confesseur et l'écuyer de cuisine du duc de Guyenne.

Avec son armée puissante, Louis XI passa par Laval; mais il ne s'y arrêta pas et il ne lui fut pas fait de réception solennelle[93]. Le roi, en quittant Laval, se dirigea par l'Abbaye de la Roë et se rendit maître de la Guerche. Il occupa Ancenis le 7 juillet, puis le 21 juillet Pouancé à la frontière. Ensuite, le roi retourna aux Ponts-de-Cé pour contrôler le passage de la Loire. Enfin, le 15 octobre, une trêve pour un an fut conclue[94].

Siège de BeauvaisModifier

Juin - juillet : Charles le Téméraire, quant à lui, rompit la tréve le 4 juin, selon le même prétexte. Le 27 juin, les Bourguignons arrivèrent à Beauvais. La ville résista fortement pendant un mois, notamment grâce aux femmes dirigées par Jeanne Laisné[95]. Le duc renonça au siège le 22 juillet en pleine nuit. Après une campagne à perdre en Normandie, le 3 novembre, une trêve pour cinq mois fut acceptée[96].

Fuite de Philippe de Commynes du camp bourguignonModifier

Août - septembre : Philippe de Commynes, né dans une famille de la noblesse flamande, était un des diplomates les plus avisés de Charles le Téméraire. En préférant la paix, il quitta le camp des Bourguignon dans la nuit du 7 au 8 août 1472. Au début du mois de septembre, il arriva aux Ponts-de-Cé, auprès de Louis XI. De la même manière, Odet d'Aydie rallia à son tour Louis XI en novembre[97].

Accroissement du port des Sables-d'OlonneModifier

Novmembre - décembre : à la suite d'une pacification provisoire, le roi visita, avec Philippe de Commynes, la Vendée, territoire octroyé au Commynes[98]. Le 1er décembre, ils demeurèrent aux Sables-d'Olonne dont ce diplomate présumait précisément l'évolution du port. En conséquence, le roi avait ordonné sa fortification le 10 novembre[99]. Grâce aux privilèges octroyées par Louis XI, la ville connut une immense croissance.

1473Modifier

Fiançailles entre Anne de France et Pierre de BeaujeuModifier

 
Louis XI maria enfin sa fille aînée à Pierre de Beaujeu, après plusieurs fiançailles.

Octobre - novembre : à la suite de la mort de Nicolas de Lorraine le 27 juillet 1473, le roi modifia le projet de mariage de sa fille aînée[102]. À la fin du mois d'octobre, le roi arriva à Jargeau près d'Orléans. Le 3 novembre, le contrat du mariage d'Anne de France et de Pierre de Beaujeu y fut effectivement signé[103]. Aussitôt, le roi quitta Jargeau. La célébration du mariage fut effectuée, soit quelques jours plus tard, soit en 1474, mais vraisemblablement deux fois, à cause d'une difficulté concernant leur consanguinité[104].

Articles connexes : Anne de France et Pierre II de Bourbon.

1474Modifier

Entrevue avec le comte de Saint-PolModifier

En mai, le connétable du roi, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, Louis de Luxembourg-Saint-Pol jouait tel double jeu, depuis 1465[107]. Au début de mai 1474, les envoyés français et bourguignons scellèrent un accord aux termes duquel le comte de Saint-Pol, déclaré ennemi criminel des deux princes, devait être mis à mort. Le connétable demanda au roi une entrevue. Le 14 mai, Louis XI arriva au village de Fargniers, escorté de six cents hommes d'armes. À la suite des excuses du comte, ils s'embrassèrent, mais toujours à cheval[108],[109],[110].

Occupation et création de la mairie d'AngersModifier

Juillet : Angers, la capitale d'Anjou, était en dehors du mouvement communal commencé à partir du XIe siècle[111]. Par ailleurs, René Ier d'Anjou « oublia le monde » après son deuxième mariage avec Jeanne de Laval. « Son neveu Louis XI aida à l'alléger des soucis du gouvernement, en lui prenant l'Anjou. »[112] Il y disposait les devants, à savoir plusieurs officiers du roi, en profitant de toutes les occasions d'intervenir[113]. Le 12 ou 22 juillet 1474[114], en rédigeant son troisième et dernier testament, le bon roi René légua l'Anjou et la Provence à son neveu le comte Charles du Maine ainsi que la Lorraine et le duché de Bar à René II de Lorraine[115]. Bien entendu, ce testament provoqua un gros conflit entre Louis XI et son oncle qui n'avait pas d'héritier mâle direct depuis 1470. Notamment, selon la reconnaissance de Palamède de Forbin, il fallait que la Provence revînt à la couronne, en cas d'absence de postérité mâle[116]. Aussitôt renseigné, Louis XI occupa la ville d'Angers à la fin du mois, en y accordant une commune. En février 1475, la mairie y fut définitivement organisée[117].

Menace de débarquement anglaisModifier

Août : le 25 juillet 1474, Édouard IV d'Angleterre promit à Charles le Téméraire de débarquer l'année suivante[118]. La trêve entre Louis XI et le duc de Bourgogne expirera le 1er mai 1475[119]. À peine occupé Angers, le roi repartit du château Plessis-du-Parc-lèz-Tours au début d'août. Il n'y rentrera qu'en novembre 1475.

1475Modifier

Paris

Décembre 1474 - avril : durant son règne de 22 ans, Louis XI ne séjourna longuement à Paris qu'en 1465, lors de la ligue du Bien public, ainsi qu'en 1475. Afin d'affaiblir les Bourguignon, le roi y recueillait sans cesse les informations et réglait au maximum sa diplomatie, notamment ses négociations avec René II de Lorraine, l'empereur Frédéric III et les cantons suisses. Ainsi Charles le Téméraire était-il graduellement isolé de ses voisins et de ses alliés[122]. Par ailleurs, le roi y dicta le 6 avril 1475 une lettre destinée à Pierre Cadouet, futur archevêque de Bourges : « Monseigneur le prieur, je vous prie que vous vueillez prier Nostre Dame de Sales[123] pour moy, qu'elle me donne guerison parfaite.… » Il est possible que cette maladie empêchât le déplacement du roi[124].

Campagne en Picardie et en NormandieModifier

Mai - juillet : à la suite de l'échec des négociations avec Charles le Téméraire, Louis XI quitta l'Abbaye Notre-Dame-de-la-Victoire-lèz-Senlis le 1er mai, jour où la trêve expira. D'abord, le roi et l'armée passèrent en Picardie. Une fois que la population en avait été évacuée, un certain nombre de villes situées sur la frontière, dont Roye, furent rasées. Ensuite, selon un faux rapport, ils se déplacèrent en Normandie, car, pour les Anglais, cette province plus riche serait meilleure pour leur ravitaillement[125].

