Castries (Hérault)

commune française du département de l'Hérault

Castries
Castries (Hérault)
Photo aérienne de la commune.
Blason de Castries
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Claudine Vassas Mejri
2020-2026
Code postal 34160
Code commune 34058
Démographie
Gentilé Castriotes
Population
municipale
6 178 hab. (2017 en augmentation de 5,19 % par rapport à 2012)
Densité 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 47″ nord, 3° 58′ 56″ est
Altitude Min. 20 m
Max. 154 m
Superficie 24,05 km2
Élections
Départementales Canton du Crès
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Castries
Liens
Site web castries.fr

Castries est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Castriotes.

GéographieModifier

 
Carte du territoire communal.

LocalisationModifier

À vol d'oiseau, Castries est située à 11,8 km à l'est de Montpellier[1].

Communes limitrophes et prochesModifier

Communes limitrophes de Castries
(Distances : à vol d'oiseau / par la route)[2]
Montaud (8.30 / 9,79 km)
Ste-Croix-de-Quintillargues
(12.31 / 16,64 km)
Guzargues (6.97 / 9,94 km)
Le Triadou (12.82 / 16,80 km)
Assas (7.43 / 11,11 km)
Saint-Drézéry
(6.00 / 8,83 km)
St-Jean-de-Cornies (7.49 / 9,99 km)
Sussargues (4.15 / 5,43 km)
Restinclières (6.53 / 7,24 km)
St-Geniès-des-Mourgues
(4.33 / 5,33 km)
Gallargues-le-Montueux
(15.77 / 25,28 km)
Teyran
(5.03 / 8,04 km)
  Lunel-Viel
(8.31 / 10,37 km)
Montferrier-sur-Lez (10.18 / 16,22 km)
Jacou (6.40 / 8,05 km)
Le Crès (5.08 / 6,93 km)
Vendargues (2.76 / 3,35 km)
Étang de l'Or
(10.85 / 12,40 km)
Valergues (6.10 / 9,68 km)
Saint-Brès (3.85 / 5,16 km)
Baillargues (2.84 / 3,48 km)

Géologie et reliefModifier

 
Les Pins, un bois sur la commune.

La superficie de la commune est de 2 405 hectares ; son altitude varie entre 20 et 154 mètres[3].

Les environs de Castries sont parsemés de carrières. La roche extraite est un calcaire de 20 millions d'années (datant du Miocène) d'une belle couleur jaune pâle. Cette pierre est utilisée à de nombreux endroits du département : la promenade du Peyrou à Montpellier, ou encore à la cathédrale de Maguelone… C'est une pierre riche en fossiles (coquillages, dents de requins, etc.). Au Miocène, le littoral languedocien était sous l'eau, ce qui englobe les régions actuelles de Narbonne, Béziers, Montpellier et Nîmes. La sédimentation des squelettes et coquilles de cette mer donnera cette roche tendre, utilisée comme matériau de construction.

HydrographieModifier

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

 
Vue aérienne des voies d'accès.

Le territoire de la commune est traversé par l'ancienne route nationale 110 (Montpellier-Alès) déclassée en janvier 2006 sous le nom de route départementale 610. À cette date, ce sont entre 13 000 et 15 000 véhicules qui traversent le centre de la ville.

Un projet du conseil général de l'Hérault prévoit la construction d'une déviation au sud de Castries, avec enquête publique en 2008[4].

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

LogementModifier

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 2 505, alors qu'il était de 2 085 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 92,7 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 4,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 81,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 18,1 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 66,2 %, en légère baisse par rapport à 1999 (69,1 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 6,6 %, en légère hausse par rapport à 1999 (6,0 %)[Insee 3].

Projets d'aménagementsModifier

ToponymieModifier

En occitan, le nom de la commune est Càstias.

HistoireModifier

Le site de Castries montre des traces d'une occupation néolithique et chalcolithique (pointes de flèches, silex).

Dès le Ier siècle, un poste de garde romain (castra) est installé au sommet de la colline pour surveiller la voie romaine (via domitia).

Suit une zone d'ombre jusqu'au Xe siècle où le nom de Castra apparaît dans les recueils d'histoire locale. Le premier seigneur connu du château féodal se nomme Dalmace (venu de Catalogne et du Bitérois). La ville comporte deux accès (XVe siècle) : la porte de Sommières et la porte de Montpellier.

