Montpellier Méditerranée Métropole

intercommunalité française

Montpellier Méditerranée Métropole
Blason de
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Forme Métropole
Siège Montpellier
Communes 31
Président Michaël Delafosse (PS)
Budget 1 193 692 465  (2011)
Date de création
Date de disparition
Code SIREN 243400017
Démographie
Population 465 070 hab.[1] (2016)
Densité 1 103 hab./km2
Géographie
Superficie 421,80 km2
Localisation
Localisation de
Localisation dans l'Hérault.
Liens
Site web montpellier3m.fr
Fiche Banatic Données en ligne

Montpellier Méditerranée Métropole est une métropole française, située dans le département de l'Hérault en région Occitanie, autour de la ville de Montpellier. Elle est parfois aussi appelée Montpellier 3M ou bien abrégée sous le sigle 3M.

Elle a été mise en place le et résulte du changement de statut de Montpellier Agglomération (communauté d'agglomération) en métropole. Avec une population de 465 070 habitants sur une superficie de 421,8 km2 en 2016, elle regroupe 31 communes[2],[3].

HistoireModifier

Intercommunalités précédentesModifier

DistrictModifier

En 1965 est créé Montpellier District qui regroupe 12 puis 15 communes, afin d'étudier et de résoudre en commun les problèmes d'urbanisme soulevés par le développement de Montpellier et de sa banlieue. Progressivement, le district a reçu des communes membres de nouvelles compétences.

Communauté d'agglomérationModifier

Le est créée Montpellier Agglomération qui compte 38 communes. La constitution de ce nouveau périmètre a fait l'objet d'une polémique locale, beaucoup de communes refusant de s'y associer. Six communes qui refusaient leur rattachement ont obtenu gain de cause le , avec effet au . À cette date, les communes de La Grande-Motte, Mauguio, Saint-Aunès, Saint-Clément-de-Rivière, Saint-Gély-du-Fesc et Teyran ne font plus partie de l'intercommunalité. Par arrêté préfectoral du , la commune de Palavas-les-Flots a rejoint le la communauté d'agglomération du Pays de l'Or.

Projet de communauté urbaineModifier

Sous l'impulsion de son président, Georges Frêche, en juillet 2005, le conseil de la communauté d'agglomération a exprimé le vœu de fusionner avec la communauté d'agglomération du Bassin de Thau et la communauté de communes du Nord du Bassin de Thau. Cette fusion, permettant de constituer une communauté urbaine en atteignant le seuil légal des 500 000 habitants, est souhaitée par les trois présidents d'agglomération, Georges Frêche (PS), Yves Pietrasanta (Les Verts) et François Commeinhes (UMP). Pourtant le , ce projet de fusion a été refusé par Michel Thénault, alors préfet. Une partie des communes, notamment le conseil municipal (majorité UMP) de Balaruc-les-Bains ayant exprimé leur opposition à cette fusion en appelant plutôt à une fusion simple des deux communautés d'agglomération du bassin de Thau. Au sein de l'UMP, les biterrois Raymond Couderc et Paul-Henri Cugnenc n'approuvent pas cette fusion, tandis que pour l'ancien maire UDF de Sète Yves Marchand, les atouts financiers de cette fusion sont utopiques. À gauche la situation n'est pas plus simple puisqu'on trouve des Verts parmi les opposants ainsi que l'ancien maire PCF de Sète, François Liberti.

Création de la métropoleModifier

Dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation, le projet de loi de « modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles », promulgué le , prévoit que :

« Sous réserve d'un accord exprimé par deux tiers au moins des conseils municipaux des communes intéressées représentant plus de la moitié de la population totale de celles-ci ou par la moitié au moins des conseils municipaux des communes représentant les deux tiers de la population, peuvent obtenir par décret le statut de métropole, à leur demande :
1° Les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre qui forment, à la date de la création de la métropole, un ensemble de plus de 400 000 habitants et dans le périmètre desquels se trouve le chef-lieu de région ;
 »

— Code général des collectivités territoriales, article L. 5217-1[4].

Répondant à ces critères, la communauté d'agglomération de Montpellier change de statut pour devenir une métropole après le vote de 26 conseils municipaux sur 31 et le vote final de 84 conseillers communautaires sur 91 lors du conseil du , au cours duquel est également choisi le nom de la métropole. Ces décisions sont actées par le décret no 2014-1605 daté du au Journal officiel de la République française (JORF) et sont entrées en vigueur le [5].

Identité visuelleModifier

TerritoireModifier

Situation géographiqueModifier

Les villes notables les plus proches du centre de la métropole sont :

  Rodez (132 km)[6] Paris (595 km)[6]
Clermont-Ferrand (249 km)[6]
Lyon (251 km)[6]
Nîmes (46 km)[6]
 
Albi (143 km)[6]
Toulouse (196 km)[6]
N Marseille (125 km)[6]
O    Montpellier    E
S
Béziers (61 km)[6] Mer Méditerranée (13 km)[7] Mer Méditerranée (10 km)[8]

Communes membresModifier

La métropole regroupe 31 communes[2].

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Montpellier
(siège)
34172 Montpelliérains 56,88 285 121 (2017) 5 013
Baillargues 34022 Baillarguois 7,68 7 754 (2017) 1 010
Beaulieu 34027 Beaulieusois 7,73 1 946 (2017) 252
Castelnau-le-Lez 34057 Castelnauviens 11,18 20 480 (2017) 1 832
Castries 34058 Castriotes 24,05 6 178 (2017) 257
Clapiers 34077 Clapiérois 7,69 5 478 (2017) 712
Cournonsec 34087 Cournonsécois 12,06 3 397 (2017) 282
Cournonterral 34088 Cournonterralais 28,62 6 110 (2017) 213
Le Crès 34090 Cressois 5,84 9 321 (2017) 1 596
Fabrègues 34095 Fabréguois 31,46 7 035 (2017) 224
Grabels 34116 Grabélois 16,24 8 430 (2017) 519
Jacou 34120 Jacoumards 3,43 6 791 (2017) 1 980
Juvignac 34123 Juvignacois 10,83 11 084 (2017) 1 023
Lattes 34129 Lattois 27,83 16 564 (2017) 595
Lavérune 34134 Lavérunois 7,18 3 237 (2017) 451
Montaud 34164 Montaudains 12,92 991 (2017) 77
Montferrier-sur-Lez 34169 Montferrierains 7,7 3 720 (2017) 483
Murviel-lès-Montpellier 34179 Murvielois 10,11 1 883 (2017) 186
Pérols 34198 Péroliens 6,01 8 985 (2017) 1 495
Pignan 34202 Pignanais 20,32 7 019 (2017) 345
Prades-le-Lez 34217 Pradéens 8,88 5 467 (2017) 616
Restinclières 34227 Restincliérois 6,53 1 888 (2017) 289
Saint-Brès 34244 Saint-Brésois 4,86 2 948 (2017) 607
Saint-Drézéry 34249 Saint-Drézériens 10,47 2 526 (2017) 241
Saint-Geniès-des-Mourgues 34256 Saint-Geniérois 11,37 1 876 (2017) 165
Saint-Georges-d'Orques 34259 Saint-Georgiens 9,31 5 397 (2017) 580
Saint-Jean-de-Védas 34270 Védasiens 12,89 10 008 (2017) 776
Saussan 34295 Saussanais 3,6 1 588 (2017) 441
Sussargues 34307 Sussarguois 6,48 2 751 (2017) 425
Vendargues 34327 Vendarguois 8,98 6 232 (2017) 694
Villeneuve-lès-Maguelone 34337 Villeneuvois 22,7 10 012 (2017) 441

DémographieModifier

Évolution démographique du territoire
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
201 068249 655277 529316 259366 895406 140427 541465 070
Les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au 01/01/2019.
(Source : Insee[9])

AdministrationModifier

Conseil métropolitainModifier

A la suite des Élections municipales de 2020 le conseil métropolitain est constitué de 92 sièges.