Fin définitive de la guerre de Cent AnsModifier

Juillet - septembre : quoique Louis XI montât bonne garde dans le nord-est de la Normandie, Édouard IV d'Angleterre débarqua à Calais le 4 juillet. En effet, il voulait arriver à Reims, afin d'être sacré roi de France. Le réseau royal de renseignements était si bien organisé que Louis XI put suivre précisément l'avance des Anglais. Il ordonna de fortifier la ville de Reims ainsi que de brûler des villes, hormis les églises, avant que l'armée anglaise ne s'y approche. Leur ravitaillement fut bien coupé. En fournissant 50 000 soldats de l'armée, Louis attendait des négociations à Compiègne. Le 12 août, un valet qui avait été capturé par les Anglais y arriva, pour lui délivrer un message confidentiel d'Édouard IV. Après que, le 15 au matin, l'ambassade anglaise était repartie afin de préparer le traité, Louis XI aussi quitta Compiègne et s'installa dans l'abbaye Notre-Dame-de-la-Victoire-lèz-Senlis, près de Paris. Il fallait se procurer l'argent requis en diligence. Le 25 août, le roi arriva à Amiens avec des chariots garnis des sacs d'or. De plus, Louis fit envoyer à Édouard trois cents chariots de meilleur vin français tandis que les Anglais furent invités à une dizaine de tavernes gratuites dans cette ville. Finalement, les deux rois se retrouvèrent le 29 août près de Picquigny, sur un pont provisoire construit sur la Somme. La guerre de Cent Ans se termina[126], car Édouard IV renonça définitivement aux droits sur l'héritage des Plantagenêts. Aussi les Anglais retournèrent-ils vers Calais, deux jours plus tard[127],[128]. Certes, il fallait que le royaume de France fournît non seulement 75 000 écus d'or en 1475 mais 50 000 écus de pension annuelle pour sept ans. Mais Jean Favier souligne : « On n'a pas fait assez attention au calcul :… l'indemnité ainsi versée au Trésor anglais est à peu près ce que coûterait une année de guerre si la guerre de Cent Ans reprenait pour cent ans »[129], « économisant ainsi bien sang, des guerres et des larmes »[4].

Dans l'abbaye Notre-Dame-de-la-Victoire-lèz-SenlisModifier

Septembre - novembre : dès que les Anglais étaient partis, Louis XI retourna à l'abbaye Notre-Dame-de-la-Victoire, afin de remercier Notre Dame et de négocier avec Charles le Téméraire puis François II de Bretagne, abandonnés par Édouard IV d'Angleterre. Le roi y passa encore plus de deux mois. Le 13 septembre, le duc de Bourgogne ratifia le traité de Soleuvre, une nouvelle trêve de neuf ans[130]. Le 29 septembre, les ambassadeurs de Bretagne aussi acceptèrent la paix pour laquelle le traité restait à ratifier[131]. Le 9 octobre, cela fut parachevé[132]. Une semaine plus tard, le roi de France Louis XI nomma le duc François II lieutenant général du royaume[133]. D'ailleurs, l'alliance avec Édouard IV ouvrit une porte pour la libération de Marguerite d'Anjou, fille de René Ier d'Anjou. Comme ce dernier n'était pas capable de payer 50 000 écus d'or de rançon, c'était Louis XI qui en disposa. Le 29 janvier 1476, Marguerite regagna la ville de Rouen dans laquelle les officiers du roi l'attendaient. Naturellement, avant de s'en aller vers la Provence où son père demourait, elle dut faire un testament renonçant tous les droits de succession, en faveur de Louis XI[134].

Reliques de Saint Florent

Mai et décembre : Louis XI connaissait l'abbaye Saint-Florent de Saumur depuis longtemps, au moins dès le 4 septembre 1462. Cependant, le pèlerinage effectué le 7 décembre 1475 était un voyage en priorité. En effet le 7 mai, Louis XI avait par hasard découvert le corps de Saint Florent, en célébrant la messe dominicale, dans l'église Saint-Georges de Roye. Il voulait transmettre le corps jusqu'à l'abbaye de Saumur. Enfin, le roi paracheva la translation en 1480[135].

1476Modifier

Entretiens avec René IerModifier

Mars - juin : en 1476, Louis XI passa trois mois à Lyon et ses environs. À la suite d'un arrêt de procès au parlement de Paris en avril, il décida d'y négocier avec René Ier d'Anjou. Les conférences eurent lieu du 4 mai au 9 juin. Grâce à trois traités signés en 1475, l'étau dangereux s'était desserré. Donc, la saisie de l'Anjou fut levée sauf celle de la commune d'Angers[137]. Au regard du sujet des successions, faute d'héritier mâle, l'Anjou et la Provence reviendront respectivement à la couronne selon les anciens contrats. Le roi René accepta ces conclusions le 25 mai, avec dix mille livres de pension annuelle[138].

Entretiens avec Giuliano della RovereModifier

Juin : Louis XI y accueillit également, le 15 juin[139],[140], le légat Giuliano della Rovere au regard de plusieurs sujets, notamment les affaires du court de Rome[141]. De plus, dès janvier, le roi voulait convoquer un concile à Lyon[142] tandis qu'il fallait aussi que le légat signât la dispense pour le mariage de Jeanne de France[143].

Bataille de Morat et pèlerinage vers le Puy-en-Velay

Charles le Téméraire perdit le 22 juin au siège de Morat la moitié de son armée et deux cents pièces d'artillerie. Le lundi suivant, à savoir deux jours seulement après la bataille, le roi reçut à Lyon la nouvelle, grâce à « l'étonnante efficacité de son courrier »[144]. À la suite de cette connaissance, Louis XI s'en retourna sans délai au Puy-en-Velay.

« Monseigneur le grant maistre, j'ay receu voz lettres, et ung petit devant que Pierre Cleret arrivast, ay eu nouvelles comme le duc de Bourgongne fut samedi dernier, au point du jour, combattu des Souyces, et a perdu beaucop de gens et tout son camp et son artillerie, et s'en est fouy jusques a Jougne, a tout six chevaulx. Je vous pri, faictes tousjours tenir voz gens prestz, mais ne commances riens, et que voz gens n'entrepreigne chose par quoy on puisse dire que la treve ait este rompue. Par Pierre Cleret vous escripray plus au loing. Escript a Lyon, le XXIIIIe jour de juing. J.Mrsme. A monseigneur le grant maistre ». (Bibliothèque nationale, Ms. fr.2898, fol.58)[145].

Mariage de Jeanne de FranceModifier

Septembre : sous prétexte de partir en pèlerinage, le roi quitta Plessis-du-Parc-lèz-Tours à la fin d'août. Il se fit représenter par le chancelier Pierre Doriole, de sorte que soit célébré le mariage de Jeanne de France avec Louis d'Orléans, futur Louis XII, à Montrichard. Ces noces sont bien précisées, car les dispenses du Saint-Siège avaient été expédiées le 8 août, par le légat Giuliano della Rovere. Ensuite, la date du dimanche 8 septembre avait été fixée pour la célébration des noces. Enfin, dans son château, le roi avait fait rédiger le contrat de mariage définitif de Jeanne, fille infirme, le 28 août[146].

Libération de la duchesse de Savoie et son voyage jusqu'à ToursModifier

Mars : avant d'arrivée à Lyon, Louis XI et son armée passèrent au Puy-en-Velay en mars[147]. Il y fit ses dévotions, car sa sœur Yolande de France, duchesse de Savoie, conservait ses sympathies pour les Bourguignons[148].

Octobre : le roi décida en septembre d'envoyer confidemment, en raison de la trêve, Charles Ier d'Amboise et deux cents lances, au château de Rouvres dans lequel Yolande et ses enfants étaient enfermés. Après la bataille de Morat, elle avait refusé une négociation secrète avec Louis XI, proposée par Charles le Téméraire. De sorte qu'au comble de la colère, le duc l'avait fait enlever sur le chemin. Amboise, excellent diplomate et militant, réussit à libérer Yolande le 2 octobre[149],[150]. Louis XI accueillit la veuve et ses filles en grande pompe, le 29 octobre, à la porte de son château de Plessis-du-Parc-lèz-Tours. Après la mort de Yolande en 1478, les mariages de ses enfants furent arrangés par Louis XI selon ses vues politiques[151]. Aussi le roi paracheva-t-il le contrôle étroit des états de Savoie[152].

