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Antiracisme

idéologie politique opposée au racisme
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L'antiracisme inclut les opinions, actions, mouvements et les politiques adoptées ou développées pour s'opposer au racisme.

En général l'antiracisme promeut une société où les individus ne subissent pas de discrimination sur la base de leur ethnie, dont la définition peut varier.

De par sa nature, l'antiracisme avance la vision que le racisme dans une société est à la fois pernicieux et socialement, voire économiquement pénalisant et que des changements politiques, économiques et/ou sociaux sont nécessaires pour l'éradiquer. Selon Labelle, M. (2015), comme les multiculturalisme et l'interculturalisme, c'est l'une des formes de traitement de l'altérité[1]

La théorie « antiraciste » présente des faiblesses conceptuelles. Des intellectuels comme P-A Taguieff notent que la notion d'« antiracisme » est complexes et dans certains contextes très ambiguë, ce qui a conduit à des utilisations politiques et idéologiques parfois contradictoires voire paradoxalement par la réintroduction de la notion de race au sein du débat national.

Histoire de l'antiracismeModifier

En EuropeModifier

Au moyen-âge la religion catholique qui prône l'amour des autres est aussi celle qui lance via les croisades un sentiment de haine basé sur la religion, mais aux marges de la chrétienté, des populations vivent conjointement.

A la Renaissance en décembre 1511, le frère dominicain Antonio de Montesinos est le premier homme à condamner publiquement les administrateurs et les autorités espagnoles d'Hispaniola pour leur « cruauté et tyrannie » envers les amérindiens réduits en esclavage. Ferdinand II d'Aragon promulgua les lois de Burgos en réponse. Cependant ces lois n'étaient que rarement appliquées et les Leyes Nuevas de 1542 ont dû être écrites afin de les faire réellement respecter. Parce que des personnes comme Bartolomé de las Casas posaient non seulement en question à la royauté mais aussi la papauté lors de la controverse de Valladolid si oui ou non les indiens étaient de vrais hommes qui desservaient le baptême, le pape Paul III répond avec la bulle pontificale Sublimis Deus en 1537 qui confirme que les indiens et les autres races étaient des hommes « s'ils étaient baptisés » et rendait hors la loi l'esclavage des indiens[2],[3].

Au milieu du XVe siècle, la papauté se sent menacée par l'Islam alors que les armées arabes pourraient conquérir l'Espagne, Italie et l'Europe centrale. À peu près au moment de la chute de Constantinople en 1453, le pape Nicolas V tente d'unir la chrétienté contre eux mais il échoue. Il a ensuite accordé au Portugal le droit de soumettre et même d'asservir les musulmans, qu'ils soient de race blanche ou de toute autre race, païens et autres non chrétiens, dans la bulle papale Dum Diversas (1452). Alors que cette bulla a précédé la traite des esclaves de plusieurs décennies, l’esclavage et la traite des esclaves faisaient partie des sociétés et tribus africaines qui fournissaient des esclaves au monde [arabe] bien avant l’arrivée des Européens. De plus en plus, les marchands italiens des États les plus riches d’Italie, en particulier Gênes et Venise, participaient au commerce lucratif. Certains membres arboraient des laquais exotiques et quelques esclaves domestiques ou d’ateliers alors qu’avant, l’esclavage était interdit et seulement auparavant en Espagne musulmane et en Sicile et leurs défilés-frontières tampons ont été vus et légalement autorisés. Les vues raciales de la supériorité ont commencé à se développer et sont devenues plus aiguës à propos de ces esclaves, vues sociales importées de la Cour de Grenade où ils étaient hautement stratifiés et classés.

