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Baillargues

commune française du département de l'Hérault

Baillargues
Baillargues
Baillargues
Blason de Baillargues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Le Crès
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Jean-Luc Meissonnier
2014-2020
Code postal 34670
Code commune 34022
Démographie
Gentilé Baillarguois
Population
municipale
7 421 hab. (2016 en augmentation de 18,64 % par rapport à 2011)
Densité 966 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 43″ nord, 4° 00′ 49″ est
Altitude Min. 13[1] m
Max. 57[2] m
Superficie 7,68 km2
Localisation

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Baillargues

Baillargues est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie, membre de Montpellier Méditerranée Métropole.

Ses habitants sont appelés les « Baillarguois ». Élu village le plus riche de France grâce au Golf de Massane[réf. nécessaire].

GéographieModifier

 
Carte.

Commune de l'aire urbaine de Montpellier située à l'est de Montpellier, sur la route nationale 113 menant à Lunel. Elle est limitrophe de Castries au nord, Saint-Brès à l'est, Mudaison au sud-est, Mauguio au sud, Saint-Aunès et Vendargues à l'ouest.

Le territoire communal est divisé par les grands axes de circulation routière : l'autoroute A9 et la route nationale 113.

  • Au nord de l'autoroute, s'étendent des garrigues avec quelques parcelles de vignes ;
  • La ville elle-même s'étend dans un triangle formé par l'autoroute au nord, la rivière Bérange à l'est, la nationale et la voie ferrée Montpellier-Nîmes au sud. Dans ce triangle se trouvent le vieux centre dense, les lotissements récents et une zone d'activités commerciales ;
  • Au sud de la voie ferrée, les vignes de la plaine de Mauguio ont été remplacées par le golf de Massane, qui voisine avec un lotissement isolé du reste de la commune par un passage à niveau.

Le GR 653 dit Le Chemin d'Arles traverse la commune.

Communes limitrophesModifier

Les communes limitrophes sont Castries, Saint-Brès, Mudaison, Mauguio, Saint-Aunès et Vendargues.

HydrographieModifier

Le Bérange (limite est), la Cadoule (limite ouest), le canal d'irrigation du Bas-Rhône Languedoc sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

 
Le lavoir : carte postale

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Villa de Bajanicis en 825; Villa de Baglanicus en 909[3], rappelant l'existence en ces lieux d'un domaine gallo-romain originel; de Balanicis en 1096[3]; de Balaneges avant 1129[3]; de Balanegues en 1146[3]; de Balaneges en 1154[3]; de Vallanicis en 1155; de Balhanicis en 1292[3]; Baillargues en 1526[3].

Balhargues en occitan.

HistoireModifier

Dès qu'ils eurent conquis la partie méditerranéenne de la Gaule (120-118 av. J.-C.), les Romains organisèrent la province dite « Narbonnaise » (des Alpes aux Pyrénées). Ils créèrent en particulier la célèbre voie Domitienne. C'est à moins de 2 km de cette route – elle passait à l'emplacement de Déméter – qu'un Romain nommé Ballius fit construire une « villa », vaste maison avec dépendances, dans un grand domaine agricole. Au fil des ans, la villa devint un village et son nom évolua jusqu'à devenir Baillargues voici quelques siècles. La première mention de notre village figure sur un document daté de 819 par lequel l'empereur Louis dit « le Débonnaire » cédait à l’évêque de Maguelone la suzeraineté des terres de Baillargues.

L'église romane Saint-JulienModifier

 
La façade de l'église de Baillargues en 2009.

L'église romane de Saint-Julien de Baillargues a été édifiée au centre de la partie la plus ancienne du village, sans doute au XIIe siècle. Elle a été fortifiée au XVe siècle pour protéger les habitants des petites troupes de soldats qui, sans emploi, pendant les interruptions de la guerre de Cent Ans pillaient le pays. Ces travaux de mise en défense ont laissé des traces bien visibles : façade flanquée de deux tours, restes de mâchicoulis au sommet de la façade et du clocher, meurtrières sur le chevet, etc.

