Carus

empereur romain

Carus
Empereur romain
Image illustrative de l’article Carus
Antoninien à l'effigie de Carus.
Règne
septembre 282 - août 283 (~12 mois)
Précédé par Probus
Suivi de Numérien et Carin
Biographie
Nom de naissance Marcus Aurelius Carus
Naissance c.230 - Narbonne (Narbonnaise)
Décès août 283 (~53 ans)
près de Ctésiphon (Perse)
Descendance (1) Carin
(2) Numérien
Empereur romain

Carus (Marcus Aurelius Carus), né vers 230 et mort en , est empereur romain de 282 à sa mort, père de Carin et Numérien qui lui succèdent. L'établissement de sa biographie a été influencé par les informations données par l'Histoire Auguste, qui ont été reprises par les historiens pendant plusieurs siècles avant d'être réfutées. Son règne éphémère est marqué par trois faits : son origine narbonnaise, qui interrompt la série des empereurs illyriens ; sa campagne contre les Sassanides, adversaires de l'Empire romain, couronnée par la destruction de leur capitale ; sa mort soudaine, foudroyé après sa victoire.

ContexteModifier

 
L'empire romain aux IIe et IIIe siècles, face aux peuples germaniques.

L'Empire romain connaît une grave crise au cours du IIIe siècle, marquée notamment par de nombreuses mutineries militaires, proclamant d'éphémères usurpateurs, par des attaques des peuples aux frontières du Rhin et du Danube, et des défaites infligées par l'empire sassanide, culminant en 260 par l'humiliante capture de l'empereur Valérien[1]. Dans le dernier quart de ce siècle, les empereurs illyriens, issus de l'armée du Danube, parviennent à s'imposer et ramènent l'ordre, à l'intérieur de l'empire et sur ses frontières[2]. L'un d'eux, Probus, est au pouvoir de 276 à 282. Après une campagne victorieuse en 281 en Gaule et sur le limes de Germanie, il laisse une armée en Rhétie sous le commandement de Carus et revient à sa base de Sirmium en Pannonie[3]. En septembre 282, Probus est tué lors d'une mutinerie ses soldats[4].

SourcesModifier

Les textes antiques relatifs aux empereurs de la fin du IIIe siècle ne sont que des abrégés : diverses Histoires du IVe siècle ne donnent que quelques lignes sur Carus : Eutrope[5], Festus[6], Aurelius Victor[7], ainsi que l'Épitomé de Caesaribus qu'on lui attribue à tort[8]. Le Chronographe de 354 résume le règne de Carus à une durée, dix mois et cinq jours[9]. Au Ve siècle, Paul Orose date la prise de pouvoir de Carus en 1039 Ab Urbe condita (soit 285/286, ce qui est excessif)[10], tandis que la Chronique (en) de Jérôme de Stridon la date de la 266e olympiade (soit 285, également erroné)[11]. Enfin, l’Histoire nouvelle de Zosime, écrite au début du VIe siècle, est lacunaire sur le règne de Carus[12], mais la Chronographia de Jean Malalas (VIe siècle) précise que Carus est mort à soixante ans[13].

L’Histoire Auguste est la seule à produire une biographie plus étoffée de Carus et de ses fils, dont l'auteur déclaré, Flavius Vospicus, se dit contemporain de Constantin Ier (306-337)[14] et se pose en continuateur de l'historien Suétone et de sa Vie des douze Césars[15]. Après avoir longtemps pris Flavius Vopiscus comme une source documentaire fiable, les historiens ont modifié leur perception à partir de 1889, avec la démonstration de Hermann Dessau de l'inexistence de cet auteur et de ses co-auteurs de l'Histoire Auguste, en réalité pseudonymes d'un seul écrivain, plus tardif mais inconnu. Cette thèse a emporté peu à peu l'adhésion des historiens du XXe siècle. Ils reconnaissent que cette œuvre n'est pas entièrement historique et contient une part de fiction et de fantaisie[16]. Le récit historique sert alors de support à la fantaisie, au canular et au burlesque, et multiplie les allusions à l'attention du lecteur cultivé[17]. Suétone cite à de multiples reprises des documents des archives impériales, dont de la correspondance. Le pseudo Flavius Vospicus le pastiche donc en prétendant copier des lettres qu'il attribue à Probus ou à Carus, mais toutes fruits de son imagination[18].

 
Tétradrachme de billon à l'effigie de Carus, émis à Alexandrie.

