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SAIPEM S.p.A.
logo de Saipem

Création 1956
Forme juridique SA
Siège social San Donato Milanese Milan
Drapeau d'Italie Italie
Actionnaires EniVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Ingénierie pétrolière
Société mère ENI
Filiales SAIPEM France (d)
Effectif 53 300
Site web http://www.saipem.com

Chiffre d'affaires 8,999 Mds € (2017)
Résultat net -328 M€ (2017)

Saipem est une compagnie italienne spécialisée dans la recherche et les forages pétroliers. Créée en 1956, elle est intégrée dans le groupe ENI-Ente nazionale idrocarburi en 1969.

Saipem a beaucoup investi pour acquérir une grande flotte de navires qui lui permettent d'intervenir directement sans avoir à modifier un navire affrété.

Sommaire

HistoireModifier

OrigineModifier

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque Enrico Mattei prend la direction de AGIP et de ENI, le groupe commence l'exploration du sous-sol de la plaine du Pô à la recherche de gisements de pétrole et de gaz exploitables. Il développe sa propre technique et méthodologie au sein d'une structure technique adaptée. Au sein de la filiale Snam, une petite entreprise de transport et de vente de gaz méthane rachetée par Agip en 1949 sert de base pour la création d'une unité technique spécialisée dans la pose de canalisations pour le transport du gaz sur de longues distances. C'est à cette occasion que le premier gazoduc voit le jour.

À partir de 1954, Snam construit en Égypte un oléoduc long de 145 km. C'est à partir de ce projet assez exceptionnel pour l'époque[réf. nécessaire] que cette activité très spécifique se développe vers les pays producteurs. Snam crée alors en 1956 une filiale Snam Montaggi qui rachètera en 1957 la société SAIP, créée en 1940, pour fonder SAIPEM, acronyme de Saip et Montaggi.

Paralèllement, en 1956, Usinor fonde la « Société dunkerquoise de sidérurgie ». Mais c'est seulement en 1958 qu'est fondée la Sofresid, future composante de la Saipem, pour la construction d’Usinor Dunkerque[1], qui profite d’une expansion rapide à l’international.

Seconde moitié du XXe siècleModifier

La société a commencé ses interventions dans les années 1950. Durant la première décennie, elle a acquis une expérience dans la pose de conduites onshore, dans la construction d'installations de transformation de gaz et pétrole ainsi que dans les forages pour le compte d'ENI, son propriétaire. À partir de 1969 elle se tourne vers l'international. Saipem a effectué ses premières interventions offshore en Méditerranée au début des années 1960 et a étendu son champ d'action aux forages de la mer du Nord en 1972.

Saipem s'est tournée vers le marché concurrentiel dès 1960 où elle est devenue fournisseur de compagnies pétrolières internationales. Elle est cotée à la Bourse de Milan depuis 1984. Jusqu'à cette date, ENI était l'unique actionnaire. Depuis, ENI n'en possède plus que 43 %.

XXIe siècleModifier

Parallèlement, Saipem a renforcé sa structure ingénierie et de project management pour être encore plus présente dans les grands projets EPIC. À ce titre, elle a racheté plusieurs concurrents mineurs dont Bouygues Offshore en 2002[2].

En 2006, Saipem rachète Snamprogetti, une filiale du groupe ENI spécialisée dans les grands projets EPC onshore, et notamment ceux liés à la valorisation des ressources en gaz naturel[3]. Cette société est intégrée dans Saipem depuis 2008.

En juillet 2015, Saipem annonce la suppression de 8 800 postes à l'horizon de 3 ans[4]. En octobre 2015, Saipem annonce pour le début d'année 2016 une ouverture de capital de l'ordre de 3,5 milliards de dollars, qui sera souscrite par son actionnaire à 43 %, Eni. Dans le même temps, Eni annonce la vente d'une participation de 12,5 % dans Saipem au Fondo Strategico Italiano[5].