1477Modifier

Mort du duc de Bourgogne et campagne en FlandreModifier

 
Marie de Bourgogne. Le 9 janvier 1477, en supposant la mort de Charles le Téméraire, Louis XI expédia sa réponse à Louis Ier de la Trémoille qui lui avait envoyé la nouvelle : « …au regard de nostre filloelle, j'ay intention de parachever le mariage que j'ay pieca faicte traicter de Monseigneur le daulphin (6 ans) et d'elle (19 ans) »[154]. Finalement, les fiançailles entre le dauphin Charles (12 ans) et Marguerite d'Autriche (1 an), fille de Marie de Bourgogne, furent conclues en 1482. Objectif : toujours l'héritage de Bourgogne.

Le 9 janvier 1477, Louis XI reçut « les bonnes nouvelles » concernant la bataille du 5 janvier, au Plessis-du-Parc-lèz-Tours. Quoi qu'il en soit, il ordonna, après une considération, de se tenir prêts à partir en Bourgogne. Si le duc était mort, non seulement Marie de Bourgogne ne serait plus héritière, mais aussi Louis XI conservait son droit en tant que parrain, notamment pour son mariage. Le lendemain, le roi fut renseigné que l'on avait retrouvé le corps de Charles le Téméraire[155],[156]. Il est probable que la commune de « Candes » à laquelle il alla le dimanche 12 était Saint-Martin de Candes, pour le pèlerinage.

Janvier - octobre : une semaine plus tard, il quitta son château, afin de récupérer les villes de la Somme rachetées en 1463. Alors que « bonnes villes » Ham et Saint-Quentin s'étaient rendues sans discuter, d'autres, notamment Arras, tentèrent de résister en profitant de la mort du duc. Le 4 mai, Louis XI entra dans une ville en ruine, puis le 22 Bouchain, le 23 le Quesnoy et le 29 Cambrai. Il fallait que ces villes conquises payassent la taxe pour la solde des hommes d'armes. Après que les armées des Flamands étaient arrivées entre Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer, le roi interrompit sa campagne et alla s'installer à Béthune. À la suite du mariage de Marie de Bourgogne et de Maximilien Ier de Habsbourg le 20 août, le roi conclut une trêve avec Maximilien le 18 septembre[157].

1478Modifier

Ville de FranchiseModifier

Mars - août : l'affaire d'Arras n'était en rien terminée. Comme 43 000 écus d'indemnité était trop lourde pour la ville, le mécontentement des habitants grondait. Les riches bourgeois commençaient à quitter la ville et à aller chercher un refuge en Flandre jusqu'à Lille ou à Roubaix. La situation était si critique que c'était Louis XI lui-même qui devait y retourner, afin de contrôler la ville. Après y être arrivé en avril, le roi ordonna enfin que la ville vide soit implantée, notamment par ceux qui connaissaient l'industrie textile[158]. Le 4 juillet 1479, le roi attribua à Arras un nouveau nom, Franchise[159].

Siège royal de ThouarsModifier

Décembre : Louis XI établit un siège royal à Thouars, lors de son séjour, le 29 décembre 1478[160].

Vieillissement du roiModifier

Décembre - mars : la santé du roi se dégrada en 1478. Aux approches de l'hiver, les proches de Louis XI trouvèrent le roi vieilli et fatigué. Il préférait dorénavant demeurer en hiver, dans les petits manoirs au lieu des châteaux, comme celui des Forges-lèz-Chinon. En réalité, Louis XI était malade. Si bien qu'en février 1479, certaines expéditions furent effectuées, en l'absence du roi[161],[162].

Articles connexes : Arras et Thouars.

1479Modifier

Notre-Dame de RignyModifier

Février - avril : les itinéraires du roi en hiver 1479 se caractérisaient par ses pèlerinages fréquents vers Notre-Dame de Rigny. À vrai dire, cette église était vraiment proche des manoirs de Bonaventure-lèz-Chinon ainsi que des Forges-lèz-Chinon où il demeurait. Cela suggère que Louis XI était encore malade[164]. D'après les études d'Auguste Brachet (1903) ainsi que de Claude Gauvard, il est probable que la maladie du roi était l'épilepsie. En hiver, elle aurait été plus dangereuse pour la santé de Louis XI[165],[166] .

Pèlerinage vers DijonModifier

Juin - août : selon la loi salique, les duchés accordés par les rois de France devaient cesser d'être l'apanage, en cas d'absence d'héritier mâle, tout comme le trépas de Philippe Ier de Bourgogne en 1361. En conséquence, le 25 janvier 1477, Georges II de la Trémoille, en qualité de gouverneur, et Charles Ier d'Amboise entrèrent dans la ville de Dijon[167]. Toutefois, le patriotisme était tellement fort que les villes résistaient. En outre Jean IV de Chalon-Arlay rejoignit Maximilier Ier[168]. Il fallait que Louis XI partît, de sorte que la situation politique en Bourgogne soit consolidée. En dépit de cet objectif, ses itinéraires étaient précisément ceux du pèlerinage. En effet, les routes étaient dangereuses en 1479, à cause de la peste. Avant de s'en aller, le roi visita donc Saint-Denis le 16 juin. Aussitôt arrivé le 31 juillet, le roi confirma solennellement les privilèges de la ville dans la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon[169].

Juillet : une lettre du roi destinée à Louis Ier d'Amboise en Bourgogne explique exceptionnellement ses situations et l'itinéraire : « Monsieur d'Alby, j'ai receu voz lettres et vous mercie des nouvelles que vous m'avez faict scavoir. Je suis bien content de la bonne provision que avez donnee a ce dont m'escripvez ; et au regard des villages que requiert Monsieur, et que moi je veulx qu'il les ait ainsi que m'escripvez et qu'il le demande. Je m'en aloys a Dijon, ainsi que je vous avois escript, mais ainsi que je partis de Romereu je chevauche par la chaleur et m'en vins coucher a ung chasteau qui est a l'evesque de Troyes, en une chambre haulte, fort chaude et ne peux respirer, et me print le mal du ventre, dont j'ai este deux ou trois jours malade ; ains la merci de Dieu et Nostre Dame, je suis a present bien guery. Monsieur d'Alby, j'eusse neantmoins fait mon voyage a Dijon, mais a cause des mortalites qui estoient partout en mon chemin, et aussi pour eviter les grands chaleurs, je me retire sur les bois du Gastinois pour trouver la frescheur, et, si tost que les chaleurs seront passees, je m'en yrai a Dijon et menerai ma fille de Savoie ; mais, si Monsieur de Chasteau Guyon me vouloit plustost venir voir, je lui ferois tres bonne chere et lui baillerois ma fille, se non je la lui meneray a Dijon incontinent apres les chaleurs passees. Monsieur d'Alby, mon amy, faictes par tout ce que vous adviserez pour le mieulx, et a Dieu Monsieur d'Alby. Escript a Mery sur Seine, le IIIe jour de juillet. Loys Courtin »[170].

1480Modifier

Le roi règne encore et décide de tout.Modifier

Janvier - décembre : les itinéraires de Louis XI manquent parfois d'informations concernant ses séjours du dimanche, car il respectait le repos dominical. En 1480, même le dimanche, il se déplaçait assez fréquemment et gouvernait dans son château du Plessis-du-Parc-lèz-Tours, en dictant un nombre considérable de lettres. Joseph Vaesen attribua 178 lettres sur 2164 à cette seule année, ainsi que 2 lettres possibles[175]. Ses ordonnances et lettres patentes aussi.

Giuliano della Rovere en FranceModifier

Décembre - janvier : en tant que légat du pape, Giuliano della Rovere s'en alla de nouveau de Rome[176] le 5 juin 1480, et arriva à Paris le 4 septembre. Cette fois-ci, il avait une mission à établir une paix stable entre Louis XI et Maximilien Ier. Il fallait qu'une croisade unie fût organisée contre les Turcs ayant tenté d'occuper Rhodes en mai. En dépit de l'échec de ce projet, il réussit par ailleurs à libérer le cardinal Jean de la Balue. À la fin d'année, Louis XI attendait au Plessis-du-Parc-lèz-Tours l'arrivée du légat qui devait voyager jusqu'à Loudun où le cardinal de la Balue fut transféré[177],[178].

