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Braine (Aisne)

commune française du département de l'Aisne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Braine.

Braine
Braine (Aisne)
La place de l'Hôtel-de-Ville.
Au fond, la maison à colombages classée.
Blason de Braine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Fère-en-Tardenois
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Aisne
Maire
Mandat
François Rampelberg
2014-2020
Code postal 02220
Code commune 02110
Démographie
Gentilé Les Brainois
Population
municipale
2 231 hab. (2016 en augmentation de 1,59 % par rapport à 2011)
Densité 192 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 30″ nord, 3° 31′ 55″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 169 m
Superficie 11,61 km2
Localisation

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Braine
Liens
Site web braine.fr

Braine est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Située sur la Vesle, affluent de la rive gauche de l'Aisne, Braine se situe à une quinzaine de kilomètres à l'est de Soissons.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Braine
Vasseny Chassemy, Brenelle
Augy   Courcelles-sur-Vesle
Cerseuil Limé

ClimatModifier

Une station est ouverte le 1er août 1988 à 60 m d'altitude 49,35139, 3,52694[1].

ToponymieModifier

La commune, instituée lors de la Révolution française sous le nom de Braisne en 1793 a pris son orthographe actuelle de Braine en 1913[2],[3].

HistoireModifier

Braine existait avant 561, car c'était la cour (Königspfalz; palatinat royal) préférée de Clotaire Ier[4]. La découverte d'un cimetière à Breny utilisé entre le Bas-Empire et le VIIIe siècle pourrait montrer que Braine n'est pas le lieu de la villa Brennacum[5].

Dagobert, fils du roi Chilpéric Ier et de Frédégonde est mort à Braine en 580 de dysenterie, il fut enterré dans l'église de Saint-Denis de Paris[6].

Flodoard rapporte qu'en 931, des fidèles d'Herbert de Vermandois partirent de Reims, prirent d'assaut le château de Braine (castrum) et le détruisirent car il était occupé par des hommes d'Hugues le Grand, qui l'avait pris auparavant à l'évêque de Rouen.

Un comté de Braine est constitué au XIe siècle et relève du comté de Champagne

Article détaillé : Liste des comtes de Braine.

Au début du XIIIe siècle, Robert II de Dreux, comte de Braine y établit un château ; château de la Folie d'Aigremont aujourd'hui sur la commune de Cerseuil. De plan rectangulaire, il dominait la vallée de la Vesle et le bourg. Le château dans sa longueur suivait l'à-pic. Son accès face au plateau, couvert d'une profonde forêt, était protégé par un profond fossé artificiel, qui le protégeait des trois côtés[7].

La gareModifier

Le 16 avril 1862, la Compagnie des chemins de fer des Ardennes met en service la section de Soissons à Reims de la ligne de Soissons à Givet et construit une gare à Braine[8]. La SNCF met fin au trafic des voyageurs entre Soissons et Bazoches l'année même de sa création et la portion de ligne passant par Braine ne connaît plus qu'une desserte marchandises sporadique. La gare, qui tombait en ruine, a été rénovée dans les années 2010.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Soissons du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la cinquième circonscription de l'Aisne.

Elle était le chef-lieu du canton de Braine depuis 1793[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Braine intègre le canton de Fère-en-Tardenois..

IntercommunalitéModifier

La commune est membre de la Communauté de communes du Val de l'Aisne, créée fin 1995.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Louis Antoine Eugène Letourneur   Conseiller général de Braisne (1833 → 1842)
avant 1874 après 1875 Lainné[9]    
Les données manquantes sont à compléter.
  1941[10] Georges Robineau Rad. Conseiller général de Braisne (1934 → 1941)
Révoqué
1953 1959 Gaston Costeaux SFIO Négociant
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2001 Gaston Costeaux[11] SFIO Négociant
mars 2001 mars 2008 Michel Teneur DVG  
mars 2008[12] En cours
(au 13 mai 2018)
François Rampelberg LR Conseiller départemental de Fère-en-Tardenois (2015 → )
Vice-président du conseil départemental de l'Aisne (2015 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[13]

Distinctions et labelsModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2016, la commune comptait 2 231 habitants[Note 1], en augmentation de 1,59 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2361 4611 2421 3301 3521 4211 5741 6471 597
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5221 5811 6491 5901 5161 4921 5211 5171 560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5401 5201 5091 6431 5631 5531 5031 2761 330
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 6001 7221 9431 9522 0902 0692 0992 1052 231
2016 - - - - - - - -
2 231--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église abbatiale Saint-Yved.
 