L'entretien de l'église causa quelques soucis aux habitants. La lourde voûte en plein cintre, bâtie en pierre, fut affaiblie par l'écartement des murs latéraux dû à sa poussée, les infiltrations en provenance du toit la dégradèrent à tel point qu'en 1760 il fallut la remplacer par la voûte d'arêtes actuelle. Moins esthétique mais plus légère (on l'a construite en brique), elle ménage l'ensemble du bâtiment.

Au XIXe siècle, la croissance de la population nécessita un agrandissement de l'église. On l'obtint en édifiant, par étapes, quatre chapelles latérales. La présence d'arcs de décharge dans les murs permit de les construire sans attenter à la solidité de l'ensemble. Des travaux importants ont consolidé les parties hautes de l'édifice[4]. L'intérieur a été réhabilité en 2014.

Un village anciennement fortifiéModifier

Le village fortifié (aux XIIe et XIIIe siècles) occupe un ancien castrum.

La mise en défense de l'église, sans doute jugée rapidement insuffisante, fut complétée par une enceinte à peu près rectangulaire, susceptible de décourager une troupe d'assaillants sommairement armés.

Cette enceinte entourant le groupe des maisons les plus proches de l'église forme le cœur historique du village.

Il en reste d'épaisses murailles, une tour d'angle et une porte monumentale, formée de deux arcs en plein cintre séparés par un mâchicoulis, qui constituait l'entrée principale de la « ville ».

Outre cette porte, il existait initialement deux autres portes qui ont été détruites.

La guerre de Cent Ans ayant pris fin, la population augmenta et de nouvelles maisons furent bâties hors des remparts, constituant des faubourgs qui n'ont pas cessé de s'étendre.

Un projet de réhabilitation et de mise en valeur de la Vieille Porte est porté par la municipalité actuelle.

ChronologieModifier

  • Période romaine : construction d'une « villa » par Ballius sur le site actuel de la ville ;
  • 819 : Louis le Débonnaire cède à l'évêque de Maguelone sa suzeraineté sur les terres de Baillargues ;
  • 1146 : Première mention de l'église Saint-Julien de Balanegues (Baillargues) dans le cartulaire d'Aniane ;
  • 1377 : 11 feux composent Baillargues ;
  • 1645 : Castries est érigé en Marquisat par Louis XIV. Celui-ci englobe la commune de Baillargues ;
  • 1709 : Baillargues compte 426 habitants ;
  • 1743 : Baillargues compte 310 habitants (diminution de la population en raison d'une épidémie de peste) ;
  • 1789 : le marquis de Castries dépose ses titres et privilèges. Baillargues n'a plus de seigneur.

À la Révolution, Baillargues absorbe Colombiers et prend le nom de Baillargues-et-Colombiers. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire »[5].

En 1908, la commune est rebaptisée simplement Baillargues.

En 1963, l'église de Baillargues est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, à l'exclusion des chapelles latérales.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1953? 1954? Joseph Suay SFIO  
1954? 1971? Louis Laget ?  
1971? 1977 Louis Sigala ?  
1977 2001 Simon Leccia PS  
2001 En cours Jean-Luc Meissonnier UMP puis DVD Administrateur de société
Vice-président de la communauté d'agglomération de Montpellier

Nota : les dates suivies d'un "?" indiquent que le mandat a pu démarrer avant (ou s'achever après) la date mentionnée.

DémographieModifier

Au dernier recensement, la commune comptait 7421 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
455462501485520566560613672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720728854916798683712883949
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0031 0381 0039901 0201 064962934972
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0301 2431 5042 6324 3755 8426 0266 2067 105
2016 - - - - - - - -
7 421--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