La colonisation des Amériques à partir de l'expédition de Christopher Columbus (1492) se traduit par de nombreuses exactions, et relance le commerce des esclaves. En Europe notamment, des débats philosophiques et religieux posent sur les "sauvages" amérindiens ; on se demande notamment s'ils ont une âme et s'ils doivent considérés comme égaux des colons.
Plusieurs décennies plus tard, des explorateurs et des missionnaires européens ont propagé le christianisme dans les Amériques, Asie, Afrique et Océanie. Le pape Alexandre VI avait accordé des droits coloniaux sur la plupart des terres récemment découvertes par les royaumes ibériques de Castille et du Portugal. Sous leur système de "patronat", cependant, les autorités royales, et non le Vatican, contrôlaient, comme en Europe, toutes les nominations cléricales dans les nouvelles colonies. Ainsi, la bulle papale de 1455 Romanus Pontifex accorda à Portugais toutes les terres situées derrière le cap Bojador “permettant ainsi de réduire les païens et autres ennemis du Christ à une servitude perpétuelle”. [réf. nécessaire] Plus tard, le taureau papal de 1481 Aeterni regis accorda toutes les terres situées au sud des îles Canaries à l'Empire portugais, tandis qu'en mai 1493, le Le pape néo-aragonais Alexandre VI a décrété dans la bulle Inter caetera que toutes les terres situées à l'ouest d'un méridien à moins de 100 lieues à l'ouest des îles Cap-Vert appartiendraient à la Empire espagnol tandis que les nouvelles terres découvertes à l’est de cette ligne appartiendraient au Portugal. Ces arrangements ont ensuite été confirmés dans le Traité de Tordesillas de 1494.

En FranceModifier

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En France, l'antiracisme semble s'être développé avec notamment :

  • la création de la Société des amis des Noirs, contre l'esclavage au début du XIXe siècle jusqu'à l'abolition de 1848,
  • la défense du capitaine Alfred Dreyfus,
  • la lutte contre le racisme pseudo-scientifique à la fin du XIXe siècle,
  • le mouvement anticolonialiste[4],
  • le principe de l'égalité des races en 1919,
  • l'antiracisme contemporain, depuis l'émergence de la seconde génération (Les Français issus de l'immigration maghrébine et subsaharienne) au tournant des années 1970 et 1980 :
    • la lutte contre les violences policières et les homicides racistes de 1975 au milieu des années 1980,
    • la lutte contre le Front national et ses idées dans les années 1980 et 1990,
    • la lutte contre les « quartiers-ghettos » à partir des années 1990,
    • la lutte contre les discriminations raciales depuis la fin des années 1990,
    • la luttes mémorielles à propos de la colonisation, des traites et de l'esclavage depuis 1998 et 2005.

En AmériqueModifier

Capacité à détecter les manifestations du racismeModifier

Lutter contre le racisme implique que l'on sache le reconnaitre sous toutes ses formes. Peu de typologies publiées aident à cette détection. À défaut, on relève cependant celle publiée par le quotidien La Croix[5], qui liste les actes méritant réaction :

  • La diffamation à caractère raciste : emploi d'une expression qui renvoie à un fait précis susceptible de faire l'objet d'un débat contradictoire.
  • La provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, à caractère raciste : constituée dès lors que l'auteur des propos ou des écrits manifeste la volonté d'amener la (les) personne(s) ou le public auxquels elle s'adresse à des réactions d'animosité de principe contre une origine ethnique, une nationalité ou une religion déterminée. Il n'est pas nécessaire que la provocation ait donné lieu à des actes concrets de discrimination pour que le délit soit constitué.
  • Le négationnisme : négation ou minimisation d'un fait de l'histoire relatif à un crime contre l'humanité. En droit pénal français, à ce jour, seul le négationnisme relatif à l'extermination des juifs par les nazis est prévu et réprimé.
  • Les propos (écrits) ou le discours (oral) : Dans la mesure où ils contiennent des éléments ou jugements racistes.
  • L'apologie des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité : propos de nature à inciter le public à porter un jugement de valeur qui promeut ou justifie un crime de guerre ou un crime contre l'humanité.
  • L'injure à caractère raciste : emploi d'une expression outrageante, terme de mépris ou invective racistes, « qui ne renferme l'imputation d'aucun fait ».

