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Cayrac

commune française du département de Tarn-et-Garonne

GéographieModifier

LocalisationModifier

Commune située dans l'aire urbaine de Montauban.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Cayrac[1]
Réalville
Albias   Bioule
Nègrepelisse
 
Carte de la commune de Cayrac et des proches communes.

Hameaux et lieux-ditsModifier

La commune ne dispose pas d'un village à proprement parlé mais d'un habitat plutôt dispersé.

HydrographieModifier

La commune de Cayrac se situe sur la plaine alluviale de l'Aveyron (affluent du Tarn) qui constitue sa limite sud et qui la sépare des communes de Nègrepelisse et d'Albias.

Voies de communication et transportsModifier

Depuis l'antiquité, la commune est traversée par d'importantes voies de communication, essentiellement nord-sud. En effet, une portion de 30 mètres de la voie romaine reliant Tolosa (Toulouse) à Divona (Cahors) et remontant à la période augustéenne (Ier siècle) a été retrouvée sur la commune au lieu-dit La Treille[2],[3],[4]. Cette voie était toujours utilisée lors de la création en 1310 de la bastide voisine Réalville[5]. Dès le siècle précédent (XIIIe siècle), elle aurait servi à établir la répartition spatiale des droits des dîmes entre l'abbaye cistercienne de Saint Marcel (aujourd'hui sur la commune de Réalville) et le monastère de Cayrac[6]. Cette limite aurait perduré à travers les âges et les différentes organisations administratives de l'ancien régime et républicaines pour constituer aujourd'hui la limite ouest de la commune de Cayrac avec celle de Réalville[5]. Aujourd'hui, l'autoroute A20 reliant Vierzon et Montauban (la portion de l'autoroute concernant la commune a été mise en service en 1998) suit à peu près le tracé de cette route antique en ce qui concerne le tronçon longeant le territoire de la commune de Cayrac. Outre cette autoroute, la Départementale 820 (l'ancienne Route nationale 20, construite au milieu du XVIIIe siècle), la voie de chemin de fer reliant Paris à Montauban (construite en 1884), traversent également la commune. A noter que certains documents indiquent que la grande route rectiligne préfigurant la future Route Nationale 20, était empierrée de Caussade à Montauban (donc également sur la commune de Cayrac) et bordée d'arbres à la fin du XVIIIe et au début XIXe siècle, créant, ce que l'on appelait à cette époque, un alignement[7]. L'empierrement était loin d'être une généralité à cette époque et indique l'importance de cette voie de communication.

La commune de Cayrac est située sur le cours de l'Aveyron qui était navigable au Moyen Age sur environ une quarantaine de kilomètres, de sa confluence avec le Tarn jusqu'à Saint Antonin. Cayrac était alors un port (avec Montricoux, Bioule, Nègrepelisse et Loubéjac) qui drainait toutes les marchandises de Caussade et de ses environs[8]. D'ailleurs au XVIe siècle, il semblerait que les droits générés par ce port étaient partagés à parts égales entre Cayrac, Réalville et Caussade[9]. Les cartes du XIXe siècle place ce port sur la rive droite de l'Aveyron, sur la commune de Cayrac, juste en aval du coude qu'elle fait entre les lieux dits Hauterive et Bellerive[10]. Outre les bois flottés, les marchandises transportées par l'Aveyron étaient plâtres, pierres à bâtir, cuirs, divers tissus et les prunes sèches. Les marchandises destinées à l'international allaient jusqu'à Bordeaux via la Garonne. La navigation sur l'Aveyron déclina avec la multiplication des chaussées en vue d'alimenter les moulins et l'échec des ingénieurs envoyés depuis le début XVIIe siècle (d'abord par Richelieu) en vue d’aménager son cours[11].

ToponymieModifier

Il existe deux principales hypothèses pour expliquer l'origine du nom de la commune. E. Nègre [12] a répertorié deux différentes formes latines du nom associé au prieuré : la plus ancienne, Cairago, a été relevée dans l'Histoire Générale du Languedoc dans laquelle le testament de Raymond 1er, comte de Rouergue et marquis de Gothie, rédigé en 961, a été retranscrit [13]. La seconde, plus tardive, Cayracus, se retrouve dans un ouvrage décrivant les principaux diocèses du début du XIVe siècle [14]. Dans ce dernier ouvrage, comme dans celui dans lequel a été retranscrit un acte signé en 1369 par Charles V, roi de France [15] (lequel rattachait le doyenné [Note 1],[16] -decanatus en latin- de Cayrac, au diocèse de Cahors), l'on peut lire de terme de decanus ou decani de Cayraco. A noter que dans l'index de ce dernier livre, l'auteur a référencé Cayrac sous le terme de Cayracum (édition de 1736). Un inventaire plus important des termes a été réalisé par P. Burgan ce qui a permis de constater que la première version du Cayrac dans sa graphie moderne a été relevée dans un document daté de 1326[17]. Enfin, sur le sceau de Jean de Peyralade, doyen du prieuré de Cayrac de 1457 à 1473, son titre est libellé sous les vocables (latins) de decani cairiaci [18],[Note 2],[19].