Si les règnes de Carus et de ses fils sont assez mal connus à partir des textes antiques[12], l'épigraphie latine et la numismatique fournissent quelques éléments supplémentaires. On dénombre en 1945 une vingtaine d'inscriptions latines dédiées à l'empereur Carus, fournissant ses titulatures successives, dont ses deux consulats et ses deux puissances tribuniciennes, ce qui permet de réfuter la trop brève durée de règne attribuée par le Chronographe de 354[19]. L'étude des émissions de l'atelier monétaire de Ticinum (actuellement Pavie en Italie du nord) fournit une chronologie des événements et des campagnes militaires entre 282 et 285[20]. Pour les règnes de Carus et de ses fils, les événements sont encore plus précisément fixés grâce aux émissions datées de tétradrachmes d'Alexandrie d'Égypte[21].

BiographieModifier

OrigineModifier

Carus est un Gaulois né à Narbo en Gaule narbonnaise, de l'avis des historiens modernes[4],[22],[23], avis fondé sur les indications de Jean Zonaras, qui indique que Carus est gaulois[24], d'Aurelius Victor, d'Eutrope[5], de Jérôme de Stridon, qui précisent à Narbonne. De surcroit, une lettre adressée vers 465 par Sidoine Apollinaire à son ami Consentius de Narbonne vante cette ville qui a donné l'empereur Carus[25],[23]. L’Histoire Auguste vient en contradiction et énumère diverses sources sur le lieu de naissance de Carus et ses origines familiales : naissance à Rome même de parents illyriens selon l'historien Onésimus, naissance en Illyrie de parents carthaginois d'après Fabius Ceryllianus, ou encore né à Milan et domicilié à Aquilée comme indiqué dans un répertoire anonyme. Cet étalage d'hypothèses fait référence à des auteurs inconnus par ailleurs et fictifs[26], et pourrait être un pastiche de Suétone et de son énumération des lieux de naissance possibles de Caligula[27]. L’Histoire Auguste complète ses arguments en citant des lettres de Carus, toutes destinées à prouver qu'il est citoyen romain et un sénateur, et toutes fictives[27].

La détermination de l'origine de Carus a fait néanmoins débat, sous l'influence de l’Histoire Auguste. Des Gaulois comme Carus et ses fils interrompent la continuité historique des empereurs illyriens allant de Claude le Gothique à Dioclétien et aux tétrarques. La tradition qui rangeait Carus parmi les empereurs illyriens est imposée au début du XVIIe siècle dans la chronologie historique établie par l'érudit français Joseph Scaliger, qui retint sans critique les indications de l’Histoire Auguste et considéra les autres sources antiques comme erronées. Il affirma qu'Eutrope avait confondu Narbonne en Gaule avec la ville d'Illyrie de nom similaire, Narona. Latiniste de haute réputation, Scaliger est suivi par l'historien britannique Edward Gibbon dans son Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, qui fit autorité[28],[29]. Situer la naissance de Carus en Illyrie à Narona devient la thèse admise. La réfutation vient en 1948, quand l'italien Piero Meloni réexamine les éléments historiques disponibles, et conclut que Carus est né à Narbonne en Gaule[30]. Mais malgré sa réfutation, la rectification inappropriée de Scaliger qui impute à Eutrope la confusion entre Narbonne et Narona persiste dans certains ouvrages modernes : en 1978, le Dictionnaire encyclopédique d'histoire de Michel Mourre hésite entre les deux thèses :« Carus, né en Illyrie (ou à Narbonne, selon Eutrope)[31] ». En 1995, la biographie des empereurs romains de Zosso et Zingg reproduit — sans la référencer — l'affirmation de Scaliger « Eutrope confond Narona en Illyrie et Narbonne en Gaule[32]. »

CarrièreModifier

 
Provinces frontalières du haut Danube au IIIe siècle : Rhétie (en rose et orange), Norique (en vert) et Pannonie (en jaune).

On ne sait rien de la carrière de Carus avant 282, date à laquelle il est préfet du prétoire[7], commandant les provinces de Rhétie et de Norique sur le cours supérieur du Danube, assurant ainsi la défense des cols alpins menant en Italie[3]. Selon l’Histoire Auguste, il est un des officiers formés au commandement militaire par Probus[33],[34]. Si l'origine de Carus, issu d'une province narbonnaise dépourvue de présence militaire, contraste avec la tradition qui place le recrutement des empereurs soldats parmi les illyriens, la période durant laquelle l'empire des Gaules devait compter sur ses propres forces, jusqu'en 274, a pu favoriser un recrutement gaulois local[35]. Dans une lettre inventée par l’Histoire Auguste, Carus se présente comme proconsul en Cilicie, dans une autre tout aussi fictive, il insiste sur son rang de sénateur, ce qui est invraisemblable car la fonction de préfet du prétoire est réservée aux chevaliers et non aux sénateurs et de surcroît anachronique puisque la province de Cilicie n'est plus administrée par un proconsul sous l'Empire [36].

