Casimir Pignatelli d'Egmont

personnalité politique française

Casimir Pignatelli d'Egmont, né le à Braine (Aisne) et décédé le à Brunswick, dans l'ancienne Principauté de Brunswick-Wolfenbüttel (aujourd'hui Basse Saxe, Allemagne) est un gentilhomme français du XVIIIe siècle, militaire des Armées du Roi et de l'Armée des Princes ainsi qu'homme politique, dans les années qui précédent l'abolition de la royaute.

Casimir Pignatelli d'Egmont
Casimir Pignatelli d'Egmont (1727-1801).jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Famille
Père
Procope-Marie-Antonin-Philippe-Charles-Nicolas-Augustin Pignatelli d'Egmont (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Henriette Julie de Durfort (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Guy Félix Pignatelli (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
Grade militaire
Conflit

BiographieModifier

Fils de Procope Marin Antonin Philippe Charles Nicolas Augustin Pignatelli (1703-1743 ; comte d'Egmont et prince de Gavre par sa mère Marie-Claire d'Egmont, duc de Bisaccia par son père Niccolo Pignatelli) et d'Henriette-Julie de Durfort de Duras, comtesse de Braine et petite-fille du maréchal-duc Jacques Henri.

Comte de Braine, Casimir épouse Jeanne-Sophie de Vignerot du Plessis, fille du célèbre maréchal-duc de Richelieu et de Élisabeth Sophie de Lorraine-Harcourt.

Il est maître de camp de cavalerie au Régiment d'Egmont cavalerie en 1744, brigadier en 1748 et maréchal de camp en 1756 et enfin lieutenant général en 1762.

Il fait partie, en 1787, de l'assemblée des notables et est élu député de la noblesse aux États généraux de 1789 du bailliage de Soissons. Il siège avec les partisans de l'Ancien régime, mais acquiesce à l'abolition des privilèges, lors de la nuit du 4 août. Il émigre au commencement de l'année 1792 et rejoint l'armée des princes. Malade, il accepte le commandant en second de l'armée de Condé[1]. Installé à Brunswick, il y meurt le .

Mariages et descendanceModifier

 
Alexandre Roslin : La comtesse d'Egmont-Pignatelli en costume espagnol, huile sur toile, 1763, Minneapolis Institute of Art[2].
 
Blason de Casimir Pignatelli, comte d'Egmont

Casimir Pignatelli d'Egmont avait épousé[3]

  • le 14 décembre 1750, Blanche-Alphonsine de Saint-Séverin d'Aragon (juillet 1736-20 janvier 1753), fille unique d'Alphonse-Marie-Louis, comte d'Olza, dit comte de Saint-Severin d'Aragon, mariée à l'âge de 14 ans et morte « à la suite d'une couche, à l'âge de 16 ans[4] », dont
    • Alphonsine-Louise-Julie-Félicie (ou Félicité) d'Egmont (1751-1786), mariée, par contrat du 21 juillet 1768 à Louis-Gonzague Pignatelli de Gonzague[5], futur colonel du régiment de dragons de Schonberg, fils aîné du comte de Fuentes-Pignatelli, ambassadeur du roi d'Espagne en France[6] (de 1764 à 1773[7]),
    • Louise-Blanche-Éléonore-Charlotte (1752-1753), jumelle de la suivante[5], morte en bas âge,
    • Amable-Angélique-Frédérique (1752-1754), jumelle de la précédente[5], morte en bas âge ;
  • le 10 février 1756, Sophie-Jeanne-Louise-Armande-Septimanie de Vignerot du Plessis de Richelieu (1740-1773), fille du maréchal-duc de Richelieu ;
  • le 31 mai 1788, Claire Marguerite (ou Marie) Farely, fille de Luc Farely, écuyer, et de Marguerite Onille[5].

Des trois filles que le comte d'Egmont avait eues du premier lit, aucune ne lui survécut, de sorte qu'il laissa pour héritiers ses deux petits-fils, issus du mariage de sa fille aînée avec le comte de Fuentes : Alphonse-Louis-Philippe-Gonzague Pignatelli de Gonzague, comte de Fuentes et d'Egmont († 1807), et Casimir-Louis-Gonzague-Marie-Alphonse-Armand Pignatelli de Gonzague, marquis de Mora († 1809)[8].

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Lionel Chénedé : « Casimir Pignatelli, comte d’Egmont (1727-1801) », notice établi le 15 mai 2015 (en ligne) sur le site France Diplomatie du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
  2. (en) Jodie Ahren (edt.), Alexander Roslin and the Comtesse d'Egmont Pignatelli : in conjunction with the Exhibition Alexander Roslin and the Comtesse d'Egmont Pignatelli, August 29 through November 30, 2008 at the Minneapolis Institute of Arts, Minneapolis, Minn, Minneapolis Institute of Arts, , 56 p. (ISBN 978-0-980-04841-4, lire en ligne)
  3. Louis Moréri : Le Grand dictionnaire historique ou Le mélange curieux de l’histoire sacrée et profane…, t. 4, nouvelle édition… le tout revu, corrigé & augmenté par M. Drouet, Paris, Libraires associés, 1759, p. 52 (en ligne)
  4. Félix Brassart : Histoire du château et de la châtellenie de Douai, Douai, L. Crépin, 1877, p. 613 (en ligne)
  5. a b c et d Henri-Paul-César de Chastellux : Notes prises aux archives de l'état-civil de Paris. In : Revue nobiliaire historique et biographique, t. 8, Paris, Librairie historique de J.B. Dumoulin, 1873, p. 458 (en ligne)
  6. François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois : Dictionnaire de la noblesse, t. 5, troisième edition, 1865, p. 188 (en ligne).
  7. Jules Mathorez, Notes sur l'infiltration es Espagnols en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. In Bulletin Hispanique, t. 34, no 1, p. 46 ([1]).
  8. Stanislas Prioux : Histoire de Braine et de ses environs, Paris, Dumoulin, 1846, p. 213 (en ligne).