 
Représentation des communes en 2020 au conseil de la métropole :
  • Montpellier: 46 sièges
  • Castelnau-le-Lez: 5 sièges
  • Lattes: 4 sièges
  • Juvignac: 3 sièges
  • Autres communes (2 sièges chacune): 14 sièges (Villeneuve-lès-Maguelone, Saint-Jean-De-Védas, Pérols, Grabels, Fabrègues, Le Crès, Baillargues)
  • Autres communes (1 siège chacune): 20 sièges

Conseil des mairesModifier

ExécutifModifier

Nom Parti Début Fin Mandats
François Delmas (District) UDF 1965 1977 Maire de Montpellier de 1959 à 1977
Député de la 1re circonscription de l'Hérault de 1978 à 1981
Georges Frêche (District puis Communauté d'Agglomération) PS 1977 Député de la 1re circonscription de l'Hérault de 1973 à 1978 et de 1981 à 1986
Maire de Montpellier de 1977 à 2004
Député de l'Hérault de 1986 à 1988
Député de la 4e circonscription de l'Hérault de 1988 à 1993
Député de la 2e circonscription de l'Hérault de 1997 à 2002
Président du conseil régional de Languedoc-Roussillon de 2004 à 2010
Jean-Pierre Moure (Communauté d'Agglomération) PS Maire de Cournonsec de 1983 à 2014
Conseiller général de l'Hérault
Philippe Saurel (Communauté d'Agglomération puis Métropole) DVG Conseiller général de l'Hérault de 1998 à 2014
Maire de Montpellier
Michaël Delafosse (Métropole)
à ce jour
Maire de Montpellier

Exécutif actuelModifier

Vice-présidents élus le [10]
Nom Parti Commune Délégation
Président Michaël Delafosse PS Montpellier (maire)
1er vice-président Renaud Calvat PS Jacou (maire)
2e vice-présidente Coralie Mantion EÉLV Montpellier (conseillère municipale) Participation citoyenne numérique
3e vice-président Cyril Meunier DVG Lattes (maire)
4e vice-président Isabelle Touzard SE Murviel-lès-Montpellier (maire)
5e vice-présidente Frédéric Lafforgue LR Castelnau-le-Lez (maire)
6e vice-président Julie Frêche PS Montpellier (conseillère municipale) Bureau des Temps
7e vice-président René Revol LFI Grabels (maire)
8e vice-président Clara Gimenez PCF Montpellier (conseillère municipale) Vie étudiante
9e vice-président Christian Assaf PS Montpellier (conseiller municipale) Politique contractuelle
10e vice-président Claudine Vassas-Mejri PS Castries (maire)
11e vice-président Éric Penso DVG Clapiers (maire)
12e vice-président Hind Émad SC Montpellier (conseiller municipale)
13e vice-président François Vasquez SC Montpellier (conseiller municipale) Agriparc du Mas de Nouguier
14e vice-présidente Michelle Cassar DVG Pignan (maire)
15e vice-président Jean-François Audrin DVD Saint Georges d'Orques (maire)
16e vice-président Clare Hart SC Montpellier (conseiller municipale) Relations Internationales
17e vice-président Florence Brau EÉLV Prades-le-Lez (maire)
18e vice-président Joël Raymond SE Montaud (maire)
19e vice-président Éliane Lloret SE Sussargues (maire)
20e vice-président Véronique Négret DVG Villeneuve-lès-Maguelone (maire)

ConseillersModifier

Conseillers déléguésModifier

Politique et administrationModifier

SiègeModifier

L'hôtel métropolitain se situe au 50 place Zeus à Montpellier, dans le quartier Antigone.