Articles connexes : René d'Anjou et Jules II.

1481Modifier

Bandes de PicardieModifier

Louis XI alla en juin 1481 jusqu'au camp de Pont-de-l'Arche. Le , il avait en effet modernisé son armée en remplaçant les francs-archers par plus de 14 000 hommes de pied[185], à savoir les bandes de Picardie. Il s'agit de l'origine du 1er régiment d'infanterie de ligne.

1482Modifier

Pèlerinage vers Saint-ClaudeModifier

Mars - juin : à cause de sa maladie, le roi ne voulait plus se présenter au peuple[187]. Toutefois, sa plus grosse crainte était de perdre la raison[188]. De sort qu'il repartit vers Saint-Claude pour rétablir un retour sur sa jeunesse[189]. Son itinéraire de la rentrée indique que le roi bénéficia du bateau[190].

Testament politiqueModifier

Juin - septembre : après avoir effectué son dernier grand pèlerinage, le roi se reposa à Cléry-Saint-André et ses environs pendant 14 semaines. En fait, il y édifia son tombeau. Avant de rentrer au château du Plessis-du-Parc-lèz-Tours, Louis XI arriva en septembre au Château d'Amboise, afin de délivrer son testament politique. Les entretiens s'y prirent le 21 et durèrent quatre jours. Le roi donna pareillement au dauphin Charles ses instructions sur l'administration du royaume[191].

Article connexe : Saint-Claude (Jura).

1483Modifier

Les bonheurs de la fin du règneModifier

Janvier - juillet : après avoir parachevé la paix en décembre 1482, grâce au traité d'Arras, le roi ne se déplaçait que vers Notre-Dame de Cléry.

Article connexe : Traité d'Arras (1482).

Sources impriméesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • [PDF] Lettres de Louis XI, roi de France, publiées d'après les originaux pour la société de l'histoire de France par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, tome XI, préface, itinéraire et tables (22 juillet 1461 - 30 août 1483), [lire en ligne]
  • Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XV (30 juillet 1461 - 7 juin 1463) [lire en ligne]
  • Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XVI (11 juin 1463 - 26 juin 1467) [lire en ligne]
  • Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XVII (24 juillet 1467 - 30 mars 1474) [lire en ligne]
  • Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XVIII (25 avril 1474 - mars 1482) [lire en ligne]
  • Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XIX (avril 1482 - juin 1483) [lire en ligne]