Les linguistes ont essentiellement travaillé sur la forme la plus ancienne du nom. Selon J.-P. Durand, l'étymologie de Cayrac (première hypothèse) viendrait du mot celte « cair » (qui signifie pierre ou rocher) suivi du suffixe « ac » qui était la marque du substantif en langue gauloise. Cela voudrait donc dire « pierreux » et ce terme appliqué à une métairie pourrait être « la pierreuse » [20]. Cette appellation viendrait-elle de la rivière Aveyron connue pour être tapissée de galets jusqu'au début du XXe siècle, ou de l'époque à laquelle les romains ont empierré la voie de communication nord-sud qui traversait la commune sur son flanc ouest (cf. ci-dessus) ? Ou cela ne pourrait-il pas être tout simplement la marque du grand nombre de galets déposés par les crues de l'Aveyron au cours des millénaires que l'on pouvait encore trouver en nombre jusqu'au début du XXe siècle sur les terres agricoles de la commune, et progressivement retirés par les agriculteurs pour préserver les socs des charrues ? L'origine "lithique" du nom de Cayrac est d'autant plus séduisante qu'à quelques centaines de mètres du "centre historique" de Cayrac, existe encore de nos jours le lieu-dit Gravel (gravier en occitan)[21]. Toutefois, le mot cair ou caire a été utilisé par Bertran de Born au XIIe siècle dans un de ses poèmes dans son acception de matériau de construction, de pierre de taille[Note 3],[22]. Pour certains, ce terme dépasserait alors la notion de caillou pour vouloir signifier maison, ville, château ou site fortifié[20], ce qui a laissé penser à certains historiens qu'il y aurait pu avoir une construction romaine avant l'établissement de la communauté religieuse au cours du haut Moyen Âge[23]. Cette hypothèse a été émise pour la première fois au XVIIe siècle lorsque l'abbé de Fouilhac s'est rendu sur place. S'agissait-il d'une confusion avec les ruines du prieuré dont les fondations avaient été construites seulement quelques siècles après la chute de l'empire romain et qui reprenaient peut être des méthodes de construction proches, ou bien ce prieuré avait-il été construit sur des restes de bâtiments de l'époque romaine, toujours est-il que cet historien du Quercy, qui avait étudié les constructions romaines de Cahors, était en effet persuadé d'être en face de ruines d'un grand édifice d'origine romaine [19].

Toujours basée sur l'analyse du nom Cairago, la seconde hypothèse à l'origine du nom de la commune est également issue de l'antiquité. A l'époque de l'occupation romaine, les propriétaires terriens les plus importants avaient pour habitude de donner leur nom à leur domaine. Plus précisément, selon G. Rohlfs, les toponymes ayant un suffixe en "ago" (mais aussi en "ano" ou en "ate") auraient très souvent un radical composé d'un nom de personne (anthroponyme)[24]. Ainsi le nom de Cayrac pourrait avoir pour origine l'association du nom de Carius ou Carus et du suffixe gallo-romain "acum" voulant signifier "le domaine de"[12],[24]. Très souvent avancée pour expliquer l'origine des toponymes Cayrac (il en existe d'autres dans le Lot et dans l'Aveyron), cette hypothèse ne serait toutefois à ne pas privilégier pour Michel Roblin, en raison de la faible fréquence de l'anthroponyme Carus (ou Carius) à l'époque romaine[25]. En revanche, pour P. Burgan cette hypothèse est, au contraire, à retenir d'autant plus que l'inversion de "ariu" en "airu" est très fréquente lorsque l'on étudie l'évolution des phonèmes dans le temps[17].

A noter qu'il existe également deux autres hypothèses pour expliquer l'origine du nom de Cayrac. Selon R. Prat[Note 4], il semblerait que le terme de Cayres ait été utilisé par les quercinois pour désigner les "terres de plaines"[26]. Cette hypothèse est également crédible, la planitude de la commune située aux abords de la rivière Aveyron avait été notée par les habitants qui ont laissé Les Plaines comme lieu-dit (probablement traduit sans ambiguïté de l'occitan du terme plana lors de l'entrée en vigueur de l'Ordonnance de Villers-Cotterêts au XVIe siècle [27]). Enfin, P. Burgan rappelle que dans l'Histoire Générale de Languedoc, les auteurs font correspondre le lieu Caderense, mentionné dans le testament de Saint Didier, à Cayrac[17],[28] mais ce rapprochement semble très peu crédible car cet élément n'a jamais été repris dans aucun ouvrage traitant d'étymologie.