Évolution et diversité des conceptions et des actions de l'antiracismeModifier

Positivement et dans son sens le plus général, l'antiracisme souhaite que tous puissent vivre dans une société plurielle, où nul n'aurait à souffrir de discrimination pour des raisons raciales. Selon les lieux et les époques il est porté par l'ONU, l'Unesco, des États ou d'autres collectivités, ONG est institutions, ou encore par des individus[6].

Évolution des manifestations racistesModifier

Selon Jean-Baptiste François, « les manifestations du rejet de l'autre ont évolué. Elles se fondent moins sur des critères biologiques que sur des aspects culturels ou religieux. Le racisme exprime davantage une peur de voir son identité remise en question par d'autres »[7][source insuffisante].

Pour le sociologue Alain Mergier[8] : « Plutôt que sous la forme d'une idéologie, le racisme émerge bien davantage dans les milieux fragilisés comme une réaction aux expériences de la vie quotidienne : des différences dans les habitudes alimentaires ou des coutumes peuvent aboutir à un rejet brutal d'autres catégories de personnes jugées comme incompatibles ».

Selon Magali Lafourcade, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNDCH), Internet est « devenu un amplificateur » de l'expression raciste[9].

Rareté et diversité des analysesModifier

Alors que les études portant sur le racisme se comptent par milliers, celles qui portent sur l’antiracisme en général[10], dans l'éducation[11] ou face à tel ou tel groupes haineux[12] se comptent sur les doigts d’une seule main note en 2019 l'anthropologue Wiktor Stoczkowski (directeur d'étude à l'EHESS)[13].

L'antiracisme n'est pas un courant uniforme, et la notion de racisme est fluctuante dans l'Histoire avec par exemple selon Pierre-André Taguieff en 1989 : « l'anti-esclavagisme devenu anticolonialiste ou assimilationiste », « l'anti-antisémitisme, de l'antigermanisme retraduit en antifascisme, de l'anti-occidentalisme tiers-mondiste »[10]

  • refuser les approches idéologiques et « biologisantes » mises en place au XlXe siècle et notamment reprises par le nazisme au XXème siècle, qui ont justifié[14],[15],[16] des traitement inégalitaire jusqu'à des tentatives d'éradiquer des populations entières (génocide, « purifications ethniques "), au motif qu'il existerait des «races» inférieures2, approche aujourd'hui totalement discréditée, scientifiquement, et institutionnellement ;
  • ne pas traiter les individus selon leurs différences (culturelles, ethnique, religieuses), au contraire d'une nouvelle forme de racisme qui selon P-A Taguieff, souvent au nom du concept notamment mis en avant par le christianisme de "respect de l'autre"[10], parfois instrumentalisé par des individus ou groupes racistes[10], peut aboutir enfermer les individus dans leurs identités d'origine, éventuellement dans des quartiers susceptibles de devenir des ghettos...
  • mettre en valeur ces différences (culturelles...), par une discrimination positive ou un différentialisme culturel ;
  • refuser l'expression ostentatoire de spécificités socioculturelles ou religieuses

L'antiracisme s'inscrit souvent dans une attitude plus large d'altruisme, de défense des libertés, ou d'antisexises[17] et d'autres formes d'égalité des droits, avec dans certains selon PA Taguieff des possibilités de dérives amenant à combattre une intolérance par une autre, au nom du Mal absolu, jusqu'à obtenir l'effet inverse[10].

Pour Philippe Raynaud, l'antiracisme est pour la gauche, « à la fois un thème fédérateur et une source de divisions », car d'un côté l'antiracisme unit la gauche pour une cause jugée grande, à la manière de l'antifascisme, mais de l'autre il divise les partisans de l'universalisme républicain et ceux du multiculturalisme, il divise encore sur la place de l'Islam[18]. Les formes d'antiracisme sont parfois classées selon deux mots-clé : « diversité » et multiculturalisme[18]. Certaines personnes et associations revendiquent la discrimination positive, tandis que d'autres s'y opposent.

