Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mime (homonymie).
Le mime français Baptiste Deburau en Pierrot vers 1830.

Un mime est un acteur qui joue des rôles muets, sans masque. Le mime est un genre théâtral dont les expressions principales sont l'attitude et le geste. Il consiste à représenter un récit évocateur interprété par l'imaginaire du spectateur qui le reçoit. Dans la pantomime, sa forme narrative, le spectateur est conduit à ressentir les pensées et la vie intérieure de l'acteur.

Au XXe siècle, grâce au Français Etienne Decroux et les recherches de l'avant-garde russe, puis en particulier pendant la période 1970 - 2000, les styles de spectacles de mime se sont diversifiés, cette forme artistique contribuant alors au renouveau du théâtre.

Sommaire

ÉtymologieModifier

Le TLFi indique que le terme « mime » est « emprunté au latin mimus « acteur de bas étage » et « farce de théâtre », du grec μῖμος « acteur bouffon » et « sorte de comédie »[1] » ; le terme « pantomime » est « emprunté au latin pantomimus « mime, comédien qui s'exprime au moyen de gestes », du gr. παντομίμας  »[2] », « celui qui mime tout ».

PantomimeModifier

 
The Christmas Pantomime, affiche britannique de 1890.

La pantomime est un spectacle narratif, généralement accompagné de musique, fondé sur le moyen d'expression de l'art du mime, inaccessible aux censures car son écriture est l'interprétation.

  • Jean-Georges Noverre, réformateur du ballet, consacre plusieurs de ses Lettres sur la danse (1760) à l'art de la pantomime au XVIIIe siècle.
  • Diderot, dans son livre Le Neveu de Rameau, illustre à de nombreuses reprises la pantomime, le rapport entre le mime et le théâtre.
  • En 1940, Étienne Decroux a créé son école à Paris, suivi en 1956 par Jacques Lecoq, et en 1978 par Marcel Marceau.
  • Isidore Isou présente, dans l'un des chapitres de son livre Fondements pour la transformation intégrale du théâtre (Bordas, 1953), le pantomime ciselant (ou destructif) qui propose l'enchaînement des expressions mimiques les unes à la suite des autres dans le rejet de l'anecdote générale, aboutissant progressivement à l'anéantissement de la gestuelle significative, narrative par des successions de gestes gratuits sans signification.

En 1908, Paul-Henry Burguet dans son film L'Empreinte ou la Main rouge réalise une adaptation de la pantomime Conscience, créée en 1901 au Kursaal de Genève, et reprise en 1903 à L'Olympia de Paris, un mimodrame signé de François Durel et Séverin, tiré lui-même d'une pièce plus ancienne intitulée Remords[3].

En Grande-Bretagne, pantomime a un sens différent : c'est une pièce (mise en scène traditionnelle à Noël) basée sur l'un des nombreux contes folkloriques, une comédie musicale, divertissement familial caractérisé par une histoire bien connue, des blagues ringardes, interaction avec le public (surtout les enfants), par le fait que les personnages incluent toujours une méchante vieille femme (du genre mère de Blanche-Neige) jouée par un homme et un jeune homme vaillant et bon (du genre prince charmant) joué par une jeune femme.

Le mime en FranceModifier

Mimes renommésModifier

 
Pierrot photographe (Charles Deburau), par Nadar, 1854.
 
Le mime Marceau, Bip, en action (1963) - Photo d'Erling Mandelmann


Compagnies actives depuis 2010Modifier

Notes et référencesModifier

  1. mime sur TLFi.fr
  2. pantomime sur TLFi.fr
  3. Voir Robert F. Storey, Pierrots on the Stage of Desire: Nineteenth-Century French Literary Artists and the Comic Pantomime, Princeton University Press, 410 pages, 2014, p. 309
  4. « L'école française du Mime », sur http://www.culture.gouv.fr (consulté le 19 juin 2018)

Voir aussiModifier

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Mime.

BibliographieModifier

Articles connexesModifier