La maison à colombages.
  • Le château du Bas, résidence des seigneurs de Braine. Porte et caves inscrites au titre des monuments historiques depuis 1927[20].
  • Le château de la Folie encore appelé « château du Haut » et, au XVIIIe siècle, château de Braisne, forteresse défensive, XIIIe siècle, propriété de la commune mais situé administrativement sur la commune voisine de Cerseuil[21]. Démantelé au XVe siècle, ses ruines imposantes ont souffert des combats de la Première Guerre mondiale.
  • Maison à colombages, XVe siècle, tourelle inscrite en 1927, maison classée depuis 1931[22].
  • La gare, construite en 1862, sert d'habitation privée. Ce bâtiment, identique entre-autres à celui de Nouzonville, témoigne du style néoclassique des premières gares des Chemins de fer des Ardennes[8].
  • Le cimetière militaire danois de Braine, où reposent 79 soldats danois originaires de la province du Jutland du Sud, alors annexée à l'empire allemand[23].
  • la nécropole nationale de Braine, créée en 1920 et aménagée en 1923-24 et 1935, rassemble sur une superficie de 1,6 ha, les dépouilles de 1 583 soldats dont 495 en ossuaire.
  • Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918[24].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jacques de Bachimont, abbé aumônier, prédicateur et conseiller d'État du roi. « Ce qui le distinguait principalement c'était sa bonté, la douceur, son amour pour la justice, son penchant à pardonner, et sa vie exemplaire. Il avait prophétisé la théologie avec honneur ... ». Décédé le 16 mai 1531.
  • Claude Robert Jardelle.
  • Le comte Pignatelli d'Egmont.
  • Jacques Cellard (1920-2004), linguiste et historien.
  • Pierre Marin (1922-2014), ordonné prêtre à Soissons en 1946, a été vicaire de Braine et Augy, et curé de Cerseuil et Limé, de septembre 1947 à 1951.

HéraldiqueModifier

  Blason Coupé: au 1) mi-coupé échiqueté d'or et d'azur à la bordure de gueules, au 2) d'or au corbeau de sable[ArF. 1].
Ornements extérieurs 
Croix de guerre 1914-1918
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. [PDF] Fiche du poste 02110002, contenant les données publiques de la station Météo-France, éditée le 13 février 2015
  2. Histoire administrative de Braine (voir en ligne), sur le site geneawiki.com
  3. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Augustin Thierry 1840[réf. non conforme]
  5. Frédéric Armand, « Localisation d'un palais royal mérovingien dans l'Aisne. La villa Brennacum », dans Revue archéologique de Picardie, 2005, no 1-2, p. 101-107 (lire en ligne)
  6. Anselme de Sainte Marie (Père Anselme), Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, 9 volumes, Paris, 1715 et années suivantes (lire en ligne), Tome 1 page 9
  7. André Chatelain, L'évolution des châteaux forts dans la France au Moyen Ââge, Editions Publitotal, .
  8. a et b « Braine ou Braisne - Photos anciennes et d'autrefois, photographies d'époque en noir et blanc », sur www.en-noir-et-blanc.com (consulté le 18 janvier 2019)
  9. Almanach annuaire historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1875, Reims p185.
  10. « Arrêté ministériel du 30 octobre 1941 portant la démission d'office », Journal officiel de l'État français, no 302,‎ , p. 4808 (lire en ligne, consulté le 8 août 2018).
  11. Ludivine Bleuzé, « L'école a un nom », Le blog de l'école élémentaire Gaston Costeaux, (consulté le 8 août 2018).
  12. Préfecture de l’Aisne consulté le 7 juillet 2008
  13. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  14. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « L’Ancienne église abbatiale Saint-Yved », notice no PA00115550, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Le mobilier de l'église abbatiale Saint-Yved », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « L'ancien « château du Bas » », notice no PA00115551, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Stanislas Prioux : Le château de la Folie et le Village de Cerseuil, Paris, chez Dumoulin, 1860 (en ligne sur le site Gallica de la BnF).
  22. « La maison à colombages dite « maison espagnole » », notice no PA00115552, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Daniel Øhrstrøm, « Danemark : les Malgré-nous de 14-18 », Kristeligt Dagblad, traduction de Courrier international, (consulté le 31 juillet 2014)
  24. « Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918 », base Palissy, ministère français de la Culture



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