Diversité des programmes d'actionModifier

L'un des moyens d'œuvrer contre le racisme du quotidien (et des cours d'école parfois) est d'y faire réfléchir les élèves en le milieu scolaire[19] et dès la maternelle[20], au collège[21]. Philippe Castel[22] fait valoir que « dès la maternelle, l'enfant développe une compétence à distinguer les choses. C'est sans doute le moment le plus propice pour commencer à percevoir la différence sans en avoir peur ni la rejeter ». L'antiracisme est l'une des valeurs de la république (liberté, égalité, fraternité...) et donc de l'école, lieu de socialisation et d'éducation civique; le ministère de l'Éducation nationale a fait de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme « Grande cause nationale 2015, mettant en avant l’impératif de « faire vivre » cette cause à travers un « parcours éducatif citoyen »[23]; En France après les attentats de janvier 2015, l’Éducation nationale a rappelé que c'est l’un des thèmes importants de l’action éducative[24].

Les mouvements antiracistes en FranceModifier

 
Manifestation antiraciste à Paris en 2014.

En France, depuis la loi Pleven de 1972, les associations antiracistes peuvent se porter partie civile devant les juridictions pénales. Les plus connues sont SOS Racisme (9000 adhérents[25]), le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP, 5000 adhérents[25]), la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA, 5000 adhérents[25]), la Ligue des droits de l'homme (LDH, 10 000 adhérents[25])...

La LICRA sous la présidence de Patrick Gaubert jusqu'en 2010 s'était focalisé sur la lutte contre l'antisémitisme, ce qui, selon Le Monde, avait réduit son influence médiatique[25]. Idem pour le MRAP qui, selon la journaliste Elise Vincent, luttait beaucoup jusqu'en 2012 contre l'islamophobie[25].

Racisme antiblancModifier

Le cas du racisme antiblanc, relativement rare en France par rapport aux plaintes contre les autres racismes, a longtemps divisé les associations antiracistes françaises. Alain Jakubowicz, le nouveau président de la LICRA, « mesure que le vocable de racisme anti-Blancs est équivoque car ceux qui l'utilisent viennent souvent de l'extrême droite. Mais on n'est plus dans les années 1980. La société a changé, le mouvement antiraciste n'a pas suivi ces évolutions, et nous avons perdu en crédibilité »[25]. La LICRA se porte partie civile pour la première fois en 2012 dans le cas d'une de ces affaires, soutenue par le MRAP. SOS Racisme considère que tous les racismes « tout court » doivent être combattus, la LDH considère que le racisme antiblanc n'existe pas car « ça va banaliser l'idée que tout le monde est raciste ». Le PIR pense que « les véritables racisés » sont les immigrés originaires des anciennes colonies françaises et leurs descendants[25]. En Belgique, BePax considère qu'on ne peut pas parler de racisme anti-blanc car les populations majoritaires ne sont jamais la cible de discriminations structurelles. Il peut y avoir des insultes ou du harcèlement mais ce n'est pas du racisme en tant que tel[26].

CritiquesModifier

Des approches critiques des idéologies antiracistes ont été avancées :

Le politologue Alain de Benoist chef de file de la Nouvelle Droite cite le politologue et historien des idées Pierre-André Taguieff qui a proposé des analyses dans La Force du préjugé (1988) et dans plusieurs ouvrages ultérieurs. Benoist considère que Taguieff « n'a pas eu de mal à montrer les faiblesses intrinsèques de cet antiracisme humanitaire et médiatique, commémoratif, juvénile et lacrymal » et les faiblesses conceptuelles intrinsèques des associations antiracistes[27]. Taguieff met selon lui en évidence les « contradictions idéologiques » de l'antiracisme, son « inefficacité dûment constatée » et dénonce sa « stratégie cynique d'occupation du terrain médiatique » et sa « méthode de "démonisation" de l'adversaire »[27].