HistoireModifier

Préhistoire et antiquitéModifier

Les premières traces de peuplement de la commune de Cayrac ont été trouvées au lieu-dit Camp Jouanet lors des fouilles réalisées en 1996 en prévision de la construction de l'autoroute A20. La taille des fragments de silex trouvés montre la présence d'une industrie lithique[2]. Ces galets silex ont été déposés par des crues de l'Aveyron. La datation de cette activité a été difficile, de par l'absence d'autres objets tels des foyers ou des restes osseux. Les archéologues pensent que l'occupation se situerait entre l'Epipaléolithique (environ -12 000 à -10 000 ans avant notre ère) et le Mésolithique moyen (-8 030 à -6 900 ans avant notre ère)[29].

Ces fouilles archéologiques du chantier de construction de l'autoroute A20, ont également permis de mettre au jour cinq tombes dites à incinération sur la commune de Cayrac au lieu-dit Les Plaines[30],[4]. Ces tombes faisaient partie du même complexe funéraire que celles trouvées dans les mêmes circonstances sur la commune de voisine de Réalville au Camp d'Alba[31]. Ces tombes contenaient des vases funéraires (plus exactement des urnes cinéraires en céramique) contenant les cendres des morts. Une des tombes trouvées présentait deux urnes cinéraires qui étaient accompagnées d'un mobilier (deux épées à antenne, des fourreaux, deux couteaux, une fibule, une trousse de toilette et une quarantaine de céramiques) permettant de dater ces tombes de l'âge du fer et plus précisément du 3e quart du VIe siècle av. J.-C.[30]. Dans une des tombes (la n° 136), a été extrait un bassin de bronze dont le décor s'inspirait de ceux produits par les étrusques depuis le VIIIe siècle av. J.-C. mais serait tout de même issu d'une production locale[31]. Le débat sur le rang social des morts reste ouvert entre les préhistoriens[2].

Dès le XIXe siècle, l'occupation du territoire communal au cours de l'antiquité était connue à travers de nombreux objets retrouvés sur la commune, tels que des "cubes de mosaïques" au lieu-dit Hauterive[32],[Note 5], suggérant que des habitants aisés et influencés par le mode architectural et décoratif des villas romaines avaient élu domicile sur la commune. Au XXe siècle, des objets de l'époque antique tels des fonds de lampe à huile en terre cuite ou encore une applique de bronze de 5 cm de hauteur représentant un griffon ont été signalés, sans qu'une datation précise n'ait été avancée[33].

Le prieuré bénédictin de CayracModifier

Du Moyen Age à la Révolution Française, l'histoire de la commune est intimement liée à celle du prieuré bénédictin. La présence d'une communauté monastique sur un territoire est une chance pour les historiens car la communauté est souvent source d'une abondante documentation.

Le premier texte faisant référence à ce prieuré date de 961[3]. Il aurait été fondé suite à une importante donation de terres du comte Géraud d'Aurillac dit Saint Géraud d'Aurillac ou d'un membre de sa famille[2]. Son emprise territoriale semble avoir été importante durant le Moyen Age. En revanche, la taille de la communauté religieuse est restée modeste puisque le nombre de chanoines semble être compris entre 6 (en 1612) et 8 (plus le doyen)[34],[35].

Des pierres sculptées trouvées à proximité de l'actuelle église ou dans ses soubassements, suggèrent qu'il était situé aux alentours de l'actuel bourg de Cayrac[36]. L'hypothèse d'un village entourant les bâtiments du monastère et lui-même ceint d'un fossé en eau, a été avancée[36]. Ce fossé aurait pu atteindre jusqu'à quinze mètres de large, en forme de demi-cercle et connecté à l'Aveyron à chacune de ses deux extrémités. Selon l'abbé Pottier "...quelques fossés de l'ancienne enceinte fortifiée..." étaient encore visibles en 1865[37]. Cette abbaye dépendait de celle bénédictine Saint Pierre d'Aurillac que le comte Géraud d'Aurillac avait fondée en 898 (elle prendra le nom de Saint Géraud d'Aurillac un peu plus tard). Le premier vicomte de Toulouse, Benoit, neveu de Saint Géraud ne semblait pas exercer d’autorité sur les terres dépendant du monastère de Cayrac[6].