Le puissant seigneur Dalmace, chevalier croisé, participe à la 1re Croisade et meurt en Palestine. Le fief de Castries entre alors, par mariage (Ermessende) et testaments, dans la seigneurie de Guilhem VII, seigneur de Montpellier. Aux XIIIe et XIVe siècles : calamités avec la peste, des famines et des guerres. À la fin du XIVe siècle, on comptait à Castries onze feux (cinq personnes par feu, soit 55 personnes).

En 1495, la famille de La Croix achète la baronnie de Castries à Jean de Pierre de Pierrefort. Vers 1520, l'ancien château fort est rasé et reconstruit sur les bases du château actuel, dont l'histoire pendant cinq siècles va être étroitement liée à celle du village.

Suivirent des années de paix fragile et de guerres brutales jusqu'à l'année terrible de 1622 où le duc de Rohan, chef des Églises réformées ordonne la démolition des murailles et le comblement des fossés, pour mieux défendre Montpellier, place de sûreté protestante, dont les troupes de Louis XIII s'approchaient.

En 1985, le château, classé monument historique depuis 1966, est légué à l'Académie française, sur décision du propriétaire, René de Castries.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le , un bombardier américain B-24 fait un atterrissage forcé dans une vigne située sur la commune. L'avion avait été touché par la flak au-dessus de la commune d'Avignon. Sur neuf membres d'équipage, deux étaient encore dans l'appareil lorsqu'il se posa sur le ventre à Castries, les autres ayant sauté en parachute. Il s'agissait du lieutenant co-pilote, James Zimmerman qui fut fait prisonnier par les Allemands et du sergent mitrailleur Willis Harless qui, décédé des suites de ses blessures provoquées par la flak, fut enterré dans le cimetière du village[5].

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Castries se blasonnent :
« D'or à Saint-Étienne de carnation, habillé en diacre, l'aube d'azur et la dalmatique de gueules, tenant en sa dextre une palme de sinople et en sa senestre trois cailloux d'argent ».
Variante : « D’or à Saint-Étienne de sable ».

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires depuis 1944.
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1950 René de La Croix de Castries    
mars 1951 mars 1977 Hippolyte Paulet DVG  
mars 1977 mars 1995 Paul Brunel DVG Conseiller général du canton de Castries (1972-1985)
mars 1995 mars 2001 Maurice Andrieux DVD  
mars 2001 mai 2020 Gilbert Pastor PS Retraité
mai 2020 en cours[7] Claudine Vassas Mejri[8] Groupe Majoritaire Gauche Républicaine (GMGR)[9] puis PS[10] Cadre dans le secteur sanitaire et social[9]

JumelagesModifier

Castries est jumelée avec :

  •   Volpiano (Italie) depuis 2010[11]. Dans le cadre du jumelage avec la ville italienne située dans le Piémont, des représentants de l'association humanitaire castriote « Castries Village Solidaire » sont en contact avec l'association humanitaire italienne « Dona Con Amore » afin d'élaborer des projets humanitaires communs[12].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2017, la commune comptait 6 178 habitants[Note 1], en augmentation de 5,19 % par rapport à 2012 (Hérault : +6,24 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5115586157877157989541 0171 126
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1501 2131 3861 4151 2121 0441 0801 1681 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3391 3361 2421 3681 3641 4301 2341 0901 247
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 3681 7912 4613 4193 9925 1465 4235 4715 519
2013 2017 - - - - - - -
5 9356 178-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

  • Le collège Les Pins ;
  • L'école primaire Marcel-Pagnol ;
  • L'école élémentaire et maternelle de La Guesse ;
  • L'école maternelle Le Chat Perché ;
  • L'école Sainte-Marie.

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La commune compte quatre monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[17], dont le Château de Castries et aucun lieu et monument répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[18]. Par ailleurs, elle compte 81 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[19] et un objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[20] :

Outre ces monuments, on peut également citer :