ProclamationModifier

 
Probus accompagné de Sol Invictus.
 
Aureus émis à Ticinum pour l'avènement de Carus. Revers : PROVIDENT(ia) AVG(vsti), la Providence d'Auguste[37].

En 282, Carus est proclamé empereur par ses troupes, tandis que Probus est tué à Sirmium lors d'une mutinerie de ses soldats, en septembre ou octobre 282[38]. La chronologie de ces événements est incertaine, car les témoignages antiques divergent. Aurelius Victor[7], Eutrope[5] et Paul Orose mentionnent une succession sans en détailler les circonstances : pour ces historiens, Probus meurt, Carus le remplace. L’Histoire Auguste dément l'existence d'un complot de Carus contre Probus et indique qu'après l'assassinat de Probus, Carus est le seul jugé digne de l'empire[39]. À l'inverse, Jean Zonaras rapporte une usurpation : les troupes de Carus veulent le proclamer alors que Probus règne encore. Dans un premier temps, Carus refuse et demande que Probus le remplace, puis finit par accepter sous la pression de ses soldats. Il conduit ses troupes en Italie tandis que Probus envoie un détachement pour mater cette rébellion. Mais ces soldats se rallient à l'armée de Carus, tandis que Probus est assassiné à Sirmium par ses soldats, qui reconnaissent Carus comme nouvel empereur[24]. Pour l'historien Paul Petit, Carus est proclamé par ses soldats au moment où, par pure coïncidence, Probus est assassiné[4]. L’Histoire Auguste prétend que le Sénat apprit le remplacement de Probus par Carus avec effroi, craignant la médiocrité de ce nouvel empereur et redoutant plus encore la réputation négative de son héritier Carin[40]. Cet avènement est l'occasion d'un donativum à l'armée qui commémore la Providence qui a donné le pouvoir au nouvel Auguste et l'espérance publique (Spes Publica) qu'il suscite[37].

Organisation des pouvoirsModifier

Les données épigraphiques indiquent que Carus prit les titres officiels du pouvoir, la puissance tribunicienne[41] puis le consulat[42], pour terminer celui de l'année 282 que Probus avait commencé. D'après Aurelius Victor[7], le pseudo Aurelius[8] et Eutrope[5], Carus accorde le titre de César à ses deux fils Carin et Numérien en même temps[43], collégialité du pouvoir qui apparait comme une solution anticipant la tétrarchie de Dioclétien[44]. Les sources numismatiques et épigraphiques corrigent cette vision et prouvent que l'association des enfants n'a pas été simultanée : Carus entame son règne seul comme le montrent les émissions monétaires de Ticinum[37], puis accorde à son fils ainé Carin les titres de César[45] et de Prince de la jeunesse[46], à l'automne 282 selon la chronologie numismatique de Sylviane Estiot[21].

En décembre 282, Carus débute sa seconde puissance tribunicienne, et au premier janvier 283, il revêt son second consulat, en prenant Carin comme collègue. Au début de l'année 283 selon Estiot[47], Carus promeut son fils cadet Numérien au rang de Prince de la jeunesse et de César, comme l'illustre une inscription où le nom de Numérien a été ajouté après ceux de Carus et Carin[48],[49].

Campagnes militairesModifier

Laissant à son fils aîné Carin la défense de la Gaule, de l'Italie et de l'Illyricum[5], Carus quitte la Dalmatie avec son autre fils Numérien[50]. Il bat en Pannonie les Sarmates[5],[24],[51]. Il combat aussi les Quades, victoire omise par les chroniqueurs, mais commémorée par une émission monétaire[52]. Il entame ensuite en Orient l'offensive qu'Aurélien et peut-être Probus avaient préparée contre les Sassanides, ennemis de toujours et affaiblis depuis la mort de leur roi Chapour Ier[53]. En effet, leur souverain Vahram II doit faire face à la révolte en 279 de son frère Hormizd[54].

 
Carte de la Mésopotamie, avec Séleucie et Ctésiphon dans le coin sud-est. La frontière romaine est tracée en rose.