Les communautés religieuses devaient hospitalité aux prélats (archevêques, évêques ou archidiacres) en visite dans leur juridiction (on parle de procuration [Note 6]). Hormis les abbés d'Aurillac qui sont probablement tous passés par le prieuré de Cayrac tant que celui fut rattaché à cette abbaye, le prieuré de Cayrac ne faisait pas exception à cette règle, et il est fort probable que de forts illustres ou importants personnages soient passés par le monastère. Ainsi, par ce biais, certaines visites nous sont aujourd'hui connues, comme celle de l’Archevêque de Bourges et Primat d'Aquitaine, Simon de Beaulieu (l'évêché de Cahors dépendait alors de l’archevêché de Bourges), du lundi 22 au mardi 23 avril 1285 [Note 7],[38],[Note 8].

Une des visites les plus importantes en ce prieuré, fut la visite de Raymond V, comte de Toulouse, le vendredi 6 février 1176, en présence de l’évêque de Cahors[13],[Note 9]. A cette date, l'abbé d'Aurillac a donné en paréage (partage des droits seigneuriaux sur un territoire) la ville de Cayrac et les terres dépendant du prieuré à Raymond V, à condition qu'il en garantisse la sécurité et le conserve dans ses domaines.

Tout au long du XVIe siècle, les guerres de religions eurent un effet déterminant sur le monastère de Cayrac. Le Quercy était alors directement concerné par les combats entre catholiques et protestants. Le premier pillage que le monastère subit de la part des protestants eut lieu dès 1561[6]. En 1568, les protestants qui s'étaient établis dans Réalville qu'ils avaient fortifiée, lançaient des actions de force sur les paroisses voisines, dont le monastère de Cayrac. Finalement, las de cet harcèlement, le chapitre de Cayrac s'exila en 1573, d'abord à Lalbenque[6],[9] puis officiellement à Castelnau-Montratier le 20 août 1617, en présence de l’évêque de Cahors[35], où il demeura jusqu'à la Révolution[3]. Ce sera la fin de plus de six siècles d'une vie monastique à Cayrac. Toutefois, le chapitre installé à Castelnau-Montratier a continué à percevoir les revenus produits par le domaine qui y était rattaché dont l'actuel territoire de la commune de Cayrac. En 1790, le revenu était de 10 000 livres[9]. Le dernier soubresaut du monastère, déjà abandonné de ses moines, intervient en 1575, lors de la campagne du vicomte de Turenne, Henri de la Tour d'Auvergne, venu en aide à la ville de Montauban occupée par les troupes catholiques de l'évêque de Montauban[6]. Les soldats de l'évêque qui avaient fortifié le monastère en vue de protéger les accès à Montauban, se trouvèrent assiégés par les troupes du vicomte commandée par le capitaine Bernard du Valada, nommé par le vicomte gouverneur de Réalville après sa chute. Dotées d'une artillerie, elles détruisirent totalement le monastère de Cayrac qui ne fut jamais reconstruit.

A la fin du XVIIIe siècle, la paroisse Saint-Pierre de Cayrac était toujours rattachée à l’évêché de Cahors bien qu'elle fasse partie de la généralité de Montauban (élection de Montauban, l’élection est une subdivision administrative de la généralité). Aussi à la création des départements français en 1790, la commune de Cayrac, a été naturellement rattachée au département du Lot (préfecture Cahors). Jusqu'en 1802, Cayrac faisait partie du canton de Réalville (qui n'était composé que de ces deux communes, celle de Saint Vincent n'existant pas encore car son territoire faisait partie intégrante de Réalville). Celle-ci perdit cette année-là son titre de chef lieu de canton, et les deux communes furent rattachées au canton de Caussade[9]. A la création du département de Tarn-et-Garonne [Note 10], la commune de Cayrac est intégrée à ce nouveau département à compter du 1er janvier 1809.

Période moderneModifier

Fin XIXe siècle, début XXe siècle, l'armée française avait l’habitude de réaliser de régulières grandes manœuvres afin d'exercice pour les troupes mais aussi de communication auprès du grand public notamment. Les manœuvres de septembre 1907 concernèrent de nombreux corps d'armée (les 2e, 5e, 6e, 14e et 20e) et de nombreuses régions françaises[39]. La commune de Cayrac contribua pour celles du 17e corps d’armée (état-major Toulouse, 4e armée) qui se sont déroulées du 4 au 6 septembre 1907[40]. Elle accueillit (avec Réalville, siège de son état-major) le cantonnement de la 65e Brigade d’Infanterie[Note 11]. En effet, le nord du département de Tarn et Garonne avait été investi par la 33e Division d’Infanterie, les principales actions militaires ayant essentiellement eu lieu sur les hauteurs de Mirabel, Réalville et Saint-Vincent, l'objectif de l'exercice étant de barrer l’accès à Montauban via le pont d’Albias.