  • la vieille église Saint-Étienne[25] ;
  • l'église paroissiale de la seconde moitié du XIXe siècle typique de l'architecture néo-gothique surmontée d'une haute flèche de pierre. Elle abrite une cloche datant de 1664, classée MH, du fondeur Lonar Bordes ;
  • le moulin à huile ;
  • le square Coste (rue du Château) ;
  • le château de Fontmagne ;
  • le mas de Roux et son site archéologique d'un ancien village médiéval qui vient d'être fouillé en bordure de l'autoroute A9 et les mas de Moulinas, de Fondespierres, de Fontmarie, de Cadenet, Naud, de Bannière et de Saint-Antoine ;
  • la médiathèque de Montpellier Méditerranée Métropole Françoise Giroud construite en 2007 à l'emplacement de l'ancienne cave coopérative ;
  • la première tuilerie et le four à chaux ;
  • le pont des Tourilles ;
  • le pont du Bérange et ses élégantes demeures bourgeoises en bordure de route. Grand parc avec un impressionnant et long alignement de platanes autour d'un ancien canal d'irrigation. Non loin se trouve l'ancien ermitage Saint-Léonard, chapelle romane à chevet plat, dont la façade est un placage du XIXe siècle ;
  • le pont de Bannière ;
  • les carrières de pierre ;
  • la voie secondaire romaine entre Castries et Sussargues ;
  • l'ancienne gare PLM-SNCF.

GalerieModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
Insee
  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

RéférencesModifier

  1. « Orthodromie entre Castries et Montpellier », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 20 novembre 2013).
  2. Distances vers : Saint-Drézéry, Saint-Jean-de-Cornies, Sussargues, Restinclières, Saint-Geniès-des-Mourgues, Gallargues-le-Montueux, Lunel-Viel, Valergues, Saint-Brès, Baillargues, Étang de l'Or, Vendargues, Le Crès, Jacou, Montferrier-sur-Lez, Teyran, Assas, Le Triadou, Guzargues, Sainte-Croix-de-Quintillargues et Montaud, publié sur le site fr.distance.to (consulté le ).
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  4. Castries. Le contournement routier de la ville dévoilé, édition montpelliéraine du quotidien Midi libre, . Ce projet de déviation doit s'inscrire dans le paysage du château de Castries ; les Architectes des bâtiments de France ont donc été consultés.
  5. « L'histoire du crash de Castries », sur le site personnel de Robin Koskas (consulté le 20 novembre 2013).
  6. André Tiano, Le progrès au village : Castries depuis la Révolution.
  7. Résultats des élections municipales et communautaires dans l'Hérault, publié le sur le site du Conseil départemental de l'Hérault (consulté le ).
  8. Claudine Vassas-Mejri élue maire de Castries, publié le sur le site du Midi-Libre (consulté le )
  9. a et b Annuaire des élus : Claudine Vassas Mejri, publié sur le site du Conseil départemental de l'Hérault (consulté le )
  10. Résultats des élections municipales 2020 Castries, publié sur le site Actu.fr (consulté le )
  11. « Castries : dix ans de jumelage », MMMag', Montpellier, Montpellier Méditerranée Métropole, no 56,‎ , p. 2 sur 3 (résumé, lire en ligne [PDF], consulté le 4 septembre 2020)
  12. Jumelage Castries-Volpiano : une nouvelle étape, publié le sur le site du Midi-Libre (consulté le )
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  17. « Liste des monuments historiques de la commune de Castries », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Liste des lieux et monuments de la commune de Castries à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Liste des objets historiques de la commune de Castries », base Palissy, ministère français de la Culture.
  20. « Liste des objets de la commune de Castries à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  21. « Pont sur la Cadoule », notice no PA00080032, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Eglise paroissiale (vestiges de l'ancienne) », notice no PA00103411, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Domaine de Castries », notice no PA00103410, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Aqueduc alimentant le château », notice no PA00103409, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Vestiges de l'ancienne église paroissiale de Saint-Étienne

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Richard Pouget, La baronnie de Castries.
  • René de La Croix de Castries, Castries : notice historique et descriptive, Malakoff, H. Laurens, coll. « Petites monographies des grands édifices de la France », , 47 p.
  • André Tiano, Le progrès au village : Castries depuis la révolution française, Castries (Hérault), Office du Tourisme de Castries, , 299 p.
  • Augustin Villemagne, Sentence arbitrale entre les châteaux de Castries et de Castelnau-le-Lez au sujet des tènements Puech-Cabrier, Malmari au XIVe siècle, Montpellier, L. Valat, coll. « Plaquettes castelnoviennes » (no II), , 17 p.
  • René de La Croix de Castries, Papiers de famille, Montpellier, Ed. Espaces 34, , 294 p.

Fonds d'archivesModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier