Michel Mourre

historien français

Michel Mourre, né à Eaubonne le et mort à Briis-sous-Forges le , est un historien et philosophe[1] français.

Michel Mourre
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BiographieModifier

Michel Mourre est un autodidacte solitaire, très érudit et exigeant, qui s’est entièrement consacré à l’histoire. Après avoir connu une expérience décevante chez les dominicains et dans le mouvement lettriste, il publie, en 1951, une autobiographie intitulée Malgré le blasphème.

Le , après avoir participé le 15 mars sous le pseudonyme de Jacques Pathy au Grand Meeting des Ratés en compagnie de Serge Berna, Jean-Louis Brau, Gil J Wolman[2], il est impliqué dans le « scandale de Notre-Dame » : quatre jeunes lettristes, Serge Berna, Ghislain Desnoyers de Marbaix, Jean Rullier et Mourre se rendent dans la cathédrale Notre-Dame de Paris pendant la messe de Pâques. Mourre, déguisé en moine, monte en chaire et prononce un discours face aux fidèles, dont l'extrait suivant :

« Dieu est mort […] pour qu’enfin vive l’Homme. »

Les quatre jeunes gens sont ensuite arrêtés et l’événement provoque un scandale dans la presse nationale et internationale et les milieux intellectuels.

Par la suite, Mourre décide de se spécialiser dans l’histoire en publiant notamment Lamennais, Le Monde à la mort de Socrate, Le Monde à la mort du Christ, Religions et philosophies d'Asie et L’Histoire vivante des moines. Il entreprend ensuite son œuvre encyclopédique, le Dictionnaire d'histoire universelle, publié en huit volumes entre 1978 et 1982. Aujourd'hui, son nom est associé à ce dictionnaire, parfois nommé Encyclopédie Mourre (ou, familièrement, Le Mourre), qui fait l’objet de fréquentes rééditions actualisées par les éditions Bordas.

L’Académie française lui décerne le prix Max-Barthou en 1962 l'ensemble de son œuvre.

PublicationsModifier

  • Malgré le blasphème, éd. René Julliard Paris, 1951
  • Charles Maurras, préface d'Henry Bordeaux et Pierre Dominique, Éditions universitaires[3], « Classiques du XXe siècle », Paris, 1953
  • Lamennais ou l'hérésie des temps modernes, éd. Amiot-Dumont, Paris, 1955
  • Le Monde à la mort de Socrate, présentation de Robert Flacelière, éd. Club des amis du livre, Paris, 1961
  • Les Religions et les philosophies d'Asie, Éditions de la Table ronde, Paris, 1961
  • Le Monde à la naissance du Christ, présentation de Pierre Grimal, Hachette et Club des amis du livre, Paris, 1962
  • Histoire vivante des moines. Des Pères du désert à Cluny, Éditions du Centurion, Paris, 1965
  • Dictionnaire d'Histoire universelle, 2 vol., Éditions universitaires, Paris, 1968
  • Vingt-cinq ans d'histoire universelle (1945-1969), Éditions universitaires, Paris, 1971
  • Dictionnaire encyclopédique d'histoire, 8 vol., nouvelle édition du Dictionnaire d'histoire universelle, Bordas / Jean-Pierre Delarge, Paris, 1978-1982 (plusieurs rééditions)
  • Le Petit Mourre. Dictionnaire de l'Histoire, sélection des articles, rédaction, actualisations jusqu'au , par Philippe Doray, Bordas, Paris, 1993 Titre actuel du Dictionnaire encyclopédique d'histoire, augmenté par divers auteurs dont Maurice Meuleau ; dernière rééd. 2008.

Michel Mourre a également contribué au Dictionnaire des œuvres, de tous les temps et de tous les pays, au Dictionnaire des auteurs au Dictionnaire des personnages, parus chez Robert Laffont, respectivement en 1955, 1958 et 1960 ; ainsi qu'à l'édition française de l'ouvrage collectif sur Le Socialisme : de la lutte des classes à l'État socialiste, Paris, Librairie universelle, 1975.

Comme éditeurModifier

Notes et référencesModifier

  1. Cf. notice d'autorité de la BnF.
  2. Jean-Marie Apostolidès, Debord, Le naufrageur, Paris, Flammarion, 2015, p. 87
  3. Maison d'édition dirigée par Jean-Pierre Delarge.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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