Un des grands événements du XXe siècle qui marqua la commune fut l'inondation des 2 et 3 mars 1930 de la rivière Aveyron. Elle toucha les plaines du Tarn et de l'Aveyron et plus largement la moitié sud de la France en raison de précipitations record. La plupart des bâtiments construits en briques de terre sèche n'ont pas résisté à une exposition prolongée à une telle quantité d'eau et à de tels débits. En effet, selon l'article paru dans la Revue de géographie alpine, la montée des eaux fut très brutale et violente. A titre d'exemple, à Montricoux (village situé à environ 15 km en amont de Cayrac Bourg), la hauteur de la rivière passa de 2 mètres à 17 heures le 2/03, à plus de 11 mètres à 10h30 le 3/03[41]. Selon ce même article, la voie de chemin de fer Paris-Montauban a été mise hors service "par excavation de son remblai" et inondée sur 3 km, ce qui correspond à la portion traversant le territoire de la commune de Cayrac. En revanche, les bâtiments de briques cuites ont, quant à eux, bien résisté et la commune compte encore de belles maisons de maître du XVIIIe siècle, telle que celle de Bellerive ou celle de Hauterive. Un vaste plan de reconstruction, piloté par les autorités nationales, a été mené dans les années suivantes, introduisant des styles architecturaux nouveaux dans la commune. Un recensement[3] signale plus de 14 bâtiments reconstruits au début des années 1930 (tous usages confondus) bien que ce nombre semble sous-estimé. Ils se répartissent sur les deux-tiers environ de la surface de la commune.

Histoire économiqueModifier

De par sa proximité, l'histoire et l'industrie de la commune de Cayrac sont étroitement liées à la rivière Aveyron (voir la partie géographie ci-dessus). En 1781, Louis Martin de Bellerive propriétaire et vivant au château du même nom, situé à quelques dizaines de mètres de là, fait construire le moulin de Bellerive sur la rive droite de l'Aveyron[3]. Il sera en activité jusqu'en 1909, année durant laquelle la chaussée permettant de rehausser le niveau de l'eau en vue d'alimenter les turbines, a cédé. Il était doté de 8 meules et construit de briques caractéristiques du pays et d'un soubassement en pierre. A partir de 1909, le moulin se dégrada progressivement. Une première campagne de restauration menée durant la seconde moitié des années 1980 avait commencé par retirer les huisseries et le toit. Suite à une malversation financière, les travaux restèrent inachevés et si le moulin était doté d'une nouvelle charpente, il ne disposait pas d'une couverture. La mise hors d'eau du bâtiment n'étant pas faite, le processus de dégradation du bâtiment s’accéléra. Il a enfin pu être complètement restauré par un particulier en 2011 pour servir d'habitation.

En termes d'industrie, en dehors de l'activité minotière et de l'agriculture, certains lieux-dits comme La Teulière et la mention d'une briqueterie sur un plan de 1808, laisse penser qu'une industrie de tuilerie/briqueterie a existé sur la commune au tournant du XVIIIe siècle et du XIXe siècle[3]. La proximité du lieu-dit La Teulière et de l'ancien port fluvial peut laisser penser qu'une partie de la production pouvait être exportée hors de la commune par voie fluviale. Par ailleurs, la mémoire collective se souvient de l'existence d'une activité de dragage de l'Aveyron en vue d'en extraire sables et graviers. Les barges métalliques et autres matériels, plus utilisés à cette époque, étaient encore visibles au début des années 1980.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 1798 Pierre MOMÉJA   Agent Municipal
avril 1798 août 1800 Pierre CARCUAC   Agent Municipal
septembre 1800 1808 Pierre GAULÉJAC   Maire
novembre 1811 juin 1816 Pierre MOMMÉJA   Maire
juin 1816 juillet 1830 Jacob MOMMÉJA   Maire
1830 1838 Pierre OLIER   Maire
décembre 1838 1848 Jacob MOMMÉJA   Maire
1848 1857 Pierre MOMMÉJA   Maire
1857 décembre 1863 Jean CARCUAC   Maire
janvier 1864 septembre 1870 Pierre SOULIÉ   Maire
septembre 1870 janvier 1874 Pierre PORTAL   Maire Provisoire puis maire
février 1874 1876 Jean MARTY   Maire
décembre 1876 janvier 1878 Pierre GABEUS   Maire
février 1878 <avril 1878 Pierre PORTAL   Maire
1878 décembre 1880 Ferdinand MAURICE   Maire
janvier 1881 1884 Pierre GAUTIÉ   Maire
1884 1892 Jean RASCOUAILLE   Maire
1892 1913 Fernand REY   Maire
1913 1919 Pierre PORTAL   Maire
1919 1935 David CRUZEL   Maire
1935 1953 Jean COUSTEILS   Maire
1953 1965 Alfred BOURDES   Maire
1965 1969 Marcel FORT   Maire
1969 1971 Louis GARRIGUES   Maire
1971 1995 Georges DEJEAN   Maire
mars 1995 2014 Alain SOULIÉ   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Note : A partir de mars 1806, Pierre CARCUAC en tant qu'adjoint au maire a assuré les fonctions de maire en absence du maire Pierre GAULÉJAC, pour cause de maladie.