À la suite de la Conférence de Durban II boycottée par plusieurs pays et où certaines délégations qualifient l'État israélien de raciste, le philosophe français Alain Finkielkraut dénonce l'antiracisme comme vecteur de la persécution et du fanatisme : « la persécution, le fanatisme contemporain ont une prédilection pour les atours de la lutte contre la discrimination et contre l'exclusion. On ne porte plus la croix gammée, on la colle sur ceux qu'on veut abattre. » Dans cette perspective, l'antiracisme a perdu sa nature de rejet du racisme et devient une rhétorique artificielle qui sert à cacher les turpitudes des pays du Tiers monde[28]. Finkielkraut définie l'antiracisme comme « l'idéologie de notre temps » qui réduit la complexité du monde pour ne dresser que « deux camps : les oppresseurs et les opprimés »[29]. Il avance également que par un retournement historique l'antisémitisme « parle la langue de l'antiracisme »[30]. C'est un argumentaire proche que reprend Gilles-William Goldnadel pour qui l'antiracisme « a favorisé l’émergence du communautarisme » en France et ses débordements[31].

Pascal Bruckner voit l'idéologie affichée par des régimes autoritaires - notamment à la tribune de l'ONU - être propagée sous les apparences de la lutte contre le racisme[32]. Il condamne également un « pathos antiraciste » qui empêcherait d'analyser la situation présente de la France[33].

Pour le sociologue Paul Yonnet, l'antiracisme peut consister à remplacer la lutte des classes par la lutte des « races ». Professant un différentialisme destructeur de l'assimilation culturelle, l'idéologie antiraciste provoquerait en retour une réaction identitaire dont l'extrême droite serait bénéficiaire. En conséquence l'antiracisme nourrirait pour lui le racisme[34]. Étudiant l'histoire de l'antiracisme et notamment de SOS Racisme, Paul Yonnet condamne sévèrement le rôle joué par l'association qui, selon lui, a réintroduit la notion de race au cœur du débat national[35]. Il conclut que la France est le seul pays où l'antiracisme a conquis l’appareil d’État et obtenu une telle influence dans les réseaux de pouvoir[34],[36].

Philippe Raynaud critique la façon dont certaines formes d'antiracisme conduiraient à une réinterprétation intéressée de l'histoire de France et la nourriture du ressentiment dans une logique victimaire, qui trouverait en la personne de Dieudonné son porte-parole médiatique[18].

Pour le géographe Christophe Guilluy, la posture antiraciste comme la posture antifasciste est une manière aisée pour la France d’en haut de disqualifier tout diagnostic social, de se fermer aux revendications des classes populaires en les ostracisant. Devenue « une arme de classe », elle est sans rapport avec la réalité dans une France où le niveau de violence raciste reste très bas par rapport à la situation aux États-Unis ou au Royaume-Uni[37]. Elle provoque enfin « un assèchement complet de la pensée » qui laisse en dehors du cadre de la réflexion la question sociale, celle des flux migratoires, de l’insécurité culturelle ou encore du modèle économique et territorial[37].

Voir aussiModifier

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Antiracisme.