Notes et référencesModifier

  1. Certes, au total 2 164 lettres furent publiées. Toutefois, il existe plusieurs doubles publications
  2. Lire sur Persee
  3. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome XI p.v
  4. a et b http://www.lexpress.fr/informations/louis-xi-des-siecles-de-legendes_645611.html
  5. Kendall 1974, p. iii Préface
  6. http://www2.cndp.fr/archivage/valid/3418/3418-188-202.pdf p. 5
  7. Jean Favier, Moins cruel que sa légende, Louis XI, un fauve politique, Le Point no 1892-1893, 18-25 décembre 2008
  8. Toutefois, il faut savoir qu'un certain nombre des lettres furent expédiées, par ses conseillers ou secrétaires, au lieu du roi.
  9. Voir Ordonnances des rois de France de la troisième race
  10. Favier 2001, p. 188
  11. //books.google.com/books?id=4-ZZAAAAYAAJ
  12. Kendall 1974, p. 112
  13. Heers 2003, p. 23-24
  14. Favier 2001, p. 427
  15. Selon Kendall 1974, p. 116, c'était à l'aube du 12 janvier qui Louis XI s'en alla. Toutefois, il existe unes lettres patentes datées le 13 janvier 1462 (1461 v. st.) de Tours et signé par le roi. [lire en ligne] (Confirmation des Priviléges des Barbiers de Chartres). Donc, l'itinéraire d'après Vaesen est adopté.
  16. //books.google.com/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PAPA359
  17. Favier 2001, p. 442
  18. Favier 2001, p. 430
  19. Lettres patentes de Louis XI, mai 1462 [lire en ligne]
  20. Favier 2001, p. 431-434
  21. Favier 2001, p. 312
  22. a et b Heers 2003, p. 61
  23. Kendall 1974, p. 120
  24. Favier 2001, p. ??
  25. Denise Péricard-Méa, spécialiste du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, suppose que la reine aurait été ambassadrice secrète de son fils, envoyée au roi de Castille. D'abord, son pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle fut effectué en hiver. Ensuite, la reine voyagea en bateau. Enfin, elle n'avait pas assez de ressource. Aussi est-il possible qu'il s'agît d'un voyage en diligence. http://www.saint-jacques.info/reines.html Deux ambassadrices?
  26. http://cths.fr/topo/pdf/79/p%20264.pdf
  27. Favier 2001, p. 312, «…Louis XI sait le prix qu'ont en politique les apparences et combien le peuple est déjà à demi satisfait quand il voit le roi. Le 7 mai 1463, Toulouse subit un incendie dévastateur, né par accident dans le fournil d'un boulanger.… Il marche sur Toulouse, où il arrive le 26 mai, et c'est un cortège de princes qui l'accompagne pour son entrée solennelle. »
  28. Josephe Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome II p. 156, Librairie Renouard, Paris 1885
  29. Selon Van den Brouck des Archives de Tournai, Louis XI et la ville de Tournai se communiquaient confidemment. Après avoir reçu la lettre du roi daté le 24 octobre 1463 dans laquelle le roi eut écrit à « nostre bonne ville de Tournay », à savoir ville fidèle du royaume de France, les consaulx de Tournai décidèrent que l'on accuserait connaissance au roi de la demande d'un prêt de 20 000 écus fait par Pierre Doriole, ambassadeur du roi, et que l'on représenterait au roi les impôts dont la ville était accablée, sauf à s'en remettre ensuite à sa bonne discrétion. (Josephe Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome II p. 158, Libraire Renouard, Paris 1885)
  30. Henri Pigaillem, Jeanne de France, première épouse de Louis XII p. 16, Pygmalion, Paris 2009
  31. Kendall 1974, p. 132
  32. Il s'agit du siège de Dieppe où le dauphin Louis eut obtenu une remarquable victoire en 1443. La bastille du Pollet édifiée par l'armée anglaise se fut entièrement détruite « p. 12 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). « Lors de l'entrée solennelle à Paris, en 1461, l'un des spectacles mimés, placés sur des échafauds aux carrefours des rues, représentait précisément l'attaque contre la bastide anglaise du Pollet, devant Dieppe, le dauphin Louis conduisant l'assaut ». (Heers 2003, p. 336)
  33. Si le roi Louis XI était sage, il ne percevait rien au regard de cette fronde contre sa réforme du royaume, notamment l’augmentation des taxes. Désormais, il écrivait très fréquemment : « … et nous sera tousjours plaisir que nous escripvez et advertissez souvent de ce que surviendra de nouvel par dela ». (Lettre du roi expédiée le 10 décembre 1465 aux habitants de Reims, Jeseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome III p. 9, Libraire Renouard, Paris 1887). Enfin, cela était précisément la raison pour laquelle il créa en 1477 le Relais de poste.
  34. Ordonnances de Louis XI, 16 mars 1465 (1464 avant Pâques) [lire en ligne]
  35. Favier 2001, p. 459-460
  36. Heers 2003, p. 63. Pour d'autres, il s'agissait d'une trêve, en raison du rôle de Jean II contre le roi, lors de la bataille de Montlhéry //books.google.com/books?id=nSxdkKZkJRwC&pg=PA13
  37. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome X, p. 286-287, Libraire Renouard, Paris 1908
  38. Favier 2001, p. 465-468
  39. « http://www.dieppe.fr/system/wysiwyg_files/datas/225/original/quiquengrogne45.pdf?1255445294 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) p. 12 et http://www.clery-saint-andre.com/basilique/notre-dame-de-clery
  40. http://www.corpusetampois.com/che-15-louis11-kendall1971.html
  41. Ainsi, il reste plusieurs exemplaires : 20 juillet Amboise ; 23 juillet Beauvais ; 26 juillet Amboise, Troyes et Poitiers ; 27, 29 et 31 juillet Poitiers… Auparavant, la dernière fut datée le 11 juin de Saint-Pourçain, destinée aux habitants de Saint-Quentin.
  42. Publiée par Lonandre, Lettres et bulletins des armées de Louis XI, Société d'émulation d'Abbeville, 1836
  43. Destinée à François Royer, sénéchal de Lyon, conservé aux Archives de Milan, Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome II, p. 329 note no 1
  44. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome II, p. 327-328, Librairie Renouard, Paris 1885
  45. Favier 2001, p. 469-498
  46. Lettres patentes de Louis XI, Paris, le 5 octobre 1465 [lire en ligne]
  47. Favier 2001, p. 501-509 et Commynes, Mémoires tome I p. 144-149, GF Flammarion, Paris 2007.
  48. Lettres patentes de Louis XI, Paris, le 29 octobre 1465 [lire en ligne]
  49. Lettres de Louis XI concernant ce traité, Caen, le 23 décembre 1465 [lire en ligne]
  50. ancien château de Jacques Cœur)
  51. Commynes, Mémoires tome I p. 144-149, GF Flammarion, Paris 2007
  52. Lettres de Louis XI, le 23 décembre 1465 (traité de Caen) [lire en ligne]
  53. Jeanne du Bec-Crespin, marraine de Charles de France, fut convaincue par les rumeurs que son époux avait été abandonné par le roi, ou même tué par les soldats du roi. Elle y gardait encore une grande influence. Cette nouvelle de Rouen avait touché si sévèrement la négociation du roi avec le comte de Charolais que Louis n'oublia jamais cet evenement
  54. Favier 2001, p. 503 et 523
  55. http://boiscommun.chez.com/cosson/boi_hist_06_1.htm
  56. Favier 2001, p. 232-236
  57. Favier 2001, p. 547-550
  58. Feuer et d'Hendecourt 2006, p. 280
  59. Favier 2001, p. 537,
  60. Par le contrat signé ce jour-là (Bibliothèque nationale, Fr.4330, fol.25), d'après Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome II p. 228, note no 4, Librairie Renouard, Paris 1885. Le roi proposait au feu duc de Milan François Sforza depuis longtemps ce projet (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome II p. 222 (lettre datée de Rouen du 17 octobre 1464) et p. 228 (lettre datée de Poitiers du 21 février 1465), Librairie Renouard, Paris 1885)
  61. Lettres patentes de Louis XI, Compiègne, le 18 septembre 1468 [lire en ligne]
  62. Favier 2001, p. 568-569
  63. Lettres patentes de Louis XI, Péronne, le 14 octobre 1468 [lire en ligne]
  64. Heers 2003, p. 68 ; Favier 2001, p. 569-583 ainsi que Philippe de Commynes, Mémoires tome I p. 228-285, Flammarion, Paris 2007
  65. http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/Pages/03884.htm
  66. Cet ancien amiral de Charles VII de France avait, ordonné par ce dernier, attaqué le dauphin Louis en 1456 (Heers 2003, p. 45-46), en provoquant son exil en Brabant, puis adhéré à la ligue du Bien public contre Louis XI, après avoir perdu son titre lors de la succession au trône en 1461