A partir de fin avril 1837, Pierre CARCUAC en tant qu'adjoint au maire a assuré les fonctions de maire en absence du maire Pierre OLIER, puis Jacob MOMMÉJA a pris le relais pour toute l'année 1838 en tant qu'adjoint au maire également.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[43].

En 2016, la commune comptait 548 habitants[Note 12], en augmentation de 7,03 % par rapport à 2011 (Tarn-et-Garonne : +5,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320404509339355341356353342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
322311291264276296290269265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
269265245206210216212229239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
263301289313340366416494545
2016 - - - - - - - -
548--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Sous l'ancien régime, quelques chiffres de démographie nous sont parvenus. Le nombre de feux (foyers) dans la paroisse de Cayrac étaient estimés à 40 en 1713, sans que l'on connaisse le nombre moyen de personnes par foyer. Selon l'abbé Galabert, les familles les plus riches du village voisin de Réalville (ce dénombrement n'a pas été fait sur l'ensemble des familles), avaient en moyenne 6 enfants par mariage (entre 1670 et 1769)[9]. Il semblerait que les familles protestantes soient moins fécondes[9], ce qui est important lorsque l'on sait que la communauté protestante représentait 39 % de la population de Cayrac (cf. paragraphe Lieux et Monuments). Au XVIIe siècle, la fécondité en Bas Quercy était la plus faible de France avec une estimation de 4,32 enfants par famille[46], ce qui suggère une population inférieure à 200 personnes sur la paroisse de Cayrac en 1713. Pour la même période, de 1705 à 1761, l'abbé Galabert indique que la population de Cayrac a cru de 358 personnes[9] sans que l'on sache s'il s'agit du solde naturel ou plus vraisemblablement du nombre de baptêmes. En effet, les dénombrements suivants réalisés par les curés des paroisses étaient plus précis que l'estimation de 1713, avec un nombre de personnes vivant dans la paroisse de Cayrac estimé à seulement 188 et 289, respectivement en 1771 et 1785[47]. Malgré leur modestie, ces nombres représentent tout de même une augmentation de la population de près de 54 % en 14 ans. Cette croissance, très importante, est à mettre en parallèle avec celle des communautés rurales de l'élection de Montauban, estimée à 15 % en moyenne pour cette période (1771 - 1785) accompagnée d'une diminution des populations des villes de cette élection (Bruniquel, Caussade, Caylus, Lafrançaise, Moissac, Montauban, Montclar, Montpezat, Nègrepelisse, Puylarroque et Réalville)[48]. La question demeure de savoir s'il s'agit d'un réel déclin des villes ou d'un problème de recensement (qui semble bien réel notamment en ce qui concerne la population de Montauban, clairement sous-estimée selon l'auteur de cette étude).

Lieux et monumentsModifier

 
Chapelle Saint Pierre - Saint Paul à Cayrac

Comme l'indique l'inscription en latin gravée sur une plaque scellée au dessus de son portail, l'actuelle chapelle Saint Pierre - Saint Paul a été consacrée en août 1702 grâce au soutien de François-Gaspard Legendre de Lormoy, l'intendant de la généralité de Montauban, nommé à ce poste le 8 novembre 1699. Il avait comme mission du roi (Louis XIV) de réduire l'influence de ce que l'on appelait à l'époque l'Eglise Prétendue Réformée (les protestants) dans la région, au profit de l'église catholique (l'édit de Nantes avait été révoqué quelques années auparavant en 1685). Il s'agissait alors de faire venir des prédicateurs ou comme à Cayrac, de restaurer ou construire des églises. Pour celle de Cayrac, l'intendant Legendre avait obtenu en septembre 1700, un don du roi de 2000 livres (tournois)[Note 13],[49],[50],[51].

Elle succède à une première église Saint Pierre - Saint Géraud faisant partie de l'abbaye bénédictine établie au Moyen Age[3]. La dédicace de cette première église à Saint Géraud est, chronologiquement, la première connue des historiens puisqu'elle est attestée seulement 52 ans après son décès (Géraud, comte d'Aurillac est décédé en 909)[52]. Par la suite, beaucoup d'autres églises seront dédiées à Saint Géraud, notamment dans le diocèse de Toulouse.