  • La zone d'activités « La Biste » comprend un supermarché et des commerces spécialisés. Ils profitent de la proximité de l'échangeur autoroutier de Baillargues-Vendargues ; cet axe est gratuit vers la destination de Montpellier. Néanmoins, la zone de Baillargues est en concurrence avec la zone d'activités voisine de Saint-Aunès où un commerçant indépendant exerce sous le panonceau E.Leclerc.
  • Microphyt est une entreprise de biotechnologies en développement qui met en œuvre des microalgues.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Julien, inscrite à l'inventaire supplémentaires des monuments historiques (sauf les chapelles latérales) - arrêté du 28 juin 1963. L'église abrite un tableau Apparition de la Vierge à saint François, par Coustou (3e quart du XVIIIe siècle).
    De style roman aux murs épais au sommet desquels des ordres munis de planches permettaient à un guetteur de circuler. Cette église a été fortifiée au XVe siècle pour protéger les habitants. Des travaux de mise en défense ont laissé des traces bien visibles : façade flanquée de deux tours, restes de mâchicoulis au sommet de la façade et du clocher, meurtrières sur le chevet. Une lourde voûte en plein centre bâtie en pierre a été remplacée par la voûte d'arêtes actuelle. Au XIXe siècle, l'église est agrandie en édifiant quatre chapelles latérales. Des travaux importants ont consolidé les parties hautes de l'édifice rénové discrètement l'extérieur, les vitraux ont été restaurés au début du XXIe siècle ;
  • Ancienne église romane Saint-Antoine-de-la-Cadoule (XIIe siècle), inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques – arrêté du 13 février 1926 (en bordure de l'échangeur autoroutier) ;
  • Château de Layrargues : cour d'honneur avec portail de fer forgé, façade à fronton triangulaire, perron en hémicycle, parc planté de pins d'Alep ;
  • Monument aux morts, par Jean Mérignargues ;
  • Le golf de Massane, un parcours 18 trous, un 9 trous compact ainsi qu'un centre d'entraînement, dessiné par l'architecte californien Ronald Fream.

ManifestationsModifier

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Baillargues se blasonnent :
« De gueules à saint Julien, revêtu d'une chasuble, le chef nimbé d'or et coiffé d'une tiare, la dextre tenant la palme du martyre, la senestre posée sur son cœur, le tout d'or ».

Personnalités liées à la communeModifier

  • Alphonse Capion, Abbé, né à Argelliers le 16 août 1866, il fut ordonné prêtre en 1889 et devint successivement vicaire à Olonzac, Sainte-Ursule de Pézenas, Saint-Nazaire de Béziers, puis curé à Vendémian et à Baillargues. Il s’établit à Montpellier comme aumônier de la clinique du Carré du Roi où il décède le 28 janvier 1949. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Baillargues 819-1930 ;
  • Louis Vieu (1922-2008), ancien instituteur et directeur de l'école communale. Cet homme d'une profonde érudition a consacré sa vie, en compagnie de son épouse également institutrice, à l'éducation de plusieurs générations de Baillarguois. Il est le père de Pierre Vieu, ancien PDG de la SNCM et actuel PDG de la CGMF. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Baillargues sous Louis XIV. Le centre social communal porte son nom ;
  • Christian Poucet ;
  • Cyprien Rome ;
  • Laurent Pouchet[8].

JumelagesModifier

Vue aérienneModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. À la Patouille, zone où le Bérange quitte le territoire de Baillargues pour Mudaison, l'altitude se situe entre 12,5 et 15 mètres d'après les courbes de niveau de 15 mètres le long du ruisseau côté Baillargues et de 12,5 mètres cent cinquante mètres en aval côté Mudaison, d'après la carte topographique n°2843 OT, titrée Aigues-Mortes, au 1/25 000, Institut géographique national, 2e édition, 2000. Le RGC utilisé comme source pour les données des communes donne une altitude minimale de 13 mètres.
  2. À l'ouest de la commune, près de la limite avec Vendargues, le sommet des collines de lous Carbous est indiqué à 58 mètres sur la carte topographique n°2843 OT, titrée Aigues-Mortes, au 1/25 000e, Institut géographique national, 2e édition, 2000. Le RGC utilisé comme source pour les données des communes donne une altitude maximale de 57 mètres.
  3. a b c d e f et g Ernest Nègre - 1990 - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 610.
  4. [1]
  5. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 412.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Familles Pouchet, Teissier et Humbert, de Sussargues. 1910-1994 », sur http://archives-pierresvives.herault.fr/ (consulté le 21 février 2019)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Alphonse Capion, Baillargues : 819-1930, Nîmes, C. Lacour, coll. « Colporteur », , 232 p.
  • Mission Archives 34, Archives communales de Baillargues : répertoire numérique détaillé, Montpellier, , 139 p.
  • Louis Vieu, Baillargues sous Louis XIV : un village du Bas-Languedoc il y a trois siècles, Nîmes, C. Lacour, coll. « Colporteur », , 198 p.

Fonds d'archivesModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier