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Base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël

BAN de Fréjus-Saint Raphaël
Base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Fréjus
Coordonnées 43° 25′ 03″ nord, 6° 44′ 08″ est
Altitude 0 m (0 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
JEV (désattribué)
JEV (désattribué)
Pistes
Direction Longueur Surface
01/19 1 200 m (3 937 ft) revêtue
Informations aéronautiques
Code AITA JEV (désattribué)
Code OACI LFTU (désattribué)
Nom cartographique Fréjus
Type d'aéroport militaire
Gestionnaire Marine nationale

La Base aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël est une base aérienne de la Marine nationale française, située à 2 km au sud de Fréjus, dans le département du Var devenue Base nature de Fréjus. Elle est située à l'embouchure et l'Argens et du Reyran vers La Méditerranée[1]

La Base aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël fut la première base aéronavale de France et un important centre expérimental aéronautique.

Cent dix membres de la base sont morts en service aérien commandé de 1912 à 1995[2].

La Flotte du LevantModifier

La Marine royale française était quasi inexistante avant 1624. Elle hérite de plusieurs traditions dont en Méditerranée celle de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui recrutait ses chevaliers dans les meilleures familles de la noblesse française pour former les officiers de la Flotte du Levant.

Le terme flotte du Levant désigne sous l'Ancien Régime l'ensemble des navires de la Marine royale française destinés aux opérations navales (suprématie navale, protection des convois, lutte contre la piraterie) en Méditerranée. Elle est l'alter ego de la flotte du Ponant, basée en Manche et dans l'Atlantique sa première installation se fait à Fréjus en 1689.

Aviation et originesModifier

 
Fréjus monoplan Nieuport survolant la Foudre

Le 25 juillet 1909, Louis Blériot franchit la Manche ; en mars 1910, Henri Fabre fut, sur l'étang de Berre, le premier à faire s'envoler un hydravion ; Eugene Ely, le 14 novembre 1910, est le premier à décoller d'un navire, il s'agit d'un biplan « Curtiss » depuis d'une plate-forme aménagée sur le croiseur américain USS Birmingham (CL-2). En ces débuts de l'aéronautique, tous ces exploits intéressent les marines militaires des grandes puissances qui constituèrent à partir de cette époque ce qui allait devenir l'aéronautique navale.

En avril 1910, le Vice-Amiral Auguste Boué de Lapeyrère,Ministre de la Marine, par une vaste loi-programme de réorganisation de la marine propose de créer un Centre Aéronautique Marine.

Un Farman est acheté pour 25 000 FF. En février 1911, le Chef d'état-major de la Marine, vice-amiral Laurent Marin-Darbel fait aménager la Foudre pour pouvoir accueillir des aéronefs. En juin 1911, le Capitaine de Vaisseau René Daveluy commence à chercher un site ; le 20 octobre 1911 Fréjus-Saint-Raphaël est sélectionné. le Capitaine de Vaisseau René Daveluy justifiant son choix .« Je résolus donc de limiter tout d'abord mes recherches à la côte orientale de Provence qui est moins soumise à l'influence du Mistral. Notre choix se fixa sur une plaine inculte en bordure du golfe de Saint-Raphaël, et qui est devenue depuis l'aérodrome naval de Fréjus. »[3]

Théophile Delcassé, ministre de la défense décide d'établir un premier aérodrome naval dans les marécages à l'embouchure de l'Argens le 26 octobre 1911.

Les dimensions de l'aérodrome sont alors de 500 m de largeur et 1 200 ou 900 m de long environ. Le 9 décembre un budget de 1 150 000 FF sera débloqué, 400 000 pour les terrains, la piste, etc.,200 000 pour les locaux et 250 000 pour les avions.

En juin 1911, le capitaine de vaisseau René Daveluy, commandant le bâtiment-base d'aviation La Foudre, sur lequel il fait procéder aux premiers essais de plate-forme d'envol pour avions, est chargé d'organiser l'aéronautique maritime. Il propose qu'elle forme une unité indépendante, qu'elle dispose d'une grande base (ce sera Montpellier puis Fréjus) et qu'elle soit dotée de trois types d'avions : un avion/hydravion côtier, un croiseur aérien et un avion léger embarqué capable d'opérer depuis La Foudre.

Démissionnaire à la fin , Daveluy est remplacé par le capitaine de frégate Louis Fatou et le service de l'aviation maritime est créé par décret du , qui donne un aérodrome ainsi établi sur le littoral (le futur Fréjus-St Raphaël), un ancien croiseur bâtiment-base d'aviation La Foudre[4], des bâtiments de flottille et du matériel volant[5]. À cette époque, la Marine nationale française ne dispose que de deux avions : un biplan Maurice Farman, livré le , et un hydravion Canard Voisin livré le . Courant , ce dernier est monté à bord de La Foudre et effectue une dizaine de vols aux mains du lieutenant de vaisseau Pierre Cayla. Le choix de La Foudre ne s'avère pas concluant, le navire ne pouvant recevoir que des hydravions, qu'il faut mettre à l'eau puis récupérer à l'aide de grues.

 
Embarquement d'un Caudron Type J sur La Foudre ().

Néanmoins, ces vols, ainsi que ceux des monoplans Nieuport VI, conduisent le chef d'état-major de la marine Pierre Le Bris à demander la transformation de La Foudre, afin que les avions puissent en décoller. Ce n'est qu'en qu'est prise la décision d'installer une plate-forme à l'avant du navire, construction effective six mois plus tard.

Le 29 juin 1912, expropriation ce qui permet de porter la superficie du terrain à 45,2 hectares. Le 20 mars 1912, création du service de l'Aéronautique Maritime. Le 15 octobre 1912, le Lieutenant de Vaisseau Hautefeuille devient le 1er commandant de la base. Avril 1913 voit la construction du hangar N°1 s'achever. Cinq Nieuport sont commandés en mai 1913.

Roland GarrosModifier

 
Stèle en hommage en Roland Garros
 
Plage de Fréjus Garros survolant la plage

Le , Roland Garros passe à la postérité pour avoir réussi la première traversée aérienne de la Méditerranée en 7 heures et 53 minutes évoluant à une vitesse moyenne de 101 kilomètres à l'heure. Son amie Marcelle est la seule femme et la seule civile présente sur le terrain du Centre d’aviation de la base aéronautique navale de Fréjus-Saint-Raphaël d’où il prend l’air[6]. Jean Cocteau, qui écrira plus tard sur Roland Garros le long poème intitulé Le Cap de Bonne Espérance y évoque la « jeune femme au manteau de skunks ». Le monoplan Morane-Saulnier, équipé d'un moteur Gnome de 80 chevaux et d'une hélice Chauvière décolle à h 47, alourdi de 200 litres d’essence et de 60 L d’huile de ricin. Garros part à la boussole, avec un moteur qui subit deux pannes et perd une pièce, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui reste 5 litres d'essence quand il se pose à Bizerte à 13 h 40 après avoir parcouru quelque 780 kilomètres[7],[8].

À Marseille, puis à Paris, l’aviateur est accueilli en triomphe. Il faut dire qu’après cet exploit, le vainqueur de la Méditerranée devient la coqueluche de la France et du tout-Paris. J. Cocteau qui, comme l’a dit Jean-Jacques Kihm, l’un des meilleurs connaisseurs du poète, « avait une véritable passion d’être l’ami des gens les plus célèbres de son temps », a réussi à se faire présenter au héros de la Méditerranée, qui l’emmènera plusieurs fois en avion faire de l'acrobatie aérienne. Il lui dédiera son poème Le Cap de Bonne-Espérance[9].

Tous ses pairs les plus prestigieux félicitent l’aviateur de son exploit et déjà la presse évoque les premières lignes aériennes, qui ne verront réellement le jour qu’après la guerre.

Première guerre mondialeModifier

Le , René Caudron, aux commandes d'un biplan Caudron Type J réussit un premier décollage et vient amerrir un peu plus loin et le , le lieutenant de vaisseau Jean de Laborde échoue dans la même tentative. Il est indemne, mais l'appareil est perdu, ce qui entraîne le démontage de la plate-forme de La Foudre[10]. Cependant, lors des grandes manœuvres navales de , une douzaine d'hydravions équipés de la TSF est affectée à des missions de reconnaissance jusqu'à 200 km sur divers points de la mer Méditerranée, principalement à Toulon et à Bizerte (Tunisie)[11]. Alors que l'entrée en guerre est proche, les expérimentations sont interrompues et la plate-forme démontée, la Marine nationale française donnant la priorité à l'hydravion.

En novembre 1918, l'Aéronautique Navale Française représente 1 260 appareils dont 800 en ligne, 8 000 hommes dont 700 pilotes (550 en action) et 36 CAM. Au niveau de l'Aérostation maritime il y avait 37 dirigeables, 200 ballons captifs, 4 800 hommes dont 144 pilotes et 239 observateurs aérostiers. Le hangar no 2 est en chantier dès 1914 et terminé en 1915. En 1915, l'électricité sous 10 000 V en 25 Hz est installée. En 1918, le hangar no 3, une cuisine équipage et un pavillon officiers sont construits. En juin 1917, installation d'un slip à roulettes et d'une grue de 10 t. Puis en 1918 construction d'un 2e slip en bois et un 2e à roulettes. Le 29 juillet 1914, deux escadrilles sont formées pour surveiller l'Italie. Le 12 août 1916, un sous-marin est repéré d'où la mise en place d'un canon de 140 mm.

Le 8 septembre 1916, afin de dissocier les missions d'expérimentation de celles d'instruction des pilotes, la commission d'études pratiques d'aéronautique (CEPA) est créée Sa mission est de procéder aux études expérimentales prescrites par le ministre[12],[13]

En 1917, mise en place d'une escadrille de combat à Saint-Raphaël équipée de 5 FBA puis de 6 Donnet-Denhaut. La même année le sous-marin Cigogne (Q39) part, accompagnée du submersible Alose, pour Fréjus afin de servir de cible aux tirs et aux bombardements de l'aviation pour l'expérimentation d'une nouvelle arme [14] contre les sous-marins. Le tir, effectué le par l’hydravion commandé par le commandant Le Prieur et piloté par Albert Duval, coulera le sous-marin l'Alose[15].

Création des Patrouilles Aériennes de Provence le 4 juin 1917. Le CAM est créé le 24 février 1918 donc l'escadrille d'entraînement est dissoute.

En mai 1918, le LV l'Escaille va en Grande-Bretagne pour y étudier le concept des décollages depuis le pont de navires de guerre. À la suite de ces observations, le cuirassé Paris reçoit deux plates formes de 20 m sur les tourelles avant et arrière. Ces essais sont dirigés par le Lieutenant de Vaisseau Paul Teste du 12 au 16 octobre 1918 avec l'aide des pilotes suivants Vétillard, Hurel et Faye volant sur Hanriot.

L'entre deux guerresModifier

Tous les meilleurs appareils de la Marine Française sont regroupés au Centre Aéronautique Marine. Au 1er janvier 1919, 179 hydravions sont utilisés.

Des essais de décollages courts sont effectués depuis le pont de l'aviso Bapaume avec des Hanriot et des Nieuport. Le 20 octobre 1920, le 1er appontage est effectué par Paul Teste avec son Hanriot sur le premier porte avions français le Béarn.

La 3e escadrille est constituée de la T10 crée le 1er juin 1924 ; qui sera par la suite (1er mars 1925) rebaptisée 7B1. Cette escadrille est équipée alors de Farman F-65 Goliath. L'aviation d'escadre (AC1, AR2 et 7B1) est transférée à Hyères en mai 1925 sauf la 7B1 qui va à Berre en janvier 1927. Extension de 14,8 hectares du centre.

Une grue Derrick de 10 t est mise en place en 1919 et une deuxième de 11 t fabriquée par Foucannier est installée en 1920. Les hangars Bessonneau 50 et 51 sont disponibles en 1927 ; le No 9 est lui en service en 1923. 1930 voit le goudronnage et la mise en place d'une grue titant de 15 t.

La BN301 est créée le 1er mars 1923, commandée par le LV Montrelay. D'autres formations comme l'escadrille 5B1 et l'École de pilotage sur Hydravions y sont basées. Pendant les années 30 de nombreux hydravions sont testés et évalués.

La Seconde Guerre mondialeModifier

 
Monument aux morts devant la base et sur le Boulevard de la mer

En septembre 1940 la base commandée par le CF Sala est fermée. Après une réouverture en septembre 1941 ; elle est de nouveau fermée en novembre 1942.

Le 15 septembre la base est mise en gardiennage. Une école de chasse est créée en février 1940. Le 22 et 23 mai 1940, évacuation vers Hourtin et création de l'escadrille de chasse AC5. Le réarmement en septembre 1941 comprend une École de Chasse, une division hydravion de cette dernière et l’École du Personnel Volant. Début 1942, 34 appareils sont affectés aux écoles. En mai de violentes inondations ravagent le site. Et en novembre 1942 la zone libre est envahie, la base est de nouveau fermée le 27 novembre. Fin décembre 1942, 20 bombardiers allemands s'installent.Le 27 janvier 1943 un Lieutenant pilote italien, qui essayait le Léo 45 n° 486, après un décollage catastrophique, écrase l’appareil au sol à l’atterrissage. le feld-Maréchal Hugo Sperrle visite la base le 2 mars 1943.Le 14 septembre 1943, les Italiens se retirent de Fréjus[16].

Lors du débarquement de Provence le 15 août 1944 ,la force navale est constituée de trois divisions américaines forment la Force Kodak du Général Lucian Truscott. Les troupes d'assaut du 6e Corps Américain sont elles-mêmes divisées en trois forces, l'une d'elles, la Force Camel du général John E. Dahlquist, composée de la 36e division d'infanterie, du côté Est sur trois plages différentes : Fréjus, face à la Base d'aéronautique navale de Fréjus, au Dramont et sur la plage d'Anthéor. La base subit alors de nombreux dommages.

L'Après-GuerreModifier

Le 1er janvier 1946, la base est réarmée. Le C.E.P.A. est reconstitué le 1er juillet 1946. La Section Essais crée en décembre 1944 devient Escadrille 10S le 1er juillet 1945 avec le LV Hervé. La 10.S est l'escadrille de la C.E.P.A., elle est provisoirement basée à Hyères. Au 30 septembre 1946, 30 avions y sont affectés. L'escadrille s'établit sur la base fin décembre 1946 avec 26 appareils. Une Section Hélicoptère de la 10.S créée en 1954.La 58.S est transférée de St-Mandrier vers Fréjus le 22 juin 1954 avec ses Bell-47D et Hup-2.

Barrage de MalpassetModifier

 
Fréjus base détruite en décembre 1959 après la rupture du Barrage de Malpasset

Le barrage de Malpasset était un barrage voûte ruiné qui avait été construit sur le Reyran, dernier affluent rive gauche de l’Argens. Sa retenue devait assurer l’alimentation en eau de l'agglomération de Fréjus/Saint-Raphaël (Var), des communes environnantes et de leur plaine agricole. Le , cinq ans après la fin de sa construction, sa rupture provoque le déferlement quasi instantané d’une cinquantaine de millions de mètres cubes d'eau de son lac de retenue en crue à cause d'une période intense de précipitations. Elle fait 423 victimes et des dégâts matériels considérables, routes, voies ferrées, fermes, immeubles détruits. C'est une des plus grandes catastrophes civiles françaises du XXe siècle. Le 2 décembre 1959 la rupture du barrage de Malpasset détruit également la base qui se trouve à l'embouchure du Reyran[17]

« Alertés à Toulon dans la nuit, le porte-avions La Fayette, six escorteurs de la Marine nationale se rassemblent en baie de Saint-Raphaël. Plus tard d’autres bâtiments apporteront un concours actif au soutien des sinistrés, tandis que 9 HUP-2 et 2 Alouette utilisent le porte-avions comme base et volent sans relâche pour les opérations de secours et de ravitaillement avant de pouvoir utiliser un héliport sommairement aménagé sur la B.A.N. même, à partir du 5 décembre. Ainsi la Marine est rapidement présente pour apporter un précieux concours aux vastes opérations d'aide aux habitants. »[18]

Après 1960Modifier

Le 15 février 1965 crash de le Breguet Br.1050 Alizé no 54 à Fréjus.

École de survie et sauvetage d'aéronautique navaleModifier

L'École de survie et sauvetage d'aéronautique navale (ESSAN) est fondée en 1981[19]

Détachements d'unitésModifier

Les détachements d'aéronefsModifier

Nord 2504 NoratlasModifier

« Construit à un seul exemplaire au lieu de cinq prévus, le Nord 2504 est dérivé du célèbre Nord 2501 utilisé massivement par le transport aérien militaire français et plus connu du grand public sous le nom de Noratlas. L'appareil effectue son premier vol le 17 novembre 1958 avant d'être livré à l'aéronautique navale en juin 1959.Affecté toute sa carrière à la BAN Fréjus-Saint Raphaël (escadrille 10S), sa grande soute aménagée lui pemettait d'effectuer aussi bien de l'instruction (radaristes, navigateurs) que des expérimentations au profit du CEPA. Le 2 décembre 1959, il sortira sans trop de dommages de la rupture du barrage de Malpasset qui détruit partiellement la base aéronavale. »[20]

L'AtlanticModifier

Il est mis en place en avril 1962. En 1963-1965, le système d'armes est mise au point et les équipages en formation. Le "détam" est transféré le 1er octobre 1965 à Nîmes-Garons. Le No 04 sert aux essais du MAD, du lance-bouées d'écoute sous-marine, des ballonnets photo, du missiles Martel et des équipements de l'Atlantique 2. En 1970, un détachement Martel s'établit, il sera dissous le 1er septembre 1975.

SA.321G Super-FrelonModifier

Le détachement est s'établit en 1965. juillet 1967, le Super-Frelon No 102 est livré à la 20.S ; deux appareils supplémentaires sont livrés en octobre et novembre. En décembre, la version ASM fait son apparition. Le même mois l'escadrille 27.S est créée au CEP (Centre d'Essai du Pacifique) ; la 20.S fournit 4 SA-321. En 1970, la 20.S n'a plus que deux appareils.

Alouette IIIModifier

En 1962, le C.E.P.A. met au point l'Alouette III 'Pedro'. En 1969 débutent les études pour les futures corvettes C-67. Le 1er juillet 1973, le détachement SA-319B (harpon, MAD et Mk-44) est établi ; le premier appareil est reçu le 18 octobre. Le 1er février 1974, l'Alouette III No 2082 de l'Escadrille 20S s'écrase devant la base à 2 nautiques dans le 270 du Lion de mer[21].

Le 9 septembre le détachement Alouette III-ASM devient la 34.F.

WG-13 Westland LynxModifier

En 1971, la décision est prise de détacher quelques Lynx à Fréjus. Le 12 juin 1973, le détam est officiellement crée. Le 2 janvier 1974, les études sur le radar ORB-31 commence. Du 19 au 22 mars des Lynx Anglais font des essais en mer sur la Frégate anti-sous-marines Tourville. Les essais armements ont lieu en 1975-76, ainsi qu'une autre campagne en mer sur la Frégate anti-sous-marines Duguay-Trouin. En 1977, les prototypes du Lynx No 05-04 embarquent sur la FASM De Grasse.

Jaguar M et Super-ÉtendardModifier

 
Etandard IVM Dassault

Le détachement Jaguar est mis en place le 1er septembre 1968. Le Jaguar M No 05 vol pour la première fois le 14 novembre 1969. Entre juillet 1970 et octobre 1971 a lieu une campagne d'essai sur le Clemenceau. Après l'abandon du programme, l'unité est dissoute en février 1973. En avril 1975, le "détam Sue" s'installe sur la base.

La flottille 33F revenant de Lartigue est affectée à la base le 1er août 1962 avec ses HSS-1 jusqu'au 1er juillet 1964, année de son déménagement vers Saint-Mandrier. La SIV (Section Initiation au Vol) est créé en 1975 avec des MS.880 Rallye. Le 28 octobre 1977, le Centre d'Expérimentations Pratiques de l'Aéronautique Navale qui remplace la Commission d’Etudes Pratiques de l'Aéronautique Navale. Au niveau du programme Lynx ; le prototype No 05-04 est affecté à la 20.S le 14 avril 1978. Le 15-20 mai des essais sur la FASM Georges Leygues ont lieu en mer. Le 28 septembre, le 1er Lynx de série sort des chaînes. En 1978, l'escadrille 20.S possède pas moins de 5 Lynx qui servent également à l'entraînement des pilotes de la 31.F. Le 1er août 1978 est créé le Groupement d'Intérêts Lynx (GIL) ; qui sera par ailleurs dissout le 1er octobre 1979 après 2 000 heures de vol (dont 400 de nuit), 52 pilotes formés (31.F, 34.F et 35.F). Le 16-17 octobre, le Lynx est testé à bord de la Jeanne d'Arc. Puis essais monomoteur sur le PA Foch en juin-juillet 1979. Le 1er juillet 1980, le détachement est fermé.

Super-EtendardModifier

En 1977, les appareils de présérie No 01 et 02 sont testés. Les premiers appontages sur le Foch ont lieu en janvier 1978. Cinq pilotes sont entraînés et différents essais armements (AN-52, AM-39 et Magic 1) ont lieu en juillet 1978. Le 17 juillet 1980, le détachement est dissous. De nouveaux équipements tels que l'ARAR-12 et le système de navigation Omega Equinox sont adaptés pour l'Alizé en 1981. Le 7 septembre 1981, le détachement Xingu est en place ; le 26 mai 1982 le 1er appareil est délivré. Le 1er janvier 1983, l'unité est dissoute puis devient SIT à Lann-Bihoué (près de Lorient). Le 15 décembre 1982, le 1er Nord 262E est délivré à la 56S puis évalué par le C.E.P.A.. Le détachement Falcon 20H Gardian est en place le 13 septembre 1982 à Istres ; le 14 avril 1983 le 1er exemplaire est livré. Le détam est dissous en juillet 1984.

Atlantique 2Modifier

Le 13 septembre 1982, installation du dét. à Istres, le 1er septembre 1985 les détam Atl-1 et 2 fusionnent. Le 9 janvier 1986, l'Atlantique 2 01 (en fait l'Atlantic 1 No 42 modifié) est assigné au détachement. Le 26 octobre 1989, le 1er exemplaire est remis à la Marine à Lann-Bihoué. Le 26 mars 1990, l'unité est transférée à Lann-Bihoué et dissoute le 1er février 1991.

Super-Etendard ModerniséModifier

Le détam SEM est installé le 1er juillet 1991 à Istres, avec le SEM No 69 transformé en septembre 1992. Des essais sur le Foch ont lieu entre le 26 mars et 6 avril 1993 avec le SEM No 08.

Rafale MModifier

Le 1er juillet 1991, le détachement s'installe à Istres. Le 12 décembre 1991, le Rafale M01 vole pour la première fois. En 1992 et 1993, les campagnes de simulations appontages/ catapultages ont lieu à Lakehurst aux USA. En avril 1993, premiers appontages sur le PA Foch. Le 8 novembre 1993, le Rafale M02 prend l'air. Entre le 24 janvier et le 3 mai a lieu la 2e campagne sur le Foch. Fin juin 1990, deux AS.365F Dauphin sont évalués. En octobre 1993, c'est au tour du AS.565SA Panther.

En septembre 1992, le dét. NH-90 est en place à Fréjus puis il déménage à Chabeuil le 5 septembre 1994. La SES redevient 10.S le 1er novembre 1986. Le 31 juillet 1987, le Nord 2504 est retiré du service. En 1990 le parc aérien de la 10.S se compose de :

  • 1 Nord 262.
  • 1 Br.1050 Alizé.
  • 2 EMB-121 Xingu.
  • 2 PA-31 Navajo.

La 20.S :

  • 2 SA.321G Super-Frelon.
  • 2 WG-13 Lynx.
  • 2 Alouette III.
  • 2 Alouette II.

Ligne aérienne commercialeModifier

la BAN de Fréjus-St Raphaël a également accueilli des vols commerciaux.

En 1974, Air Inter exploitait en Fokker 27-500 une ligne saisonnière vers Paris-Orly du 29 juin au 08 septembre.  

Fermeture de la baseModifier

Le 1er février 1991, les Escadrille 10S et Escadrille 20S fusionnent. La décision de fermer Fréjus est prise le 16 avril 1992 par Pierre Joxe; ministre de la défense. Elle sera fermée le 30 juin 1995. Le C.E.P.A. étant transféré à Hyères, le CESSAN vers Lanvéoc et l'Escadrille 10S dissoute le 14 mars 1995. Elle est recréée à Hyères en septembre 2001 et devient CEPA/10.S.

Base Nature François LéotardModifier

L'histoire de la base nature démarre dans la polémique. François Léotard écrit dans son livre Honneur « Qui a jamais écrit que la Ville de Fréjus a acheté la base aéronavale qui se trouve sur son territoire, en 1995, plus de six mois après mon départ du ministère de la Défense, au prix fixé par l'administration des Domaines »[22]

La Base nature François Léotard est donc crée en 2007 avec un budget d'acquisition de 6 930 000€[23]. voir en ligne : [1]

retour aux sourcesModifier

Le 8 juillet 2013 un aéronef se pose à nouveau sur la piste en urgence[24].

FilmographieModifier

Une partie du film Risque Maximum (1996) avec Jean-Claude Van Damme a été tournée a la base Nature de Fréjus

PersonnalitésModifier

Notes et référencesModifier

  1. voir en ligne
  2. « Ancienne base aéronavale », sur http://www.ville-frejus.fr (consulté le 31 décembre 2014)
  3. « http://forum-julii.pagesperso-orange.fr/BAN-HISTOIRE%20de%20la%20BAN.htm » (consulté le 31 décembre 2014).
  4. Aménagé en 1911 à la demande du vice-amiral Laurent Marin-Darbel, chef d'état-major de la marine, La Foudre est un navire de 6 089 tonnes, long de 118,70 m, large de 17,20 m et pouvant atteindre une vitesse de 19,6 nœuds. Il est lancé à Bordeaux le .
  5. Maud Jarry, « L'aéronautique navale naquit avec la Foudre », Le Fana de l'aviation, no 377,‎
  6. Gaston Bonheur, À Fréjus ce soir-là, Juilliard, , p. 212
  7. Les traversées Aéro-maritimes (1909-1914), Vingt-cinq ans d'Aéronautique Française de Lucien Marchis, aux éditions La chambre syndicale des industries Aéronautiques Aero-mondo.fr
  8. Jacques Nœtinger, L'aviation, une révolution du XXe siècle, Nouvelles Éditions Latines, , p. 39
  9. Serge Linares, Jean Cocteau. Le grave et l'aigu, Éditions Champ Vallon, , p. 31
  10. « Un siècle d'aéronautique navale », Air et Cosmos, no 2227,‎ , p. 41 (ISSN 1240-3113)
  11. Claude Carlier et Guy Pedroncini (dir.), « 1916. L'émergence des armes nouvelles dans la Grande Guerre », sur stratisc.org, Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains (consulté le 16 août 2008)
  12. « Escadrille 10S », sur https://www.defense.gouv.fr, (consulté le 22 décembre 2014).
  13. voir en ligne
  14. « Fiche - Q033 Alose » (consulté le 27 octobre 2013)
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