  67. //books.google.com/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA237
  68. Lettres patentes de Louis XI, Amboise, le 1er août 1469 [lire en ligne]
  69. À cette époque-là, l'abbaye du Mont-Saint-Michel était une des destinations les plus préférées des pèlerins français tandis que ses remparts et fortifications résistèrent à tous les assauts anglais, notamment en 1425, et firent du Mont un lieu symbolique de l'identité nationale (Brochure du centre des Monuments nationaux, 2011). Il s'agissait d'un moyen afin de lutter contre la féodalité, le droit des princes de choisir d'être alliés ou ennemis du roi, un des cancers les plus graves du royaume depuis la guerre de Cent ans (Jean Favier, Louis XI, un fauve politique, Le Point, no 1892-1893 p. 187, 18 décembre 2008). Ainsi, quoique Charles le Téméraire ait proposé au duc de Guyenne le chevalier de la Toison d'Or, le duc refusa cette proposition, et fut nommé en tête de ceux de l'ordre de Saint-Michel
  70. //books.google.com/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA255
  71. Heers 2003, p. 216
  72. Favier 2001, p. 596
  73. « http://www.diocese-poitiers.com.fr/annee-2010/septembre-2010/fete-de-la-septembreche »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  74. Saint Martin de Tours y fut décédé en 397. Ce saint est le patron de la ville de Tours et que le roi présidait l'ancienne abbaye Saint-Martin de Tours
  75. Il est étonnant qu'en remerciant Notre Dame, il ait donné au sanctuaire du Puy 80 000 écus d'or, un montant considérable, (ainsi, René Ier d'Anjou n'était pas capable de payer 50 000 écus de rançon pour libérer sa fille Marguerite d'Anjou (1429-1482).), pour sa sainte ceinture de la Vierge, en raison d'une excellente réputation de la naissance d'enfants mâles. //books.google.com/books?id=zuIDAAAAYAAJ&pg=PA23
  76. À partir de 1470, après avoir été revisitée par Louis XI le 8 juillet, cette église réputée en Anjou se fit ajouter une aile, y compris un oratoire de Louis XI, grâce à un soutien royal //books.google.com/books?id=bu9AAAAAcAAJ&pg=PA18
  77. Le comte avait besoin des soutiens pour ses navires. Par exemple, http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1884_num_45_1_447240 p. 161 no 660 : 6 000 écus de requête par Warwick au conseiller du roi
  78. Louis XI ne renonça pas aux négociations. Il choisit le prince de Galles Édouard, son fils, en tant que parrain du dauphin Charles, futur Charles VIII, et patientait.
  79. Ceux qui concernaient étaient Marguerite d'Anjou, Warwick, Louis XI et le duc de Guyenne, son frère. Ils y jurèrent tour à tour leur fidélité
  80. Favier 2001, p. 607-613
  81. http://www.angers.fr/decouvrir-angers/histoire-d-angers/chroniques-historiques/pour-s-informer/le-village-de-reculee Il s'agit d'un ancien village de la rive droite où la maison d'Anjou possédait un petit château.
  82. http://www.francebalade.com/valcher/villandry.htm#becducher
  83. http://www.prieuresaintgabriel.fr/index.php?page=les-grandes-dates
  84. Il était prudent que Louis XI attende tout d'abord, en 1470, une assemblée de princes, renforcée d'un certain nombre de juristes du Grand Conseil et du Parlement, dont Jan van den de Driessche (Jean de la Driesche), ancien fidèle de Charles le Téméraire. Elle déclara que le roi avait dû accepter le traité sous la contrainte. Ensuite, celle de Tours décida d'ajourner le duc de Bourgogne devant le Parlement. Après que le duc Charles s'était abstenu de comparaître, le roi put déclarer le traité nul. (Favier 2001, p. 620)
  85. Favier 2001, p. 624-625
  86. Favier 2001, p. 625-626. Le 12 décembre, le roi avait adressé à ses ambassadeurs une lettre : « ...Par monseigneur saint Loys (Louis IX), c'est le plus grant desir que j'aye en ce monde que ceste paix soit faicte ». (Joseph Vaesen, Lettres de Louis XI, tome IV p. 292, Libraire Renouard, Paris 1890)
  87. Joseph Vaesen, Lettres de Louis XI tome IV p. 295-296, Librairie Renouard, Paris 1890
  88. Joseph Vaesen, Lettres de Louis XI tome IV p. 319
  89. Josephe Vaesen, Lettres de Louis XI tome IV p. 325, Librairie Renouard, Paris 1890
  90. Tome IV p. 326-327
  91. Heers 2003, p. 71
  92. Favier 2001, p. 629
  93. Le comte Guy XIV de Laval était alors à Chateaubriand.
  94. Favier 2001, p. 637 et 642
  95. Lettres patentes de Louis XI, Amboise, juin 1473 [lire en ligne]
  96. Favier 2001, p. 638-642
  97. Favier 2001, p. 643-644
  98. Une lettre datée du 21 février 1473 et expédiée à la Chambre des comptes précise ceux qui concernaient : «…les principaute, terres et seigneuries de Talmont sur Tart, Aulonne (Olonne), Chasteau Gontier, Curzon, la Chaulme et Berrye, ensemble Bren et Brandois,… ». Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome V, p. 110, Librairie Renouard, Paris 1895
  99. Lettres patentes de Louis XI, le 10 novembre 1472 [lire en ligne]
  100. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome V, p.60 note no 1
  101. « …je suis venu a ce soir icy, …Escript a Saint Symon, le cinqe jour d'octobre ». (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome V, p. 63-64, Librairie Renouard, Paris 1895)
  102. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettre de Louis XI, tome III, p. 173, note no 1, Librairie Renouard, Paris 1887
  103. Bibliothèque nationale, Fr.3882, fol.153 (vérifié et publié par Joseph Vaesen, la même note). De plus, selon Favier 2001, p. 793, cette date est justifiée par ses enregistrements au parlement de Paris (le 20 février 1478) et à la Chambre des comptes (le 18 avril 1479)
  104. Au regard de ce sujet, il existe une grosse confusion : « le mariage avait été célébré en grande pompe à Montrichard quelques jours plus tard » (Favier 2001, p. 793) ; « Le mariage eut lieu à Tours au commencement de 1474 » (Joseph Vaesen, p. 349) ; « Le 8 ou 9 septembre 1474, au château de Montrichard » (Jean Cluzel, Anne de France p. 46, Fayard, Paris 2002) ; « Au début de 1474… » (André Leguai, « Les ducs de Bourbon, le Bourbonnais et le royaume de France à la fin du Moyen Âge », dans Louis XI et le Bourbonnais, p. 107, Société Bourbonnaise des Études Locales, Yzeure 2005) ; «… et le mariage en 1474 au château de Montrichard par Charles de Bourbon, archevêque de Lyon et frère de Pierre. » (Jacques Château, Les Bourbons avant Henri IV p. 34, Éditions des Cahiers Bourbonnais, Charroux-en-Bourbonnais 2005). Pourquoi ce labyrinthe? D'une part, il est probable que Louis XI ne soutint pas la célébration. D'autre part, selon Favier 2001, p. 793, « on s'avisa que les époux étaient cousins ». Il aurait fallu les remarier, « dispense pontificale en main, au cours d'une cérémonie plus intime à Plessis-lès-Tours ». Cela pourrait expliquer le retard des enregistrements au parlement et à la chambre.
  105. a et b https://books.google.fr/books?id=xhLfsg2mw4AC&pg=PA385
  106. Le roi expédia à Selommes une lettre au chancelier le 4 septembre : « Monsr le chancellier, mon amy, je vous envoye les lettres de mariage de monseigneur de Beaujeu, afin que les voyez, et si elles sont bien, mandes le moy, et je les expedieray ;… » Joseph Vaesen, Lettres de Louis XI tome X p. 349, Librairie Renouard, Paris 1908
  107. Favier 2001, p. 616-617
  108. Le roi ne lui fit pas naturellement confiance. Le 21 décembre 1473, il avait dicté : « …que si le connestable veult rendre la ville de Monseigneur Saint Quentin, et faire serment sur la vraie croix de Saint Lo (d'Angers), ainsi qu'ilz vous montreront, que je suis content de lui pardonner… », Vaesen et Charavay 1895, tome V p. 210
  109. Kendall 1974, p. 528-530
  110. Favier 2001, p. 650
  111. http://www.angers.fr/index.php?id=51215
  112. Michelet 2008, p. 338
  113. Heers 2003, p. 82
  114. Selon Jean Favier, il s'agit du 12 juillet alors que Joseph Vaesen et Jacques Heers adoptent le 22 : « Guy de Laval II, … l'un des plus dévoués serviteurs du roi René,… l'un des témoins du testament du roi le 22 juillet 1474 ; … » (Lettres de Louis XI, tome V, p. 126, note 1, Librairie Renouard, Paris 1895). Voir aussi (Association Généalogique des Bouches-du-Rhône). Cependant, selon les itinéraires de Louis XI, la date avancée pourrait expliquer pourquoi le roi rentra diligemment en Touraine.
  115. Jean Favier, Louis XI p. 782, Fayard, Paris 2001