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Adler F.H & Adler M.H (1997) Différence, antiracisme et xénologique. L'Homme et la Société, 125(3), 59-67.
  • Balibar, É. (1996) Racistes et antiracistes. Le Courrier de l'Unesco, 49(3), 14-16.
  • Benelli N, Delphy C, Falquet J, Hamel C, Hertz E & Roux P (2006) Les approches postcoloniales: apports pour un féminisme antiraciste. Nouvelles questions féministes, 25(3), 4-12.
  • Correia, I. A. F. F., Brito, R., Vala, J., & Perez, J. (2001). Normes antiracistes et persistance du racisme flagrant: Analyse comparative des attitudes face aux Tziganes et face aux noirs au Portugal. Manuscrito não publicado (résumé).
  • Costa, S. (2010). Au-delà du métissage. Antiracisme et diversité culturelle sous les deux gouvernements Lula. Problemes d'Amerique latine, (4), 91-110 (résumé).
  • Gibb R (2003) Constructions et mutations de l'antiracisme en France. Journal des anthropologues. Association française des anthropologues, (94-95), 165-179.
  • Eckmann M & Davolio M.E (2017) Pédagogie de l’antiracisme: Aspects théoriques et supports pratiques. Éditions ies (résumé).
  • Gallissot R (1985) Misère de l'antiracisme: racisme et identité nationale, le défi de l'immigration (Vol. 1) | Editions de l'Arcantère.
  • Raynaud P (2007) L'extrême-gauche plurielle, La fracture coloniale (chap. 2), éditions Autrement
  • Marhraoui A (2005) La lutte contre le racisme en l'absence de politique antiraciste: Le cas du Québec (1990-2004). Nouvelles pratiques sociales, 17(2), 31-53.
  • Meyran R (2000) Races et Racisme: Les ambiguïtés de l'antiracisme chez les anthropologues de l'Entre-deux-guerres | Gradhiva, (27), 63-76.
  • Reynaud-Paligot C (2015) Races, racisme et antiracisme dans les années 1930. Presses universitaires de France.
  • Stoczkowski W (2007) Racisme, antiracisme et cosmologie lévi-straussienne. Un essai d’anthropologie réflexive (No. 182, pp. 7-51). Éditions de l’EHESS.
  • Taguieff P-A (1988), La Force du préjugé. Essai sur le racisme et ses doubles| éditions La Découverte, coll. « Armillaire », (ISBN 978-2707117199)
  • Taguieff P-A (1993) Comment peut-on être antiraciste ? | Esprit (1940-), 36-48.
  • Taguieff P-A (1995) Les fins de l'antiracisme: essai | Editions Michalon.
  • Yonnet P (1993), Voyage au centre du malaise français. L'antiracisme et le roman national, Gallimard, coll. « Le Débat », Paris