En août 2017, Eiffage annonce l'acquisition de l'activité dédiés aux travaux en mer, de Saipem, filiale ayant un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros pour un montant non dévoilé[6].

ActivitéModifier

Saipem travaille dans le secteur des EPIC (Engineering, Procurement, Installation and Commissionning) et EPC (Engineering, Procurement and Construction) pour l'industrie pétrolière, onshore comme offshore, avec une attention toute particulière pour les projets les plus complexes et techniques : activités dans des secteurs désertiques, en eaux profondes et les projets qui comportent l'exploitation de ressources - gaz ou pétrole brut - difficilement accessibles.

Les possibilités de forage du groupe permettent des interventions dans les zones critiques[à définir], souvent en utilisant des synergies avec les activités onshore et offshore du groupe ENI.

Saipem est un contractor présent sur tous les continents, de l'Afrique Occidentale, à la Russie, l'Asie centrale, le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord et l'Asie du sud-est.

Saipem emploie plus de 30 000 salariés de 100 nationalités différentes, dont 6 900 ingénieurs. Elle dispose de sa propre flotte de navires et de tout son matériel de forage. Son chiffre d'affaires 2006 a dépassé les 7,5 md€ pour un résultat opérationnel de 600 M€ ; le portefeuille dépasse les 13 md€.

La société est organisée en 2 business units :

  • Engineering & Construction (onshore & offshore)
  • Drilling (onshore & offshore)

Conseil d'administrationModifier

À la date du 3 mai 2018, le Conseil d'administration de Saipem est composé de la façon suivante et pour trois ans[7] :

  • Francesco Caio : président
  • Stefano Cao
  • Maria Elena Cappello
  • Paolo Fumagalli
  • Claudia Carloni
  • Pierfrancesco Latini
  • Paul Shapira
  • Ines Mazzilli
  • Federico Ferro-Luzzi

AffairesModifier

Le 19 septembre 2018, Saipem et son ex-président ont été condamnés suite à un procès ouvert en 2015 en Italie, portant sur le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables publics algériens, entre 2007 et 2010[8].

Le 22 janvier 2019, Saipem a annoncé l'ouverture d'une enquête du parquet de Milan sur des falsifications comptables et manipulations de marché présumées impliquant Saipem et plusieurs de ses dirigeants, dont son administrateur délégué[9].

RéférencesModifier

  1. Histoire officielle de la Sofresid [1]
  2. « Bouygues cède sa participation majoritaire dans Bouygues Offshore à Saipem », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le 31 janvier 2019)
  3. « Eni : devoir de réserves », L'Usine nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 31 janvier 2019)
  4. Pétrole bas: nouvelles suppressions d'emplois, Le Figaro, 28 juillet 2015
  5. Saipem launches 3.5 billion euro cash call as Eni steps back, Reuters, 28 septembre 2015
  6. « Eiffage veut se renforcer à l'international avec Saipem TM », sur Usine Nouvelle,
  7. http://www.saipem.com/sites/SAIPEM_en_IT/filtrato/Board%20of%20Directors.page
  8. « Corruption en Algérie : le groupe pétrolier italien ENI acquitté, sa filiale Saipem condamnée », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 23 janvier 2019)
  9. « Le parquet italien enquête sur Saipem pour falsifications comptables », L'Usine nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 24 janvier 2019)

BibliographieModifier

  • (en) Paul H. Frankel, Oil and Power Policy, New York - Washington, Praeger, 1966
  • (en) Marcello Boldrini, Mattei, Rome, Colombo, 1969
  • (it) Marcello Colitti, Energia e sviluppo in Italia, Bari, De Donato, 1979
  • (it) Nico Perrone, Enrico Mattei, Bologna, Il mulino, 2001 (ISBN 8-81507-913-0)
  • (en) Affaire Sonatrach-Saipem d’après le quotidien "le Matin DZ" 03 avril 2013

Lien externeModifier