Dans la première moitié du XIXe siècle, quelques documents suggèrent qu'elle fut utilisée pour le culte protestant, favorisé par une décoration intérieure très dépouillée[3] et par la présence d'une très importante communauté protestante sur le territoire de la commune. En effet, en 1891, la part de la communauté protestante habitant la commune de Cayrac était encore estimée à 39 % (précisément 105 sur 272 personnes), proportion bien plus importante que celle recensée sur la commune voisine de Réalville qui comptait le même nombre de personnes se réclamant de la religion protestante pour une population totale trois fois plus grande (106 protestants pour 838 habitants soit 12 % de la population) [9]. Au XXe siècle, elle connut un relatif abandon avant d'être réinvestie dans les années 1990 pour le culte catholique. Depuis, elle accueille une messe annuelle ainsi que de nombreux mariages.

La chapelle est essentiellement construite de briques roses (cuites) caractéristiques du pays toulousain mais certaines pierres utilisées essentiellement dans le soubassement (la zone est inondable car la chapelle est située à proximité de la rivière Aveyron) sont sculptées, ce qui suggère qu'elles auraient été récupérées des ruines de l'abbaye fondée au Moyen Age[3]. La chapelle se situerait plus ou moins à l'emplacement des bâtiments de cet ancien monastère[36]. Il est à noter qu'à la différence de la plupart des églises ayant leur cœur plutôt orienté vers l'est, celle de Cayrac a son cœur orienté au sud - ouest).

Us et coutumesModifier

La commune de Cayrac n'échappe pas aux légendes et traditions. En effet, il a été reporté que la fontaine de Saint Quentin, située entre l'actuelle chapelle de Cayrac et les rives de l'Aveyron, position clairement identifiée sur le cadastre dit Napoléonien[10], avait des propriétés guérissantes[53]. Selon les croyances populaires, ces vertus ne s'exprimaient toutefois que de la Saint Jean à la Saint Quentin ce qui correspondrait à la période estivale (24 juin - 31 octobre).

Personnalités liées à la communeModifier

Abbé Joseph Genon dit Abbé Marcellin : né le 20 mai 1806 à Montauban[54], prêtre ordonné en 1829 dans cette même ville, il est connu pour ses activités d'historien, philosophe et romancier tarn-et-garonnais[55]. Il était membre de l’Académie de Montauban qui porta différentes appellations dont celles, en seconde moitié du XIXe siècle, de Académie des sciences, belles lettres et arts de Tarn et Garonne ou encore Académie des sciences, agriculture et belles lettres de Tarn et Garonne[56]. Il est décédé à l’âge de 82 ans, le 19 novembre 1888 au lieu-dit Bellerive sur la commune de Cayrac[57] (et non Hauterive sur la commune de Layrac comme le mentionne un compte-rendu d'une séance de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne de 1926)[58]. Il s'était retiré depuis plusieurs années chez Monsieur Garisson, résident à Bellerive. L'abbé Marcellin a réédité l'Histoire de la ville de Montauban (1668) du chanoine Henry Le Bret, secrétaire de l’évêché, puis grand prévôt à Montauban et fondateur de la première société littéraire de la ville au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle[55]. Le curé de Réalville, Alphonse Géraldy qui l’a assisté jusqu’à la fin, et qui a déclaré son décès à la mairie de Cayrac, confirme que tous ces manuscrits ont été brûlés, à l'exception de 9 sonnets en langue occitane, une "pièce" et éventuellement un de ces derniers sermonts[57],[58].