La campagne connaît un succès facile[53]. Une anecdote curieuse rapportée par Synésios de Cyrène, qui confond Carus et Carin, dépeint l'empereur recevant des délégués perses avant d'envahir leur territoire : il reste assis et déjeune à même la marmite d'une purée de pois et de porc salé préparés la veille, et leur annonce qu'avant un mois leur plaine sera aussi nue que sa tête, dont il exhibe la calvitie[55]. Xavier Loriot estime plaisamment que ce topos, un poncif de la littérature historique, confirme surtout le front dégarni de Carus observé sur ses profils monétaires[56]. Carus traverse la Mésopotamie, s'empare de Séleucie du Tigre, puis de Ctésiphon, les capitales jumelles des Perses[24],[6]. Le poète Némésien, contemporain de cette guerre, célèbre cette victoire « vengeant l'injure faite à la majesté de notre empire[57],[58] ». Pour toutes ses victoires, Carus reçoit les titres honorifiques de Parthicus maximus et Persicus maximus, ainsi que Germanicus maximus[59].

Décès et consécrationModifier

Carus meurt subitement sur le lieu de sa victoire, en juillet ou en , dans des circonstances extraordinaires : malade, il est tué par la foudre tombant sur sa tente[5],[6]. L’armée reste fidèle à son fils le César Numérien, et revient dans les territoires romains, conduite par le préfet du prétoire Arrius Aper. L'apothéose du défunt est célébrée et annoncée par l'émission de monnaies dédiées au Divo Caro Parthico[60] puis au Divo Caro Pio[61]. À l'automne 283, Carin puis Numérien prennent le titre d'Auguste[62].

Les circonstances de la disparition soudaine de Carus sont présentées comme un prodige par certains auteurs antiques : Pour Aurelius Victor, repris par le pseudo-Aurélius et par l'Histoire Auguste, un oracle aurait enjoint à Carus de ne pas aller au-delà de Ctésiphon, ce qu'il aurait enfreint en passant le Tigre[8]. Si des historiens modernes ont interprété la mort de Carus comme un assassinat camouflé et organisé le préfet du prétoire Arrius Aper, Xavier Loriot ne voit pas pourquoi ce dernier n'aurait pas été incriminé de ce meurtre, tandis qu'il fut accusé de la mort de Numérien survenue peu après[63].

Noms successifsModifier

  • Vers 230, naît Marcus Aurelius Carus
  • 282, accède à l'Empire : Imperator Caesar Marcus Aurelius Carus Pius Felix Invictus Augustus[64]
  • 283, titulature à sa mort : Imperator Caesar Marcus Aurelius Carus Pius Felix Invictus Augustus Germanicus Maximus Persicus Maximus, Pontifex Maximus, Tribuniciae Potestatis II, Consul II, Pater patriae[65]