  116. « L'habile Palamède de Forbin trouva cette clause dans l'acte de mariage de l'héritière de Provence et du frère de Saint-Louis ». Michelet 2008, p. 339
  117. Ordonnance de Louis XI, Paris, février 1475 (1474 avant Pâques) [lire en ligne]
  118. Il s'agit du traité de Londres
  119. Lettres patentes de Louis XI, La Croix-Saint-Ouen, le 13 juin 1474, p. 13 [lire en ligne]
  120. Dans la Bibliothèque nationale, il existe une pièce originale signée par le roi et datée de Chartres le 26 janvier 1473 avant Pâques (Ms. fr. 25714 no 197). De plus, un certain M Couderc avait communiqué à l'équipe de Vaesen, une lettre autographe d'un habitant de Chartres datée aussi le 26 de janvier, mais sans date d'année. Elle annonce pour ce jour-là l'entrée du roi dans cette ville. D'autres documents suggèrent pourtant que le roi demeurait en Picardie. Notamment, le 20 janvier, il conclut un appointement avec le connétable à Senlis (le Journal de Jean de Roye, tome I p. 307) tandis qu'il était parti d'Amboise pour « Chartres, Meulan, Creil et autres lieux ès marches de Beauvaisiz » (p. 304). « En tout cas, …à aucune autre époque Louis XI ne paraît avoir séjourné à Chartres au mois de janvier. »
  121. http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=IF1A12371
  122. Heers 2003, p. 74,
  123. patronne de la collégiale de Bourges
  124. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome V p. 332, Librairie Renouard, Paris 1895
  125. Kendall 1974, p. 319-320
  126. Lettres patentes de Louis XI en latin, Amiens, le 29 août 1475 [lire en ligne]
  127. Favier 2001, p. 676-687
  128. Kendall 1974, p. 323-339
  129. Jean Favier, Louis XI, un fauve politique, Le Point no 1892-1893, 18-25 décembre 2008, p. 188
  130. Kendall 1974, p. 341
  131. Favier 2001, p. 688
  132. Lettres patentes de Louis XI, Abbaye Notre-Dame-de-la-Victoire-lèz-Senlis, le 9 octobre 1475 [lire en ligne]
  133. Lettres patentes de Louis XI, Abbaye Notre-Dame-de-la-Victoire-lèz-Senlis, le 16 octobre 1475 [lire en ligne]
  134. Heers 2003, p. 83-84
  135. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1842_num_3_1_451660
  136. Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, le 26 décembre 1475 [lire en ligne]
  137. Depuis 1461, Louis XI continuait d'accorder sans cesse aux villes sa nouvelle administration. En réalité, seuls le maire et les échevins y gouvernaient, et le maire n'était qu'un autre agent royal. La ville d'Angers ne devait pas être d'exception. (Heers 2003, p. 187-189)
  138. Heers 2003, p. 83
  139. //books.google.com/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA196
  140. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VIII p. 134 note no 2, Librairie Renouard, Paris 1903
  141. Depuis 1472, Charles II de Bourbon, conseiller de Louis XI, était le légat du pape à Avignon. Pourtant, le pape Sixte IV nomma son neveu Giuliano della Rovere en tant qu'évêque d'Avignon le 23 mai 1474, puis légat en 1476. Il est normal que cela ait provoqué un conflit entre Louis XI et le pape (Heers 2003, p. 315).
  142. Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, le 8 janvier 1476 (1475 avant Pâques) [lire en ligne]
  143. Si le contrat de mariage se signa à Jargeau en octobre 1473, il existait un double empêchement canonique, afin que le roi marie Jeanne de France à Louis d'Orléans : les futurs époux descendaient d'une souche commune, le roi Charles V de France, tandis que ce duc était le filleul de Louis XI. D'ailleurs, le même pape Sixte IV avait déclaré, en 1471, le mariage impossible de Marie de Bourgogne dont Louis XI était également le parrain et de Charles de France, malgré la volonté de ce dernier, en raison des mêmes consanguinités (Favier 2001, p. 601-602). Avec la diplomatie du roi, le pape avait déjà accordé le 19 février la dispense à la fille du « très sérénissime prince seigneur Louis, roi de France très chrétien » ainsi qu'à son futur époux, mais, à condition que se fournisse « une somme d'argent pour contribution des fidèles contre les Turcs. // Fait à Rome, à Saint-Pierre, l'an de l'Incarnation de Notre Seigneur 1476, dixième jour des kalendes de mars, l'an cinquième de Notre pontificat » (Henri Pigaillem, Jeanne de France p. 44, Pygmalion, Paris 2009)
  144. Kendall 1974, p. 359
  145. Vaesen et Charavay 1895, tome VI p. 66
  146. Henri Pigaillem, Jeanne de France p.43-46, Pygmalion, Paris 2009. Ironiquement, le procès en 1498, pour annuler le mariage de Louis XII et la reine Jeanne, conservait les documents concernant les noces.
  147. Favier 2001, p. 705. Si Jean Favier en attribue au Puy-Notre-Dame en Anjou, il s'agit de l'itinéraire impossible.
  148. Lettres patentes de Louis XI, le 13 juin 1474, p. 14 ligne 12 « la Duchesse de Savoye » [lire en ligne]
  149. Favier 2001, p. 714
  150. Kendall 1974, p. 363
  151. Ainsi, il maria Louise de Savoie à Hugues de Chalon en 1479, ainsi que Marie de Savoie à Philippe de Hochberg, afin de faire rivaliser avec Jean IV de Chalon-Arlay, prince d'Orange et complice de Maximilien Ier (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome VIII p. 43 et 47, Librairie Renouard, Paris 1903 ainsi que Favier 2001, p. 746
  152. Henri Dubois, Louis XI, lettres choisies p.13-14 Introduction, Librairie Générale Française, Paris 1996
  153. //books.google.com/books?id=BdM8668u0u4C&pg=PA95
  154. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettes de Louis XI tome VI p. 112, Librairie Renouard, Paris 1898
  155. Favier 2001, p. 722-723
  156. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome p. 111-113, Librairie Renouard, Paris
  157. Lettres patentes de Louis XI, Arras, le 18 septembre 1477 [lire en ligne]
  158. Mémoires d'Académie d'Arras, tome 37, p. 254 [lire en ligne]
  159. Favier 2001, p. 749-751
  160. Lettres patentes de Louis XI, Thouars, le 29 décembre 1478 [lire en ligne]
  161. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome XI p. 190, Librairie Renouard, Paris 1909
  162. Après avoir parachevé sa mission en Italie, Philippe de Commynes s'aperçut en 1479 : « Je trouvay ung peu le Roy nostre maistre envieilly, et commencoyt a soy dispouser a malladie ; toutesfoiz il n'y parut pas si tost, et conduysoit toutes le schoses par grant sens (sagesse) » (Mémoires, livre VI chapitre V, tome II p. 356, GF Flammarion, Paris 2007
  163. Il s'agit d'une lettre du roi, mais de nos jours perdue. Malheureusement, il ne reste qu'une copie par D. Housseau, qui est très défectueuse (Bibliothèque nationale, collection de D. Housseau, IX, no 3998). Si bien que Joseph Vaesen supposait que Libouville se trouve sur la route du roi, située entre Bonneval et Selommes (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome VII, p. 143, Librairie Renouard, Paris 1900.
  164. « En novembre 1478, toute l'Italie (ambassadeurs) se presse à Tours.… En décembre, près de Thouars, ils rencontrent à nouveau le roi qui, malade,… » (Favier 2001, p. 803)
  165. Le 19 décembre 1481, le roi expédia une lettre à Pierre Cadouet, prieur de Salles de Bourges : « Maistre Pierre, mon amy, je vous prie tant que je puis que vous priez incessamment Dieu et Notre Dame de Sales pour moy, a ce que leur plaisir soit m'envoyer la fiervre quarte, car j'ay une maladie dont les physiciens disent que je ne puis estre guery sans l'avoir,… ». D'après cette lettre, Auguste Brachet conclut alors que la maladie du roi était l'épilepsie, dans son livre, Pathologie mentale des rois de France : Louis XI et ses ascendants (Paris, 1903) (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome IX, p. 120 note no 1, Librairie Renouard, Paris 1905). Claude Gauvard considère également qu'il subissait de cette malade, en raison des chapeaux que le roi mettait toujours. En cas de chute, son chapeau pourrait amortir les chocs. http://www.lepoint.fr/actualites-culture/ces-malades-qui-ont-nous-gouvernes/249/0/301084
  166. Philippe de Commynes se souvint : « Durant ce temps, qui est l'an MCCCCLXXIX, au moys de mars, estoient treves entre les dessusdits, et vouloit le Roy paix, et par especial en ce quartier dont je parle, mais que ce feust de tous points a son adventaige, comme j'ay dict. Ja commencoyt a vieillir et devenir malade ; et estant aux Forges pres Chinon, a son disner, vint comme en une percution et perdit la parolle. Il fut leve de la table et tenu pres du feu, et les fenestres closez ;… » (Mémoires, livre VI chapitre VI, tome II p. 364, GF Flammarion, Paris 2007). D'après Jean Favier, « C'est en mars 1481 - la date de 1479 est aujourd'hui abandonnée… » (Favier 2001, p. 887). Certes, les dates données par Philippe de Commynes sont parfois incorrectes, en raison de ses mémoires. Toutefois, selon les itinéraires, il s'agit précisément du mois de mars 1479 où Louis XI demeurait aux Forges-lèz-Chinon.
  167. Heers 2003, p. 79
  168. Favier 2001, p. 743-748
  169. //books.google.com/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA493
  170. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VIII p. 46-47, Librairie Renouard, Paris 1903
  171. Le 24 mai 1480, le roi expédia une lettre : « Monsr le general, j'ay receu voz lettres et aussi les chappeaulx que m'avez envoyez, mais ilz ne sont pas de ceulx que je demande ; et, en attendant ceulx qu'on doit apporter de Romme, envoyez m'en de ceulx de Valence, et qu'on les face les plus ligiers qu'on pourra ». Il est vrai que les chapeaux devaient garder le roi. En fait, le roi lui avait ordonné le 8 avril : « Monsr le general, j'ay oublye a vous dire que vous me fissiez finance d'un chappeau pareil que l'evesque de Valence, messire Loys de Poictiers, me donna, et me dist qu'il avoit apporte de Romme. Il me semble qu'il estoit de poil autre que bievre, et avoit bien ung grant pousse d'espez, et couvroit toutes les espaulles et toute l'eschine jusques bien avant sur la croppe du cheval ; encores estoit il bien fort rebrasse devant et es coustes, et ne failloit point de manteau contre la pluye ; et aussi pour le chault, il valloit une petit maison. »(Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome VIII, p. 204-205 ainsi que p. 170, Librairie Renouard, Paris 1903
  172. //books.google.com/books?id=mcZWAAAAMAAJ&pg=PA6
  173. //books.google.com/books?id=VrUYAAAAYAAJ&pg=PA178
  174. D'après Guichenon, Histoire généalogique de la maison de Savoie, tome I p. 561, Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome VIII p. 43 note no 2, Librairie Renouard, Paris 1903
  175. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome VIII et tome X, Librairie Renouard, Paris 1903 et 1908
  176. Lettres patentes de Louis XI, Brie-Comte-Robert, le 14 juin 1480 [lire en ligne]
  177. //books.google.com/books?id=VsFCkAOE3NAC&pg=PA98
  178. Le 20 décembre, le roi expédia une lettre au chancelier étant à Tours : « Monsr le chancellier, apres disner assemblez tout le conseil et delibrez le cardinal Ballue de mes mains et le baillez a l'arcepresbtre de Lodun, ou nom de Monsr le légat, lequel a commission expresse de Nostre Saint Pere pour ce faire, c'est-à-dire que je le baille es mains de Nostre Saint Pere, et de Monsr le legat pour luy, et de Monsr l'archepresbtre pour Monsr le legat, en attendant sa venue. Je luy ay rescript qu'il s'en viengne hastivement, et, pour ce, je croy qu'il sera a ce Noel a Orleans, la ou vous yrez, et les plus grans personnages que je pourray trouver por luy en requerir justice.… », (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VIII p. 335-336, Librairie Renouard, Paris 1903). Selon les itinéraires, il est possible que le roi s'en soit allé à Amboise afin d'y accueillir le légat et célébrer Noël ensemble, et qu'il l'ait accompagné jusqu'à Châtellerault, près de Loudun.
  179. Joseph Vaesen attribua cette ville à Boutigny-Prouais (tome XI p. 203). Cependant, il est évident qu'il s'agit de Boutigny-sur-Essonne, en raison de l'itinéraire du 26 mai entre Boutigny et Belébat-lèz-Boutigny.
  180. Les Ordonnances attribuent le lieu de l'expédition à Nîmes, mais il doit s'agir de Nemours selon l'itinéraire, notamment en raison de la Curée pour le lendemain.[lire en ligne]
  181. Joseph Vaesen suppose un itinéraire en Bourgogne (b) dans le tome VIII p. 260-262 (lettres, 1903) alors qu'il suggère, selon le tome XI p.206 (itinéraire, 1909), que Louis XI restait dans le Loiret (a). Même si le roi avait rétabli sa santé en 1480, il est peu probable qu'il se soit déplacé de nouveau vers la Bourgogne.
  182. http://denisjeanson.fr/site_toponymie/lettre_c/lieux_cla/clab.html
  183. a et b Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome VIII p. 315, note no 2, Librairie Renouard, Paris 1903 ; La Ferté ainsi que http://www.ville-montbazon.fr/pdf2011/plan_de_ville_2011.pdf Impasse de la Farté
  184. Joseph Vaesen tenta d'attribuer ce lieu à 49260 l'Humeau de Bray près du Puy-Notre-Dame. Mais aucun justicatif ne se trouve.
  185. http://www.musee-infanterie.com/salle/1-1461-1483-les-bandes-de-picardie-louis-xi
  186. Selon Joseph Vaesen, il s'agit de Prailles. Cependant, il est évident que ce lieu doit être attrivué à Prailles près de Thouars d'après l'itinéraire du roi. [lire en ligne]
  187. Heers 2003, p. 84
  188. À cette époque-là, le peuple garde bien entendu la mémoire du roi Charles VI
  189. Favier 2001, p. 889
  190. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IX, p. 224, note no 2
  191. En tant que témoins, un certain nombre d'hommes avaient été choisis : Pierre de Beaujeu, Ymbert de Batarnay, le maréchal de Gié, l'archevêque François Hallé, Jean de Doyat, Jean Bourré et Olivier Guérin. Pierre Parent, secrétaire, prit en note, et le compte rendu sous la forme d'une ordonnance daté du 21 septembre (Lettres patentes de Louis XI, Amboise, le 21 septembre 1482 [lire en ligne]) fut immédiatement adressé à tous ceux qui concernaient dans le royaume. La Chambre des comptes l'enregistra le 7 novembre tandis que le parlement de Paris effectua son enregistrement le 12 novembre (Favier 2001, p. 890-891)
  192. Les copies des lettres du roi sont conservées dans les archives de la Côte-d'Or ainsi que dans les Archives départementales de l'Isère : « De par le roy. Noz amez et feaulx, pour le bon et grant vouloir que nous avons a la couronne et royaume de France, aux subjectz et habitans d'icelluy, en retournant de nostre voiage de Monsieur Saint Claude, ou sumes alez en grant devoition, et depuis a Nostre Dame de Clery, a laquelle de tous temps nous avons tres singuliere confiance, en passant par nostre ville et chastel d'Amboise, avons voulu veoir nostre tres chier et tres ame filz le daulphin de Viennois, qui, apres nous, et quant ce sera le bon plaisir de Dieu, nostre createur, succedera a ladicte couronne, et lui avons dit et remonstre plusieurs grandes et belles choses pour l'instruction, enseignement et edification de lui, gouvernement et entretennement dudit royaume, et mesmement d'entretenir les seigneurs, capitaines, chiefz et officiers que nous y avons mis et ordonnez, en l'estat qu'il les trouvera apres nous, sans riens muer ny changer, afin que les choses se puissent mieulx conduire et entretenir au bien, honneur et prouffit, utilite et avantaige de ladicte couronne, pais et subgectz d'icelle, ainsi que vous verrez plus a plain par noz lettres patentes d'edict et ordonnances par nous sur ce octroyees et commandees. Et pour ce que nostre plaisir est qu'elles sortissent effect, nous vous mandons et expressement enjoignons que icelles noz lettres vous faictes lire, publier et enregistrer en nostre cour et chambre des comptes, et le contenu en icelles garder et entretenir, sans jamais enfraindre, ores, ne pour le temps a venir ; et comment que ce soit, qu'il n'y ait faulte. Donne a Amboise, le XXIe jour de septembre. Loys. Parent. (secrétaire) A noz amez et feaulx conseillers les gens de nostre cour de parlement et de noz comptes a Dijon ». Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IX p. 308-309, Société de l'Histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1905.
  193. Louis XI était l'abbé de cette abbaye. « Donne au Plessis du Parc, le XVIIe jour de janvier. (De la main du roi:) Reserve le proces de monsr St Martin, dont je suis abbe. Loys L. Tindo. A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre court de Parlement. // Recepte xxvjta januarii M° CCCC° LXXVII° (avant Pâques) ». (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome VI p. 300, Librairie Renouard, Paris 1898