Richard Cœur de Lion, duc d'Aquitaine : selon l'abbé Galabert, des confrères de l'Académie de Montauban (MM Devals, Boscus et Saint-Yves) auraient identifié des vers des poésies (les sirventes) du troubadour Bertran de Born (vers 1140, vers 1215), vicomte de Hautefort (entre Périgord et Limousin) qui indiquent que Richard Cœur de Lion aurait occupé le monastère de Cayrac lors de sa conquête fulgurante du Quercy en 1188[9]. Le ravage du Quercy était dû à la rebellion du comte de Toulouse Raymond V contre son suzerain, Richard duc d'aquitaine, profitant du conflit qui l'opposait à son père Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, au sujet de la succession de ce dernier. L'absence de citation des sources dans l'article de Devals et al., ne permet pas de savoir si Richard était effectivement présent avec son armée à Cayrac. Toujours est il que Bertran de Born connaissait bien Richard pour l'avoir combattu au côté du frère de Richard (Henri le Jeune) puis s'être comporté en loyal vassal de Richard après la mort de ce dernier[59].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le doyenné est une circonscription relevant d'un doyen, lui même à la tête d'une communauté religieuse. Pour J. Bousquet, l'attribution du titre de doyen à cette personne est une distinction réservée aux prieurés d'une certaine importance (Cf. Bousquet, 1992).
  2. Plus précisément, il était gravé en caractères gothiques " DNI IOHTS DE PETRA LATA DECANI CAIRIACI", DNI pour Domini, traduction en français : Monseigneur Jean de Peyralade Doyen de Cayrac (cf. MOMMEJA Jules (1902) pour la traduction et une description plus précise du sceau)
  3. Extrait d'un sirventès (poème de troubadour) « S'abrils e fuoillas e flors. » en parlant des seigneurs bâtisseurs [...] Rics homes de gran poder| Que sabon terra tener| E fant portals e bestors| De cauz, d’arena ab caire.| E fant tors, voutas ab vitz,| [...] Traduction : riches hommes de grand pouvoir| qui savent tenir la terre| font des portes et des tours doubles| de chaux et de sable avec de la pierre de taille| et construisent des tours avec des voûtes et des escaliers à vis| (cf. Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 2006)
  4. René Prat (Paris, 1908 - Cahors, 1975) a été archiviste puis directeur des Archives Départementale du Lot du 1/07/1936 au 21/12/1973. Le texte de référence est dans l'ouvrage intitulé « Les noms de lieux de Prades (Lot) », Revue d'Onomastique, Editions d'Artrey, Paris, 1952, cité par A. Calvet (2006, cf. Références).
  5. Dans cet ouvrage (Lafaye et Blanchet, 1909), les auteurs n'apportent pas de description précise de l'apparence de ces "cubes de mosaïques". Ce référencement est repris du travail de collation des éléments disponibles aux archives départementales de Tarn-et-Garonne, et publié dans l'ouvrage intitulé "Répertoire archéologique du département de Tarn-et-Garonne, par M. A. Devals aîné" de Jean-Ursule Devals, archiviste. Ce travail ayant été publié en 1873, la découverte de ces mosaïques a donc été antérieure à cette date.
  6. Selon le rang du personnage en visite, le nombre de personnes qui l'accompagnait ainsi que le nombre de chevaux avait été codifié par le 3e concile de Latran en 1179.
  7. Nos calendriers modernes indiquent qu’il s’agirait plutôt du lundi 23 et mardi 24 avril 1285.
  8. Ces travaux sont issus de la traduction de l'oeuvre de Etienne Baluze, plus précisément d’une partie du tome IV de Miscellanea (en français Mélange, qui regroupe un ensemble de documents trouvés lors de la rédaction de ses précédents ouvrages), édité en 1683 par François Muguet (Paris, les 7 volumes ont été édités entre 1679 et 1715).
  9. Edition de 1737. Consultable via le lien ci-après : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10401100/f7.image.r=.langFR
  10. La création du Tarn-et-Garonne est intervenue sous le premier empire (décret impérial du 21 novembre 1808), suite au séjour de l'empereur à Montauban en juillet 1808 (de passage pour rejoindre son armée en Espagne) et du fort "lobbying" du maire de Montauban à cette époque, Pierre-Joseph Vialètes de Mortarieu.
  11. Afin de donner une idée des effectifs concernés à cette époque, lors de la mobilisation de 1914, la 65e brigade d'infanterie (intégrée à la 33e division, 17e coprs d'armée), était composée de 2 régiments d'infanterie (les 7e - Cahors- et 9e - Agen).
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  13. La livre tournois n'étant pas une monnaie physique, si cette somme avait été convertie en marc (pièce en argent de 245 grammes, en cours à l'époque), elle aurait représenté alors 13 kilogrammes et 360 grammes d'argent. Afin de donner un ordre de grandeur, un menuisier charpentier travaillant à quelques dizaines de kilomètres de Cayrac, à Saint-Antonin (Noble Val) gagnait, en 1698, 14 sous (tournois) par jour de travail soit 0,7 livre (tournois) par jour. Ainsi 2000 livres (tournois) représentaient donc pour ce menuisier plus de 8 ans de travail (2857 jours précisément). Il est à noter que le menuisier était considéré comme un ouvrier qualifié, bien mieux rémunéré qu'un manœuvre qui gagnait 8 sous par jour (toujours à Saint-Antonin). Il semble que ce salaire fut très stable puisqu'il n'a pas évolué de 1650 à 1715.

RéférencesModifier

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  59. THOMAS Antoine, Poésies complètes de Bertran de Born, publiées dans le texte original, avec une introduction, des notes, un glossaire et des extraits inédits du cartulaire de Dalon par Antoine Thomas, professeur de langue et littérature de la France méridionale à la faculté des lettres de Toulouse, tome 1, Toulouse, Imprimerie et librairie Privat (1re édition), Johnson Reprint Corporation (2e édition), 1888 - 1971, 213 p. (lire en ligne)