RéférencesModifier

  1. Petit 1974, p. 452.
  2. Petit 1974, p. 453 et suiv..
  3. a et b Petit 1974, p. 485.
  4. a b et c Petit 1974, p. 456.
  5. a b c d e f et g Eutrope, Abrégé de l'Histoire romaine, IX, 18.
  6. a b et c Festus, Abrégé des hauts faits du peuple romain, 24.
  7. a b c et d Aurelius Victor, Césars, 38 et 39.
  8. a b et c Pseudo-Aurelius Victor, Épitomé de Caesaribus, 38.
  9. Chronographe de 354.
  10. Paul Orose, Histoires contre les païens, VII, 24.
  11. Jérôme de Stridon, Chronicon.
  12. a et b Loriot 1999, 2002, p. 148.
  13. Jean Malalas, Chronographia, XII, 34.
  14. Histoire Auguste, Vie de Carus, Carin et Numérien.
  15. Histoire Auguste, Vie de Probus, II, 7.
  16. Chastagnol, p. XXXIV.
  17. Chastagnol, p. XLVI.
  18. Chastagnol, p. CXX.
  19. Wuilleumier 1945, p. 118-119.
  20. Estiot 2017, p. 75.
  21. a et b Estiot 2017, p. 80.
  22. Chastagnol 1994, p. CXXI et 1137.
  23. a et b Loriot 1999, 2002.
  24. a b c et d Zonaras, Carus.
  25. Sidoine Apollinaire, Poèmes, XXIII
  26. Chastagnol 1994, p. 1137-1138.
  27. a et b Chastagnol 1994, p. 1138.
  28. Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, traduction Guizot, 1819, tome 2, chap. XII, note 68 sur wikisource
  29. (en) Tom B. Jones, « A Note on Marcus Aurelius Carus », Classical Philology, 37.2 (Avril 1942), pp. 193–194
  30. Wuilleumier 1951, p. 169.
  31. Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'histoire, tome 2, 1978, p. 795
  32. Zosso et Zingg 1995, p. 111.
  33. Histoire Auguste, Vie de Probus, XXII, 3.
  34. Chastagnol 1994, p. 1138-1139.
  35. Chastagnol 1994, p. 1137.
  36. Chastagnol 1994, p. CXV.
  37. a b et c Estiot 2017, p. 82.
  38. Chastagnol 1994, p. 1068.
  39. Histoire Auguste, Vie de Carus, V, 4 et VI, 1.
  40. Histoire Auguste, Vie de Probus, XXIV, 4.
  41. Inscription trouvée en Hispanie citérieure CIL II, 4908
  42. Inscription trouvée en Bétique CIL II, 1117
  43. Christol 1997, p. 63.
  44. Petit 1974, p. 457.
  45. Inscriptions sur des bornes miliaires de Norique AE 1962, 308, du Pont AE 1977, 789, des Alpes pennines AE 1985, 644 et d'Afrique proconsulaire AE 1923, 16.
  46. Estiot 2017, p. 83.
  47. Estiot 2017, p. 80 et 84.
  48. Inscription sur un miliaire de Numidie AE 1967, 585.
  49. Christol 1997, p. 63-64.
  50. Estiot 2017, p. 81, note 12.
  51. Histoire Auguste, Vie de Carus, Carin et Numérien, IX, 4.
  52. Chastagnol 1994, p. 1139, note 5.
  53. a et b Petit 1974, p. 457 et 485.
  54. Loriot 1999, 2002, p. 151.
  55. Synésios de Cyrène, De la royauté, 18
  56. Loriot 1999, 2002, p. 152.
  57. Némésien, Cynegeticon, v63-85, en ligne sur Gallica
  58. Loriot 1999, 2002, p. 151-152.
  59. Chastagnol 1994, p. 1139.
  60. Estiot 2017, p. 86.
  61. Estiot 2017, p. 87.
  62. Estiot 2017, p. 85.
  63. Loriot 1999, 2002, p. 153.
  64. D'après les inscriptions CIL II, 4908 en Hispanie, CIL VIII, 4220 en Numidie
  65. D'après l'inscription CIL VIII, 12522 en Numidie

BibliographieModifier

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Sources antiquesModifier

Sources modernesModifier

(par ordre alphabétique des auteurs)

  • [PLRE] (en) Prosopography of the Later Roman Empire, Cambridge University Press, 1971-1993, p. 183
  • (de) Klaus Altmayer, Die Herrschaft des Carus, Numerianus und Carinus als Vorläufer der Tetrarchie, Stuttgart, Steiner, coll. « Historia. Einzelschriften. Bd. 230 », (ISBN 978-3-515-10621-4).
  • Michel Christol, « Dieux et princes sous Carus, Carin et Numérien », Revue numismatique, 6e série, t. 152,‎ , p. 61-71 (lire en ligne).  .
  • Henry Cohen, Description historique des Monnaies frappées sous l'Empire romain, communément appelées Médailles impériales, 1859-1868, « Carus », sur VirtualCohen.com
  • Sylviane Estiot, « L’Atelier de Ticinum sous le règne de Carus et ses fils », Revue numismatique, 6e série, t. 174,‎ , p. 75-118 (lire en ligne).  .
  • Edward Gibbon (trad. Guizot), Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, t. 2, chap. XII, (lire en ligne).  
  • Xavier Loriot, « Problèmes d'historiographie impériale à la fin du IIIe siècle », Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France,‎ 1999, 2002, p. 147-154 (lire sur Wikisource, lire en ligne).  
  • (it) Piero Meloni, Il regno di Caro, Numeriano e Carino, Université de Cagliari,
Pierre Wuilleumier, « notes de lecture de l'ouvrage de Piero Meloni », Revue des Études Anciennes, t. 53, nos 1-2,‎ , p. 169-170 (lire en ligne).  
  • Paul Petit, Histoire générale de l’Empire romain, Seuil, , 800 p. (ISBN 2020026775).  
  • Pierre Wuilleumier, « Carus et Numérien », Revue des Études Anciennes, t. 47, nos 1-2,‎ , p. 116-121 (lire en ligne).  .
  • François Zosso et Christian Zingg, Les Empereurs romains, Paris, édition Errance, , 256 p. (ISBN 2877722260).