Compétences et budgetModifier

CompétencesModifier

Compétences obligatoiresModifier

En vertu de l'article L5217-2 du Code général des collectivités territoriales, la métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres l'ensemble des compétences suivantes :

En matière de développement et d'aménagement économique, social et culturel :

  • Création, aménagement et gestion des zones d'activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire.
  • Actions de développement économique ainsi que participation au copilotage des pôles de compétitivité et au capital des sociétés d'accélération du transfert de technologie
  • Construction, aménagement, entretien et fonctionnement d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs d'intérêt métropolitain.
  • Promotion du tourisme, dont la création d'offices de tourisme.
  • Programme de soutien et d'aides aux établissements d'enseignement supérieur et de recherche et aux programmes de recherche, en tenant compte du schéma régional de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

En matière d'aménagement de l'espace métropolitain :

  • Schéma de cohérence territoriale et schéma de secteur.
  • Plan local d'urbanisme et documents d'urbanisme en tenant lieu.
  • Définition, création et réalisation d'opérations d'aménagement d'intérêt métropolitain.
  • Actions de valorisation du patrimoine naturel et paysager.
  • Constitution de réserves foncières.
  • Organisation de la mobilité.
  • Création, aménagement et entretien de voirie.
  • Signalisation.
  • Abris de voyageurs
  • Parcs et aires de stationnement et plan de déplacements urbains.
  • Création, aménagement et entretien des espaces publics dédiés à tout mode de déplacement urbain ainsi qu'à leurs ouvrages accessoires.
  • Participation à la gouvernance et à l'aménagement des gares situées sur le territoire métropolitain.
  • Établissement, exploitation, acquisition et mise à disposition d'infrastructures et de réseaux de télécommunications.

En matière de politique locale de l'habitat :

  • Programme local de l'habitat.
  • Politique du logement
  • Aides financières au logement social.
  • Actions en faveur du logement social.
  • Actions en faveur du logement des personnes défavorisées.
  • Amélioration du parc immobilier bâti, réhabilitation et résorption de l'habitat insalubre.
  • Aménagement, entretien et gestion des aires d'accueil des gens du voyage.

En matière de politique de la ville :

  • Élaboration du diagnostic du territoire et définition des orientations du contrat de ville.
  • Animation et coordination des dispositifs contractuels de développement urbain, de développement local et d'insertion économique et sociale ainsi que des dispositifs locaux de prévention de la délinquance.
  • Programmes d'actions définis dans le contrat de ville.

En matière de gestion des services d'intérêt collectif :

  • Assainissement et eau.
  • Création, gestion, extension et translation des cimetières et sites cinéraires d'intérêt métropolitain ainsi que création, gestion et extension des crématoriums.
  • Abattoirs, abattoirs marchés et marchés d'intérêt national.
  • Services d'incendie et de secours.
  • Service public de défense extérieure contre l'incendie.

En matière de protection et de mise en valeur de l'environnement et de politique du cadre de vie :

  • Gestion des déchets ménagers et assimilés.
  • Lutte contre la pollution de l'air.
  • Lutte contre les nuisances sonores.
  • Contribution à la transition énergétique.
  • Soutien aux actions de maîtrise de la demande d'énergie.
  • Élaboration et adoption du plan climat-énergie territorial en cohérence avec les objectifs nationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d'efficacité énergétique et de production d'énergie renouvelable.
  • Concession de la distribution publique d'électricité et de gaz.
  • Création, aménagement, entretien et gestion de réseaux de chaleur ou de froid urbains.
  • Création et entretien des infrastructures de charge nécessaires à l'usage des véhicules électriques ou hybrides rechargeables.
  • Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations.
  • Autorité concessionnaire de l'État pour les plages.

Compétences facultativesModifier

En vertu du Décret no 2014-1605 du , la métropole exerce les compétences facultatives suivantes :

  • Activités culturelles et sportives d'intérêt métropolitain, notamment la création d'institutions, de manifestations et d'actions d'animation dans le domaine culturel et sportif d'intérêt métropolitain ou le soutien et la contribution à de telles institutions, manifestations et actions.
  • Activités funéraires.
  • Sur prescription de l'autorité de police compétente, service de conduite en fourrière des animaux errants.
  • Service de fourrière des animaux errants.
  • Service d'accueil des animaux errants en attente de cession gratuite à des organismes habilités à les proposer à l'adoption.
  • Travaux d'aménagement hydraulique en faveur de la lutte contre les inondations dans la vallée du Lez et dans la vallée de la Mosson.
  • Élaboration d'un schéma global de lutte contre les inondations dans les secteurs habités des zones urbanisées (hors réseau pluvial) de la métropole.
  • Mise en œuvre des plans d'action du schéma d'aménagement et de gestion des eaux de Lez-Mosson-étangs palavasiens et du programme d'actions de prévention des inondations à l'échelle du bassin versant de Lez-Mosson-étangs palavasiens.
  • Développement et gestion des réseaux d'acheminement de l'eau brute du bas Rhône et du Languedoc.
  • Compétences exercées à l'échelle du bassin versant ou de la zone humide de l'étang de l'Or.
  • Définition de la politique globale de l'eau et des milieux aquatiques, à l'échelle du bassin versant de l'étang de l'Or, dont les démarches de type contrat de bassin, schéma d'aménagement et de gestion des eaux, plans d'action et de prévention contre les inondations.
  • Actions de conservation de la biodiversité, à l'échelle de la zone humide de l'étang de l'Or.
  • Gestion, fonctionnement et entretien d'ouvrages hydrauliques départementaux permettant de réguler les apports d'eau douce et salée dans l'étang de l'Or.
  • Réseaux fermés de très haut débit, établissement et exploitation à leurs usages exclusifs de groupes fermés d'utilisateurs reliant, sur tout le territoire métropolitain, des équipements métropolitains et communaux.

Compétences optionnellesModifier

La métropole peut exercer à l’intérieur de son périmètre, en lieu et place du département par transfert conventionnel, l'ensemble des compétences suivantes :

  • Attribution des aides au titre du fonds de solidarité pour le logement.
  • Missions confiées au service public départemental d'action sociale.
  • Adoption, adaptation et mise en œuvre du programme départemental d'insertion.
  • Aide aux jeunes en difficulté.
  • Actions de prévention spécialisée auprès des jeunes et des familles en difficulté ou en rupture avec leur milieu.
  • Gestion des routes classées dans le domaine public routier départemental ainsi que de leurs dépendances et accessoires.
  • Zones d'activités et promotion à l'étranger du territoire et de ses activités économiques.
  • Personnes âgées et action sociale.
  • Construction, reconstruction, aménagement, entretien et fonctionnement des collèges.
  • Tourisme.
  • Culture.
  • Construction, exploitation et entretien des équipements et infrastructures destinés à la pratique du sport.

La métropole peut exercer à l’intérieur de son périmètre, en lieu et place de la région par transfert conventionnel, l'ensemble des compétences suivantes :

  • Construction, reconstruction, aménagement, entretien et fonctionnement des lycées (accueil, restauration, hébergement, entretien général et technique).
  • Développement économique.

BudgetModifier

Montpellier Métropole Méditerranée aurait investi un budget total de 240 millions d'euros en 2018[11].

Projets et réalisationsModifier

ProjetsModifier

  • ODE à la Mer

Outre les projets en lien avec les compétences énumérées aux paragraphes précédents, un des premiers grands projets porté par la métropole à la suite de sa transformation, sera le développement du projet « ODE à la Mer » qui vise à rénover la vaste zone commerciale située le long de la route de la mer sur les communes de Lattes et Pérols. Cette zone d'activité commerciale des années 1970, qui occupe une situation stratégique au sein du territoire (entre les plages et Montpellier), s'avère aujourd'hui peu attirante et peu pratique. Elle est même qualifiée de « friches » par les représentants politiques, malgré une fréquentation très importante mais qui est due principalement à la présence de grandes enseignes commerciales. Présenté comme un futur « pôle de vie », ce projet ambitieux consiste en la rénovation ou le déplacement des commerces existants, et la construction de logements et bureaux. Le déplacement des commerces situés en zone inondable constitue une des priorités de ce projet. La première phase de ce projet devrait débuter au cours de l'année 2015.

RéalisationsModifier

CultureModifier

 
Musée Fabre de Montpellier

La métropole gère un réseau de 14 médiathèques. Ce réseau comporte deux médiathèques centrales, cinq « médiathèques de quartier » situées au sein de la commune de Montpellier, ainsi que sept situées dans certaines communes faisant partie de la métropole[12]. Un nouvel établissement est en projet dans le quartier Hôpitaux-Facultés : la médiathèque Léon Tolstoï[13].

La métropole gère également des salles de spectacles comme le Corum, le Zénith Sud, le théâtre des Treize Vents, La salle Victoire 2, le théâtre du Hangar, l'Arena Montpellier (2e salle de France après Paris-Bercy) et des musées (Musée Fabre, Musée Henri Prades) et le MO.CO. (Montpellier Contemporain) ouvert en 2019.

Développement économiqueModifier

 
L'hôtel d'entreprises Cap Gamma

La métropole construit et gère plusieurs parcs d'entreprises spécialisés : Cap Alpha (santé et technologies innovantes), Cap Omega (technologies de l'information et de la communication), qui forment ensemble le BIC (Business & Innovation Centre), élu 1er incubateur mondial selon NBIA en 2007 et 4e du classement Top10 d'UBI Index en 2014 (seul incubateur français dans le classement); Cap Gamma et récemment le MIBI (Montpellier International Business Incubator).

La métropole gère aussi 19 parcs d'activités accueillant un total de d'environ 2000 entreprises[14].

En 2014, Montpellier, aux côtés de 8 autres métropoles de France, a reçu le label FrenchTech dont l'objectif est de soutenir les start-up au niveau local dans un but de dynamiser l'économie grâce à l'innovation. Outre la reconnaissance d'une grande réussite de ses acteurs, ce label représente au niveau national, un budget de 215 millions d'euros.

TransportsModifier

 
La ligne 2 du tramway de Montpellier

En matière de transport en commun, la compétence est actuellement exercée par les Transports de l'agglomération de Montpellier (TAM). Cette société anonyme d'économie mixte gère, par délégation de service public, les quatre lignes de tramway, les lignes de bus entièrement comprises dans le périmètre communautaire, plusieurs parkings payants montpelliérains, un service de location en libre-service de vélos tous-chemins et de vélos électriques, et un service d'automobiles en libre-service.

SportsModifier

En matière sportive, la métropole assure le soutien financier de plusieurs clubs de sport collectif. Elle a lancé des projets de piscines publiques dans les communes de la métropole, comme en 2004 à Saint-Jean-de-Védas.

La métropole gère également deux grands stades. Le premier, le stade de la Mosson, sert aux principaux sports. Le deuxième, inauguré en 2007, le GGL Stadium, sert principalement au rugby.

DéchetsModifier

Depuis 1991[15], la métropole assure la collecte et le traitement de déchets sur tout son territoire. Un site de cartographie de localisation des différents centres de collectes a été mis en place[16].

Dans une chronologie historique, les services de la métropole gèrent :

Elle utilise également une partie de la capacité de traitement d'un Incinérateur de déchets situé à Lunel-Viel[25], OCREAL.

Assainissement des eaux uséesModifier

Les eaux usées des ménages constituent une forme particulière de déchets ménagers. Ces eaux sont collectées par des réseaux souterrains vers des stations d'épuration des eaux usées.

Un schéma directeur d'assainissement des eaux est élaboré et approuvé le [28] en application de la loi sur l'eau du 3 janvier 1992, qui évolue en schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et de la législation européenne concernant la directive-cadre sur l'eau (DCE)[29]. En 2004, il est prévu un budget prévisionnel d'investissements de 375 millions d'euros et la suppression des stations d'épuration vieillissantes afin d'en créer de nouvelles[28].

De la Céreréide à Maera

La station d'épuration de la Cérereide vieillissante (1re tranche construite en 1965) est modernisée et devient Maera, la « station pilote en Méditerranée », « aboutissement de 40 ans d'histoire ». Les travaux de reconversion commencent en 2002. La Cérereide rejetait dans le Lez une eau insuffisamment épurée, tandis que Maera rejette dans la mer Méditerranée, par une canalisation de 20 km (dont 13 km en mer), au large de Palavas-les-Flots, dans la baie d'Aigues-Mortes, des eaux mieux épurées. Les travaux seront différés par la nécessité de fouilles archéologiques préventives. La première coulée de béton a lieu de .

Maera est le nom d'une néréide. La métropole veut marquer le coup face aux oppositions qui vont venir des riverains mais aussi des communes du pourtour de la baie d'Aigues-Mortes et qui fondent le Collectif d'Associations de Protection de la Nature et des Usagers de la Baie d'Aigues-Mortes. L'autorité préfectorale ne délivrera qu'une autorisation d'exploitation provisoire et mettra en place un comité de suivi. La commune du Grau-du-Roi fera annuler l'arrêté d'exploitation (décision du tribunal administratif du ). Maera sera inaugurée le .

Maera en fonctionnement

Le coût total est d'environ 150 millions d'euros[30]. Fin 2007, cette station obtient une triple certification qui « récompense la qualité de la conception, de la réalisation et de l’exploitation de cette installation, dans le respect de l’environnement », ce qui constitue une première mondiale. Cette certification est renouvelée en 2009[31].

RéférencesModifier

  1. 472 116 en 2017.
  2. a et b « Composition de la métropole de Montpellier Méditerranée Métropole (243400017). », sur Insee (consulté le 12 mai 2020)
  3. Intercommunalité-Métropole de Montpellier Méditerranée Métropole (243400017), publié le 12 octobre 2017 sur le site de l'Insee (consulté le 4 février 2018)
  4. Code général des collectivités territoriales : Article L5217-1, version en vigueur au 2 mars 2017 sur le site de Legifrance (consulté le 4 février 2018)
  5. Décret no 2014-1605 du 23 décembre 2014 portant création de la métropole dénommée « Montpellier Méditerranée Métropole », publié le 26 décembre 2014 sur le site de Legifrance (consulté le 4 février 2018)
  6. a b c d e f g h et i Distance à vol d'oiseau de Montpellier à : Rodez, Paris, Clermont-Ferrand, Lyon, Nîmes, Albi, Toulouse, Marseille et Béziers.
  7. Distance à vol d'oiseau de Montpellier à Villeneuve-lès-Maguelone.
  8. Distance à vol d'oiseau de Montpellier à Carnon.
  9. « Séries historiques sur la population et le logement en 2016 - Métropole de Montpellier Méditerranée Métropole (243400017). », sur Insee, (consulté le 12 mai 2020)
  10. Métropole de Montpellier, « Séance plénière d’installation du nouveau Conseil Métropolitain, mercredi 15 juillet 2020 »
  11. « Fiscalité », sur www.montpellier3m.fr (consulté le 28 janvier 2019)
  12. Le réseau des médiathèques de Montpellier Méditerranée Métropole sur montpellier3m.fr
  13. Projet de nouvelle médiathèque sur montpellier3m.fr
  14. Foncier et immobilier d'entreprise sur montpellier3m.fr
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    Plus en vigueur depuis le (lire en ligne [PDF] consulter en ligne) (consulté le 25 décembre 2018)
  30. Société d'Équipement de la Région Montpelliéraine (SERM), « Maera, station d'épuration », sur http://www.serm-montpellier.fr (consulté le 27 octobre 2012).
  31. Nadja Nasdala, « La station d’épuration Maera de Montpellier a réussi une première mondiale », sur http://www.actualites-news-environnement.com, (consulté le 27 octobre 2012).

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