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Labelle, M. (2015). Multiculturalisme, interculturalisme, antiracisme : le traitement de l’altérité. Revue européenne des migrations internationales, 31(2), 31-54.
  2. Johansen, Bruce, The Native Peoples of North America, Rutgers University Press, New Brunswick, 2006, p. 110, quote: "In the Papal bull Sublimis deus (1537), Pope Paul III declared that Indians were to be regarded as fully human, and that their souls were as immortal as those of Europeans. This edict also outlawed slavery of Indians in any form..."
  3. Koschorke, A History of Christianity in Asia, Africa, and Latin America (2007), p. 290
  4. Siblot P (1989) De l'anticolonialisme à l'antiracisme: de silences en contradictions. Mots. Les langages du politique, 18(1), 57-74.
  5. mercredi 5 septembre 2012, page 2
  6. Meyran R (2000) Races et Racisme: Les ambiguïtés de l'antiracisme chez les anthropologues de l'Entre-deux-guerres | Gradhiva, (27), 63-76
  7. La Croix, mercredi 4 septembre 2012, p. 2
  8. directeur du Cabinet Wei, cité par La Croix, op. cit.
  9. « Comment le racisme s'est déplacé sur Internet », sur lefigaro.fr (consulté le 10 août 2018)
  10. a b c d et e Taguieff P.A (1989) Réflexions sur la question antiraciste. Lignes Revue, (12), 15-53.
  11. F. Ouellet et M. Page (dir.), ouvr. cité; R. Grinter, «Multicultural or antiracist education? The need to choose», dans J. Lynch, C. Modgil et S. Modgil (1992) Cultural Diversity and the Schools, vol. 1: Education for Diversity: Convergence and Divergence, Londres, The Falmer Press, p. 95-111; M. Mc Andrew, «L'éducation interculturelle au Québec dix ans après», Revue Impressions, cégep Saint-Laurent, avril 1993, p. 5-7.
  12. Bataille P & Juteau D (1994) Les conduites des antiracistes militants et des groupes communautaires en réponse à l'activité des groupes haineux: une étude en Ontario et au Québec, rapport remis à Multiculturalisme et Citoyenneté Canada, Ottaw.
  13. Figures ancestrales ; « Est-ce que les chercheurs deviennent parfois crédules en dépit de leur science, ou plutôt à cause de leur science ? » Dans un essai aussi original que déstabilisant l'anthropologue Wiktor Stoczkowski ose poser cette question sacrilège à propos d'un ancêtre : Émile Durkheim ; 14/09/2019
  14. G. Le Bon ((1895) Loi psychologique de l'évolution des peuples, Paris
  15. Alean M & Vacher de Lapouge (1899) L'Aryen. Son rôle social, Paris
  16. A. Fontenoing & A. de Gobineau (1940), Essai sur l'inégalité des races humaines, Paris, Firmin-Didot [1852].
  17. Delphy C (2006) Antisexisme ou antiracisme? Un faux dilemme. Nouvelles questions féministes, 25(1), 59-83
  18. a b et c L'extrême-gauche plurielle, La fracture coloniale, Perrin, 2007, chap. 2
  19. Potvin, M., McAndrew, M., & Kanouté, F. (2006) L'éducation antiraciste en milieu scolaire francophone à Montréal: diagnostic et perspectives. Ministère du Patrimoine Canadien/Chaire de recherche du Canada Éducation et rapports ethniques.
  20. Potvin M & Carr P (2008) La «valeur ajoutée» de l’éducation antiraciste: conceptualisation et mise en oeuvre au Québec et en Ontario | Éducation et francophonie, 36(1), 197-216.
  21. Tauvel J.P (1997) L'antiracisme à l'école: Sortir des incantations rituelles: Tensions au collège | Migrants formation, (109), 184-192.
  22. Chercheur en psychologie sociale à l'Université de Bourgogne, cité par La Croix, op. cit.
  23. http://eduscol.education.fr/cid86337/du-16-au-21-mars-2015.html
  24. Dhume F (2016) Comment l'antiracisme devint une «valeur de l'école
  25. a b c d e f g et h Le "racisme anti-Blancs" divise les antiracistes, Elise Vincent, lemonde.fr, 26 octobre 2012
  26. « Le racisme « anti-blanc » n'existe pas ! », sur BePax (consulté le 23 mars 2018)
  27. a et b L'IMMIGRATION AUTREMENT Intégration ou assimilation ?, Revue Éléments, p. 15
  28. Alain Finkielkraut sur Durban II
  29. "L'antiracisme est l'idéologie de notre temps", entretien, lexpress.fr, 30 août 2004
  30. Alain Finkielkraut: "L'antisémitisme contre Israël parle la langue de l'antiracisme", actuj.com, 23 avril 2014
  31. Le réquisitoire de Goldnadel : de l'antiracisme à l'antisémitisme, Gilles William Goldnadel, lefigaro.fr, 23 juillet 2014
  32. (fr) « L’antiracisme, nouvelle idéologie des dictatures. », Pascal Bruckner, Libération le 11/03/2009.
  33. Pascal Bruckner : «Cet attentat abominable doit nous ouvrir les yeux», entretien, lefigaro.fr, 7 janvier 2015
  34. a et b Paul Yonnet Voyage au centre du malaise français, Gallimard, 1993
  35. Paul Yonnet, fin de partie..., marianne.net, 25 août 2011
  36. Alexandre Devecchio, « Paul Yonnet, mémoires d'outre-tombe », Le Figaro Magazine, semaine du 29 septembre 2017, page 42.
  37. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Guilluy201704